Étiquette : enchantement

  • Et maintenant un admirable album solo « Telemann – Bach – Britten – Shaw » du splendide altiste anglais Timothy Ridout : ou le pouvoir de certains interprètes d’exception de nous faire re-découvrir des chefs d’œuvre par la magie de certaines interprétations nouvelles géniales…

    Et voici que maintenant le splendide jeune altiste anglais Timothy Ridout (né en 1995  à Waltham Forest) vient nous offrir un admirable album solo « Timothy Ridout -Telemann – Bach – Britten – Shaw« , le CD Harmonia Mundi HMM 902750, enregistré à Londres en mai 2024…

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    Quand je découvre un interprète qui me plaît beaucoup, je m’attache à lui, et je lui suis fidèle, s’il ne me déçoit pas :

    et c’est bien le cas de Timothy Ridout, pour sa discographie du moins, magnifique ! _ je ne l’ai pas entendu en concert.

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    Voici donc les deux précédents articles que je lui ai consacrés, en mai et juin 2024, sur ce blog « En cherchant bien » :

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    le 20 mai 2024 : « Le goût de l’alto à l’anglaise : un superbe Timothy Ridout sur les traces de l’excellent Lionel Tertris (1876 – 1975) : un voyage chantant de l’alto, qui fait du bien…« ,

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    et, dans la foulée de mon enchantement, le 24 juin suivant : « L’alto à l’anglaise de Timothy Ridout : son très beau CD « Britten – Vaughan-Williams – Hindemith – Martinu »…« …

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    Pour m’apercevoir alors que j’avais précédemment pu écouter déjà Timothy Ridout, mais sans vraiment le remarquer; lui, à l’alto, dans sa participation à d’autres CDs,

    ainsi qu’en témoignent mes antérieurs articles en date du 31 octobre 2019 « De superbes Quatuors à cordes n° 2 de Tchaikovsky et Borodine au Spannungen Festival 2018« ,

    et du 14 avril 2022 « Le grand Michael Spyres dans les sublimes « Nuits d’été » d’Hector Berlioz et Théophile Gautier (version, avec orchestre, de 1856) : qu’en penser ?.. » _ et je dois dire ici que si je porte au pinacle, et les sublimes « Les Nuits d’été » de Berlioz, et le talent-génie d’interprète de Michael Spyres, je n’ai hélas pas le moindre atome crochu avec « Harold en Italie« , qui m’ennuie : tant pis pour moi…

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    Aujourd’hui, c’est à un album entièrement en solo que se livre le talent musical _ magnifique ! _ d’altiste de Timothy Ridout :

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    « Enregistrer _ au mois de mai 2924 _ un album entièrement solo avant d’atteindre l’âge de trente ans _ Timothy Ridout est né en 1995 _ : voilà qui en dit long sur le parcours fulgurant d’un prodige de l’alto capable de repousser toutes les limites. Tout comme son choix de mettre en regard l’âge baroque (Telemann et J.S. Bach _ en des transcriptions pour l’alto d’œuvres conçues pour le violon _) et deux figures de la modernité, avec la rare Élégie de Britten (1913 – 1976) et In manus tuas de Caroline Shaw (1982). Une ode à l’alto _ superbissime ! _ à travers les siècles, aussi juvénile qu’époustouflante ! » :

    voilà une excellente présentation de ce CD…

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    Oui, décidément certains interprètes d’exception ont le magique pouvoir de nous faire re-découvrir de merveilleux chefs d’œuvre pourtant déjà bien connus et admirés par des interprétations déjà parfois elles aussi géniales… Pour notre enchantement.

    C’est là l’apport singulier magnifique de certaines interprétations…  

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    Oui, le talent – voire génie – musical de Timothy Ridout est vraiment exceptionnel…

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    Ce vendredi 28 février 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Avancer dans la connaissance (et la jouissance) de l’œuvre, au moins discographique, de Valentin Silvestrov : une sidération !..

    En réponse à mon envoi hier soir, à 20h 15, de mon article « La magie de l’œuvre pour alto et piano de Valentin Silvestrov sublimement servie par l’alto d’Ettore Causa et le piano de Boris Berman, en un somptueux mélancolique CD « Shostakovich – Silvestrov » du toujours exigeant Palais des Dégustateurs, d’Eric Rouyer : une méditation intense aux franges du silence…« ,

    Eric Rouyer m’a adressé ce matin, à 8h 52, ceci, qui a profondément touché le mélomane passionné et exigeant que je suis :

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    « Quelle touchante émotion de lire votre ressenti à cet enregistrement qui nous a demandés une énergie mentale inhabituelle afin de rester fidèle à la sensibilité de Valentin Silvestrov :

    « Le temps de ma musique est un lac noir. L’eau bouge à peine, le passé refuse de s’écouler, et les remous lents et irréguliers stagnent inexorablement sur place. Chaque mélodie, en devenant aussitôt écho, se transforme en une réverbération de quelque chose déjà parti. Le présent s’en est allé depuis si longtemps… »
    Merci d’avoir su comprendre la pudeur du tragique qui hante ce compositeur. Sincèrement 
    Eric« 

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    Aussi me suis-je mis à faire le point sur ce dont je disposais déjà, en ma collection discographique personnelle, d’enregistrements d’œuvres de Valentin Silvestrov :

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    _ d’abord, ce précédent double CD PDD030 « Valentin Silvestrov – Boris Berman » _ enregistré du 6 au 9 juin 2022 au couvent des Jacobins, Maison Jadot, à Beaune _, comportant les œuvres suivantes, interprétées au piano par Boris Berman :

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    _ « Triade » (1962) : « I. Signs« , « II. Serenade« , « III. Music of silvery tones » ;

    _ « Elegy » (1967) ;

    _ « Sonata 2 » (1975)

    _ « Sonata 3 » (1977) : « Preludio« , « Fuga« , « Postludio » ;

    _ « Kitsch-Music » (1977) : « I. Allegro vivace« , « II. Moderato« , « III. Allegretto« , « IV. Moderato« , « V. Allegretto » ;

    _ « Postludium op. 5 » (2005) ;

    _ « Five pieces op. 306 » (2021) : « I. Pastoral« , « II. Serenade« , « III. Pastoral« , « IV. Waltz« , « V. Pastoral » ;

    _ « Three Pieces » (mars 2022, Berlin) : « I. Elegy », « II. Chaconne« , « III. Pastoral« .

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    Mais aussi un double CD ECM New Series 1988 « Valentin Silvestrov – Bagatellen und Serenaden » _ enregistré à Munich en février 2006 _, comportant les œuvres suivantes, interprétées au piano par Valentin Silvestrov _ pour les « Bagatellen« … _, et par Alexei Liubimov au piano et le Münchener Kammerorchester, sous la direction de Christoph Poppen :

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    _ « Bagatellen » (2005) : I- XIII, II (var)  ;

    _ « Elegie » für Streichorchester (2000 – 2002) ;

    _  « Stille Musik » für Streichorchester (2002) : « I. Walzer des Augenblicks« , « II. Abendserenade« , « III. Augenblicke der Serenade » ;

    _ « Abschiedsserenade » für Streichorchester (2002) : I, II ;

    _ « Der Bote » für Streichorchester und Klavier (1996) ;

    _ « Zwei Dialoge mit Nachwort »  für Streichorchester und Klavier (2001/02) : « I. Hochzeitswalzer« , « II. Postludium« , « III. Morgenserenade » .

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    Mais en recherchant plus avant sur le Net,

    et pour mon enchantement absolu,

    j’ai découvert bientôt le stupéfiant podcast (d’une durée de 120′) des miraculeux « Silent Songs » de Valentin Silvestrov interprétés par Sergey Yakovenko (1937 – 2020) et Ilya Scheps (né en 1956), du double CD ECM 1898-99, paru le 18 octobre 2004 :

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    une merveille absolue, sidérante,

    tant l’œuvre elle-même, que cette lumineuse _ tragique, pudique et profonde _ interprétation-ci !

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    Une découverte assurément à suivre et à approfondir que cet œuvre si intense, pudique et profond, et si essentiel vraiment, de Valentin Silvestrov !

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    Ce samedi 28 décembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’enchantement de découvrir de plus que magnifiques touchers de piano dans le coffret « Piano Library – Westminster & Decca Edition », le coffret bleu, qu’Eloquence vient de nous proposer…

    Après quelques premiers échos perçus sur France-Musique il y a quelque temps déjà _ c’était sur mon autoradio en séjournant sur la côte basque _,

    parmi lesquels la pianiste Nina Milkina interprétant brillamment quelques Sonates de Domenico Scarlatti,

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    l’article de Jean-Pierre Rousseau « Piano chères bibliothèques« , en date, lui, du 6 novembre dernier, a, à son tour, suscité une notable curiosité que la découverte progressive, ce jour, de ce coffret Deutsche Grammophone – Eloquence 484 3829 de 21 CDs « Piano Library – Westminster & Decca Edition« , vient maintenant combler…

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    Piano : Chères bibliothèques

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    Remarque liminaire : pourquoi les formidables rééditions discographiques du label Eloquence sont-elles si chères en France, alors qu’il s’agit pour l’essentiel d’enregistrements anciens, depuis longtemps « amortis »? Je sais bien qu’il y a tout un travail de recherche dans les archives d’Universal (Westminster, Decca, Deutsche Grammophon, Philips et autres marques associées), de remasterisation, d’édition, et que cela mérite rétribution, mais quand chaque CD coûte près de 10 €…

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    Cette collection Eloquence est d’autant plus pertinente _ oui ! _ qu’elle remet au jour des documents dont, parfois, on ignorait même l’existence. Ainsi dans deux coffrets magnifiques sobrement intitulés Piano Library (Bibliothèque du piano) _ c’est seulement le coffret bleu que je me suis procuré _, j’ai trouvé quantité d’inédits, d’artistes et de gravures oubliés.

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    Rien qu’à voir la couverture de ce premier coffret bleu, sur les 10 noms cités, deux ne me disaient rien.

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    Sur le premier dans l’ordre, Jörg Demus (1928-2019) _ que j’ai pu écouter en un concert, sur le tard, à Bordeaux _, j’avais déjà déploré (Le piano poète) que sa discographie fût des plus éparses. Le centenaire de la mort de Fauré nous donne l’occasion de retrouver le grand pianiste dans un bouquet ô combien inspiré :

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    On a bien oublié l’exceptionnelle personnalité de la pianiste hongroise Edith Farnadi (1921-1973) et c’est un bonheur de retrouver ces « viennoiseries » lisztiennes sous ses doigts.

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    Clara Haskil _ oui, bien sût ! _, Youra Guller _ quelles superbes « Mazurkas » de Chopin _, Raymond Lewenthal ne sont pas des inconnus, loin s’en faut, et on est heureux de voir regroupés des enregistrements qu’on avait pu saisir par ci par là. Nina Milkina (1919-2008) était en revanche une parfaite inconnue pour moi _ et pour moi donc ! _, absente de ma discothèque _ quel merveilleux toucher de piano dans ces Scarlatti-là !..

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    Mais mon bonheur le plus intense dans ce coffret _ et combien cette impression est justifiée ! Quelle merveille !!! _ est constitué par les trois CD – de complètes découvertes pour moi – du pianiste originaire d’Odessa Benno Moiseiwitsch (lire La Grande porte de Kiev) partagées entre Beethoven, Schumann et Moussorgski.

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    Ce que j’écrivais pour Jörg Demus quant à la dispersion de son legs discographique, vaut plus encore pour la Brésilienne Guiomar Novaes (1895-1979), si chère à Alain Lompech _ et appréciée, bien sûr, elle aussi.

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    Egon Petri (1881-1962) a été un peu mieux documenté (ou alors j’ai eu moins de mal à trouver ses enregistrements), mais les 5 CDs qui lui sont consacrés sont de première importance, à commencer par les oeuvres de son maître Busoni.

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    Suite dans un prochain épisode pour le second coffret _ jaune, cette fois _de cette fabuleuse Bibliothèque, tout aussi passionnant, avec plus d’inédits récents.

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    Oui, la magie de quelques uns de ces interprètes aujourd’hui disparus, opère effectivement à plein : elle enchante !

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    Ce mardi 17 décembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La bienheureuse surprise du double album « Philipp Glass / Cocteau Trilogy » de Katia et Marielle Labèque : un enchantement redoublé…

    Trois ans après la superbe réussite discographique de leur très bel album Deutsche Grammophon DG 4855097 « Glass – Labèque – Les Enfants terribles« ,

    Katia et Marielle Labèque renouvellent et amplifient l’enchantement avec leur double album Deutsche Grammophon DG 4875369 « Philipp Glass – Cocteau Trilogy« ,

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    dont le second CD reprend tel quel l’enregistrement de 2020 des « Enfants terribles » (44′) du CD précédent _ une œuvre de Philipp Glass de 1996 _,

    pour l’adjoindre à un premier CD  de 56′ comportant « Orphée«  _ une œuvre de Philipp Glass de 1993 _ et « La Belle et la bête«  _ une œuvre de Philipp Glass de 1994 _,

    toutes les trois réalisations d’après Jean Cocteau (1889 – 1963) _ « La Belle et la Bête« , en 1946, « Les Parents terribles« , en 1948, et « Orphée« , en 1950…

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    L’enchantement, voilà…

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    Ce vendredi 1er mars 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa