Étiquette : Emile Wachter

  • De nouveaux aperçus sur la venue en Algérie de la famille Wachter de Rougemont : le mariage à Birmandreis le 4 avril 1857 de Sophie Wachter (de Rougemont) et François-Martin Molter (de Chaux)…

    En continuant mes recherches sur les diverses origines _ et origines diverses _ des colons d’Orléansville au XIXe siècle,

    …

    je me suis à nouveau penché sur la famille des Wachter, venus de Rougemont (Haut-Rhin) ;

    …

    reprenant en quelque sorte le fil que j’avais provisoirement laissé le 8 mars dernier, en mon article  , dans lequel j’avais démarré ma recherche sur la présence des membres de cette famille Wachter _ au nombre desquels le cousin Jean-Pierre Wachter (Rougemont, 24 mars 1801 – El Biar, 20 janvier 1871) _ au mariage, à Mustapha, le 26 mai 1857, de Jean-Baptiste-Antoine Wachter (Rougemont, 5 février 1827 – ?, ?) et Elisabeth-Joséphine-Baptistine Confex (Marseille, 28 décembre 1836 – Alger, 30 mars 1925)…

    …

    …

    J’avais déjà pu constater qu’à ce mariage non seulement était présent et témoin du marié son « cousin » _ en fait cousin germain de son père _ Jean-Pierre Wachter, garde principal d’artillerie, mais qu’y assistaient aussi, « présents et consentant« , les quatre-parents des mariés _ soient François-Antoine-Humbert Wachter (Rougemont, 29 août 1794 – ?, ?) et son épouse, à Rougemont le 27 octobre 1814, Marie Françoise Chevillot (Le Val, 12 février 1792 – Mustapha, 8 septembre 1870), ainsi que Jean-Baptiste-Pierre Confex (Marseille, 28 décembre 1811 -Mustapha, 28 mai 1887) et son épouse, à Alger le 22 août 1837, Marie-Claire-Joseph Vidal (Marseille, 22 septembre 1815 – Mustapha, 6 juillet 1869) _, qui donc avaient tous fait le voyage vers l’Algérie, pour s’installer là  _ et y mourir, aussi… _, non loin de leurs enfants…

    …

    …

    Cette fois, c’est le mariage, moins de deux mois plus tôt, le 4 avril 1857, à Birmandreis, de Sophie Wachter (Rougemont, 29 janvier 1824 – Courbet, 9 mai 1897) _ Sophie Wachter était en effet alors domiciliée, avec ses deux parents, Humbert Wachter et son épouse, née Marie-Françoise Chevillot, à Birmandreis… _ avec François-Martin Molbert (Chaux, Haut-Rhin, 9 décembre 1825 – Mustapha, 22 juin 1884) _ auparavant, et à Rougemont, le 18 août 1853, ce couple, pas encore marié, de Sophie Wachter et François-Martin Molbert (elle avait 29 ans ; et lui, 27 ans…) avait donné naissance à une petite Sophie Wachter, que son père, François-Martin Molbert, a reconnue officiellement comme sa fille ce jour de leur mariage, le 4 avril 1857, à Birmandreis _,

    qui sollicite mon attention ;

    et m’amène au constat de la présence prolongée de ces familles Wachter et Molbert à Mustapha, tout particulièrement,

    mais aussi à Kouba, où fut fondée, probablement en 1848 _ ou peut-être dès 1844, même si cela me paraît plus improbable, vu l’âge du probable fondateur : le potier Jean-Baptiste Molbet est, en effet, né à Chaux (Haut-Rhin) le 10 mars 1830 : en 1844, il avait seulement 14 ans ; alors qu’il en avait 18, en 1848… _, la manufacture de Poterie Molbert, qui a laissé trace dans l’histoire…

    …

    …

    Il est difficile de dire lequel de ces Molbert, de Chaux (Haut-Rhin) _ une famille de potiers, déjà en Alsace… _, a été le pionnier de la venue en Algérie :

    …

    des cinq fils Molbert _ François-Martin (Chaux, 9 décembre 1825 – Mustapha, 22 juin 1884), Jean-Pierre (Chaux, 1er janvier 1828 – Mustapha, 23 juin 1865), Jean-Baptiste-Claude (Chaux, 10 mars 1830 – Kouba, 24 novembre 1904), Claude-Jacques (Chaux, 12 avril 1832 – Mustapha, 4 août 1886) et Pierre-Richard Molbert (Chaux, 28 avril 1834 – Mustapha 29 janvier 1878) _ de Pierre-Richard Molbert (Montenois-sur-Doubs, 13 juillet 1802 – Mustapha, 8 décembre 1861) et son épouse Marie-Sophie Prévot (Chaux, 1797 – Mustapha, 16 juin 1883),

    il est possible que ce soit le troisième né, Jean-Baptiste-Claude, qui soit venu le premier en Algérie, pour fonder à Kouba, probablement en 1848, à l’âge de 18 ans, une importante manufacture de poterie, qu’a fait prospérer son fils Jean-Baptiste-Claude Molbert (Mustapha, 10 janvier 1860 – Kouba, 7 mai 1926) ;

    et que les autres membres de sa famille,

    ses parents, présents à son mariage avec Hélène Placette (Tarnos, 10 avril 1837 – Kouba, 10 avril 1919), à Mustapha, le 27 février 1854,

    ainsi que ses quatre frères,

    l’aient rejoint, et se soient installés pour de longues années à Mustapha…

    …

    …

    Les liens de famille étaient assurément précieux en cette terre de mission qu’était l’Algérie…

    …

    …

    Et j’ai noté aussi, au passage, l’installation à Orléansville du docteur Jean (ou Jean-François) Molbert (Hussein Dey, 3 décembre 1885 – ?,?),

    fils de l’instituteur Charles Molbert (Mustapha, 5 janvier 1863 – Alger, 28 octobre 1919) et de son épouse Antoinette Nin (Hussein Dey, 20 septembre 1864 – Orléansville, 29 janvier 1941).

    Et dont la grand-mère paternelle était Sophie Wachter (Rougemont, 29 janvier 1824 – Courbet, 9 mai 1897) l’épouse de François-Martin Molbert (Chaux, 9 décembre 1825 – Mustapha 1884).

    …

    …

    Sophie Wachter, épouse Molbert, et sœur de Jean-Baptiste-Antoine Wachter, le mari d’Elisabeth-Joséphine-Baptistine Confex,

    était donc la tante des 6 enfants Wachter (dont l’orléansvillois Emile Wachter et l’orléansvilloise « Veuve Louis Gentet« , née Wachter _ j’ignore toujours son prénom _) de ce couple…

    …

    …

    Et le docteur Jean Molbert était ainsi le cousin germain d’Emile Wachter et de sa sœur, veuve Gentet…

    …

    …

    Et de fait dans l’avis de décès de M. Charles Molbert (Mustapha, 5 janvier 1863 – Alger, 28 octobre 1919) publié par L’Écho d’Alger du 20 octobre 1919,

     dans la liste des faisant part,

    à la suite de la veuve, née Antoinette Nin (Hussein Dey, 20 septembre 1864 – Orléansville, 29 janvier 1941), du fils, le docteur Jean Molbert (Hussein Dey, 3 décembre 1885 – ?,?), et son épouse, née Nathalie Croze (Tizi Ouzou, 1er décembre 1887 – ?,?), et des sœurs Sophie Molbert (Rougemont, 18 août 1853 – Courbet, 1er février 1838) et Louise Vve Iscariot, née Molbert (Birmandreis, 12 juillet 1858 – ?,?) du défunt,

    apparaît aussi _ avec il est vrai une faute d’orthographe ! _ la mention de la famille Wachter… 

    …

    …

    À suivre…

    …

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    Ce mercredi 24 mars 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le chantier à reprendre des Wachter d’Orléansville, dans la perspective d’y découvrir traces de quelques liens avec « Madame Veuve Paul Bonopéra, née Confex »…

    En préparation à la révision envisagée de ce qui concerne la famille Wachter d’Orléansville,

    à partir du couple formé par Emile Wachter (né à Mustapha, le 15 mai 1869) et son épouse Hélène-Etiennette-Sophie Janet, qui se sont mariés le 21 octobre 1897,

    …

    j’ai passé le plus clair de ma journée à réviser _ et parfois corriger _ ce qui concernait cette famille Wachter d’Orléansville, avec ses enfants (Henri, Emile-Antoine, Mireille, Albert et Suzanne-Hélène-Emilie Wachter)

    …

    d’abord dans les articles déjà rédigés ;

     

    …

    et en me préparant à affronter le massif touffu de mes notes pour une mise au clair tant analytique que synthétique…

    …

    …

    Et cela dans la perspective de mettre à l’épreuve l’éventualité de découvrir l’existence de rapports plus ou moins « familiaux » entre les divers membres orléansvillois de cette famille d’Emile Wachter _ fils d’Elisabeth Confex, rappelons-le _,

    avec « Madame Veuve Paul Bonopéra« , « née Confex » ;

    ou encore avec « Madame Louis Gentet, née Wachter« … :

    …

    nous verrons bien ce qui résultera, ou pas, de cette recherche…

    …

    …

    Ce mercredi 10 mars 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Quelques aperçus sur Jean-Pierre Wachter, le cousin de Jean-Baptiste-Antoine Wachter, témoin au mariage de celui-ci Avec Elisabeth Confex, à Mustapha, le 26 mai 1857…

    Je continue de m’intéresser à ces liens familiaux qui persistent fortement au moment de la colonisation française de l’Algérie

    et assurent un quasi indispensable appui de solidarité en un environnement assez difficile pour les individus solitaires ou isolés…

    …

    Et en l’occurrence, ce lundi,

    je focalise mon attention sur Jean-Pierre Wachter (Rougemont, 24 mars 1801 – El Biar, 20 janvier 1871),

    « cousin » de Jean-Baptiste-Antoine Wachter (Rougemont, 5 février 1827 – ? _ j’ignore le lieu et la date de son décès, en Algérie… _),

    et qui _ ils ont 26 ans d’écart _ sera témoin _ ils ont donc maintenu leur contact ! _ au mariage de celui-ci, à Mustapha, le 26 mai 1857 _ l’année qui suit celle des naissances, à Miliana et Ténès, de Paul Bonopera et sa future épouse Joséphine Girot _, avec Elisabeth-Joséphine-Baptistine Confex :

    ce couple aura au moins _ probablement… _ six enfants Wachter _ j’y reviendrai…

    …

    …

    En effet, au mariage, à la mairie de Mustapha, le 26 mai 1857, de Jean-Baptiste-Antoine Wachter _ fils de François-Antoine-Humbert Wachter et Marie-Françoise Chevillot, son épouse _, né à Rougemont, canton de Massevaux (Haut-Rhin), le 5 février 1827,

    et d’Elisabeth-Joséphine-Baptistine Confex _ fille de Jean-Baptiste-Pierre Confex et Marie-Claire-Joseph Vidal, son épouse _ ;

    …

    et en présence de leur quatre parents _ le fait est à relever : tous sont venus s’installer, eux aussi, en Algérie _,

    …

    est aussi présent, ainsi que témoin du marié, son « cousin » Jean-Pierre Wachter, né à Rougemont le 24 mars 1801, « garde principal d’artillerie » de son état _ pas encore en retraite _,

    fils de François Wachter (Rougemont, 11 mars 1754 – Rougemont, 5 mai 1807 ; et teinturier de profession) et de Marguerite Girot, son épouse (Le Val, 20 août 1767 – Rougemont, 19 décembre 1840) _ une Girot, donc ; elle aussi…

    …

    …

    Le premier ancêtre Wachter commun au marié, Jean-Baptiste-Antoine Wachter (né à Rougemont le 5 février 1827), et à son « cousin » Jean-Pierre Wachter (né à Rougemont le 24 mars 1801),

    est Marc Wachter, né à Altkirch le 5 août 1694 et décédé à Rougemont le 7 février 1729 ; et époux, à Balschwiller, le 23 juin 1716, d’Elisabeth Gasser (Angeot, 1688 – Rougemont, 5 février 1756) ;

    …

    qui se trouve être devenu, du fait de sa descendance, et à une génération d’écart,

    le bisaïeul du plus jeune _ né en 1827 _,

    et l’arrière-grand-père de son « cousin » _ né en 1801 _ :

    …

    …

    En effet, Jean-Baptiste-Antoine Wachter

    est le fils de François-Antoine-Humbert Wachter (Rougemont, 29 août 1794 – décédé postérieurement à ce mariage de 1857…) et son épouse Marie-Françoise Chevillot (Rougemont, 12 février 1792 – Mustapha, 8 septembre 1870), qui se sont mariés à Rougemont le  27 octobre 1814 ;

    le petit-fils de Pierre-Antoine Wachter (Rougemont, 20 août 1762 – Rougemont, 1er septembre 1853) et son épouse Jeanne-Eve Plumey (Rougemont, 24 décembre 1773 – Rougemont, 19 août 1834), qui se sont mariés à Rougemont le 5 février 1793 ;

    et l’arrière-petit fils de François-Antoine Wachter (Rougemont, 7 mai 1721 – Rougemont, 18 novembre 1775) et son épouse Jeanne-Marie Bouillon (née vers 1727 et décédée vers 1774), qui se sont mariés à Rougemont le 3 septembre 1743 ;

    …

    alors que Jean-Pierre Wachter

    est le fils de François Wachter (Rougemont, 11 mars 1754 – Rougemont, 5 mai 1807) et son épouse Marguerite Girot (Rougemont, 20 août 1767 – Rougemont, 19 décembre 1840),

    et le petit-fils de Marc Wachter (Rougemont, 10 août 1719 – Rougemont, 16 juillet 1789) et son épouse Marie-Anne Blaisy (Balschwiller, 23 octobre 1726 – Balschwiller, 24 septembre 1767), qui se sont mariés à Feldkirch le 26 février 1748 .

    …

    Marc Wachter (né à Rougemont le 10 août 1719 ; et grand-père de Jean-Pierre Wachter, le témoin à ce mariage à Mustapha le 26 mai 1857)

    et François-Antoine Wachter (né à Rougemont le 7 mai 1721 ; et bisaïeul de Jean-Baptiste-Antoine Wachter, le marié de ce jour-là)

    étant frères…

    …

    La génération de Jean-Pierre Wachter (né à Rougemont le 24 mars 1801) est donc celle de François-Antoine-Humbert Wachter (né à Rougemont le 29 août 1794), le père du marié ; qui sont toux deux présents à Mustapha pour ce mariage, qui réunit des membres de cette famille Wachter originaires de Rougemont, en Alsace :

    peut-être venus s’installer en Algérie du fait de la présence à Alger de leur cousin Jean-Pierre Wachter, « garde principal comptable d’artillerie« , qui avait été nommé à la Direction d’Alger le 7 avril 1849… 

    …

    …

    Je retiens aussi de cette recherche des données précises de ce cousinage entre Jean-Baptiste-Antoine et Jean-Pierre Wachter,

    d’avoir été attentif, cette fois, à un fait qui m’avait jusqu’ici échappé : 

    …

    la venue en Algérie, non seulement de la mère de Jean-Baptiste-Antoine Wachter, née Marie-Françoise Chevillot _ qui décèdera à Mustapha le 8 septembre 1870 _,

    mais aussi de son père, François-Humbert-Antoine Wachter, présent et consentant, lui aussi, à ce mariage de son fils, à Mustapha le 26 mai 1857 ;

    …

    même si je continue à ignorer le lieu _ probablement Mustapha _ et la date du décès de celui-ci : avant le décès le 8 décembre 1870 à Mustapha, de celle que le certificat de son décès qualifiera alors de « veuve » de son époux…

    …

    …

    Mustapha, devenu maintenant _ de même qu’El Biar _ un quartier de la ville d’Alger,

    où naîtront au moins deux des enfants du couple formé par Jean-Baptiste-Antoine Wachter et son épouse Elisabeth, née Confex :

    …

    Aimée-Marie Wachter, née à Mustapha le 2 septembre 1859 ;

    …

    et Emile Wachter, né à Mustapha, le 15 mai 1859, et futur citoyen d’Orléansville _ j’y reviendrai…

    …

    …

    Louis-Jules Wachter, lui, est né à Orléansville, le 29 juillet 1866.

    …

    J’ignore encore le lieu et la date précise de la naissance de Marie-Emélie Wachter, la future épouse, puis veuve, de son cousin Albert-Philippe-Joseph Ferrand :  fils de Philippe Ferrand (Fleurey-lès-Lavoncourt, 7 août 1828 – Alger, 2 décembre 1889) et de son épouse Aimée-Justine-Marie Confex (Alger, 7 février 1839 – ?), la sœur cadette d’Elisabeth Confex _ il y avait alors pas mal de mariages entre cousins…

    …

    Et je remarque que l’avis de décès de cette dernière, Elisabeth « veuve Wachter, née Confex » (née à Marseille en 1836 et décédée à Alger en 1925), tel qu’il est paru dans Le Progrès d’Orléansville, insistera sur le fait que celle-ci, décédée à Alger le 30 mars 1925, avait longtemps résidé à Orléansville,

    auprès, notamment, de son fils l’orléansvillois Emile Wachter, et sa famille _ dont je vais prochainement reparler…

    …

    …

    À suivre…

    …

    …
    Ce lundi 8 mars 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Comment établir le lien de filiation entre le fils Albert-Philippe-Joseph Ferrand (et son épouse Marie-Emelie Wachter) et son père Philippe Ferrand (et son épouse Aimée-Justine-Marie Confex) : par leur commune résidence (en 1874 ; puis 1899 et 1902) à Alger, Avenue Gandillot, n° 6

    À force de rechercher en vain des renseignements d’Etat-civil (naissances, mariages, décès) concernant certains concitoyens d’Orléansville dont le parcours existentiel en Algérie m’intéresse, : les Gentet, les Schwartz, et les Rey, tout d’abord, qui y sont nés, mais aussi Amédée Ducos du Hauron, Victor-Nicolas-Benjamin Gadel, puis son fils Robert-Victor-Eugène Gadel, qui s’y sont mariés ou installés au moins un temps ; sans compter, bien sûr, les Wachter, les Bure, etc.,

    j’ai fini par comprendre que cette étrange absence _ hélas rédhibitoire _ provenait plus que vraisemblablement des deux (les 9 et 16 septembre 1954 _ et je me souviens bien de ces terribles nouvelles d’alors… _),  ou même trois terribles tremblements de terre (avec celui de 1980) qu’Orléansville et sa région ont alors subis, avec leurs milliers de victimes et destructions…

    …

    …

    La _ pauvre et très partielle _ ressource de remplacement, ou secours pour la recherche, étant la _ forcément patiente et minutieuse _ recollection, puis synthèse, des bribes d’informations locales, forcément plus partielles et moins précises sur les éléments d’identité des personnes, que la presse d’alors _ Le Progrès d’Orléansville, ou L’Écho d’Alger _ a publiées…

    …

    …

    Mais à force, encore, de reprendre une nouvelle fois ce que j’ai pu relever et noter, jour par jour, des données biographiques des personnes qui m’intéressent,

    je viens de finir de dénicher, très indirectement : par la seule identité de leur adresse à Alger :

    _ en 1875, pour la naissance (et le décès, le même jour  : le 10 février 1875) au domicile de ses parents, Philippe Ferrand (Fleurey-lès-Lavoncourt, 7 août 1828 – Alger, 2 décembre 1889) et son épouse Aimée-Justine-Marie Confex (Alger, 7 février 1839 – ?), du petit Lucien Paul Ferrand _ ses parents, qui se sont mariés à Alger le 18 juin 1868 _ ;

    _ en 1899 et en 1902, pour les naissances le 30 août 1899, du petit Henry-Philippe-Auguste, et le 20 mars 1902, de la petite Yvonne-Aimée-Marie Ferrand, tous les deux à Alger, au domicile de leurs parents Albert-Philippe-Joseph Ferrand (né _ j’ignore où _ en 1869 _ sans plus de précision _,  et décédé à Alger, le 18 décembre 1927 ; cf son _ très précieux pour notre recherche _ avis de décès dans L’Écho d’Alger du 20 décembre 1927…) et son épouse Marie-Emélie Wachter (née très probablement à Orléansville en 1874 ou 1875 ; et décédée j’ignore où et quand) ; et il est aussi assez probable que c’est à Orléansville qu’Albert-Philippe-Joseph Ferrand et Marie-Emelie Wachter se sont mariés :

    …

    ces trois fois-là, en effet,

    l’adresse de naissance des enfants de deux générations de Ferrand (celle du père, Philippe, né en 1828, et celle de son fils, Albert-Philippe-Joseph, né en 1869), au domicile de leurs parents, est la même _ voilà le lien qui me permet de présumer la filmiation entre Philippe Ferrand et son fils Albert-Philippe-Joseph Ferrand ! _ : au 21 de l’Avenue Gandillot, à Alger.

     

    …

    …

    Car le 9 décembre 1889, c’est effectivement en ce même domicile de l’avenue Gandillot, à Alger, que Philippe Ferrand, « ex-employé de commerce« , estt décédé, comme est venu le déclarer à la mairie d’Alger son beau-frère Jules Confex, 42 ans _ Jules Confex est né à Alger le 19 février 1841 : deux ans après sa sœur Aimée, née à Alger le 7 février 1839 ; et trois ans après leur sœur aînée, Elisabeth, née à Marseille le 28 décembre 1836 ; cette Elisabeth Confex qui épousera à Mustapha, le 26 mai 1857, Jean-Baptiste-Antoine Wachter ; Elisabeth et Jean-Baptiste-Antoine, qui seront les parents de plus des 5 enfants Wachter que je suis parvenu jusqu’ici à repérer :  Elisabeth-Marie-Louise (née à Medea le 9 mars 1858) ; Aimée-Marie (née à Mustapha le 2 septembre 1859) ; Louis-Jules (né à Orléansville le 29 juillet 1866) ; Emile (né à Mustapha le 15 mai 1869) ; puis Marie-Emelie (probablement née à Orléansville et qui sera la veuve d’Albert-Philippe-Joseph Ferrand) ; mais manque encore à l’appel celle qui deviendra la veuve de Louis Gentet, à Orléansville, le 9 août 1906, et dont, faute d’Etat-civil conservé, j’ignore encore jusqu’au prénom !.. _, architecte, domicilié, lui, 42 rue Constantine à Alger.

    …

    …

    Et il se trouve aussi que la source d’Etat-civil (de la France d’Outre-mer, et pour l’Algérie) à laquelle j’ai pu avoir accès s’interrompt malheureusement en 1904 ; je ne dispose donc pas des données de la naissance du troisième enfant du couple formé par Albert-Philippe-Joseph Ferrand et son épouse Marie-Emélie Wachter : la petite Simone Ferrand, née postérieurement à 1904 _ et probablement elle aussi au domicile de ses parents, à Alger, Avenue Gandillot, au n°6. 

    …

    …

    Cependant, l’avis de décès d’Albert Ferrand paru dans L’Écho d’Alger du 20 décembre 1927, nous donne, cette fois, pour le domicile du défunt « Monsieur Albert FERRAND, Caissier aux Deux Magots« , une autre adresse que celle de l’Avenue Gandillot :

    9 rue Rovigo, cette fois, à Alger :

    …

    « Madame Vve Albert Ferrand, née Wachter et ses enfants : Yvonne et Simone ; M. Henri Ferrand et Mme ; Mme Vve Bonopéra ; Mme Vve Louis Gentet, née Wachter ; Mme et M. Emile Wachter et leurs enfants ; Mme Vve Louis Wachter et sa fille ; Mme et M. Jules Malinconi et leurs enfants ; M. A. Gastaud ; les familles Ferrand d’Avancourt, Gadel, Ducos du Hauron, Gentet, Gastaud ; M. Albert Billiet ; MM. Tiné, le personnel de la Maison Tiné et Cie,

    ont la douleur de vous faire part de la perte cruelle qu’ils viennent d’éprouver en la personne de Monsieur Albert FERRAND, Caissier aux Deux Magots, leur époux regretté, père chéri, neveu, beau-frère, cousin et allié, décédé à Alger le 18 décembre 1927, dans sa 59e année. Ses obsèques auront lieu aujourd’hui à quatre heures. Réunion au domivile mortuaire, 9 rue Rovigo. Regret éternel« .

    …

    …

    Ainsi vient presque se boucler une nouvelle boucle de notre recherche : celle qui réunit,

    via deux générations de Ferrand, originaires de Fleurey-lès-Lavoncourt (Haute-Saône), entre Vesoul et Langres,

    les Confex, originaires de Marseille,

    et les Wachter, originaires de Rougemont-le-Château (autrefois Haut-Rhin, et maintenant Territoire de Belfort).

    …

    …

    Il m’a fallu un certain temps _ et un peu de patience _ pour être enfin à même de relier à ces Ferrand, Confex et Wachter  _ dont les noms apparaissaient peu (pour les Ferrand ou les Wachter), et même pas du tout (pour les Confex) dans les faire-part publiés dans la presse à l’occasion d’événements importants pour les familles qui leur sont apparentées _, ces Orléansvillois de la constellation familiale des Ducos du Hauron qu’ont été :

    les Gentet, originaires de Satolas (Isère),

    les Schwartz, originaires de Saint-Jean-Rohrbach (Moselle),

    les Rey, originaires du Grand-Serre (Drôme),

    les Ducos du Hauron, originaires de Nogaro (Gers) et Agen (Lot-et-Garonne),

    les Gadel, originaires de Tarascon (Bouches-du-Rhône),

    les Ducros

    et les Charavel, originaires de La-Capelle-Masmolène (Gard),

    ainsi que les Bure, peut-être originaires de Roanne (Loire).

    …

    …

    Mais c’est aussi tout un pan riche de la vie de l’Algérie coloniale qui se montre à nous ici,

    en dépit de l’Histoire tragique de ce pays, et des séismes qui l’ont affecté,

    tels les terriblement meurtriers tremblements de terre d’Orléansville, en 1954 et 1980.

    …

    …

    Ce jeudi 4 février 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa