Étiquette : Denis Morrier

  • Un nouveau beau fruit discographique de l’année-anniversaire 2025 d’Alessandro Scarlatti (1660 – 1725) : le CD Aparté AP428 « Vieni, O Notte » de Francesca Aspromonte, Boris Begelman et l’ensemble Arsenale Sonoro…

    C’est un nouveau – et bien beau – fruit discographique que l’année-anniversaire 2025 d’Alessandro Scarlatti (Palerme, 2 mai 1660 – Naples, 22 octobre 1725) vient nous donner l’occasion de venir se présenter à nous, après quelques autres bien intéressants CDs – dont tout particulièrement le superbe CD Ricercar RIC 422 « Scarlatti – Sonate a quattro » de l’ensemble Les Récréations ; cf mon article « Anniversaire Alessandro Scarlatti (décédé à Naples le 22 octobre 1725) : admirer le CD Ricercar RIC 422 « Scarlatti – Sonate a quattro » de l’Ensemble Les Récréations, enregistré en 2020…« , en date du 4 décembre 2025  – , en l’espèce du CD Aparté AP428 « Vieni, O Notte » de Francesca Aspromonte, Boris Begelman et l’ensemble Arsenale Sonoro…

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    À la page 9 de ce CD « Vieni, O Notte« , Francesca Aspromonte – née à Cosenza le 25 février 1991 – livre cette confidence-justification-ci à propos de sa spéciale dilection d’interprète à l’égard d’Alessandro Scarlatti :

    « Je l’aime à tel point que lorsque l’on me demande « Si demain toute la musique baroque devait disparaître, quel compositeur sauveriez-vous ? », ma réponse est toujours : – Alessandro – Scarlatti (que le Divin Claudio – Monteverdi – . me pardonne, lui qui restera à jamais divin » – et est donc, lui, en quelque sorte hors concours… – ). C’est donc avec un immense plaisir que je vous invite à découvrir cet album, réunissant des cantates pour soprano, deux violons et basse continue – « Notte ch’in carro d’ombre » H. 480, « Silenzio aure volanti » H. 662 et « All’hor che stanco il sole » H. 33… – ainsi que deux Sonate a quattro – III et IV a quattro sens cembalo – . »

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    Sur ce bien beau CD « Vieni, O Notte » de Francesca Aspromonte, Boris Begelman et Arsenal Sonoro,

    on pourra lire les belles appréciations de Nicolas Le Clerre, en son article « Francesca Aspromonte, reine de la nuit » en date du 23 mars dernier sur le site Première Loge,

    d’Olivier Rouvière, en son article « Enchantement nocturne » en date du 28 mars dernier sur le site Forumopera.com,

    ainsi que l’article de Denis Morrier à la page 90 du numéro d’avril 2026, n°754 du magazine Diapason. 

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    Pour ma part – amateur de musique de chambre instrumentale que je suis – ,

    j’apprécie tout spécialement les deux Sonate a quattro senza cembalo III et IV, aux plages 23 à 26 et 10 à 14, de ce CD, par l’Ensemble Arsenale Sonoro…

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    Et appréciez ici cette belle vidéo de 2′ 36…

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    Ce mardi 21 avril 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le comme prémonitoire adieu à la vie de Denis Raisin-Dadre (1956 – 2025) : son bouleversantissime CD « Lagrime di San Pietro – Lasso – Agostini », avec son magnifique ensemble Doulce Mémoire…

    Le comme prémonitoire adieu à la vie de Denis Raisin-Dadre (Vaux-sur-Mer, 25 juillet 1956 – Tours, 29 septembre 2025) : son bouleversantissime CD « Lagrime di San Pietro – Lasso – Agostini », avec son magnifique ensemble Doulce Mémoire…

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    Oui, c’est bien un bouleversantissime testament musical et discographique – quelle merveille d’intensité (!) dans la délicatissime, déchirante et presque insoutenable, douceur de ce double adieu musical sublimé, et à l’œuvre et à la vie, et de Roland de Lassus (Mons, 1532 – Munich, 14 juin 1594), et de Lodovico Agostini (Ferrare, 1534 – Ferrare, 20 septembre 1590) : les « Lagrime di San Pietro » (1594) de l’un, et les « Lagrime del Peccatore » (1586) de l’autre, sont en effet, chacun, leur œuvre ultime, et de profonde en même temps que très humble réconciliation… – qu’avec l’extraordinaire saisissant CD Alpha 1209 « Lagrime di San Pietro – Lasso – Agostini  » de son ensemble Doulce Mémoire – enregistré à l’Abbaye de Noirlac au mois de janvier 2025 – Denis Raisin-Dadre nous laisse, lui tragiquement disparu – assassinat ? suicide ? Qu’a donné l’enquête diligentée aussitôt par le procureur de la République ? Nous l’ignorons encore à ce jour… – en son domicile, à Tours, le 28 septembre 2025…
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    Et j’ai plaisir à renvoyer ici à la brève présentation du CD, à la page 60 – « Ici mêlées à celles de Lassus, les Lagrime d’Agostini sont l’opus ultime de ce musicien de la cour des Este… et le bouleversant testament de Denis Raisin-Dadre » lui-même – , et à l’article très détaillé que lui consacre l’excellent Denis Morrier à la page 84 du numéro 753 du magazine Diapason de ce mois de mars 2028 – le CD reçoit aussi la récompense archi–méritée d’un DIAPASON D’OR de ce magazine…
    Denis Morrier concluant ainsi son article de Diapason : « L’opus ultime d’Agostini sera donc devenu celui de Raisin-Dadre, qui achève son texte de présentation sur cette troublante citation du Cantique de Siméon : « Maintenant, Seigneur, laisse ton serviteur aller en paix »… »…
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    Le programme de ce CD, superbement conçu par Denis Raisin-Dadre, entremêle sans le moindre accroc à l’écoute, sinon de subtiles nuances et contrastes, les deux « Lagrime », celui « di San Pietro » de Lassus (de 1594, à Munich) et celui « del peccatore » d’Agostini (de 1586, à Ferrare), et après une brève somptueuse (!) impérieuse ouverture instrumentale empruntée au « Deficiat in Dolore » LV 977 de Lassus, s’ouvre et se clôt par deux sublimes Laudes anonymes chantées a capella : l’ultra-déchirant « Al pie del duro sasso », en plage 1 du CD, et le presque consolant « O Sacro Santo Legno », en plage 22 (et conclusive) de ce montage subtil et magnifique de Denis Raisin-Dadre…
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    En effet, s’entrecroisent ici 9 madrigaux choisis parmi les 21 des « Lagrime di San Pietro  » de Lassus, sur des textes de Luigi Tansillo (1510 – 1568) et un texte final, en latin « Vide homo », de Philippe Le Chancelier (1165 – 1236), d’après saint-Bernard de Clairvaux (1090 – 1133), avec 10 madrigaux choisis parmi les 21 des « Lagrime del Peccatore » d’Agostini :
    un montage superbe de Denis Raisin-Dadre, dont celui-ci explicite « cette mise en regard de ces deux œuvres testamentaires » de Lassus et Agostini », d’abord à la page 8 :
    « Mettre en regard ces deux œuvres, c’est mettre en valeur leurs contrastes, la retenue, l’intériorité, des Larmes de Saint-Pierre et l’effusion expressive des Larmes du pécheur  » ;
    puis à la page 10 de son lumineux livret :
    « La rigueur contrapuntique, la sublime retenue des émotions chez Lassus se révèlent encore plus – voilà ! – en contraste avec l’effusion émotionnelle des Larmes d’Agostini. Le chemin solitaire et douloureux de Pierre est adouci – plage 20 du CD – par le madrigal – « La Croce via fu« … – adressé à la Vierge, à la Samaritaine, et surtout par la possibilité d’une espérance donnée dans ce dernier madrigal : « La Croix fut jadis mort, elle est maintenant vie ».
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    Et Denis Raisin-Dadre d’ajouter in fine de sa présentation du livret, page 16, ces ultimes mots
    qui nous marquent encore davantage aujourd’hui que nous les découvrons, 5 mois après la disparition tragique du musicien, le 29 septembre 2025 :
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    « Au début et à la fin de ces Lagrime, j’ai voulu revenir à la simplicité, à la voix du peuple, celle qui chante les laudes, une musique simple, modeste, dépouillée des artifices et subtilités du madrigal spirituel. Ces refrains touchent le cœur aussi sûrement que le texte du Nunc dimittis – le cantique de Siméon, chanté lors de complies – si souvent mis en musique par Lassus à la fin de sa vie.
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    « Maintenant, Seigneur, laisse ton serviteur aller en paix selon la parole,
       Car mes yeux ont vu ton Salut. »  »…
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    Les 7 chanteurs (Amélie Raison, Camille Fritsch, Brice Clavier-Homberg, Olivier Coiffet, François-Olivier Jean, Matthieu Le Levreur et Guillaume Olry)
    et les 7 instrumentistes (Eva Godard, Sarah Dubus, Johanne Maître, Elsa Franck, Jérémie Papasergio, Adrien Reboisson et Rémi Lécorché) de ce Doulce Mémoire que dirige merveilleusement Denis Raisin-Dadre, méritent chacun et tous notre profonde admiration…
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    Je me souviens d’avoir parlé à Denis Raisin-Dadre, notamment lors d’un bien beau concert de bande de hautbois donné dans la majestueuse grange dimière du château de Lanquais, en Dordogne – entre Bergerac et Lalinde – par La Simphonie du Marais et Hugo Reyne, le 2 août 1992, il y a aujourd’hui presque 34 ans
    – Denis Mollat et son épouse Chantal étaient eux aussi présents ce jour-là à Lanquais ; et parmi les musiciens de cette belle bande de hautbois rassemblée par Hugo Reyne, intervenaient, aux côtés de Hugo et de Denis Raisin-Dadre, l’amie Laurence Pottier, et il me semble aussi Jérémie Papasergio, et peut-être Elsa Franck ; ces deux derniers qui maintenant prennent la suite de Denis Raisin-Dadre à la tête de l’ensemble Doulce Mémoire…
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    Profonde et très vive émotion !
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    Et admirez ici cette vidéo de 3’17 de Denis Raisin-Dadre dirigeant son Doulce Mémoire dans Lassus…
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    Ce dimanche 1er
    mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Une certaine perplexité face à l’interprétation au disque de RossoPorpora (et Walter Testolin) du Sixième Livre de Madrigaux de Claudio Monteverdi…

    Comment renouveler en mieux l’interprétation, au concert comme au disque, des plus grands chefs d’œuvre de la musique ?.. Le mélomane passionné est bien entendu toujours disponible pour s’enrichir de telles nouvelles lectures et interprétations…

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    Aujourd’hui, le jouissif défi concerne « Il sesto libre de madrigali » (Venise, 1714) de Claudio Monteverdi (1567 – 1643), pour l’ensemble RossoPorpora de Walter Testolin, en le CD Arcana A 580 – tel qu’enregistré à Vicence du 16 au 18 octobre 2017 ; mais pourquoi donc avoir attendu si longtemps avant de le faire paraître et mettre à la disposition des mélomanes discophiles ? Un tel délai fait évidemment question…

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    Deux avis assez contrastés sur cette réalisation discographique :

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    _ celui de Denis Morrier en son article plutôt mitigé du numéro 7515 du magazine Diapason de ce mois de janvier 2026, à la page 76, dont la conclusion est : « A trop vouloir le repeindre, le trait monteverdien perd de sa force originale« …

    _ et celui de Jean-Charles Hoffelé, en son article plus louangeur « Espressivo » de son site Discophilia en date du 19 février dernier :

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    ESPRESSIVO

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    Un premier album Marenzio – le CD « Marenzio – L’Amoroso & crudo stile«  Arcana A 449, enregistré à Bosano du 22 au 25 février 2015 – m’avait surpris en bien, mais je n’attendais pas que Walter Testolin et ses chanteurs – de RossoPorpora – franchissent le Rubicon, osant – c’est dit ! – illico – en 2017 – le Sixième Livre de Monteverdi et ses deux chefs-d’œuvre, les deux Lagrime d’Amante al sepolcro dell’amata et Lamento d’Arianna – soit quelque chose tel qu’un Everest ou un Annapurna de la musique… 

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    Walter Testolin, dans son éclairant essai qu’il faut lire, souligne le rôle des personnages dans ce Sesto Libro, en collationnant les noms qui apparaissent dans les poèmes ; d’où un théâtre jaillissant qui renouvelle le sens du Lamento d’Arianna par quoi s’ouvre le disque.

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    Non plus les adieux de Monteverdi à une forme ancienne, mais l’apparition d’un théâtre des sentiments – voilà ! – qui fera du Lagrime d’Amante cet opus magnum dont découleront les Livres suivants.

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    Le Tombeau mental de Caterina Martinelli, la maîtresse de voix et de corps du Duc de Mantoue, emplit les deux grandes suites de madrigaux, faisant un contraste vertigineux avec les pièces éparses et indépendantes qui reconduisent à un pastoralisme comme décalé : écoutez le célèbre Zefiro torna, osé dans des épices dissonantes rarement aussi savoureuses. Ah vite !, la suite !

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Claudio Monteverdi
    (1567-1643)

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    Il sesto libro de madrigali

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    RossoPorpora
    Walter Testolin, direction

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    Un album du label Arcana A 580
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    Photo à la une : les musiciens de l’ensemble RossoPorpora –
    Photo : © Michele Truncali

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    Pour ma part, je ne suis pas à ce point bouleversé…
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    Et je reste fidèle à l’interprétation bouleversante (!!!) de la Venexiana – enregistrée à Roveto au mois de juin 2004 – telle qu’elle disponible dans le CD n°6 du monumental coffret de 12 CDs Glossa GCD 929929 « Claudio Monteverdi – The Complete Madrigal Books – La Venexiana« …

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    Ce lundi 23 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’émergence d’un significatif office de concepteur de programme thématique de récital d’airs d’opéras baroques : le travail de Yannis François

    Dans mes articles du 17 octobre dernier,  ;

    ainsi que du 28 octobre suivant, ,

    …

    je relevais, à la fois,

    et le caractère « varié, innovant et original » du programme thématique (autour des Amazones de la mythologie) de ce CD « Amazone«  _ un CD Erato, enregistré à Rouen, du 24 au 30 septembre 2020, et Nice, le 14 février 2021 ; Alain Lanceron en étant l’ « Executive Producer« … _ de la brillante mezzo-soprano Léa Désandré ;

    mais aussi le fait même que ce programme thématique était le fait d’un « créateur de programme » _ ou « principal musical consultant & Music researcher«  : les deux expressions sont présentes dans le livret de ce CD… _,

    puisque c’est sous ce titre-là que, à la page 9 du livret de ce CD, Yannis François justifiait en personne, en sa présentation, le choix des pièces de ce programme, narrant en cette page 9  le détail même du « processus de création du programme » de ce CD par lui-même

    _ au passage, je relevais aussi, en mon article, une fâcheuse étrange erreur d’attribution de compositeur pour un extrait (de 2′ 40 ) de la « Mascarade des Amazones« , à la plage 9 du CD, avec la confusion de deux Danican Philidor, le père et le fils :

    cette « Mascarade des Amazones« , représentée à Marly, en 1700, n’étant pas, en effet, l’œuvre du père, André Danican Philidor, dit Philidor l’aîné (1652 – 1730), mais bien plutôt de son fils Anne Danican Philidor (1681 – 1728)…

    Un détail qui semble avoir échappé au concepteur signataire du programme de ce CD Erato.

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    Dans mon article du 10 novembre dernier, ,

    un article consacré au superbe CD des Grands Motets de Pierre Robert, dirigé par Olivier Schneebeli,

    …

    je notais, mais très vite, seulement au passage, et sans m’y attarder, puisque comptant y revenir ultérieurement _ je cite : « Le 30 octobre dernier, alors même que je me procurais le merveilleux CD « Händel-Scarlatti » du toujours admirable Pierre Hantaï et le plus décevant CD « Anima Æterna » du contre-ténor Jakub-Józef Orlinsky« … _, ma relative déception _ comparée à ma satisfaction de ses deux précédents CDs de récitals d’airs d’opéras et oratorios baroques _ à l’écoute du CD « Anima Æterna«  _ un CD Erato _ du contre-ténor Jakub Jozef Orlinski :

    une impression de recyclage de pièces écartées de précédents enregistrements…

    …

    …

    Or il se trouve que j’avais bien relevé, aux pages 10 et 11 du livret de ce CD « Anima Æterna« , enregistré en septembre 2020, que le signataire de cette double page, qui intervenait ici, et, à nouveau, comme le concepteur de ce programme (l’expression, à la page 15 du livret de ce CD est, en effet, à nouveau « Principal Music consultant & Musical Researcher« ), n’était autre que ce même Yannis François ;

    lequel avait ouvert son texte de présentation, à la page 10 du livret, par cette on ne peut plus claire affirmation :

    « Anima Æterna est ma troisième collaboration avec Jakub, après Anima Sacra et Facce d’amore« . À l’aune de toutes les pièces découvertes pour Anima Sacra, mais non retenues dans la conception finale de l’album, il était tout de suite évident pour moi que nous devions faire un autre programme de ce type« .

    Pour conclure, à la page 11 de ce livret :

    « Avec Anima Æterna, nous avons voulu créer un voyage différent du premier volume sacré, Anima Æterna, tout en conservant ce même parfum de spiritualité« . 

    …

    …

    Pour le CD « Anima sacra« , enregistré donc en novembre 2018, Yannis François, « Principal music consultant, musical research and critical editions » _ selon la mention de la page 22 du livret, caractérisant ainsi ses fonctions dans la réalisation de ce premier CD pour (et avec) Jakub Jozef Orlinski _, indiquait aussi, en tête, page 6, des 4 pages de sa présentation détaillée du programme de ce marquant CD « Anima sacra » de 2018, ceci :

    « Quand Jakub Jozef Orlinski m’a contacté pour l’aider à bâtir (sic) le programme de son premier album solo (…), il fallait quelque chose de singulier. (…) Nous allions creuser en terre inconnue » :

    …

    soit le répertoire très largement ignoré du milieu musical d’aujourd’hui des compositeurs d’opéras (ou oratorios) contemporains de Händel,

    …

     

    tels, par exemple, et au fil des programmes de ces 3 CDs,

    Nicola Fago (1677 – 1745), Domenic Terradellas (1711 – 1751), Domenico Sarro (1679 – 1744), Francesco Feo (1691 – 1761), Gaetano-Maria Stassi (1684 – 1755), Giovanni-Antonio Boretti (c. 1638 – 1672), Giuseppe-Maria Orlandini (1676 – 1760), Luca-Antonio Prederi (1688 – 1767), Francesco-Bartolomeo Conti (1681/82 – 1732), Francisco-Antonio de Almeida (1702 – 1755), Bartolomeo Nucci (fl. 1717 – 1749), Gennaro Manna (1715 – 1779) :

    soit une magnifique brochette de compositeurs bien peu fréquentés aujourd’hui par les chanteurs, directeurs d’orchestre, producteurs de spectacles d’opéras, ou producteurs de CDs ;

    des compositeurs largement méconnus qui ont pourtant à leur actif de bien belles partitions d’opéras baroques (et beaux airs !) parfaitement disponibles pour les chanteurs d’aujourd’hui de ce merveilleux répertoire…
    …

    …

    Et pour le CD suivant « Facce d’amore« , enregistré en mars 2019, pour sa seconde collaboration à un CD solo de Jakub Jozef Orlinski, Yannis François est à nouveau qualifié, à la notice de la page 8 du livret du CD, de « Principal music consultant & Musical researcher« … 

    …

    …

    Or voici qu’aujourd’hui, ce 5 décembre 2021,

    en un article que ResMusica, sous la plume de  Catherine Scholler, et sous le titre « Miroir, dis-moi que je suis la plus belle » _ un titre qui reprend, d’ailleurs, le titre « Miroir, mon beau miroir, dis-moi quelle est la plus belle [des musiques] ? » d’un article antérieur d’Yvan Beuvard, paru le 18 novembre 2021 sur le site de ForumOpera.com… ;

    et celui-ci ouvrait très significativement son article par ces fort explicites phrases :

    « Pour le premier récital qu’elle _ Jeanine De Bique _ enregistre, quelle riche idée a-t-elle eue de penser semblable programme, avec Yannis François !

    Cleopatra, Agrippina, Rodelinda, Deidamia, et bien sûr Alcina, ont inspiré la plupart des contemporains de Haendel, illustrant parfois les mêmes livrets.

    Aussi, mettre en miroir certains airs composés par Haendel avec les réalisations de Graun (Cleopatra et Rodelinda), de Telemann (Agrippina), de Manna (Deidamia) et de Broschi (Alcina) est-il aussi instructif que passionnant.

    La réalisation couvre plus de trente ans de la production du Saxon (de 1709 à 1741) et se double de la découverte de trois airs jamais enregistrés auparavant. « . Voilà… Et fin ici de cette incise _,

    consacre au CD « Mirrors« 

    _ CD qui est aussi « Diapason d’or«  du magazine Diapason de ce mois de décembre 2021 (avec un lien à la plage du CD consacrée à l’air « Tra le procelle assorto« , extrait de l’opéra Cesare e Cleopatra, de Carl-Heinrich Graun) ; lire, à la page 99 du magasine, l’article que consacre à ce CD « Mirrors«  le critique Denis Morrier ; lequel ne dit rien, toutefois, du concepteur, Yannis François, du programme de ce « généreux«  récital d’airs, autour des airs d’opéra de Handel, dont « toute la diversité d’inspiration est bien au rendez-vous« … _

    de la soprano Jeanine De Bique,

    …

    je découvre que c’est à nouveau ce même Yannis François qui est le concepteur du programme original de ce CD « Mirrors«  _ du label Berlin Classics, cette fois _ :

    …

    « Pour le premier enregistrement de Jeanine de Bique, le musicologue Yannis François a alors eu l’excellente idée d’apporter quelque chose de neuf _ en contrepoint en quelque sorte pertinent et tout à fait significatif _ à la musique de Haendel, que la soprano a déjà beaucoup chanté sur scène, en la confrontant _ cette belle et rayonnante musique de Händel _ avec celle de ses contemporains, d’où son intitulé « Mirrors »  » :

    ainsi ouvre donc son article Catherine Scholler…

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    Et cf ici un lien au bel air extrait de l’opéra de Händel Deidamia : « M’hai resa infelice« .

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    À suivre…

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    Ce dimanche 5 décembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa