Étiquette : Domenico Scarlatti

  • Fabuleux concert hier après-midi 3 septembre de Benjamin Alard aux Récollets à Ciboure – Saint-Jean-de-Luz, autour du Concerto pour clavecin et orchestre de Manuel de Falla, et découverte d’un extraordinaire compositeur né en 1968 : José Maria Sanchez-Verdú, avec 3 œuvres commandées par le Festival international de musique et de danse de Grenade, pour un hommage à Falla, et créées le 18 juin 2024 à Grenade par Benjamin Alard lui -même au clavecin…

    Fabuleux concert hier après-midi jeudi 3 septembre 2026, aux Récollets, à Ciboure – Saint-Jean-de-Luz, par Benjamin Alard, clavecin et direction artistique, Gabriel Pidoux, hautbois, et 4 solistes de l’Academie Ravel : Shuyu Yang, flûte, Steven Taeyu Han, clarinette, Hadewych de Vos, violon, et Aurélien Fietta, violoncelle, autour du « Concerto de clavecin « d’Emmanuel de Falla, précédé du « Tantum ergo «  de Tomaso Luis de Victoria – José Maria Sanchez-Verdu – né à Algesiras le 7 juillet 1968 – , de « Las Ínsulas extrañas «  de José Maria Sanchez-Verdú, des Sonates K. 159, 461, 208 et 118 de Domenico Scarlatti, du « Fandango » d’Antonio Soler, des « 12 Variations sur les Folies d’Espagne « de Carl Philipp Emanuel Bach, du « De los Alamos vengo, madre «  de Juan Vasquez – José Maria Sanchez-Verdú…
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    Les 3 œuvres de José Maria Sanchez-Verdú lui ont été spécialement commandées par le Festival international de musique et de danse de Grenade, et pour commémorer les 150 ans de la naissance de Manuel de Falla (Cadix, 23 novembre 1876 – Alta Gracia en Argentine, 14 novembre 1946), en complément du « Concert pour clavecin » de celui-ci, pour le concert donné à Grenade le 17 juin 2024, car c’est en effet à Grenade qu’à vécu plusieurs années Manuel de Falla, et que se trouvent les importantes archives Manuel de Falla.

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    Or le créateur, au clavecin, de ces œuvres de Jose-Maria Sanchez-Verdú, ce soir-là à Grenade, n’est autre que le magnifique Benjamin Alard, entouré alors pour cette création, de Miguel Colom, violon, Fernando Arias, violoncelle, Alonso Octavio, flûte, Angel Luis Sanchez, hautbois et Vicente Alberola, clarinette…

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    Mais la perspective entre le concert de 2024 à Grenade, et le concert de ce 3 septembre 2026 aux Récollets, est totalement inversée : le concert de Grenade honorait Manuel de Falla, alors que le concert d’hier aux Récollets, très justement intitulé «  Manuel de Falla : inspirations et filiations », s’inscrit dans une saison 2026 du Festival et de l’Académie Ravel baptisée « L’Heure espagnole « et honorant l’Espagne…

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    Et ce renversement a été à la fois sidérant pour le public des Récollets recevant ce concert, et plus encore passionnant, car il déplaçait complètement nos oreilles : les œuvres interprétées ne correspondent, en effet, pas du tout à ce que nous pouvions en attendre – et de fait beaucoup, bouleversés, non seulement ne les ont pas reconnues !!! , mais se demandaient même si le programme annoncé n’avait pas été remplacé par un tout autre !!! – ; avant, explications données par Benjamin Alard en a parte après le concert, d’admirer profondément le résultat obtenu :

    notre réception du « Concert pour Clavecin « de Manuel de Falla, s’éclairait, en effet, d’une toute autre lumière, comme si il était le résultat des œuvres l’ayant précédé dans ce concert des Récollets, et tout spécialement les 3 œuvres de José Maria Sanchez-Verdú composées en 2024, et pour le même effectif de musiciens que pour le « Concerto pour  clavecin « de Manuel de Falla : l’une absolument originale, « Las Ínsulas extrañas », et les deux autres, le « Tantum ergo «  et le « De los álamos vengo, madre « inspirées par deux œuvres de Tomás Luis de Victoria (1538 – 1611) et Juan Vásquez (ca. 1500 – ca. 1560), et se déprenant aussi considérablement d’elles…

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    Mais pareil jeu enchanteur de déprise jouait aussi à propos des autres œuvres interprétées hier soir : ainsi en est-il allé pour nos oreilles surprises de la Sonate K. 159 de Domenico Scarlatti , que cette fois seul au clavecin Benjamin Alard a fait suivre à « Las Ínsulas extrañas «  interprétées par lui avec le quintette de ses collègues instrumentistes, me semblait être davantage du  Giacinto Scelsi que du Domenico Scarlatti, de même que « Las Ínsulas extrañas » me semblaient être issues de la plume d’un Steve Reich…

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    Bref l’œuvre de Manuel de Falla, son « Concerto pour clavecin« ,  que nous recevions en cette très sobre et très belle chapelle des Récollets, devenait à la fois extraordinaire, surprenante, et magique, magnifique !!!

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    Oui, l’intitulé choisi pour le programme de ce concert des Récollets, « Inspirations et filiations », était mieux que superbement, superlativement !, rempli et honoré.

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    Et Benjamin Alard, créateur à Grenade le  18 juin 2024, des 3 œuvres redonnées hier à Ciboure de José Maria Sanchez-Verdú, est un interprète mieux que superlatif des œuvres pour claviers – clavecin, orgue, clavicorde, etc. – qu’ils nous fait découvrir ou plutôt redécouvrir comme si nous les entendions et admirions pour la première fois…

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    Benjamin Alard est plus que probablement, avec un Pierre Hantai et un Francesco Corti, le meilleur claveciniste aujourd’hui au monde…

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    Immense merci à lui !

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    A Saint-Jean-de-Luz, ce vendredi 4 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A propos de l’épatante Angela Hewitt au piano : un Bach solidement vivant et jouant naturellement, aux antipodes de l’imposture du sinistre Glenn Gould…

    L’article « Pré-Carré »  que le bon Jean-Charles Hoffelé consacre ce jour sur son site Discophilia au coffret Hyperion  CDS 44621/47 de 27 CDs « Angela Hewitt – The Bach Recordings » – cliquer sur le lien pour accéder à sa lecture – me donne une excellente occasion de redire tout le charmant et pur plaisir que cette jubilatoire pianiste canadienne me donne :

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    Ainsi en mes articles successifs en date des

    3 août 2018 « Dans les Goldberg, et au piano, une très tonique et plus que plaisante Angela Hewitt » ,

    15 décembre 2019 « Epatante Angela Hewitt, cette fois dans les 6 Partitas de Bach (BWV 825 à 830) » – j’y qualifiais la pianiste Angela Hewitt de « une amie de la meilleure compagnie musicale qui soit« … – ;

    10 janvier 2020 « Comparer les interprétations des Variations Goldberg au piano : Angela Hewitt… » – avec cette éloquente conclusion de la comparaison de ces diverses interprétations des « Goldberg » au piano : « Ma préférence va à l’interprétation d’Angela Hewitt« … – ;

    et 26 juin 2025 « L’excellence toujours renouvelée d’Angela Hewitt : la merveille idoinement mozartienne – intime, légère, élégante, naturelle – de son troisième volet discographique des Sonates de Mozart, sur son piano Fazioli…« …

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    D’Angela Hewitt (Ottawa, 26 juillet 1956), et à propos de ses CDs Bach,

    Jean-Charles Hoffelé dit aujourd’hui tout simplement ceci,

    de très juste :

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    PRÉ-CARRÉ

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    Et si Angela Hewitt était plutôt XVIIIe ? Parcourant ses premiers volumes de Sonates de Beethoven – mais Jean-Charles Hoffelé ne dit rien ici de ses très beaux Mozart ; cf ici mon article du 26 juin 2025 : « L’excellence toujours renouvelée d’Angela Hewitt : la merveille idoinement mozartienne – intime, légère, élégante, naturelle – de son troisième volet discographique des Sonates de Mozart, sur son piano Fazioli…« … – , et soupirant, j’ai repris ses deux – magnifiques !!! – disques Scarlatti. Soudain des couleurs, des phrasés, un son qui est un peu plus que son joli son habituel. Il fallait que je redonne une chance à ses Bach, après tout elle seule au Canada aura osé enregistrer autant le Cantor que Glenn Gould – Toronto, 25 septembre 1932 – Toronto, 4 octobre 1982 ; sur lui, cf mon article réaliste en date du 17 janvier 2025 : « Joël Dehais, rhumatologue et musicien, dressant un superbe portrait hyper-réaliste des pathologies physiologiques et névrotiques de Glenn Gould à son Steinway, à l’Académie de Bordeaux…« … – , pas plus qu’une indication tant ils sont l’un pour l’autre l’anti-matière – et c’est peu dire, en effet ! La vie versus la névrose…

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    Justement, Hypérion regroupe les 27 CDs qu’elle lui aura consacrés entre 1994 – les Inventions, début prudent surveillé par le fondateur Ted Perry – et 2018, quand elle publie sa seconde proposition – merveilleuse ! – des Partitas, Simon Perry ayant pris le relais entre temps. Elle sera également revenue sur son Clavier bien tempéré, et sur les Golberg, manière de changer d’angle de vue plutôt que de perfectionner.

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    Quoi dire ? Le toucher tout simple – sans chichis – souligne assez la modestie – sans façons – de l’approche, la musicalité n’oublie pas les danses des Suites et des Partitas, débrouille sans esbrouffe – voilà ! – les audaces des deux versions du Clavier bien tempéré, la seconde étant l’épure que la première refusait, plus aventureuse et moins certaine y compris de doigts. Les Goldberg sont assez magnifiques, tenues deux fois d’un seul geste, en noir et blanc pour l’essai, avec beaucoup plus de couleurs et de variations d’éclairage dans la nouvelle approche, on sent que l’expérience – jubilatoire ! –  Scarlatti – les CDS Hyperion 67 613 et 68 184 : je les aime beaucoup, même si c’est au piano… – a porté ses – excellents – fruits. Les Partitas sonnent un peu plus sévères, factuelles les deux fois, mais comment ne pas admirer la clarté des polyphonies – voilà ! –  dans ce clavier jamais sec et jamais gras – mais jubilatoire.

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    Et la fantaisie ? Elle ne manque pas – en effet – , écoutez simplement le Capriccio in honorem Johann Christoph Bachii, le Concerto Italien, l’Aria variata à l’italienne, le grand geste osé de l’Ouverture à la française, décidément Bach libère chez elle une certaine imagination que justement les Scarlatti indiquaient – c’est tout à fait cela ; et pour ma part, j’idolâtre l’idéalement juvénile Domenico Scarlatti… Merveille, utile de surcroit, le disque de transcriptions, avec beaucoup de raretés, mais surtout tous les Kempff, où elle n’a pas à rougir face aux gravures du pianiste de Positano.

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    Tout fut enregistré en studio, et plutôt bien, mais à chaque fois en miroir des « Bach Tours » qu’elle donnait des deux côtés de l’Atlantique, certainement ce qui rend cette somme si vivante – voilà, voilà ! – , sinon les Concertos uniment décevants, seul bémol de ce qui est, face à celle d’Ivo Janssen, son exact opposé, la plus cohérente des entreprises pour qui voudra son Bach d’abord au piano.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Angela Hewitt, piano
    The Bach Recordings

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    Johann Sebastian Bach (1685-1750)

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    CD 1. ℗ 1994
    Fantaisie en ut mineur, BWV 906
    15 Invention à deux voix, BWV 772-786
    15 Inventions à trois voix (Sinfonias), BWV 787-801
    Fantaisie chromatique et Fugue en ré mineur, BWV 903

    CDs 2-3. ℗ 1995
    Sonate pour clavier en ré mineur, BWV 964
    Suite française No. 1 en ré mineur, BWV 812
    Suite française No. 2 en ut mineur, BWV 813
    Suite française No. 3 en si mineur, BWV 814
    6 Kleine Präludien du « Klavierbüchlein für Wilhelm Friedemann Bach »
    Prélude en ut majeur, BWV 924
    Prélude en sol mineur, BWV 930
    Prélude en ré majeur, BWV 925
    Prélude en ré mineur, BWV 926
    Prélude en fa majeur, BWV 927
    Prélude en fa majeur, BWV 928

    6 Kleine Präludien
    Prélude en ut majeur, BWV 933
    Prélude en ut mineur, BWV 934
    Prélude en ré mineur, BWV 935
    Prélude en ré majeur, BWV 936
    Prélude en mi majeur, BWV 937
    Prélude en mi mineur, BWV 938

    5 Kleine Präludien (Kellner Sammlung)
    Prélude en ut majeur, BWV 939
    Prélude en ré mineur, BWV 940
    Prélude en mi mineur, BWV 941
    Prélude en la mineur, BWV 942
    Prélude en ut majeur, BWV 943

    Prélude en ut mineur, BWV 999
    Suite française No. 4 en mi bémol majeur, BWV 815
    Suite française No. 5 en sol majeur, BWV 816
    Suite française No. 6 en mi majeur, BWV 817
    Prélude et Fugue en la mineur, BWV 894

    CDs 4-5. ℗ 1997
    Les 6 Partitas (Intégrale)
    No. 1 en si bémol majeur, BWV 825
    No. 2 en ut mineur, BWV 826
    No. 4 en ré majeur, BWV 828
    No. 3 en la mineur, BWV 827
    No. 5 en sol majeur, BWV 829
    No. 6 en mi mineur, BWV 830

    CDs 6-7. ℗ 1998
    Le Clavier bien tempéré Livre I, BWV 846-869

    CDs 8-9. ℗ 1999
    Le Clavier bien tempéré Livre II, BWV 870-893

    CD 10. ℗ 2000
    Aria mit verschiedenen Veränderungen (Variations Goldberg), BWV 988

    CD 11. ℗ 2001
    Concerto nach Italienischen Gusto, BWV 971
    Capriccio en si bémol majeur sur le départ de son frère bien-aimé, BWV 992
    Capriccio in honorem Johann Christoph Bachii Ohrdrufiensis en mi majeur, BWV 993
    Duetto en mi mineur, BWV 802
    Duetto en fa majeur, BWV 803
    Duetto en sol majeur, BWV 804
    Duetto en la mineur, BWV 805
    Ouvertüre nach Französischer Art, BWV 831

    CD 12. Bach Arrangements. ℗ 2001
    Sinfonia (No. 1, extrait de la Cantate « Wir danken dir, Gott, wir danken dir, BWV 29 » ; version Kempff)
    Siciliano (No. 2, extrait de la Sonate pour flûte et clavecin en mi bémol majeur, BWV 1031 ; version Kempff)
    Nun komm, der Heiden Heiland, BWV 659 (version Kempff)
    Wachet auf, ruft uns die Stimme, BWV 645 (version Kempff)
    Ich ruf’ zu dir, Herr Jesu Christ, BWV 639 (version Kempff)
    Sheep may safely graze (No. 10, extrait de la Cantate « Was mir behagt, ist nur die muntre Jagd!, BWV 208 » ; version Mary Howe)
    Jesu, joy of man’s desiring (No. 10, extrait de la Cantate « Herz und Mund und Tat und Leben, BWV 147 » ; version Myra Hess)
    Wenn wir in höchsten Nöten sein, BWV 641 (version Angela Hewitt)
    Das alte Jahr vergangen ist, BWV 614 (version Angela Hewitt)
    In dulci jubilo, BWV 729 (version Lord Berners)
    Herzlich tut mich verlangen, BWV 727 (version Sir William Walton)
    Meine Seele erhebt den Herrn, BWV 648 (version John Ireland)
    O Mensch, bewein’ dein’ Sünde gross, BWV 622 (version Herbert Howells)
    Sanctify us by thy goodness (No. 5, extrait de la Cantate « Jesus nahm zu sich die Zwölfe, BWV 22 » ; version Harriet Cohen)
    Die Seele ruht in Jesu Händen (No. 3, extrait de la Cantate « Herr Jesu Christ, wahr’ Mensch und Gott, BWV 127 » ; version Harold Bauer)
    Passacaglia en ut mineur, BWV 582 (version Eugen d’Albert)
    Alle Menschen müssen sterben, BWV 643 (version Angela Hewitt)

    CD 13. ℗ 2002
    Toccata en ut mineur, BWV 911
    Toccata en sol majeur, BWV 916
    Toccata en fa dièse mineur, BWV 910
    Toccata en mi mineur, BWV 914
    Toccata en ré mineur, BWV 913
    Toccata en sol mineur, BWV 915
    Toccata en ré majeur, BWV 912

    CDs 14-15. ℗ 2003
    Les 6 Suites anglaises (Intégrale)
    No. 1 en la majeur, BWV 806
    No. 2 en la mineur, BWV 807
    No. 3 en sol mineur, BWV 808
    No. 4 en fa majeur, BWV 809
    No. 5 en mi mineur, BWV 810
    No. 6 en ré mineur, BWV 811

    CD 16. Fantasia, Aria & Other Works. ℗ 2004
    Fantaisie et Fugue en la mineur, BWV 904
    Aria variata alla Maniera Italiana, BWV 989
    Sonate en ré majeur, BWV 963
    Partie en la majeur, BWV 832
    Suite en fa mineur, BWV 823
    Adagio en sol majeur, BWV 968
    Fugue en ut majeur, BWV 953
    Jesus, meine Zuversicht, BWV 728
    Wer nur den lieben Gott lässt walten, BWV 691
    Fantaisie et Fugue en la mineur, BWV 944

    CDs 17-18. Concertos avec clavier. ℗ 2005
    Concerto pour clavier No. 1 en ré mineur, BWV 1052
    Concerto pour clavier No. 7 en sol mineur, BWV 1058
    Concerto brandebourgeois No. 5 en ré majeur, BWV 1050
    Concerto pour flûte, violon et clavier en la mineur, BWV 1044
    Concerto pour clavier No. 4 en la majeur, BWV 1055
    Concerto pour clavier No. 3 en ré majeur, BWV 1054
    Concerto pour clavier No. 2 en mi majeur, BWV 1053
    Concerto pour clavier No. 5 en fa mineur, BWV 1056
    Concerto pour clavier No. 6 en fa majeur, BWV 1057

    Alison Mitchell, flûte (I) – Emma Sholl, flûte (II · BWV 1057) – Australian Chamber Orchestra – Richard Tognetti, violon solo, direction

    CDs 19-20. ℗ 2009
    Le Clavier bien tempéré Livre I, BWV 846-869

    CDs 21-22. ℗ 2009
    Le Clavier bien tempéré Livre II, BWV 870-893

    CDs 23-24. ℗ 2014
    L’Art de la fugue, BWV 1080
    Vor deinen Thron tret ich hiermit, BWV 668a

    CD 25. ℗ 2016
    Aria mit verschiedenen Veränderungen (Variations Goldberg), BWV 988

    CDs 26-27. ℗ 2019
    Les 6 Partitas (Intégrale)
    No. 1 en si bémol majeur, BWV 825
    No. 2 en ut mineur, BWV 826
    No. 4 en ré majeur, BWV 828
    No. 3 en la mineur, BWV 827
    No. 5 en sol majeur, BWV 829
    No. 6 en mi mineur, BWV 830

    Un coffret de 27 CD du label Hypérion CDS44621/47

    Photo à la une : la pianiste Angela Hewitt, au milieu des années 1980, quand elle grave son premier LP Bach publié en 1986 par Deutsche Grammophon, non inclus dans cette boîte – Photo : © DR

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    Une idéale jeunesse de Bach sous les doigts si vivants et si simplement joueurs d’Angela Hewitt, à l’épatant piano !

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    Ce samedi 27 juin 2026, Titus Curiosus, Francis Lippa

  • Un bien intéressant coffret « Maria Tipo – The complete Erato & Fonit Cetra Recordings », avec un beau récital de 18 Sonates de Domenico Scarlatti et 11 CDs consacrés au bien trop méconnu Muzio Clementi…

    Domenico Scarlatti (Naples, 26 octobre 1685 – Madrid, 23 juillet 1757) est un des compositeurs que, pour sa formidable joie et son alacrité, je porte au pinacle de toute la musique – pas une once de gras ni de langueur chez lui…
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    Et Muzio Clementi (Rome, 23 janvier 1752 – Evesham, 10 mars 1832) est un compositeur à mes yeux trop largement sous-estimé : j’avais consacré naguère, en 2003, un article laudatif à un très beau CD pour le label Pan Classics, « Clementi – Late Works for Pianoforte » – Pan Classics 10 171 – , à lui consacré, par l’excellent pianiste italien Edoardo Torbianelli (Trieste, 1970), qui l’avait remarqué :
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    “Un très interessant, et plein de charme, “Late Works for Pianoforte” de Muzio Clementi (compositeur injustement décrié…) par Edoardo Torbianelli, très en verve : Vladimir Horowitz n’avait pas nécessairement mauvais goût ; en tout cas, un tel enregistrement nous oblige à mieux repenser l’histoire et l’esthétique du clavier, au tournant d’un certain classicisme: ce n’est déjà pas rien…”,
    avais-je en effet écrit pour ce qui était alors L’Agenda de Francis Lippa pour Alpha Productions – auxquelles je collaborais alors, en 2004, pour mon ami Jean-Paul Combet, créateur du magnifique label Alpha, et qui en était encore le patron… – ;
    et qu’Edoardo Torbianelli avait retenu, à côté d’un article de Marc Vignal, parmi les réceptions marquantes de ce CD Pan Classics PC 10171 « Clementi – Late Works for Pianoforte » : cf la page https://www.edoardotorbianelli.it/release/muzio-clementi-late-works-for-pianoforte/…
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    Ce qu’en un autre de mes articles, « Un très beau CD « Chopin – Late Piano Works » par Edoardo Torbianelli » en date du 13 mars 2018, j’avais repris, à l’occasion de la publication, cette fois, du CD Glossa GCD 922517 « Chopin – Late Piano Works » de ce décidément excellent Edoardo Torbianelli, pas assez reconnu à sa juste valeur en France…
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    Or voici qu’en hommage archi-mérité (!) à Maria Tipo (Naples, 23 décembre 1931 – Florence, 10 février 2025) décédée il y a tout juste un an, le label Erato vient de faire paraître un remarquable coffret de 24 CDs 5021732866080 « Maria Tipo – The complete Erato & Fonit Cetra Recordings » comportant surtout,  mon goût, et un très beau CD n°6 – pré-classique plutôt que baroque ! – consacré à 18 Sonates de Domenico Scarlatti – enregistré pour Erato à Paris les 26 et 27 novembre 1987 – , et un passionnant compendium de 11 CDS, n° 7 à n° 17, consacrés à Muzio Clementi, dont tout spécialement le superbe CD n° 17 – enregistré pour Erato à Paris du 11 au 13 mai 1992 – comportant les Sonates Op. 8 n°1, Op. 13 n°6, Op. 25 n° 5 et Op. 40 n°3 de Clementi…
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    Cf aussi ici le bel article et opportun de rappel mélomaniaque que sur son blog Jean-Pierre Rousseau, et sous le titre de « Le Piano oublié II« , a consacré le 2 février dernier à la magnifique Maria Tipo et à ce riche coffret Erato de 24 CDs qui vient de paraître ; avec aussi un renvoi à son autre article « Ave Maria« , en date, lui, du 10 février 2025…
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    Maria Tipo : une subtile et lumineuse musicienne, fille de la si bien chantante Napoli…
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    Ce lundi 2 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Du pays du matin calme aux rives de la Seine (ainsi qu’à Berlin), l’apollinien piano seul de Ravel, presque placide, de Seong-Jin Cho : une grâce musicale et artistique à partager, pour mieux vivre…

    C’est un bien séduisant apollinien piano seul de Ravel que vient, en cette prometteuse _ nous allons bien voir ce qu’elle nous réserve ! _ « Année 2025 – Ravel « , nous proposer, en un assez réussi double CD Deutsche Grammophon DG 486 6814 _ enregistré à Berlin au mois de septembre 2024 _ « Ravel – The Complete Solo Piano Works« , le jeune coréen _ né le 28 mai 1994 à Seoul, il a donc 30 ans _ Seong-Jin Cho _ voir son introductif rapide entretien « Seong-Jin Cho et les défis Ravel » avec Rémy Franck le 2 février dernier pour Crescendo magazine _,

    en une approche presque placide _ peut-être en partie héritée de son enfance au pays du matin calme… _, qui a le mérite certain de toucher à la lumière d’écriture hors de pair _ même si très française : au cœur le plus secrètement battant du plus intime et essentiel du doux génie français ; sensible, et en sa singularité aussi, tout spécialement en la quintessence que vient offrir, en l’œuvre pour piano seul de Ravel, le ravelissime génial « Tombeau de Couperin » : pour moi le mot le plus haut (de même que factuellement ultime : composé pièce après pièce, tombeau après tombeau, durant les années de la Grande Guerre, et Ravel y fut physiquement très courageux !) de cet œuvre pour piano seul de Ravel…  _ du compositeur cibourien, né le 7 mars 1875, il y a 150 ans..

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    Cf par exemple cette vidéo-ci (de 3′ 29) de Seong-Jin Cho interprétant le beau Prélude du sublimissime « Tombeau de Couperin« , ce chef d’œuvre absolu…

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    Une remarquable réalisation discographique ravélienne, donc, par ce jeune pianiste de 30 ans qu’est Seong-Jin Cho,

    en attendant, bien sûr, et aussi, bien d’autres CDs Ravel cette année 2025-ci, car quel interprète ne va pas, discographiquement déjà, s’y essayer, en la fenêtre de cette attrayante « année Ravel 2025 » _ je veux dire par là musicalement ; pour le reste, 2025 est passablement préoccupant, sinon alarmant !..

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    Mais le charme sidérant de la musique de Ravel a le pouvoir _ magique, tel un baume d’Orphée _ de venir nous apporter quelques minutes de réconfort de joie, sinon une absolue définitive consolation _ la musique adoucit peut-être les mœurs, mais elle ne peut pas, non plus, tout…

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    L’art faisant et donnant, œuvre après œuvre et moment après moment de la vie créative, elle-même souvent cabossée en ses péripéties, de ses créateurs, ce qu’il peut, à qui apprend, peu à peu lui aussi, réception après réception d’œuvre, et suivant les propres péripéties d’existence de chacun, à bien le recevoir : c’est une affaire d’attention ainsi que de culture _ comment celle-ci se porte-t-elle, en les institutions qui ont pour mission d’au moins l’entretenir, la soutenir, sinon, bien sûr, la créer ? Pas trop bien, ces derniers temps-ci, hélas, constatons-nous avec effroi…

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    Et c’est alors, les planètes s’alignant presque miraculeusement, une grâce effectivement partagée _ entre créateur(s) et récepteur(s), au singulier cependant chaque fois… _ ; et c’est déjà énorme ! : afin de _ chacun et tous _ sensiblement mieux vivre ! _ « Vivi felice ! » fut la devise du bon et indispensable, lui aussi, Domenico Scarlatti.

    …

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    Oui, Ravel aide très effectivement à mieux vivre heureux…

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    Ce mercredi 5 février 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa