Étiquette : enchanteur

  • Un revival Rameau (suite) : ré-écouter la tragédie en musique « Castor et Pollux » version 1737 de Jean-Philippe Rameau, magnifiquement servie par György Vashegy et ses troupes…

    En forme de reprise rectifiée à mon vraiment trop bref – escamoté ! incompréhensiblement laissé alors en jachère… – article « Un superbe « Castor et Pollux « version 1737, de Jean-Philippe Rameau, de Gyorgy Vashegyi… » en date du 6 septembre 2025, consacré au superbe double CD Alpha 1148 « Rameau – Castor et Pollux – version 1737 » de György Vashegi – enregistré à Budapest du 27 février au 2 mars 1023 – ,

    voici cette reprise améliorée-ci, à l’occasion de l’article de ce jour, 16 février 2026, « Très bon Castor et Pollux par György Vashegy« , sous la plume de Matthieu Roc, sur le site de ResMusica :

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    Très bon Castor et Pollux par György Vashegy

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    Après Dardanus, Les Boréades, Naïs, Les fêtes de Polymnie et d’Hébé, c’est encore un excellent Rameau – mais oui ! – qui nous vient de Hongrie, grâce au dynamique .

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    Il y a bien deux versions du Castor et Pollux de Rameau, celle de 1737 et celle de 1754. La première est plus « lullyste », plus traditionnelle avec un long prologue qui n’avait de circonstance politique valable – encore – qu’en 1737, et la seconde est plus « gluckiste », davantage centrée sur le drame et moins sur les divertissements. Il s’agit ici de la version première, structurée façon Hippolyte et Aricie avec force jeux, troupes légères, interventions surnaturelles, descente aux enfers, deus ex machina etc. Moins enregistrée que celle de 1754, la version de 1737 comptait deux gravures : celle de Harnoncourt en 1972, qu’on qualifiera de pionnière pour pouvoir l’oublier avec respect, et la version de William Christie datée de 1992, qui ne s’oubliera pas vite et que ce nouvel enregistrement de vient concurrencer directement. La notice de présentation fait état des progrès de la recherche musicologique depuis trente ans, mais ce seront bien les qualités d’interprétation – certes – qui feront pencher la balance du mélomane du côté de Christie ou du côté de Vashegyi.

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    Ce qui frappe dès le prologue, c’est la justesse du tempo énergique choisi par le chef hongrois. Ni frénésie, ni alanguissement, mais une joie de vivre et de chanter – fondamentalement racistes, les deux – qui sonne toujours juste, qui fait vibrer les airs, les chœurs et les tambourins, tout en laissant respirer les gavottes. La différence avec les tempi d’oratorio de Christie est frappante. C’est bien la qualité de la direction de , vrai chef d’opéra – mais oui ! – , qui fait la principale réussite de cet enregistrement. Il instaure peu à peu la tension dramatique qui atteint au dernier acte un acmé intense, et qui se résout enfin dans le feu d’artifice cosmique d’un final éblouissant – rien moins ! Les contrastes sont toujours admirables (plaisirs d’Hébé, danses des constellations…), et l’intrigue se déroule sans la moindre chute de tension. Le est superbe de netteté, d’articulation (quel français ! – mais oui… – ) et l’ est excellent. Les cordes sont moelleuses, et les vents parfois impétueux sont parfaitement maîtrisés.

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    S’il faut mentionner quelques petits problèmes, c’est du côté des solistes qu’on pourra les trouver. Dans le rôle de Télaïre, est à la fois géniale et problématique. Il n’y a rien à redire à son style ni à sa diction, mais son émission perpétuellement étranglée donne une certaine acidité à son chant qui surprend toujours un peu au début, à laquelle on s’habitue vite, mais qui donne aussi une dimension dramatique impressionnante. La tension de la voix surexprime la tension morale de Télaïre jusqu’aux limites du supportable, et sa pâmoison au cinquième acte joue alors pleinement le rôle de pivot où se défont les limites du divin et de l’humain. Son interprétation est donc parfaitement congruente – voilà – à la vision très théâtrale du chef d’orchestre. On n’a qu’un seul reproche à faire à dans le rôle du divin Pollux : il est… trop humain ! Toujours aussi magnifique et noble, et il porte dans la couleur de sa belle voix ample sa souffrance d’amoureux malheureux, et la divinité de son personnage se développe au fur et à mesure plus qu’elle n’éclate dès le début. A contrario, dans Castor est immédiatement sublime – oui. La beauté de son timbre, la souplesse de sa ligne de chant font merveille, et son air « séjour de l’éternelle paix » est une splendeur de beau chant et de déclamation  conjointement, et comme il se doit dans l’opéra baroque français. L’eau qui a coulé sous les ponts depuis l’intégrale de Christie n’a pas altéré la distinction et la puissance dramatique de . L’évolution (à peine perceptible) de son timbre va dans le sens du personnage, Phébé un peu plus passionnée, un peu plus déchirée que jadis, et toujours parfaitement dans le style du meilleur Rameau – voilà. A côté de ces vedettes du monde baroque, les « comprimari » sont tous également remarquables. fait une lumineuse Minerve et Constellation. et interprètent des ombres très heureuses, et Attila Varga- Tóth en athlètes et dieux divers sont parfaits.

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    C’est donc une rivalité très crédible pour l’iconique version de William Christie qu’a produite György Vashegyi. Celle de Christie garde intactes toutes ses qualités de pure beauté formelle un peu hiératique – voilà– , et Vashegyi apporte au drame urgence et sang vif – c’est cela. A ce niveau, le choix sera difficile, s’il faut choisir !

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    Rameau est toujours, ainsi aussi justement servi par György Vashegi et ses interprètes, enchanteur… 

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    Ce lundi 16 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La pudeur la plus intime de l’idiosyncrasie de Reynaldo Hahn miraculeusement incarnée par le piano délicat sublimissime de Pavel Kolesnikov…

    Ainsi que l’indique Pavel Kolesnikov lui-même dans la notice du livret du CD « Reynaldo Hahn Poèmes & Valses« , le CD Hyperion CDA 68383 qui vient de paraître ce mois de juin 2022,

    ce fut l’expérience du confinement du COVID-19 « qui bouleversa le monde dans tous ses agissements » qui constitua « le moment idéal » pour le pianiste de se mettre à affronter _ enfin _, dans la perspective très concrète d’un enregistrement, « l’incroyable corpus de pièces pianistiques » de Reynaldo Hahn, qui avait provoqué, lors de sa première découverte par lui, quelques années auparavant, un « trouble initial : à première vue, j’ai eu _ alors _ du mal à appréhender ces œuvres, à entrer _ vraiment _ dedans.« 

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    Et « Ce fut Éros caché dans les bois et particulièrement sa sonorité _ assez extraordinaire, en effet _ qui agirent _ lors de la découverte initiale du piano de Reynaldo Hahn par Pavel Kolesnikov _ comme éléments déclencheurs. Il y avait là quelque chose d’intrigant, de programmatique et pourtant d’un peu abstrait. Il est singulier qu’une œuvre puisse à ce point s’inscrire dans l’empire du doute, la scène n’étant réellement ni de ce monde ni d’un autre monde et n’appartenant ni au domaine des dieux ni à celui des vivants.« 

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    « Passé ce premier sentiment, je me suis _ alors _ laissé gagner par la musique, qui est elle-même à la fois vague et précise. Voilà comment je suis passé d’une œuvre l’autre, comme un enfant tenant un sac de bonbons dont le niveau baisse à mesure que sa faim de sucre se déchaîne. Certaines pièces me laissèrent indifférents, mais d’autres _ nombreuses _ me renvoyaient à ma première impression de mystère, là où l’auditeur est à la lisière de ce qui lui est familier.« 

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    Mais cette musique _ si rare en la puissante mais si discrète étrangeté de son idiosyncrasie _ décidément résistait…

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    Ce n’est que « les années passant _ que _ j’ai compris qu’il y avait un temps pour tout, et qu’il ne fallait jamais forcer une adhésion. Je me suis fait confiance, et j’ai rangé le recueil, pour mieux y revenir ensuite« .

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    De fait, au moment de la sidération si puissante de l’expérience de l’enfermement pour le COVID-19,

    ce fut « la torpeur du temps distendu, une grosse biographie de Proust dans les mains, et _ surtout _ ce vaste champ de réflexion qui se dégageait par contrainte dans ma vie, _ qui _ apparurent comme des ingrédients _ paradoxalement _ providentiels.

    Après avoir procrastiné pendant quelques jours, je pris mon courage à deux mains et je me suis mis à imaginer l’enregistrement _ à réaliser. L’idée de départ était relativement simple et en grande harmonie avec mon précédent projet d’enregistrement des Variations Goldberg (CDA 68338) : tenter de construire les sons sur la base d’une présence imaginaire de l’interprète _ chose impossible au concert vu qu’il se tient physiquement devant les auditeurs _ et offrir de s’ouvrir _ soi, pleinement _ à une sorte d’écoute intérieure. Surtout ce qui me plut par-dessus tout fut d’adopter une esthétique de travail que j’avais appliquée à la musique de Bach et de la confronter désormais à une œuvre réputée aux antipodes de celle-ci.« 

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    Mais « comment _ donc _ y pénétrer par un _ si _ minuscule trou de serrure ? C’est la qualité insulaire de l’œuvre de Hahn : ses beautés fragiles sont comme protégées par des océans d’incertitudes, où tout est vague et protège son expression, à la fois minuscule et expressive.« 

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    Et de fait « il y a quelque chose de très apaisant dans la manière dont Hahn observe et agence les minuscules touches d’émotion : nulle arrogance architecturale, mais seulement de la tendresse, une grande tendresse. J’y vois presque quelque chose d’enchanteur, un funambulisme entre la clarté, l’élégance et la liberté d’expression _ voilà tout Hahn en sa singulière et si rare idiosyncrasie… C’est l’art d’habiter sa musique sans volonté de la posséder« .

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    Et c’est ainsi que « en ce début de crise _ pour Pavel Kolesnikov confiné alors à son domicile londonien _, Reynaldo Hahn fut ma planche de salut« …

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    Le résultat,

    cet enregistrement-ci de 19 des 53 pièces « Rossignol éperdu« , et de 6 des 11 « Premières Valses » de Reynaldo Hahn,

    est un prodigieux miracle d’intelligence de la sensibilité de ce compositeur si fin, si racé, si pudique…

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    De ces œuvres pour piano seul de Reynaldo Hahn,

    ma discothèque comprenait déjà

    d’une part le double CD « Le Rossignol éperdu » (Passavant Music PAS 114273), des 53 pièces de ce recueil, par Bernard Paul-Reynier, enregistré en mai 2014 ;

    et d’autre part, le CD « Reynaldo Hahn Piano Works » (Pro Piano 224538), comprenant les 11 « Premières Valses« , par Laure Favre-Kahn, enregistré à New-York le 11 mars 2003.

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    Mais l’interprétation sublimissime de délicatesse de Pavel Kolesnikov, ici, emporte tout !

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    Cf aussi mon article du 22 mars dernier : « « ,

    rédigé au moment de ma lecture passionnée de « L’Autre XXe siècle musical » de l’ami Karol Beffa, à l’oreille et au goût si magnifiquement perspicaces…

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    À la page 55 de ce livre important, Karol Beffa résume ce qu’il qualifie de « grand secret » de Reynaldo Hahn, « celui du charme« .

    Et « par ce charme _ prévenait-il _, on ne saurait entendre le mignon, le joli, le mignard complaisant, mais le charme au sens de carmen, qui désigne en latin le sortilège.

    Hahn le charmeur est un enchanteur, un sorcier« .

    On ne saurait mieux dire.

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    Et ce merveilleux CD enchanteur « Reynaldo Hahn _ Poèmes & Valses » de Pavel Kolesnikov, nous fait approcher au plus près de la magie unique de ce sortilège singulier de l’art si « naturel » de Reynaldo Hahn,

    si puissant et pénétrant en sa pudeur si délicate et presque fragile…

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    Ce samedi 2 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • D’enthousiasmants Concertos pour piano (Op. 25 et Op. 40) de Felix Mendelssohn par un Lars Vogt, en état de grâce, au piano et à la baguette : un sublime à jamais juvénile CD !

    C’est un fait que j’aime beaucoup, beaucoup, l’œuvre de Felix Mendelsson (1809 – 1847), que je porte au pinacle ;

    et que j’apprécie aussi énormément Lars Vogt, tant comme pianiste, que comme directeur du superbe Festival Spannungen…

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    Je ne pouvais donc pas laisser passer ce CD qui paraît ce mois de mars dans l’excellent label finnois Ondine, avec les Concertos pour piano n°1 (Op. 25) et n° 2 (Op. 40),  avec Lars Vogt au piano, et à la tête de l’Orchestre de Chambre de Paris :

    le CD Ondine ODE 1400-2.

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    Ce qui, au passage de la « révision – passage en revue » de ma discothèque Mendelssohn, m’a fait prendre conscience que je ne disposais pas du CD, assez récent (en 2018), de ces 2 Concertos pour piano et orchestre Op. 25 et Op. 40, par mon pianiste mendelssohnien préféré, Alberto Prosseda ;

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    avec le Residentie Orkest The Hague, sous la direction de Jan-Willem de Vriend _ un CD du label Decca Italia, probablement non distribué en France… 

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    Mais l’interprétation de Lars Vogt _ qui se remet d’un cancer… _ est proprement enthousiasmante,

    tant dans la féérie de son jeu virtuose, fin, élégant, transcendant, au piano,

    que dans la fluidité libératrice de sa direction de l’enchanteur Orchestre de Chambre de Paris…

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    Qui trouvent le droit chemin de l’à jamais juvénile génie mendelssohnien…  

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    Un sublime CD !

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    Ce vendredi 11 mars 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : le Bolero idéalement endiablé de Katia et Marielle Labèque dans leur CD basque Amoria, avec les percussions traditionnelles basques du groupe Hegiak de Thierry Biscary

    J’apprécie particulièrement le jeu

    à jamais juvénile _ libre, affranchi de bien des orthodoxies… _ et tout simplement enchanteur

    des sœurs Katia et Marielle Labèque

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    _ filles du Dr Pierre Labèque, pédiatre (1917 – 2007) et de la pianiste Ada Cecchi (Viareggio, 18 juillet 1918 – Bayonne, 9 mars 1997) :

    Katia est née à Bayonne le 11 mars 1950 ; et Marielle, à Bayonne le 6 mars 1952 ;

    et leur frère aîné, Jean-Louis, le 16 novembre 1946, à Bayonne lui aussi _ ;

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    et tout spécialement, ici, dans leur interprétation, en 2018,

    en un passionnant album intitulé, en basque, Amoria _ soit le CD Deutsche Grammophon / KML 481 7245 ;

    enregistré en divers Studios :

    KML, à Rome,

    Elkar Estudioa, à Donostia (Saint-Sébastien),

    LFO, à Sempere (Saint-Pé-sur-Nivelle)

    et Santa Cruz Auzoa, à Azkoitia _, 

    d’une transcription pour deux pianos, réalisée par Maurice Ravel lui-même,

    de son célébrissime _ un peu à son corps défendant ! _ hypnotique Boléro…

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    avec, aussi _ et c’est très important ! _, une adaptation pour des percussions traditionnelles basques

    _ txalaparta, txepetxa, tombera, xilintxak, danborrak, panderoak, atabala… _

    de Thierry Biscary,

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    superbement réalisée _ quelles magiques sonorités : c’est tout simplement diabolique ! _ par le groupe Hegiak, composé de Thierry Biscary lui-même, et Eñaut Elorrieta, Harkaitz Martinez de San Vicente, Mikel Ugarte et Ander Zulaika…

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    Le résultat est proprement enthousiasmant !

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    Ce Boléro, diaboliquement hypnotique,

    étant tout à la fois parfaitement _ comme il se doit, et c’est rédhibitoire ! _ tenu,

    en même temps que, et surtout, idéalement _ voire orgastiquement… _ survolté !

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    Et comme tout ce qui résulte d’une part de génie,

    la chose est nécessairement oxymorique...

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    Il n’est que de le comparer avec une précédente interprétation _ un peu moins survoltée… _, en 2006,

    des sœurs Labèque

    _ avec Thierry Biscary, déjà, et Gustavo Gimeno : le second aux percussions, et le premier aux « percussions basques« … _

    dans le CD _ KML 1111 _ intitulé tout simplement Ravel  

    _ et c’était là le tout premier CD produit directement par Katia et Marielle Labèque _,

    de cette même transcription par Ravel lui-même de son Boléro, « pour deux pianos quatre mains » (indiquait alors la notice)

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    avec _ déjà ! _ une adaptation pour percussions,

     

    réalisée, cette fois précédente-là, en 2006 donc, par Katia et Marielle Labèque elles-mêmes :

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    « les percussions étaient jouées par Gustavo Gimeno, et les percussions basques traditionnelles par Thierry Biscary _ précisait plus succinctement la notice…

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    Ce Boléro-ci avait été enregistré à la Gustav Mahler Musiksaal du Grand Hôtel de Toblach, à l’acoustique réputée…

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    Les sœurs Katia et Marielle Labèque possèdent,

    en leurs interprétations,

    cette part enthousiasmante magique de génie…

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    Cette interprétation-ci, de ce CD Amoria, est tout simplement nécessaire !

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    Mais à défaut d’accéder à l’interprétation magique du Boléro

    à la fois orgasmique et splendidement tenu

    de ce CD Amoria de 2018,

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    voici une vidéo de 4′ 44

    _ seulement ! Et non équivalente, hélas, au bonheur absolu de la prise de son du CD Amoria _

    prise lors d’un concert donné à Marciac le 28 juillet 2017… 

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    Ce mardi 21 avril 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa