Étiquette : David Oistrakh

  • L’immense Karel Ančerl dirigeant l’immense David Oistrakh et l’immense Mstislav Rostropovich avec l’Orchestre Symphonique de la Radio de Prague dans deux Concertos d’Antonin Dvořák : à vénérer !

    Me procurant le coffret Supraphon 4349-2 de 7 CDs « Karel Ancerl – Live Recordings – Concertos« ,

    je choisis d’en aborder l’écoute par le CD n°5 consacré à deux sublimes Concertos d’Antonín Dvořák (1841 – 1904) :

    …

    l’Opus 53 pour violon, avec l’immense David Oistrakh – enregistré live au Festival International de Printemps de Musique de Prague, le 27 mai 1950 –,

    et l’Opus 104 pour violoncelle, avec l’immense Mstislav Rostropovich – enregistré live au Festival International de Printemps de Musique de Prague, le 4 juin 1952…

    …

    Sous la sublime direction de l’immense Karel Ančerl (Tučapy, 11 avril 1908 – Toronto, 3 juillet 1973).

    …

    …

    Deux réalisations musicales tout simplement sublimes !

    …

    Quelle musique !

    Quel chef ! Quels solistes ! Quel Orchestre !

    Quel cadeau pour l’éternité !

    …

    …

    Et quel coffret Supraphon !!!

    …

    …

    Voilà qui, particulièrement en ces temps bien moroses, fait un immense bien à écouter…

    …

    Et j’aime tant Prague…

    …

    …

    Ce lundi 31 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le sublimissime magique CD Szymanowski n°39 du somptueux coffret « David Oistrakh – The Warner remastered edition » : le son fabuleux de l’interprétation d’un compositeur lui-même essentiel : Karol Szymanowski (1882 – 1937), par ce violoniste d’exception qu’est David Oïstrakh (1908 – 1974)…

    Au sein du somptueux coffret Warner « David Oistrakh – The Warner remastered edition – The Complete Columbia & HMV Recordings – Premières, Rarities & Live Performances » de 58 CDs et 3 DVDs,

    par quel CD débuter son écoute ?

    Dilemme de l’embarras du choix…

    …

    …

    Par affinité personnelle essentielle avec le compositeur Karol Szymanowski (Tymochivka, 6 octobre 1882 – Lausanne, 29 mars 1937), pour commencer ma découverte du violon magique de David Oïstrakh (Odessa, 30 septembre 1908 – Amsterdam, 24 octobre 1874) que vient nous offrir ce richissime et indispensable coffret Warner,

    mon choix s’est donc porté sur le CD n° 39 « Szymanowski« ,

    consacré à la « Sonate pour violon » Op. 9 (avec le piano de Vladimir Yampolsky) _ enregistré live en 1956 _, les « Mythes » Op. 30 (avec le piano de Vladimir Yampolsky) _ enregistré live à Moscou le 27 janvier 1956 _, « Nocturne et Tarentelle » Op. 28 (avec le piano de Frida Bauer) _ enregisté live le 20 février 1964 _, et le « Concerto pour violon n°1« , Op. 35 (avec l’Orchstre Philharmonique National de Varsovie placé sous la direction de Karol Stryja) _ enregistré live le 24 novembre 1961 _ de Karol Szymanowski.

    …

    …

    Et ce CD n°39 est proprement fabuleux ! La pioche, magnifique, est rien moins que merveilleuse.

    Car en ces œuvres d’une déjà confondante beauté de Szymanowski, la magie idiosyncrasique du violon de David Oïstrakh est tout simplement la perfection même…

    …

    …

    Et sur la merveille de ce richissime coffret Warner David Oïstrakh,

    voici aussi les appréciations un peu détaillées et très judicieuses de Jean-Charles Hoffelé en son article « Le Roi David » en date du 24 novembre dernier sur son site Discophilia,

    et de Patrice Lieberman en son article « Le Violon souverain de David Oïstrakh » en date du 6 décembre suivant sur le site du magazine belge Crescendo.

    …

    …

    LE ROI DAVID

    …

    …

    On n’y prendrait pas garde, mais la Russie mise au banc des nations civilisées par le génocide qu’elle commet en Ukraine, finira par faire disparaitre de la mémoire des jeunes mélomanes des artistes légendaires. Qui sait encore dans les moins de trente ans quel violoncelliste fut Daniil Shafran, qui parmi eux peut mettre un son sur le violon de Leonid Kogan ? Youtube s’en charge encore, mais avant bientôt quantité de musiciens de l’ère soviétique ne seront plus même des noms.

    …

    …

    David Oïstrakh lui-même risquerait cette oblitération, ces disques consentis aux labels du monde libre ne sont pas si nombreux, une pincée pour Deutsche Grammophon, une autre pour la CBS, bien plus heureusement pour His Master’s Voice, mais pour un archet aussi rayonnant _ oui _ le legs est relativement mince : 28 CD réédités ici en reprenant les pochettes originales des microsillons en attestent, dérisoire si l’on songe au legs discographique de Yehudi Menuhin.

    …

    …

    Ces gravures que l’on croît connaitre, réservent des surprises : la grande Suite de Taneïev sous la baguette stylée de Nikolai Malko célèbre une partition magnifique et la rencontre de deux Russies, le chef étant un pur produit de l’école impériale de direction d’orchestre. Le Premier Trio de Schubert rappelle, avec éloquence, qu’Oïstrakh était un fou de musique de chambre _ et c’est là bien évidemment capital. Les premières gravures suédoises avec Sixten Ehrling, Concertos de Beethoven et de Sibelius capturent la sonorité d’Oïstrakh dans sa pleine gloire. La Symphonie espagnole avec ses cinq mouvements célèbre l’alliance parfaite de cet archet classique avec la direction lumineuse de Jean Martinon. Tant d’exemples seraient à citer – le Concerto de Brahms deux fois, impossible de trancher entre Klemperer et Szell, Oistrakh y est royal, madeleine personnelle, le Premier Concerto de Chostakovitch dirigé par Maxim, le fils du compositeur – si l’apport décisif de cette édition historique n’était d’abord ailleurs.

    …

    …

    Bruno Monsaingeon, « curator » de l’entreprise, a ouvert la boîte de pandore des archives russes, et glané un trésor _ voilà ! David Oïstrakh sous tous ses visages, et parfois les moins connus. Le virtuose sans esbrouffe rejoignant Kreisler par la pureté du style _ oui ! _ pour un plein disque des œuvres de ce dernier, le chambriste omniprésent, et d’abord pour un ensemble Schumann transcendant, Trios, Sonate, Quatuor (avec le piano de Goldenweiser) et même la Fantaisie dans l’orchestration de la mouture de Kreisler signée Feigin, mais aussi pour trois disques en quatuor ; le divulgateur qui n’hésitait pas à donner les concertos avec leur accompagnement de piano devant des publics éloignés de toute formation symphonique (même celui de Sibelius !), deux pleins CDs d’enregistrements de jeunesse avec la surprise d’un émouvant Concert de Chausson capté en 1939, supérieur à celui que l’on connaissait déjà, tout un récital de 1960. Impossible de tout détailler, mais impossible aussi de ne pas souligner qu’on y gagne un _ absolument magique ! _ album Szymanowski où seule la Sonate est doublonnée face à la gravure de studio, mais ce Premier Concerto à Varsovie avec Karol Stryja, quelle célébration panthéiste ! _ oui.

    …

    …

    Le livret est une mine, les 3 DVD mettent un visage sur ce miracle sonore, le film de Bruno Monsaingeon capturant l’homme et son art : David Oïstrakh est enfin sauvé _ voilà : la transmission, elle aussi, est bien sûr capitale ! _ pour la génération qui vient.

    …

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …

    …

    David Oïstrakh (The Warner Remastered Edition)
    The Complete Columbia Recordings
    Premières, Rarities & Live Performances

    …

    …

    Œuvres de Ludwig van Beethoven, César Franck, Karol Szymanowski, Jean Sibelius, Edouard Lalo, Max Bruch, Sergei Prokofiev, Aram Khachaturian, Johannes Brahms, Franz Schubert, Giuseppe Tartini, Wolfgang Amadeus Mozart, Sergei Taneiev, Claude Debussy, Manuel de Falla, Eugene Ysaÿe, Piotr Ilitch Tchaikovski, Josef Suk, Henri Wieniawski, Aleksander Zarzycki, Dmitri Chostakovitch

    …

    …

    Un coffret de 58 CD et 3 DVD du label Warner Classics 5054197963520
    …

    …

    Photo à la une : le violiniste David Oïstrakh – Photo : © DR

     

    …

    …

    Et Puis :

    …

    …

    Le violon souverain de David Oistrakh

    …

    …

    Le 6 décembre 2024 par Patrice Lieberman

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    Cette magie d’incarnation par David Oïstrakh de tels chefs d’œuvre de Karol Szymanowski en ce CD n° 39 de ce coffret,

    est proprement sidérante de finesse et justesse !

    …

    …

    Ce mercredi 11 décembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Découvrir la bouleversante « Rhapsodie sur des thèmes moldaves », pour violon et piano Op. 47 n°3 de Mieczyslaw Weinberg, surtout dans l’interprétation d’Ewelina Nowicka et Milena Antoniewicz…

    C’est mon achat impromptu _ en soldes (!) _ du CD « Works for Violin and Piano » de Mieczyslaw Weinberg (Varsovie, 8 décembre 1919 – Moscou, 26 février 1996), par Ewelina Nowicka, violon, et Milena Antoniewicz, piano, le CD RecArt 0006, enregistré à Kalisz, en Pologne, en 2012-2013, dont, en son ultime plage, la « Rhapsodie sur des thèmes moldaves » pour violon et piano, Op. 47 n°3, de Weinberg, m’a transporté de plaisir,

    …

    qui m’a incité à aller rechercher en ma discothèque personnelle quelles autres interprétations de cette œuvre, composée en 1949/52 _ en plusieurs configurations : pour violon et orchestre, et pour violon et piano : à creuser… _, je possédais probablement déjà,

    sans avoir jusqu’ici été autant bouleversé, ni marqué, par cette œuvre,

    qui me touchait tant maintenant, interprétée ainsi par cette pianiste et cette violoniste polonaises…

    …

    …

    Et c’est ainsi que j’ai retrouvé au moins deux CDS comportant cet opus 47 n°3 de Weinberg :

    …

    _ le CD « Complete Violin Sonatas Volume Two« , par Yuri Kalnits, violon, et Michael Csanyi-Wills, piano, soit le CD Toccata Classics OCC 026, enregistré à Londres en juin 2013 ;

    …

    _ et le CD « Weinberg 1945« , par le Trio Khnopff, en en l’occurrence Sadie Fields, violon, et Stéphanie Salmin, piano, soit le CD Pavane ADW 7590, enregistré à Flagey, en Belgique, en 2018-2019 ;

    …

    qui ne m’avaient jusqu’alors pas vraiment marqué…

    …

    …

    J’ai découvert aussi qu’existait même un enregistrement de cette œuvre magnifique _ et relativement célèbre… _ d’environ 10′, par David Oistrakh et Mieczyslaw Weinberg en personne…

    …

    …

    Et ma discothèque ne comporte pas pour l’instant de version de cette œuvre pour violon et orchestre,

    comme par exemple, celle du CD CPO 777887, par, à nouveau, la violoniste Ewelina Nowicka et, cette fois, l’Orchestre de chambre Amadeus de la radio polonaise, sous la direction d’Agnieszka Ducmal…

    …

    …

    J’ai aussi appris, au passage, en lisant attentivement les notices,  que la mère, Sara Debora Stern, de Mieczyslaw Weinberg _ lui-même est né à Varsovie, en Pologne, le 8 décembre 1919 _ était née, semblait-il, en Moldavie, à Chisinau…

    Jusqu’à ce que, sur le site « Lines that have escaped destruction« , un article de Daniel Elphick, en date du 28 mai 2015, intitulé « Biographies of Weinberg’s parents« , corrige la précédente assertion :

    ce n’est pas la mère du compositeur, Sonya, née, elle, à Odessa, en Ukraine, le 9 mars 1888, mais son père, Shmuel Vaynberg, qui est né en Moldavie, en 1882 ; ou plutôt en Bessarabie, à Kishinev, Chisinau, aujourd’hui…

    Les frontières de cette Europe orientale ont bien souvent été très meurtrièrement bouleversées… _ cf l’ouvrage indispensable (et ô combien d’actualité !) de Timothy Snyder : « La reconstruction des nations : Pologne, Ukraine, Lituanie, Bélarus : 1569-1999« …

    …

    …

    Et à propos de ce superbe CD Weinberg RecArt 0006,

    cf notamment cet article « Review : Nowicke and Antoniewicz ; « Works for Violin and Piano«  » de Daniel Elphick, paru le 29 décembre 2013 sur son site « Lines that have escaped destruction« …

    …

    Pour ma part, c’est bien cette interprétation-ci, heureuse, de la Rhapsodie sur des thèmes moldaves de Mieczyslaw Weinberg, qui emporte mon adhésion enthousiaste !

    …

    …

    En attendant, peut-être, d’accéder quelque jour prochain, à l’interprétation de David Oistrakh et Mieczyslaw Weinberg lui-même, au piano, en 1954 : par exemple en le CD Alto ALC 1452, paru tout récemment, le 15 juin 2022 ;

    …

    de Mieczyslaw Weinberg, ce CD Alto comporte aussi des interprétations grandioses du Quintette pour Piano Op. 18, par le Quatuor Borodine et Weinberg lui-même au piano _ j’en possède l’enregistrement, en date du 1er mai 1963, dans le CD Melodya MEL CD 10 01998 _,

    et du Concerto pour Violon Op. 67, avec Leonid Kogan et l’Orchestre Philharmonique de Moscou sous la direction de Kiril Kondrachine _ j’en possède aussi l’enregistrement, en 1961, dans le CD Melodya MEL CD 10 02315 _, de Mieczyslaw Weinberg (1919 – 1996)… 

    …

    …

    Que de merveilles d’interprétations,

    pour ce compositeur absolument majeur (!!!) du XXe siècle, mais pas encore tout à fait reconnu à son immense valeur de la part du grand public des mélomanes…

    …

    Tant est fabuleuse la qualité d’émotion que porte tout son œuvre :

    à découvrir d’urgence !..

    …

    …

    Ce jeudi 7 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le plaisir partagé d’un éditeur de disques de voir ses enregistrements reconnus et célébrés : Eric Rouyer (Le Palais des Dégustateurs) , pour le double CD des Trios avec piano de Schubert, par Robert Levin, Noah Bendix-Balgley et Peter Wiley

    L’éditeur des superbes CDs du Palais des Dégustateurs, Eric Rouyer,

    m’a fait partager sa joie de voir son double CD PDD021 des Trios avec piano de Schubert par Robert Levin, Noah Bendix-Balgley et Peter Wiley,

    reconnu « Révélation Juillet-Août 2021 » par le magazine Gramofon, en Hongrie…

    …

    …

    http://www.gramofon.hu/archivum/nemes-egyszeruseg-es-csendes-nagysag

    …
    Les Trios de Schubert version Robert Levin/ Noah Bendix-Balgley/ Peter Wiley : révélation Juillet-Août en Hongrie par Gramofon, que le Dr Balàcs Zay considère comme la plus grande interprétation de l’histoire du disque, devant Jacques Thibault / Alfred Cortot / Pablo Casals, et même celle avec David Oistrakh, qui sont « correctement romantiques et férocement engagées » par rapport à la pureté et l’élévation de l’interprétation, la simplicité noble et la grandeur tranquille du coffret du label Le Palais des Dégustateurs. 
    L’unique version que l’on peut qualifier d’exceptionnelle.
    Enregistrement effectué au Couvent des Jacobins de la Maison Louis Jadot à Beaune. 

    …

    …

    Bravo !

    …
    …

    Ce mercredi 7 juillet 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa