Étiquette : Discophilia

  • Ecouter l’interprétation des « Miroirs » de Maurice Ravel par Christian Sandrin en son CD « Correspondances »…

    C’est l’article « Nocturnes » que Jean-Charles Hoffelé a consacré, sur son site Discophilia, le 1er août dernier, au CD « Correspondances – Enescu – Ravel – Scott » du pianiste Christian Sandrin, le CD antartica AR043,

    qui a déclenché ma curiosité pour ce CD au point d’en passer commande à mon disquaire préféré…

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    Voici donc cet article :

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    NOCTURNES

    Un lautari mélancolique emplit les premières pages de l’Allegro molto, avant qu’Enesco ne déploie un orage dans la feuillée, puis un oiseau triste viendra chanter, seul dans le jour qui tombe où menace un autre orage.

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    Tout Enesco pourrait être résumé dans ces onze minutes, le ton sombre de sa Première Sonate rappelle qu’il travaillait alors à une partie de l’orchestration de son Œdipe. _ un chef d’œuvre majeur ! Suivra une danse ivre que Cristian Sandrin envole, avant qu’un des nombreux jeux de cloches n’ouvre la divagation d’un Finale où s’infusent les souvenirs sonores d’une enfance entre villages et vallons.

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    Cette cloche obstinée fait un préécho à celle qui résonne aux premières mesure d’Oiseaux tristes, dont Cristian Sandrin, dans un clavier immatériel, augmente les mystères. Belle idée de faire succéder ces Miroirs antérieurs de dix ans à l’opus d’Enesco, qui les a entendus à Paris et les révérait. Sous les doigts de ce jeune pianiste roumain, les Noctuelles sont idéalement spectrales, La Barque sur l’océan sur le fil d’écume, et pour l’Alborada il se souvient du geste impeccable et du tempo fixe choisi par Dinu Lipatti : son phrasé, sans chercher à le cacher, s’inspire de ce disque justement légendaire. Jeux de timbres à nouveau pour introduire au mirage de La Vallée des cloches.

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    Secret de ce beau pianiste, en plus d’un touché magique, le nuancier raffiné d’une palette de peintre qu’il déploie pour les irisations des Five Poems de Cyril Scott. Quelle belle idée d’adjoindre à Enesco et à Ravel un peu du continent pianistique Scott, si oublié aujourd’hui et qui prolonge les univers de Debussy et de Ravel avec un art inventif, un sens visuel des notes.

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    Magique premier album d’un jeune homme à suivre.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Georges Enesco (1881-1955)

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    Sonate pour piano No. 1 en
    fa dièse mineur, Op. 24

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    Maurice Ravel (1875-1937)

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    Miroirs, M. 43

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    Cyril Scott (1879-1970)

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    Poems

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    Cristian Sandrin, piano

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    Un album du label Antartica Records AR043
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    Photo à la une : le pianiste Cristian Sandrin – Photo : © Yvonne Hartmann

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    Ce mercredi 4 octobre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Splendide reconnaissance de l’époustouflante interprétation par l’immense Francesco Piemontesi des « Etudes d’exécution transcendante » et de la « Sonate en si mineur » de Franz Liszt…

    À mon réveil ce matin du mardi 26 septembre, en mon parcours matutinal « hégelien » de la presse de ce jour sur le net,

     j’ai l’excellente surprise de rencontrer sous la plume toujours très fine de Jean-Charles Hoffelé sur son très pertinent site Discophilia, un magnifique article intitulé « Splendeur » consacré au transcendant double CD Pentatone PTC 5187 052 de Francesco  Piemontesi « Liszt Transcendantal Etudes & Piano Sonata« 

    pour lequel il y a tout juste une semaine, le mardi 19 septembre dernier, j’ai déclaré mon dithyrambique enthousiasme : « « …

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    Déjà, à la réception de cet article mien que je m’étais empressé de lui adresser, mon disquaire préféré, à la plus que parfaite oreille, avait entièrement acquiescé à ma jubilatoire appréciation ; ce qui m’avait bien fait plaisir… 

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    Pour redoubler encore le plaisir, voici donc cet article « Splendeur » de Jean-Charles Hoffelé ce mardi 26 septembre,

    que suivra la réédition du lien à mon article d’il y a une semaine...

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    SPLENDEUR

    Des Études ? Lorsque l’on entend l’orchestre que fait jaillir Francesco Piemontesi du bref Preludio on oublie le piano _ oui, et même très surpris, on se demande si c’est bien le bon CD qu’on vient de glisser en sa platine !… _, c’est un horizon qui s’ouvre, mais le clavier reprend ses droits, mobile au-delà du possible pour un Molto vivace qui fuse et oublie de marquer la mesure comme le firent tant de virtuoses, Jorge Bolet en tête.

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    Non les Transcendantes de Piemontesi ne sont en rien des Études, le sonnet au bord du silence de Paysage, la ballade de Mazeppa, les hallucinations de Feux follets et de Visions, les confidences de Ricordanza, où il faut dire et interroger dans la matière même de la sonorité, ce que seul un poète peut faire jouant les trilles en caresse _ voilà _, la scène d’opéra diabolique de Wilde Jagd, où Méphisto semble mener le bal, tout cela cédera pourtant devant la poésie irréelle, déjà hors du monde _ oui ! _  d’Harmonies du soir, de Chasse-neige surtout, au-delà du dicible, étoile tremblante dans un ciel de brouillard.

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    Je sors de là transporté _ transcendé même. Liszt virtuose, peut-être, mais Liszt poète d’abord _ oui.

    Après, il vous faudra abandonner vos habitudes _ voilà, mais c’est déjà, et immédiatement fait dès l’écoute en entier de ce second des 2 CDs, par lequel j’avais choisi de commencer mon écoute de ce double album, après avoir vérifié qu’il s’agissait bien vraiment là du bon CD Liszt : car, saisi,  je m’étais tout de suite demandé, au bout des 4 à 5 premières secondes, si c’était bien le bon CD que je venais de glisser en ma platine !.. N’était-ce pas là plutôt quelque CD de jazz, placé là par erreur par Pentatone ?!! Mes oreilles n’en revenaient pas… _ devant l’une des versions de la Sonate en si les plus saisissantes _ oui !!! _ qu’il m’ait été donnée d’entendre, une autre « Fantastique », démesurée, foudroyante _ oui _, plus sombre qu’à l’habitude, amère aussi _ la personnalité de Liszt est éminemment complexe... _, une désillusion la conduit vers son abîme final. Il lui aurait fallu ensuite les cercles infernaux de la Dante vers lesquels elle semble aspirée. Hélas, elle manque ! _ pour le moment du moins…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Franz Liszt(1811-1886)

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    12 Études d’exécution
    transcendante, S. 139

    Sonate pour piano en
    si mineur, S. 178

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    Francesco Piemontesi, piano

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    Un album de 2 CD du label Pentatone PTC5187052
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    Photo à la une : le pianiste Francesco Piemontesi – Photo : © Camille Blake

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    Et maintenant le lien à mon article «  » du mardi 19 septembre dernier…

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    Avec aussi le rappel de mes 6 précédents articles sur le génie _ mais oui ! _ d’interprétation de Francesco Piemontesi témoignant de ma constante superlative admiration pour son piano, dans Mozart, Schubert, comme Liszt _ et aussi Debussy _ :

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    _ le 26 décembre 2018 : «  » ;

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    _ Le 6 juin 2019 : «  » ;

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    _ le 27 juin 2019 : «  » ;

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    _ le 25 septembre 2019 : «  » ;

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    _ le 29 octobre 2019 : «  » ;

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    _ et le 24 octobre 2020 : «  » ;

     

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    Bravissimo, Francesco,

    pour un tel degré, splendidissime, de justesse de perception et rendu de la poésie dans la musique !

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    Ce mardi 26 septembre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Après Rameau, ou le regret anticipé d’un glorieux été et automne qui vont finir : à propos du si beau « Jouissons de nos beaux ans ! » de Cyrille Dubois et György Vashegyi (suite)…

    En forme de suite et confirmation de mon article d’avant-hier 20 septembre «  « ,

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    voici, ce vendredi 22 septembre, sur son site Discophilia, un article de Jean-Charles Hoffelé intitulé « Après Rameau« , consacré lui aussi au passionnant CD « Jouissons de nos beaux ans ! » tout récemment paru :

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    APRÈS RAMEAU

    La tragédie lyrique tardive naissait, avec ses fastes et ses fantaisies, survivance que Gluck allait roidir, dépouillant le merveilleux au profit du tragique. Ce Jouissons de nos beaux ans !, qui pioche dans le connu et plus encore _ en effet _ dans l’inconnu, n’est pas seulement un carpe diem souvent démenti par le ton sombre de bien des pages (et jusqu’au trouble sommeil sous pavot de l’émouvante « cantate » de François Lupien Genet intitulée Le Triomphe de l’Harmonie), il est aussi une forme de regret anticipé _ voilà… _ illustré par l’automne d’un art glorieux dont les derniers feux brillent ici _ oui… Hélas !

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    J’attendais fatalement le haute-contre vertigineux _ oui _ de Cyrille Dubois dans les débauches du Bacchus de Dauvergne (Les Amours de Tempé), dans les adresses enivrées de Momus (Platée) ou dans les pyrotechnies de l’Antiochus ramiste (Les Fêtes de Polymnie), mais c’est dans la douloureuse colère d’Agénor, si noblement déclamée où semble s’annoncer Gluck (Bury, Les Caractères de la Folie), l’espressivo entre rage et résignation de Deucalion (admirable Deucalion et Pyrrha de Berton), l’élégance avec vocalise du sensuel Daphnis (Dauvergne à nouveau) que le chant solaire _ oui ! _ du haute-contre fait merveille _ et c’est même trop peu dire…

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    Le programme, si prodigue en raretés, doit autant à Cyrille Dubois qu’à l’insatiable curiosité de Gÿorgy Vashegyi qui ponctue la fête avec une spectaculaire ouverture de Zaïs. _ mais aussi à Benoît Dratwicki. On annonce la conclusion  _ vraiment ?!? _de la si productive collaboration de la belle bande hongroise avec le Centre de Musique baroque de Versailles. Refermant l’album je me demande bien quel arrêt _ funeste et imbécile… _ a pu défaire des liens que j’espérais insolubles !

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    LE DISQUE DU JOUR

    Jouissons de nos beaux ans

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    François Rebel (1701-1775) / François Francœur (1698-1787)

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    Air, puis Prélude pour Arthémis,
    extrait de « Tarsis et Zélie »

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    Antoine Dauvergne (1713-1797))

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    2 Airs de Bacchus, puis 1 Air de Daphnis, extraits des « Amours de Tempé »

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    Jean-Philippe Rameau (1683-1764)

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    Sarabande pour Hébé, extrait de « Castor et Pollux »
    Air de Calisis, puis Descente de Polymnie, extraits des « Boréades »
    Premier et second Tambourins, extrait de « Daphnis et Églé »
    Ouverture, extrait de « Zaïs »
    Air d’Antiochus, extrait des « Fêtes de Polymnie »
    Air de Myrtil, extrait de « La Guirlande »
    Air pantomime, puis Air de Thespis avec Chœur, extraits de « Platée »

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    Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville (1711-1772)

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    Chœur de nymphes, extrait des « Fêtes de Paphos »
    Air de Titon, extrait de « Titon et l’Aurore »

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    François Lupien Grenet (1700?-1753)

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    Air de Hylas avec Chœur, extrait du « Triomphe de l’Harmonie »

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    Pancrace Royer (1703-1755)

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    Air pour les Turcs en rondeau, extrait de « Zaïde »
    Air pour les Jeux et les Plaisirs, extrait du « Pouvoir de l’Amour »

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    Louis-Joseph Francœur (1738-1804)

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    Air de Céphale, extrait de « L’Aurore et Céphale »

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    Pierre-Montan Berton (1727-1780)

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    Air de Deucalion, extrait de « Deucalion et Pyrrha »

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    Bernard de Bury (1720-1785)

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    Air d’Agénor, extrait des « Caractères de la Folie »

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    Jean-Baptiste Philibert Cardonne (1730-1792)

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    Air d’Ovide, extrait de « Ovide et Julie »

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    Pierre Iso (1715-1794)

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    Chœur, extrait de « Phaétuse »

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    Cyrille Dubois, ténor
    Purcell Choir
    Orfeo Orchestra
    György Vashegyi, direction

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    Un album du label Aparté AP319
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    Photo à la une : le ténor Cyrille Dubois –
    Photo : © Olivier Lalane/lephiltre

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    Un survol un peu rapide pour une si belle et brillante réalisation…

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    Ce vendredi 22 septembre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Encore et toujours l’étendue et la portée du tropisme ferrarais : une nouvelle pépite discographique du magnifique Francesco Corti, sur un clavecin de Philippe Humeau, son CD « Frescobaldi and the South », le CD Arcana A 547…

    Et toujours dans le rayonnement intense de l’insistant tropisme ferrarais,  voici une nouvelle pépite du prodige Francesco Corti au clavecin : le CD Arcana A 547 « Frescobaldi and the South« …

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    Alors que je possède depuis sa parution ce CD enchanteur (!),  j’ai pourtant attendu jusqu’ici de le chroniquer sur mon blog…

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    Mais voici que le toujours sagace Jean-Charles Hoffelé vient, lui, de le faire sur son très riche et très souvent pertinent site Discophilia, sous le tout simple intitulé « Méditerranée«  _ alors que la cité natale de Frescobaldi, la Ferrare des Este, sur un des bras secondaires du Pô, et dans la proximité brumeuse de son large delta, se trouve proche, elle, de l’Adriatique…

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    Voici donc ce très intéressant article « Méditerranée » :

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    MÉDITERRANÉE

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    La belle idée, faire pencher le romain Frescobaldi _ de naissance ferraraise, le 13 septembre 1583, et formé à Ferrare par le ferrarais Luzzasco Luzzaschi (Ferrare, ca. 1545 – Ferrare, 10 septembre 1607)… Et ce n’est qu’en sa 20e année, en 1603, que Girolamo Frescobaldi quitte Ferrare et vient s’installer à Rome… _ vers la pointe de la botte ! Evidemment Francesco Corti ne va pas prendre pour l’armature de son récital, dans le plus roide, le plus savant _ et austère _ des pages coulées de la plume de Frescobaldi. Capriccio, Gagliarda, Balletto _ imaginatifs… _ dament le pion aux quelques Toccatas choisies, brillantes, et enlevées comme tel par le geste leste du claveciniste aidé par les couleurs vermeilles d’un spectaculaire clavecin italien _ oui _ signé Philippe Humeau. _ bravissimo à lui aussi !

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    L’exubérance est bien le propos des auteurs napolitains _ dont le génialissime et éminemment singulier Carlo Gesualdo (Venosa, 8 mars 1566 – Gesualdo, 8 septembre 1513), qui a séjourné à Ferrare de 1594 à 1596 : en 1594, Gesualdo avait épousé en secondes noces Éléonore d’Este, sœur de Cesare d’Este, l’héritier présomptif du duc Alphonse II d’Este (Ferrare, 22 novembre 1533 – Ferrare, 27 octobre 1597) ; et de Carlo Gesualdo Luzzasco Luzzaschi a assurément profité ces années-là de la proximité musicale… _ , écoutez seulement la Toccata prima de Bernardo Storace ou l’explicite Consonanze stravaganti de Giovanni de Macque : partout, la danse s’invite _ oui ! _, et le brio réhausse jusqu’à la nostalgie (la Toccata nona de Frescobaldi). L’instrument, lui aussi, commande ce flot de lumière _ oui _ qui rendra la Battaglia si réaliste jusque dans l’effondrement de l’armure.

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    Passionnant _ comme à chaque fois ! _, Francesco Corti a ouvert grand la porte d’un autre monde du clavecin ultramontain, ce voyage mériterait _ assurément _ d’autres étapes.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Frescobaldi and the South.
    Intendomi chi può che m’intend’io

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    Girolamo Frescobaldi
    (1583-1643)

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    Toccata prima, F 2.01
    Toccata decima, F 2.10
    Partite sopra Ruggiero, F 2.15
    Capriccio sopra La Battaglia, F 2.31
    Balletto e ciaccona, F 2.32
    Gagliarda seconda, F 3.28
    Toccata nona « Non senza fatiga si giunge al fine », F 3.09
    Capriccio nono, di durezze, F 4.09
    Toccata settima, F 3.07
    Recercar con obligo di cantare la quinta parte senza tocarla, F 12.44*
    Gagliarda quinta, F 3.31
    Cento partite sopra passacagli, F 2.29

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    Giovanni de Macque (ca. 1550-1614)

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    Capriccio sopra re fa mi sol
    Consonanze stravaganti
    Prima Gagliarda (2 versions)

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    Rocco Rodio (ca. 1530-ca. 1620)

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    Terza ricercata

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    Scipione Stella (1558-1622)

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    Partita sopra la Romanesca

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    Francesco Lambardo (1587-1642)

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    Toccata
    Gagliarda

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    Michelangelo Rossi (ca. 1601-1656)

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    Toccata prima
    Corrente terza

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    Bernardo Storace (XVIIe siècle)

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    Ciaccona

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    Giovanni Salvatore (début XVIIe siècle-ca. 1688)

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    Canzon francese Seconda, del nono tuono naturale

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    Luigi Rossi (ca. 1597-1653)

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    Passacaille del seigr. Louigi

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    Francesco Corti, clavecin
    Andrés Locatelli, flûte à bec

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    Un album du label Arcana A547
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    Photo à la une : le claveciniste Francesco Corti – Photo : © DR

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    Un CD essentiel

    afin de continuer à pénétrer l’idiosyncrasie frescobaldienne en la richesse de ses contextes italiens…

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    Ce dimanche 17 septembre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa