Étiquette : dramatisme

  • Le drame d’Eros et Tanathos de « Tosca » de Puccini, saisi jusqu’au vertige par la direction toute de sensibilité – et charme aussi – de Daniel Harding, à Rome, avec un trio électrisant de chanteurs parfaits : Eleonora Buratto, Jonathan Titelmann et Ludovic Tézier… Une réalisation musicale et discographique ultra-prenante et stylée…

    C’est un double CD 486 6997 mémorable (!!) que nous offre Deutsche Grammophon avec la sensualissime dramatique « Tosca » de Puccini, dont le drame torride d’Eros et Tanathos est saisi jusqu’au vertige par la direction musicale toute de sensibilité-sensualité de Daniel Harding, à Rome, avec un trio électrisant de chanteurs parfaits : Eleonora Buratto, soprano, Jonathan Titelmann, ténor, et Ludovic Tézier, baryton. 

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    Deux beaux commentaires

    par Sylvain Fort, « Quatre étoiles« , pour le numéro de Diapason de ce mois de juin 2025 – aux pages 78-79 – ,

    et par Jean-Charles Hoffelé, « Retour à Rome« , sur son blog Discophilia, en date d’hier 30 mai 2025 :

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    RETOUR À ROME

    Une Tosca de plus ? Daniel Harding, prenant son magister romain – à l’Accademia Nazionale di Santa Cecilia – , n’aura pas résisté à la tentation légitime de s’immerger dans les beautés d’une partition dont l’orchestre est un des personnages, vrai portrait sonore de Rome – où se déroule l’intrigue de ce drame de 1802, entre Sant Andrea della Valle et le Château Saint-Ange… – , des splendeurs menaçantes du Te Deum – qui clôt l’acte premier – aux réponses des cloches ouvrant avec le chant du berger – ici une petite fille – l’acte ultime.

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    Il en fait entendre tous les raffinements – sensuels autant que dramatiques – , osant un temps qui n’est pas toujours celui du théâtre – le petit concert de cordes avant « E lucevan le stelle » fut-il jamais si détaillé ?-, profitant du confort relatif d’un concert à l’Auditorium Parco della Musica – où a été réalisé l’enregistrement, au mois d’octobre 2024.

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    Une Tosca suprêmement bien chantante – oui – (Eleonora Buratto), tigresse amoureuse jusqu’à l’assassinat d’un Scarpia stylé – oui – (Ludovic Tézier), où soudain la terreur se mêle dans son timbre ardent à la fureur, des comprimari modestes mais bien chantants, tous doivent pourtant laisser le primus au – sensualissime – Cavaliere de Jonathan Tetelman, Cavaradossi ténébreux de timbre (et on imagine de regard), lui aussi surveillant le style – oui, oui -, impressionnant – voilà ! – autant pour la comédie amoureuse de l’Acte I, finement détaillée, que pour le calvaire de l’Acte II et les illusions du troisième.

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    Mais qu’on écoute d’abord avec quel art Daniel Harding dit – à l’orchestre – « son » Puccini, prélude, espérons-le, à une Madama Butterfly, une Manon Lescaut, une Fanciulla del West, une Turandot …

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Giacomo Puccini (1858-1924)
    Tosca [, SC 69]

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    Eleonora Buratto, soprano (Floria Tosca)
    Jonathan Tetelman, ténor (Mario Cavaradossi)
    Ludovic Tézier, baryton
    (Le baron Scarpia)
    Giorgi Manoshvili, basse
    (Cesare Angelotti)
    Matteo Macchioni, ténor (Spoletta)
    Davide Giangregorio, basse (Un sacristain)
    Nicolò Ceriani, baryton (Sciarrone, un gendarme)
    Costantino Finucci, baryton (Un geôlier)
    Alice Fiorelli, soprano (Un berger)

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    Orchestra e Coro dell’Accademia Nazionale di Santa Cecilia
    Daniel Harding, direction

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    Un album de 2 CD du label Deutsche Grammophon 4866997
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    Photo à la une : le ténor Jonathan Tetelman, et en arrière-plan,
    le chef Daniel Harding – Photo : © DR

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    L’incarnation musicale du drame est telle, et avec un tel charme pénétrant, qu’on se croit même – en se passant d’images… – complètement au théâtre, et même au cinéma

    – mais Puccini est tellement cinématographique…

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    Ce samedi 31 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La délicieuse surprise d’un plus-que-parfait bonbon Locatelli par la formidable Isabelle Faust et un très incisif sans rugosité aucune Giardino Armonico de Giovanni Antonini…

    C’est une vraie surprise d’un plus-que-parfait bonbon Locatelli par la formidable Isabelle Faust et un très incisif, sans rugosité aucune, Giardino Armonico de Giovanni Antonini,que le CD « Pietro Antonio Locatelli il virtuose, il poeta – Violin Concertos – Concerti grossi« , que nous proposent ces inspirés interprètes, avec ce CD Harmonia Mundi HMM 902398 _ écoutez ici et vous serez conquis !_ ;

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    que vient de fort justement chroniquer, sur son site Discophilia, le 31 août dernier, Jean-Charles Hoffelé, sous l’intitulé « Le violon de l’ange » :

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    LE VIOLON DE L’ANGE

    Tartini ou Locatelli _ le démon contre l’ange… _, s’il faut préférer de garder l’un contre l’autre _ de ces virtuoses du violon baroque _, alors Locatelli. Mon choix est tranché depuis longtemps, Locatelli, aussi virtuose soit-il, est d’abord un poète _ oui _, et comme les poètes son art ne veut pas épater, mais surprendre et toucher _ comme le suggère si bien François Couperin…

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    Isabelle Faust le sait bien qui fait entendre dans le délirant jeu à la chanterelle qui parcourt tout l’Allegro et le Finale du Concerto en la majeur ce rossignol têtu, un peu ivre. Et comme elle portera le grand chant du Largo où passe le souvenir de Vivaldi : un vrai aria d’opéra _ oui.

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    L’album est magnifique _ vraiment, en effet… _ d’autant qu’il a le goût de trop peu. Deux Concertos seulement choisis dans le beau bosquet de L’Arte del violino, détaillés et envolés par un archet capricieux et tendre _ oui, d’une tendresse merveilleusement juste _, alternés avec deux Concertos grossos, dont l’un des opus les plus saisissants coulés de la plume de Locatelli, cette Pianto d’Arianna, scène dramatique _ quasiment opératique _ en six sections qui fait entrer tout un théâtre dans le petit orchestre et où Arianna est un violon.

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    Album touché par la grâce _ oui !!! Comme c’est assez rare ainsi… _, magnifié par cette poésie diseuse _ oui _ que partagent _ mais oui ! _ Isabelle Faust, Giovanni Antonini et son Giardino magique ; vite !, une suite.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Il virtuoso, il poeta

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    Pietro Antonio Locatelli(1695-1764)

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    Concerto grosso en ut mineur, Op. 1 No. 11
    Concerto pour violon et orchestre en la majeur,
    Op. 3 No. 11

    Concerto grosso en mi bémol majeur, Op. 7 No. 6 « Il pianto d’Arianna »
    Concerto pour violon et orchestre en ut mineur, Op. 3 No. 2
    Concerto grosso en fa mineur, Op. 1 No. 8 (extrait : VI. Pastorale)

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    Isabelle Faust, violon
    Il Giardono Armonico
    Giovanni Antonini, direction

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    Un album du label harmonia mundi HMM 902398
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    Photo à la une : la violoniste Isabelle Faust et le chef d’orchestre Giovanni Antonini – Photo : © D 

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    Mais mieux encore que ces chronicages,

    c’est l’interprétation parfaitement emballante du génie musical de Pietro Antonio Locatelli qu’offre ce CD qui emportera votre conviction…

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    Bravissimo !

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    Ce dimanche 10 septembre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter « Les Nuits d’été » de Berlioz : le grand charme de la version Véronique Gens-Louis Langrée-Orchestre de l’Opéra National de Lyon

    L’écoute de la toute récente version des Nuits d’été par Stéphane Degout

    et Les Siècles,

    dirigés par François-Xavier Roth

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    m’a subjugué !

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    et a complètement bouleversé mon écoute de ce chef d’œuvre

    de la mélodie française (avec orchestre)…

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    De divers côtés,

    on me disait (très) grand bien de la _ première _ version (en 2001) _ au CD,

    le CD Warner 7243 5 45422  2 0  _ de Véronique Gens,

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    avec l’Orchestre de l’Opéra National de Lyon,

    dirigés par Louis Langrée ;

     

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    mais j’ai été très dèçu de sa seconde version _ in le CD Ondine ODE 1200-2 _,

    avec l’Orchestre National des Pays de Loire,

    dirigé par John Axelrod :

    voix trop aigüe à mon goût…

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    Le récent très beau coffret de l’intégrale Berlioz chez Warner _ Warner 0190295614447 _, en 27 CDs,

    propose, au CD n° 9,

    par Véronique Gens et Louis Langrée,

    leur version de 2001, de La Mort de Cléopatre :

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    pas assez dramatique, à mon goût !

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    J’ai toujours à l’oreille la sublime version de Janet Baker,

    avec John Barbirolli, chez EMI… 

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    Surtout en ré-écoutant,

    dans le CD n°9 de ce même coffret Warner,

    la magnifique version des Nuits d’été de Janet Baker,

    avec le New Philharmonia Orchestra, dirigés par John Barbirolli :

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    tout y est !!!

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    Et quel timbre !

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    Ce jour, réception chez mon disquaire préféré,

    du CD Berlioz de Véronique Gens, avec Louis Langrée, chez Warner en 2001,

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    comportant cette fameuse première version gensienne des Nuits d’été, enfin !!!

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    Eh bien,

    le charme opère pleinement pour ces Nuits d’été-là,

    abordés par la soprano dans leur pleine, douce

    et envoûtante intimité !

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    Infiniment poétiquement …

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    Ce que confirme la superbe interprétation, toute en douceur aussi,

    en suivant,

    de Zaïde,

    de La captive,

    et de La belle voyageuse…

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    En musique,

    seule l’écoute attentive et ouverte !,

    compte

    et vaut !!!

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    Une version à mettre à côté, donc,

    de celles de Régine Crespin, bien sûr _ quel charme pulpeux ! _,

    et de Janet Baker ;

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    et maintenant,

    de celle, bien différente _ quel art de dire et de chanter ! Et quel timbre, lui aussi ! _, de Stéphane Degout !!!

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    Ce mardi 12 février 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa