Étiquette : Discophilia

  • Trouver sa voix, où l’épanouissement proprement ravissant de Sandrine Piau…

    L’heureuse surprise qu’a été pour moi _ cf mon article assez paradoxal d’avant hier 8 février « « … _ le plaisir du CD « Reflet – Berloz – Duparc – Koechlin – Debussy – Ravel – Britten« , soit le CD Alpha 1019 _  enregistré à Besançon au mois de novembre 2022 _ de Sandrine Piau _ et l’Orchestre Victor Hugo dirigé par son très subtil chef Jean-François Verdier _

    m’a conduit à très vite rechercher le précédent CD des mêmes _ Sandrine Piau avec l’Orcheste Victor Hugo sous la direction merveilleusement soyeuse de Jean)François Verdier _, le CD « Clair-Obscur – Strauss – Berg – Zemlinsky » _ regarder cette vidéo de présentation du CD par Sandrine Piau elle-même (4’05) _,

    soit le CD Alpha 727  _ enregistré à Besançon au mois de mars 2020.

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    Avec ravissement !

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    Et stupéfaction même d’être passé à côté lors de la sortie, au mois de mars 2021, de ce délectable bijou…

    Probablement par préjugé à l’égard de prononciations jugées par moi défectueuses lors de précédents concerts, ou écoutes de CDs…

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    D’abord, et déjà, quel choix de programme, idéalement composé…

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    Mais aussi quel épanouissement de l’art de chanter de tels répertoires, déjà tellement marqués par de très grandes voix…

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    Voici 3 articles retrouvés sur le web sous les excellentes plumes

    de Pierre Degott, pour ResMusica, en date du 19 mars 2021, intitulé « Clair-Obscur envoûtant avec Sandrine Piau«  ;

    de Jean Lacroix, pour Crescendo, en date du 14 avril 2021, intitulé « Sandrine Piau et l’alchimie du clair-obscur » ;

    et de Jean-Charles Hoffelé, pour son Discophilia, en date du 28 mai 2021, intitulé « Les Voix de Sandrine« …

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    Clair-obscur envoûtant avec Sandrine Piau

    Les Clefs d'or

    Instagram

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    Sandrine Piau irradie _ voilà ! _ dans un répertoire où on ne l’attendait _ effectivement _ pas. Interprétation presque chambriste _ oui, comme très personnellement j’aime… _ avec _ oui, c’est le mot absolument approprié !.. _ Jean-François Verdier et l’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté.

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    Qui l’aurait attendue dans ce répertoire ? _ bien peu… Après avoir défendu pendant des années la musique baroque française, italienne et allemande, après avoir trouvé ses marques dans Mozart puis dans la mélodie française, Sandrine Piau s’attaque aujourd’hui aux chefs d’œuvre _ oui ! _ germaniques de la première moitié du XXᵉ siècle. De Strauss et Zemlinsky à Berg, le programme frappe autant par son audace que par sa cohérence _ mais oui. Qui, avant Piau, avait pensé à juxtaposer les Sieben frühe Lieder de Berg et les Vier letzte Lieder de Strauss ? Est-ce parce que l’évidence de cet inhabituel couplage était trop criante ? Les deux pièces s’enchainent quasiment sans pause. Au début du CD, les sonorités capiteuses _ à fondre de volupté ! _ de « Morgen » font directement suite à l’envoûtant « Waldgespräch » de Zemlinksy _ écoutez ici (7′ 03) ; c’est superbe !.. _, le solo de violon s’imposant comme le fil conducteur que l’on retrouvera également dans « Beim Schlafengehen » de Strauss. Pour une fois « Malven », à un moment considéré comme le « cinquième » des Vier letzte Lieder, trouve sa place en conclusion du célèbre cycle immortalisé depuis Kirsten Flagstad par tout ce que le monde lyrique a connu comme grandes sopranos.

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    Dans toutes ces pièces, Sandrine Piau fait triompher le miracle de sa sensibilité musicale _ oui, pleinement épanouie. Devant tant de beautés vocales, on ne sait s’il faut davantage s’incliner devant la délicatesse infinie _ oui _ des phrasés, devant les moirures argentées de ce timbre flûté d’une rare fraicheur _ oui _ ou devant la palette de couleurs qui pare une ligne vocale d’une extrême droiture. Les cinquante minutes de cet album pour le moins inspirant s’entendront comme une porte vers le monde du rêve et de l’imagination _ probablement : nous chavirons de jouissance. À la tête de l’Orchestre Victor Hugo, Jean-François Verdier _ parfait ! _ opte vers une conception résolument chambriste qui accentue la transparence _ oui _ de l’écriture des pièces de Berg, Strauss et Zemlinsky. Un grand bravo aux musiciens pour ce disque qui, pour beaucoup, sera un baume pour l’âme _ tout simplement.

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    Instagram

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    Alexander von Zemlinsky (1871-1942) : Waldgespräch, ballade pour soprano, deux cors, harpe et violon.

    Richard Strauss (1864-1949) : Morgen ! op. 27 n° 4 ; Meinem Kinde op. 37 n° 3 ; Vier letzte Lieder.

    Alban Berg (1885-1935) : Sieben frühe Lieder.

    Sandrine Piau, soprano ; Orchestre Victor Hugo Franche Comté, direction : Jean-François Verdier.

    1 CD Alpha. Enregistré en mars 2020 à l’Auditorium CRR de Besançon.

    Notice en français, anglais et allemand.

    Durée : 50:44

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    Sandrine Piau et l’alchimie du Clair-Obscur

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    LE 14 AVRIL 2021 par Jean Lacroix
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    Clair-Obscur.

    Alexander von Zemlinsky (1871-1942) : Waldgespräch, ballade pour soprano, deux cors, harpe et violon.

    Richard Strauss (1864-1949) : Morgen !, op. 27 n° 4 ; Meinem Kinde op. 37 n° 3 ; Vier letzte Lieder ; Malven.

    Alban Berg (1885-1935) : Sieben frühe Lieder.

    Sandrine Piau, soprano ; Orchestre Victor Hugo, direction Jean-François Verdier. 2020.

    Notice en français, en anglais et en allemand. Textes des poèmes en langue originale allemande, avec traduction en français et en anglais.

    50.44.

    Alpha 727.

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    Pour bien saisir la portée artistique de ce _ très _ remarquable CD, nous conseillons, avant audition, la découverte préalable de la notice. On y trouve les reproductions de plusieurs œuvres picturales, de Georges de la Tour à Gustav Klimt en passant par Pierre Bonnard, Pablo Picasso ou Georges Seurat, toutes en contrastes de zones claires et de zones sombres, mais aussi, dans la même optique, quelques réflexions disséminées au fil des pages : des textes de Georges Braque, Antonio Gramsci, Gaston Bachelard ou Robert Desnos. Il faut s’attarder sur celle du peintre, sculpteur et graveur Georges Braque tirée de ses Cahiers 1917-1952, dont le titre est Le Jour et la nuit. Le peintre écrit : Le vase donne une forme au vide et la musique au silence. Située en début de présentation, cette proposition ouvre la porte à la genèse de Clair-Obscur, à travers une note rédigée conjointement par Léa Weber et Sandrine Piau dans laquelle cette dernière précise : Le Clair-Obscur, choc des couleurs absentes, rencontre impossible des contraires, symbolise pour moi la richesse de la musique qui, parée de mystère, crée des unions sans pareilles. C’est dans l’affirmation « la musique donne une forme au silence » que se situe le sens de l’oxymore, titre du programme.

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    En 2018, déjà pour Alpha, Sandrine Piau avait fait la démonstration de son aisance dans le domaine du lied ; elle y servait Loewe, Wolf et Schumann avec beaucoup de finesse. Cette fois, trois autres sertisseurs de poésie allemande sont mis à l’honneur : Zemlinsky, Richard Strauss et Alban Berg. En rappelant que ce répertoire a fait partie de ses amours d’étudiante, Sandrine Piau, qui sait si bien mettre en valeur la musique baroque, apporte une nouvelle preuve de ses affinités avec un univers qui conjugue les nuances de la fin du jour avec celles de la naissance de l’aube. On s’en convainc dès la peu connue ballade de Zemlinsky pour soprano, deux cors, harpe et violon, Waldgespräch, qui date des années 1895-96. Ce poème d’Eichendorff, un dialogue dans la forêt autour de la présence néfaste de Lorelei à laquelle il est impossible d’échapper, avait déjà tenté Schumann et d’autres compositeurs. Zemlinsky met dans ces sept minutes d’envoûtement _ voilà _ un climat que les instruments rendent onirique, grâce à un texte distillé sans affectation _ mais oui _ par la cantatrice, concentrée sur la portée d’inéluctabilité dramatique.

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    Richard Strauss occupe en durée la place la plus importante dans ce récital (dont la brièveté crée en nous une frustration). Le contraste avec Zemlinsky est immédiat dans Morgen !, quatrième _ sublime ! et écoutez-le ici (3′ 42)… _ lied de l’opus 27, sur des vers du poète écossais d’expression allemande John Henry Mackay. Aucun drame ici : le bonheur du couple est magnifié dans ce premier lied orchestré en 1897 par Richard Strauss, marié depuis trois ans à Pauline de Ahna. La félicité se poursuit dans Meinem Kinde, troisième numéro de l’opus 37 d’après Gustav Falk, berceuse émouvante sur le sommeil du nouveau-né, en l’occurrence Franz, né du couple en avril 1897. C’est la face claire que Sandrine Piau met ici en évidence dans deux petits joyaux dont elle révèle toute la fragile sensibilité _ oui.

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    Avant de revenir à Richard Strauss et aux si poignants Vier letzte Lieder, on découvre Alban Berg et ses Sieben frühe Lieder composés entre 1905 et 1908, au temps de son amour naissant pour Hélène Nahowski avec laquelle il se mariera en 1911, et orchestrés en 1928. Différents thèmes sont liés à ces brefs hommages à l’aimée : l’obscurité profonde et les lueurs dans la vallée, le chant du roseau, émanation du lyrisme frissonnant de Nikolaus Lenau, le rossignol au chant suave qui a œuvré toute la nuit, l’intimité de la chambre où les yeux se rencontrent ou le lit d’amour qui s’enivre des parfums du jardin, les jours d’été, et, sommet de ce cycle, le magique Traumgekrönt de Rainer Maria Rilke au cours duquel le rêve et la réalité s’entremêlent. L’écriture translucide de Berg et le climat extatique de ce recueil postromantique permettent à Sandrine Piau de laisser sa voix se développer jusqu’à des altitudes de réelle plénitude _ oui.

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    Retour à Richard Strauss pour les Vier letzte Lieder de 1948 dont Kirsten Flagstad, Elisabeth Schwarzkopf, Lisa della Casa, Jessye Norman ou Renée Fleming ont laissé de poignantes versions (et plus près de nous, Diana Damrau). Trois poèmes de Hermann Hesse déroulent un phrasé raffiné : la sensualité de la nature revit dans Frühling _ écoutez ici (3′ 06)... _ et précède les couleurs automnales de September _ écoutez ici (4′ 53) … _ dont les deux derniers vers, Langsam tut er die grossen/müdgewordnen Augen zu sont, par la grâce de la voix de Sandrine Piau, bien plus qu’une aspiration au repos : un crépuscule de la vie _ voilà ! _ qui se prolonge dans Beim Schlafengehen _ écoutez ici (5′ 07), c’est très beau… _, quand le sommeil attire vers l’abîme. Eichendorff, qui avait ouvert le programme chez Zemlinsky, s’épanche dans Im Abendrot _ admirez ici (6′ 46)… _, cet appel à la paix définitive qui étreint l’âme et le cœur par la symbolique éternelle qu’il distille.

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    Tout au long de ce cycle, Sandrine Piau donne sens aux mots, avec une respiration subtile qui fait appel tout autant à l’intimisme qu’à la dimension cosmique (que l’on aurait tort d’oublier). L’émotion est sans cesse présente _ oui ! et sans affectation… _, avec un timbre aux nuances immatérielles. Superbe réussite _ oui _, que complète Malven, le tout dernier lied composé par Strauss, au seuil de la mort, pour Maria Jeritza qui ne le chanta jamais. La nostalgie infinie qui se dégage de la coloration « mauve », esquissée si tendrement par Betty Wehrli-Knobel dans son poème avec les vers Comme un visage/Couvert de pleurs, et blême/Sous la lumière/Dorée des cieux, vient couronner ce récital aux lignes pures et enchanteresses _ voilà. L’Orchestre Victor Hugo, aux accents chaleureux et complices si bien dosés _ à la perfection ! _ par Jean-François Verdier, est en complète harmonie _ absolument, et c’est un élément décisif, majeur, du miracle de ce CD _ avec le rayonnement de la cantatrice. Ah, l’admirable disque !.. _ c’est dit.

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    Son : 9  Notice : 10  Répertoire : 10  Interprétation : 10

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    Jean Lacroix

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    LES VOIX DE SANDRINE

    Je me souviens de sa Cléopâtre à Garnier. Comme la voix avait pris de la pulpe et comme l’aigu était resté aisé ! Quel chemin encore parcouru depuis _ oui _, en prudence mais aussi avec le goût de la découverte _ oui. De cette voix, commencée petite, a éclos aujourd’hui un instrument superbe _ oui _ dont le médium s’est boisé, l’aigu est devenu opulent sans que l’exactitude de l’intonation _ là, on pourait peut-être chipoter… _ ni la clarté des mots n’en aient pâti.

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    C’est sensible tout au long d’un récital dédié à des raretés du répertoire romantique français subtilement appariées, programme comme les chérit le Palazzetto Bru Zane. La mélodie française avec orchestre est peu courue au fond, sinon Les Nuits d’été dont Villanelle et Au cimetière, si admirablement sentis, me font regretter que tout le cycle n’y soit pas.

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    Mais dès la grande ligne du génial Extase de Saint-Saëns, l’alliage du rare et du transcendant s’impose. Merveille, Le Poète et le fantôme de Massenet, la Promenade à l’étang de Dubois, L’enlèvement de Saint-Saëns ! Tout l’album s’écoute en pur plaisir, et comme l’accompagnement du Concert de la Loge entoure cette voix !

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    L’album germanique, enregistré deux ans plus tard, surprend plus encore _ oui _, la voix s’est amplifiée sans rien perdre de son grain si singulier, les grands intervalles des Sieben frühe Lieder de Berg sonnent vertigineux, le récit hanté du rare Waldesgespräch de Zemlinsky prend un impact sidérant, mais le défi ultime est bien _ ce sommet, cette cime, que sont en effet _ les Vier Letzte Lieder, chantés ardents, sans un gramme de sucre _ voilà, sans sirop sirupeux _, en grande voix que ce soit dans les pièges du grave ou dans l’envol planant des aigus.

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    Quel magnétisme dans ce timbre _ mais oui ! _ et quelle leçon de chant, et de chant allemand qui plus est ! Elle ajoute l’ultime Malven, si parfaitement interprété qu’elle en ferait rougir Maria Jeritza elle-même ! Jean-François Verdier et son orchestre respirent _ oui, oui… _ avec elle, symbiose des couleurs, des phrasés qui participent à l’éclatante réussite _ oui ! _ de ce disque inattendu.

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    LE DISQUE DU JOUR

    Si j’ai aimé

    Camille Saint-Saëns
    (1835-1921)

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    Extase, Op. 13 No. 2
    Papillons
    Aimons-nous
    L’enlèvement

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    Charles Bordes (1863-1909)

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    Promenade matinale

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    Hector Berlioz (1803-1869)

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    Au cimitière: clair de lune, H. 86 (No. 5, extrait de « Les Nuits d’été, Op. 7 »)
    Villanelle, H. 82 (No. 1, extrait de « Les Nuits d’été, Op. 7 »)

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    Jules Massenet (1842-1912)

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    Le poète et le fantôme
    Valse très lente

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    Gabriel Pierné (1863-1937)

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    Chanson d’autrefois (No. 5, extrait de « Album pour mes petits amis, Op. 14 »)

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    Théodore Dubois (1837-1924)

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    Si j’ai parlé… Si j’ai aimé
    Promenade à l’étang (No. 4, extrait de « Musiques sur l’eau »)
    Sous le saule (No. 1, extrait des « Chansons de Marjolie »)

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    Louis Vierne (1870-1937)

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    Beaux papillons blancs (No. 1, extrait de « 3 Mélodies, Op. 11 »)

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    Henri Duparc (1848-1933)

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    Aux étoiles

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    Alexandre Guilmant (1837-1911)

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    Ce que dit le silence

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    Benjamin Godard (1849-1895)

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    Symphonie gothique, Op. 23 (extrait : III. Grave ma non troppo lento)

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    Jean-Paul-Égide Martini (1741-1816)

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    Plaisir d’amour (version orchestrale : Hector Berlioz)

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    Sandrine Piau, soprano
    Le Concert de la Loge
    Julien Chauvin, direction

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    Un album du label Alpha Classics Alpha 445

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    Clair-obscur

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    Alexander von Zemlinsky(1871-1942)

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    Waldgespräch

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    Richard Strauss (1864-1949)

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    Morgen!, Op. 27,
    TrV 170 No. 4

    Meinem Kinde, Op. 37,
    TrV 187 No. 3

    Vier Letzte Lieder, TrV 296
    Malven, TrV 297

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    Alban Berg (1885-1935)

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    Sieben frühe Lieder

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    Sandrine Piau, soprano
    Orchestre Victor-Hugo Franche-Comté
    Jean-François Verdier, direction
    Un album du label Alpha Classics Alpha 727
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    Photo à la une : la soprano Sandrine Piau – Photo : © Sandrine Expilly (2020)

     

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    Un bijou de récital admirable !!!

    Bravissimo, Madame !

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    Ce samedi 10 février 2024, Tirus Curiosus – Francis Lippa

  • Un pianiste bien mieux que prometteur : Martin James Bartlett, dans Ravel, Reynaldo Hahn, et Debussy, Rameau et François Couperin : son enchanteur CD « La Danse »…

    L’article d’hier mardi 30 janvier de Jean-Charles Hoffelé, intitulé « Danse funèbre« , sur son site Discophilia,

    m’a grandement mis l’eau à la bouche à propos du CD « La Danse«  _ le CD Warner Classics 5054197896804, tout juste sorti le 26 janvier dernier… _ du jeune pianiste anglais Martin James Bartlett _ né à Londres le 20 juillet 1996 ; le découvrir aussi dans sa vidéo du « Liebestraüme » n°3 , de Franz Liszt (4′ 58), du 3 mai 2019… _,

    consacré principalement à 3 chefs d’œuvre absolus de Maurice Ravel, « Pavane pour une infante défunte« , « Le Tombeau de Couperin » et « La Valse« ,

    ainsi que quelques autres pièces _ superbes, elles aussi ! _ de musique française, autour :

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    une « Gavotte et ses six doubles« , extraite de la « Suite en la mineur » des « Nouvelles Suites de clavecin » de Jean-Philippe Rameau,

    « Les Barricades mystérieuses« , la pièce n°5 du Sixième Ordre du « Second Livre de pièces de clavecin » de François Couperin,

    l’ »Andantino n°1 » des « Arabesques » de Claude Debussy,

    et _ surtout _ deux pièces _ d’un charme fou _ du « Ruban dénoué » de Reynaldo Hahn : « Décrets insolents du hasard » et « Les Soirs d’Albi » _ qui forment le sommet de charme français de ce merveilleux CD !

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    DANSE FUNÈBRE

    Que l’on ne croit _ surtout _ pas le titre de ce papier. L’œuvre _ très effectivement, oui _ la plus ouvertement noire de ce disque que l’on classera à Ravel _ soit « La Valse » pour l’apocalypse viennoise… _ est emporté dans un clavier absolument solaire, dont les vertiges érotiques, les grands gestes d’un piano absolument orchestral, ne danseront jamais au bord d’un volcan. Cette Valse n’est pas _ ici… _ un monde qui s’effondre _ ce qu’elle est bien, en sa vertigineuse réalité ! _, mais un pur spectacle esthétique _ voilà, délié… _ où les canons de l’art de Ravel sont magnifiés par un jeu athlétique absolument clouant. La lettre oui, et c’est rare de l’entendre à ce point réalisée dans une partition où les chausse-trappes abondent, mais l’esprit aussi _ mais _ sans le tragique _ ce qui n’est tout de même pas peu… Et pour ma très modeste part, personnement je le regrette…

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    Le tragique, vous le trouverez _ subtilement _ masqué _ tapi _ dans un _ tout à fait _ émouvant Tombeau de Couperin, tout en apartés, phrasé avec une imagination de tous les instants, dansé (le Rigaudon est leste, les ornements de la partie centrale faisant vraiment paraître Couperin) mais surtout ému (la Forlane, hors du temps, belle à pleurer _ oui ! _). Ce tragique affleurera dans l’assombrissement du Menuet, moment saisissant, et sera à peine suggéré dans une Pavane pour une infante défunte admirablement tenue _ oui, oui, oui. C’est magnifique !

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    La variété du toucher, la présence d’une main gauche diseuse, le grand son mis à Rameau ou Couperin laissent espérer que Martin James Bartlett reviendra aux clavecinistes français qu’il entend avec bien plus d’art qu’un certain confrère plus chenu _ lequel ? _, mais l’autre merveille _ absolument ! _du disque, plus encore que la face Ravel, plus que l’Arabesque de Debussy qui sous ses doigts a un petit côté Clair de lune, ce sont bien _ oui, oui, oui _ les deux _ merveilleuses _ pièces tirées du _ formidable _ Ruban dénoué _ ce délicieux pur chef d’œuvre, mais pas encore assez connu, de Reynaldo Hahn, composé pourtant dans les tranchées, en 1915 _ où le rejoint l’ami Alexandre Tharaud, romance nostalgique _ sublimisssime !!! _ des Décrets indolents du hasard, petit contredanse anisée des Soirs d’Albi, perles tirées d’un cycle de valses merveilleux _ oui, oui, oui _ tout juste enregistré dans son intégralité par Eric Le Sage et Frank Braley (voir ici) _ et voir aussi mon article enchanté «  » du 13 janvier dernier.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    La Danse

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    Jean-Philippe Rameau
    (1683-1764)

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    Gavotte et six doubles
    (No. 7, extrait de la « Suite en la mineur, RCT 5 »,
    des « Nouvelles suites de pièces de clavecin, 1727 »)

    …
    François Couperin
    (1668-1733)

    …
    Les Barricades mystérieuses (No. 5, extrait de l’« Ordre VI », du
    « Second livre de pièces de clavecin, 1717 »)

    …
    Maurice Ravel (1875-1937)

    …
    Le Tombeau de Couperin, M. 68
    Pavane pour une infante défunte, M. 19
    La Valse, M. 72 (version pour piano deux mains)

    …
    Reynaldo Hahn (1874-1947)

    …
    Le ruban dénoué (2 extraits : No. 1. Décrets indolents du hasard ;
    No. 2. Les soirs d’Albi)
    *

    …
    Claude Debussy (1862-1918)
    Arabesque No. 1, CD 74/1. Andantino con moto
    …

    Martin James Bartlett, piano
    *Alexandre Tharaud, piano

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    Un album du label Warner Classics 5054197896804

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    Photo à la une : le pianiste Martin James Bartlett –
    Photo : © Paul Marc Mitchell

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    Afin d’en juger,

    rien de mieux qu’en écouter, un par un, chacun des podcasts :

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    _ celui de la « Gavotte et ses 6 doubles » de Jean-Philippe Rameau (6′ 25)

    _ celui des « Barricades mystérieuses » de François Couperin (2′ 44)

    _ ceux des 6 pièces du « Tombeau de Couperin » de Maurice Ravel :

          _ le « Prélude » (3′)

          _ la « Fugue » (3′ 57)

          _ la « Forlane » (6′ 02)

          _ le « Rigaudon » (3′ 06)

          _ le « Menuet » (4′ 44)

          _ et la « Toccata » (3′ 55)

    _ ceux de 2 extraits _ en contraste tout à fait épatant _ du « Ruban dénoué » de Reynaldo Hahn, à 2 pianos, avec Alexandre Tharaud :

          _ « Décrets indolents du hasard« (1′ 36)

          _ « Les Soirs d’Albi » (2′ 32)

    _ celui de l’ « Arabesque » n°1 de Claude Debussy (4′ 37)

    _ celui de la « Pavane pour une infante défunte » de Maurice Ravel (5′ 58)

    _ celui de « La Valse » de Maurice Ravel, dans une version pour piano à deux mains ici (11′ 36)

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    …

    Pour ma part,

    de ce formidablement délicieux CD de sommets de charme fou du meilleur de la musique française,

    je regrette seulement _ un peu, car l’interprétation est vraiment magistrale !! quelle clarté de lecture ! _ la dilution _ un poil trop purement hédoniste ici, à mon goût ; je ne partage donc pas toutà fait l’avis, pour une fois, de Jean-Charles Hoffelé… _ du tragique absolu, pourtant, de « La Valse » _ une œuvre génialissime !_ de l’apocalypse viennoise de l’immense Maurice Ravel,

    cette sublime course à l’abîme et à la chute que décidément elle est bien, cette « Valse » pour Vienne…

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    Mais, à la suite de plusieurs infiniment jouissives ré-écoutes de ce piano à deux mains de Martin James Bartlett _ sans  Alexandre Tharaud donc… _ en cette splendidissime « Valse » de Maurice Ravel,

    il me faut rendre les armes : le jeu de Bartlett est magistralement lumineux !

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    Et complètement fidèle à Ravel : au final du morceau, simplement ça s’arrête…

    Tel l’ictus foudroyant, sans secours et sans grondement (ni pathos gras et redondant), de l’implacable mort subite.

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    Sobre et humble élégance ravélienne.

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    Bravo !

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    Un récital de piano somptueux !

    Qui va droit à l’essentiel…

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    Ce mercredi 31 janvier 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Rappel ému de l’infiniment touchant « In memoriam Lars Vogt » de Christian et Tanja Tetzlaff (et Paavo Järvi) sur un programme Brahms-Viotti-Dvorak : dédié à l’amitié indéfectible…

    Ce lundi 22 janvier 2022,

    sous la plume de Patrice Imbaud, et sous le titre de « Double Concerto de Brahms, Viotti et Dvořák : In Memoriam Lars Vogt« ,

    le site ArsMusica revient nous rappeler l’émotion profonde du CD Ondine ODE 1423-2 « Brahms-Viotti-Dvorak- In memoriam Lars Vogt« 

    évoquée dans mon précédent article «  » du jeudi 12 octobre 2022.

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    Double Concerto de Brahms, Viotti et Dvořák : In Memoriam Lars Vogt

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    Dédié à la mémoire du pianiste et chef d’orchestre Lars Vogt disparu l’an dernier, cet enregistrement réunit ses amis Paavo Järvi, Christian et Tanja Tetzlaff dans un bel et émouvant hommage musical associant le Double Concerto de Brahms, le Concerto pour violon n° 22 de Viotti et Silent Woods de Dvořák.

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    S’appuyant sur un instrumentarium atypique et probablement inspiré de façon lointaine du Triple Concerto de Beethoven, le Double Concerto pour violon et violoncelle de Johannes Brahms fut composé en 1887 dans un souci non avoué de réconciliation du compositeur avec son ami le violoniste Joachim qui en assura d’ailleurs la création. Paavo Järvi à la tête du Deutsches Symphonie-Orchester Berlin, Christian et Tanja Tetzlaff nous en livrent, ici, une interprétation typiquement brahmsienne, passionnée, fougueuse, joliment nuancée et parfaitement équilibrée, empreinte de complicité.

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    On sait combien Brahms appréciait le Concerto pour violon n° 22 de Giovanni Battista Viotti (1755-1824) qu’il avait notamment entendu interprété par Joseph Joachim et dont Christian Tetzlaff nous donne une interprétation légère, élégante, presque galante, virtuose, cantabile et poétique transcendée par un accompagnement orchestral très coloré, ardent et d’une remarquable clarté.

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    Admiration réciproque et amitié caractérisaient le lien solide existant entre Johannes Brahms et Antonín Dvořák, on ne s’étonnera donc pas que ce programme construit autour de Brahms, de l’amitié et du souvenir s’achève sur le très nostalgique Silent Woods pour violoncelle et orchestre. Une courte pièce initialement conçue pour piano à quatre mains, composée lors de la tournée d’adieu du compositeur avant son départ pour le Nouveau Monde, arrangée secondairement pour violoncelle et orchestre en 1893, toute imprégnée du lyrisme douloureux de l’exil dont Tanja Tetzlaff offre une lecture vibrante en totale symbiose avec l’orchestre (vents). Magnifique point final à ce disque du souvenir !

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    Johannes Brahms (1833-1897) : Double concerto pour violon, violoncelle et orchestre en la mineur op. 102.

    Giovanni Battista Viotti (1755-1824) : Concerto pour violon n° 22 en la mineur.

    Antonín Dvořák (1841-1904) : Silent Woods (Bois silencieux) op. 68.

    Christian Tetzlaff, violon ; Tanja Tetzlaff, violoncelle ; Deutsches Symphonie-Orchester Berlin, direction : Paavo Järvi.

    1 CD Ondine. Enregistré du 21 au 23 décembre 2022 à la Radio de Berlin.

    Notice de présentation en anglais et en allemand.

    Durée : 61:00

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    Mais il me faut signaler aussi le très bel article d’hommage, et précisément intitulé « Hommage », de Jean Charles Hoffelé sur son site Discophilia, en date, lui, du 2 décembre 2023,

    consacré à ce même superbe CD Ondine ODE 1423-2 « In memoriam Lars Vogt »  :

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    HOMMAGE

    « In Memorian Lars Vogt » indique discrètement une notation au bas du recto. Une photographie du pianiste, tête penchée, yeux clos, comme à l’écoute, orne le verso du livret où Tanja et Christian Tetzlaff en conversation avec Friederike Westerhaus évoquent leur longue amitié avec le pianiste. Est-ce l’ami que semblent pleurer la violoncelliste puis le violoniste en phrasant avec tant d’ombres, de tels soupirs, leurs premières interventions ? Emouvant en tous cas _ certes… _, et indiquant d’emblée qu’en accord avec Paavo Järvi, ils feront pencher ce concerto-ballade _ Op. 102 : créé le 18 octobre 1887 à Cologne, avec les deux dédicatoires, Joseph Joachim au violon et Robert Haussmann au violoncelle _ vers une prégnante nostalgie _ très brahmsienne, fondamentalement _, proposition qui me semble inédite dans la discographie relativement modeste de l’œuvre si on la compare à celle des trois autres opus concertants _ les deux Concertos pour le piano, Op.15 (créé le 22 janvier 1859 à Hanovre, avec Brahms lui-même au piano) et Op. 83 (créé le 9 novembre 1881 à Budapest, avec à nouveau Brahms lui-même au piano), et le Concerto pour le violon, Op. 77 (créé le 1er janvier 1879 à Leipzig, avec Joseph Joachim au violon)…

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    Les couplages pourraient sembler partiellement étonnants, non pour le Waldesruhe d’Antonín Dvořák, joué comme en rêve _ oui _ par Tanja Tetzlaff, mais du côté Viotti. Sembler seulement, Brahms chérissait _ personnellement _ l’œuvre et encouragea Joachim à la jouer, Christian Tetzlaff la sauve de cette virtuosité un peu tapageuse dont l’encombrait Isaac Stern, son archet lyrique magnifie le discours complexe de cette œuvre où deux mondes semblent se mirer : l’Adagio mozartien _ voilà _ s’entoure d’Allegros capricieux ou tempétueux, un romantisme s’y affirme, qui n’aura pas échappé à l’auteur du Requiem allemand.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Johannes Brahms
    (1833-1897)

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    Concerto pour violon et
    violoncelle en la mineur,
    Op. 102

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    Giovanni Battista Viotti(1755-1824)

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    Concerto pour violon et orchestre No. 22 en la mineur,
    G. 97

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    Antonín Dvořák (1841-1904)

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    Waldesruhe (No. 5, extrait de « De la forêt de Bohème, Op. 68, B. 133 »

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    Christian Tetzlaff, violon
    Tanja Tetzlaff, violoncelle
    Deutsches Symphonie-Orchester Berlin
    Paavo Järvi, direction

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    Un album du label Ondine ODE1423-2
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    Photo à la une : Paavo Järvi, entouré de Christian Tetzlaff et Tanja Tetzlaff – Photo : © DR

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    Un superbe « In memoriam Lars Vogt » dédié à l’amitié indéfectible.

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    Ce lundi 22 janvier 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Irradiant rappel (« vert ») de « Fêtes » slaves : à nouveau le CD Supraphon « Village Stories », via 3 articles réjouis…

    C’est ce vendredi 19 janvier l’article « Noces » de Jean-Charles Hoffelé sur son excellent site Discophilia,

    après l’article du vendredi 17 novembre 2023 « Fêtes villageoises entre ripailles et comptines » de Pierre Jean Tribot sur le non moins excellent site du magazine belge Crescendo,

    ainsi que le mien, « « , en date du lundi 8 janvier 2024 dernier, sur mon blog Mollat « En cherchant bien »,

    qui m’amène à revenir me réjouir sur l’irradiante fête de musique (de Stravinsky, de Janacek et de Bartok) qu’est le très prenant CD Supraphon SU 4333-2 « Village Stories – Stravinsky- Janacek – Bartok »  du Prague Philharmonic Choir dirigé par l’excellent chef tchèque Lukas Vasilek…

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    NOCES

    Vous courrez d’abord aux Trois Scènes de village, l’un des opus les plus abrasifs _ oui ! _ de Bartók où son folklore imaginaire pare d’une folle animation _ voilà _ ou d’un ton mystérieux (la Berceuse) des mélodies qu’il avait notées en Slovaquie. Mariage avec cris d’une verdeur incroyable ici _ oui ! _, qui retrouve l’esprit de l’ancienne version de György Lehel pour Hungaroton, Berceuse étrange dans le mezzo clair de Jana Hrochová, à laquelle Lukáš Vasilek donne des couleurs très Seconde Ecole de Vienne, Danse des filles verte _ à nouveau _ et piquante ; bref, une nouvelle version épatante _ oui, oui ! _ qui rejoint une discographie étonnamment maigre _ hélas, en effet…

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    Les Noces stravinskiennes, orantes, portées par des percussions cérémonielles (les quatre pianos menés ici par Kirill Gerstein en font, dans l’esprit et la lettre de Stravinski, partie) sont tout aussi saisissantes _ oui ! _, vrai théâtre porté par des solistes qui au-delà du rite dessinent des personnages, Lukáš Vasilek se gardant bien d’en exagérer les effets, privilégiant la narration, puis laissant éclater le discours au long d’un Repas de noces qui frôle la folie _ à nouveau, dans sa sauvagerie d’apothéose.

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    Perle du disque pourtant, les enfantines que sont Říkadla, où les Pragois savourent les idiomes de ces vignettes dont les notes sont totalement asservies aux mots. Bois verts _ cette fois encore ! _, piano impertinent, un ténor émerveillé pour les herbes _ vertes… _ de printemps avec le babil de la flûte, dix-neuf instantanés de pure poésie qui, je le crois, ont trouvé ici leur version de référence.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Village
    Stories

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    Igor Stravinski (1882-1971)
    Les Noces, K040

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    Leoš Janáček (1854-1928)
    Říkadla, JW 5/17

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    Béla Bartók (1881-1945)

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    Trois Scènes de village,
    BB 87b

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    Katerina Knežíková, soprano
    Jana Hrochová, mezzo-soprano
    Boris Stepanov, ténor
    Jirí Brückler, baryton
    Lukáš Hynek-Krämer, basse

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    Kiril Gerstein, piano (Stravinski)
    Zoltán Fejérvári, piano (Stravinski)
    Katia Skanavi, piano (Stravinski)
    Alexandra Stychkina, piano (Stravinski)
    Matouš Zukal, piano

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    Amadinda Percussion Group (Stravinski)
    Dakoda Trio
    Zemlinsky Quartet (Bartók)
    Belfiato Quintet (Bartók)

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    Chœur Philharmonique de Prague
    Lukáš Vasilek, direction

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    Un album du label Supraphon SU4333-2
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    Photo à la une : le chef de chœur Lukáš Vasilek – Photo : © Petra Hajska

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    Quelle fête, décidément !!!

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    Ce vendredi 19 janvier 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa