Étiquette : enthousiasme

  • Tâcher de s’orienter dans la foisonnante « Vivaldi Edition » de Naïve, à propos des « Concerti per violino » non réunis en recueils publiés par Vivaldi lui-même…

    Bien trop longtemps,

    la bien malheureuse trop fameuse boutade de Luigi Dallapiccola (Pisino, Istrie, 3 février 1904 – Florence, 19 février 1975), bien malheureusement reprise par le presque vénitien pourtant Igor Stravinsky (Oranienbaum, 17 juin 1882 – New-York, 6 avril 1971), selon laquelle Antonio Vivaldi (Venise, 4 mars 1678 – Vienne, 28 juillet 1741) n’aurait fait que ré-écrire 500 fois le même concerto,

    a contribué à décourager trop aisément hélas la curiosité des musiciens et des mélomanes envers l’œuvre foisonnante et profuse _ plus de 450… _ et admirable du génial prêtre roux…

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    En conséquence de quoi,

    il est encore un peu difficile de s’orienter, même avec les intentions les meilleures du monde, dans le lacis encore demeuré confus _ dédalesque, à l’image du lacis des calli de Venise ?.. C’est pour se protéger des vents… _  sinon des œuvres elles-mêmes, du moins de leurs très nombreux enregistrements discographiques, surtout depuis l’assez phénoménal retour en grâce du Baroque musical, et de la musique même d’Antonio Vivaldi…

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    Cependant,

    depuis le lancement de la « Vivaldi Naïve Edition«  _ dont le volume 1 a, semble-t-il, été le CD « Concerti da camera« , par l’ensemble L’Astrée, paru le 12 décembre 2000 ; puis le volume 2, la « Juditha Triumphans » d’Alessandro De Marchi, avec l’enchanteresse voix de Magdalena Kozena… Patrick Zelnick (qui avait fondé son label « Naïve«  fin 1997) emboîtant l’excellent pas qu’avais pris Yolanta Skura pour cette « Vivaldi Edition« , avec son label Opus 111, fondé, lui, en 1990 (les volumes 1 à 17 de cette collection, qui en est à ce jour au volume 68, ont été en effet publiés par ce label Opus 111, avant que le volume 18, celui des « Concerti per vari strumenti«  de l’ensemble Zefiro et Alfredo Bernardini, paraisse, lui, sous le label cette fois de Naïve, le 15 mars 2005) ; en s’appuyant sur les travaux musicologiques d’Alberto Basso, et Susan Orlando, à Turin… _,

    voici qu’une bonne piste _ parmi d’autres bien sûr : je pense notamment aux admirables prestations du violon magique de Giuliano Camignola… _ de recherche discographique s’offre, prioritairement, à notre curiosité : je veux parler de ce monument discographique de la plus grande qualité que constitue  la magnifique et passionnante « Vivaldi Edition » de Naïve…

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    Il semble qu’à ce jour, ce 27 février 2022, cette « Vivaldi Naive Edition » comporte 68 volumes, dont les tous derniers parus sont, pour mémoire, les suivants :

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    _ volume 65 : « Il Tamerlano« , par l’Accademia bizantina dirigée par l’excellent Ottavio Dantone, paru le 25 septembre 2020

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    _ volume 66 : les « Concerti per fagotto V« , par L’Onda Armonica et Sergio Azzolini _ ce bassonniste magicien dont j’ai suivi les 5 volumes jusqu’ici parus de ces merveilleux Concerti per fagotto de Vivaldi ; et attends impatiemment le 6e et dernier… _, paru le 16 avril 2021

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    _ volume 67 : les « Concerti per violino IX _ Le Nuove Vie« , avec Boris Begelman et le Concerto italiano dirigé par Rinaldo Alessandrini, paru le 16 juin 2021

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    _ volume 68 : les « Concerti e cantate da camera« , avec Laura Polvorelli et l’ensemble L’Astrée dirigé par Giorgio Tabacco, paru le 12 novembre 2021.

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    S’il m’a été facile de ne pas manquer les successives parutions des 5 premiers CDs de « Concerti par fagotto » de Sergio Azzolini _ et cela, sans perdre de vue, non plus, bien sûrs, les successifs enchanteurs CDs de l’Ensemble Zefiro, sous la direction du parfait hauboïste qu’est Alfredo Bernardini, avec le bassoniste Alberto Grazzi _,

    la situation est bien plus compliquée pour ce qui concerne les enregistrements _ au nombre de 9 à ce jour : du premier d’entre eux paru le 1er juin 2005, au 9e, paru le 11 juin 2005 _ des plus nombreux encore « Concerti per violino » _ non assemblés en recueils _ d’Antonio Vivaldi, confiés par cette « Vivaldi Naive Edition » à divers ensembles orchestraux et à divers violonistes solistes virtuoses… 

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    Je les passe donc ici en revue :

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    _ volume I « La Caccia« , par Enrico Onofri et L’Accademia Monti Regalis, dirigée par Allesandro De Marchi, paru le 1er juin 2005 

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    _ volume II « Di Sfida« , par Anton Steck et Modo Anriquo, dirigé par Federico Maria Sardelli, paru le 10 juillet 2007

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    _ volume III : « Il ballo« , par Duilio Galfetti et I Barrochisti, dirigés par Diego Fasolis, paru le 2 mars 2009

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    _ volume IV : « L’Imperatore« , par Riccardo Minassi, à la tête de l’ensemble Il Pomo d’Or, paru le 17 avril 2012

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    _ volume V : « Per Pisendel« , par Dmitry Sinkovski, à la tête d’Il Pomo d’Oro, paru le 1er janvier 2012

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    _  volume VI : « La Boemia« , par Fabio Biondi, dirigeant son Europa galante, paru le 28 septembre 2018

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    _  volume VII : « Per il Castello« , par Alessandro Tampieri et L’Accademia bizantina dirigée par Ottavio Dantone, paru le 25 novembre 2019 

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    _  volume VIII : « Il Teatro« , par Julien Chauvin, dirigeant son Orchestre de la Loge, paru le 11 février 2020

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    _  volume IX : « Le Nuove Vie« , par Boris Begelman et le Concerto italiano dirigé par Rinaldo Alessandrini, paru le 11 juin 2021

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    Bien sûr, je ne saurais oublier les divers merveilleux et absolument sublimes _ et donc indispensables !!! _ CDs (Sony SK 51352, 87733 et 89362, parus en 2000, 2001 et 2002) du parfait Giuliano Carmignola _ né à Trévise le 7 juillet 1951 _, avec le Venice Baroque Orchestra, sous la direction d’Andrea Marcon, comportant des « Late Violin Concertos » de Vivaldi inédits jusqu’alors au disque, les Concertos RV 177, 191, 211, 222, 235, 251, 257, 258, 273, 295, 296, 375, 376, 386, 389 ;

    ainsi que, pour Archiv Produktion cette fois, les CDs 474 5172 et 477 6005 , parus en 2005 et 2006, comportant les Concertos RV 190, 217, 278, 303, 325, 333 et 583…

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    Bref, il m’a été un peu difficile de suivre assez fidèlement, année après année, ces diverses parutions discographiques du violon vivaldien, dans la « Vivaldi Naive Edition » tout particulièrement ;

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    ce violon vivaldien dont l’inventivité est pourtant si diverse, si riche, si brillamment renouvelée, et véritablement enthousiasmante !..

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    Et merci tant aux musicologues qu’aux musiciens-interprètes, et aux maisons de disques, qui amènent régulièrement à nos oreilles un peu souvent distraites de si belles musiques !

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    Ce dimanche 27 février 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter l’admirable chanson « Tu crois ô beau soleil », de Louis XIII (et Pierre de La Barre) : magique acmé du génial CD d’Arnaud De Pasquale « Le Fier virtuose _ le clavecin de Louis XIII »…

    Le magique _ et magistral ! _ CD « Le Fier virtuose _ le clavecin de Louis XIII » (CD Château de Versailles Spectacles CVS 047) du claveciniste _ virtuose… _ Arnaud De Pasquale _ avec ici, un bref échantillon vidéo de 2′ _,

    a probablement pour acmé la chanson _ merveilleuse ! _, avec ses variations _ splendides : par Pierrre de La Barre, épinette et organiste du roi…_,  composée par le roi Louis XIII lui-même, « Tu crois ô beau soleil« ,

    telle que rapportée et spécifiquement notée par Marin Mersenne en son « Harmonie universelle » (de 1636-37)…

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    De cette chanson composée par Louis XIII,  une seule version chantée m’a jusqu’ici été accessible sur le web :

    celle réalisée, en 1967, sur le disque Pathé-Marconi DTX 329 _ cf ici les intéressantes précisions données au verso de ce disque… _ intitulé « Louis XIII Roi de France » _ un enregistrement comportant, outre cette chanson « Tu crois ô beau soleil«  (suivie de ses diminutions réalisées par Pierre Chabanceau de La Barre, « épinette et organiste du Roi et de la Reyne«  : des diminutions « que les mains les plus adroites et les plus vites peuvent exécuter« , comme l’indique Marin Mersenne, « afin que cet exemple serve d’idée à la perfection du beau toucher« …), le célèbre « Ballet de la Merlaison«  (de 1635), ainsi que les brefs Psaume CXXX et Psaume V… _, par divers musiciens du Groupe des Instruments Anciens de Paris, dirigé par Roger Cotte :

    les chanteurs Geneviève Roblot (soprano), Michel Fauchet, Jacques Husson (ténors) et Bernard Cottret (basse), avec, au luth, Jean-Pierre Cotte, et au clavecin, pour les diminutions, Marcelle Charbonnier.

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    Sur ce précieux podcast de 24′,

    le « Ballet de la Merlaison » est donné du début jusqu’à 12’54 ;

    et c’est à 12′ 55 que débute la chanson « Tu crois ô beau soleil« , interprétée par les 4 chanteurs ;

    puis, de 15′ 02 à 21′ 24, la claveciniste Marcelle Charbonnier interprète les diminutions réalisées par Pierre de La Barre sur la chanson du roi… 

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    On peut comparer cette réalisation de 1967 avec celle de février 2005, instrumentale seulement, cette fois, et historiquement mieux informée _ et vraiment très belle, déjà… _ d’Olivier Schneebeli, avec les Symphonistes du Centre de Musique Baroque de Versailles, sur le très réussi CD Alpha 097 intitulé « Nicolas Formé _ Le Vœu de Louis XIII » :

    le podcast de la chanson dure ici 2′ 24…

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    Pour revenir à l’interprétation, absolument, merveilleuse, au clavecin, d’Arnaud De Pasquale

    en son admirable CD « Le Fier virtuose _ le clavecin de Louis XIII » (CD Château de Versailles Spectacles CVS 047),

    celle-ci se situe à la plage 20 de ce CD (d’une durée totale de 70′ 36),

    et dure 9’46 :

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    elle constitue à coup sûr l’acmé de cet admirable travail d’interprétation d’Arnaud De Pasquale… 

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    Le 10 janvier dernier, sur l’excellent site ResMusica,

    l’excellent organiste Frédéric Muñoz, a publié une excellente très éclairante chronique, très justement intitulée « Arnaud De Pasquale nous révèle le clavecin français sous Louis XIII« ,

    que je m’empresse de donner ici,

    avec mes farcissures :

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    Arnaud de Pasquale nous révèle le clavecin français sous Louis XIII

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    Le clavecin en France sous Louis XIII représente la période d’éclosion _ oui ! _ de cet instrument, appelé à s’imposer jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Arnaud de Pasquale nous propose de mieux connaitre ce monde fascinant, inspiré par la danse _ un art très français _ et par l’Italie.

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    Le règne de Louis XIII se déroule depuis la mort d’Henri IV en 1610 et ce durant 33 ans _ 14 mai 1610 – 14 mai 1643. Comme nous l’explique Arnaud de Pasquale, ce monde déjà lointain ne laisse que quelques traces _voilà _ presque tardives _ oui _ à l’exception de rares pièces dont l’une _ la chanson « Tu crois, ô beau soleil » composée par le roi Louis XIII, suivie de ses diminutions réalisées par l’épinettiste du roi, Pierre de La Barre _ dans le Traité de l’Harmonie universelle du Père Marin Mersenne, et d’autres de Jacques Champion de Charbonnières ou de Louis Couperin. Cette période connait sous l’impulsion même du roi, danseur _ oui _ et compositeur _ oui _, un élan sensible vers la musique de ballet _ oui _ où la danse occupe _ bien sûr _ une place centrale. Divers instruments _ oui _ servent ces musiques dont le luth, la viole ou le clavecin. L’improvisation y est très présente _ oui, ainsi que les diminutions _ ce qui permet d’adapter au mieux les situations. Le programme offre ainsi une quarantaine de pièces dont certaines sont originales _ au disque _ et constituent quelques points de repères utiles. Les autres sont des adaptations pour le clavier _ voilà _ par l’interprète. Tout un monde nouveau _ oui : à dimension de continent, même ! _s’offre alors à l’écoute au travers de musiques issues de ballets de cour ou un groupe assez vaste d’auteurs _ oui ; ainsi que quelques pièces demeurées anonymes, aussi _ intervient.

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    Une ambiance de fête _ absolument ! _ traverse ce disque _ et il fallait bien çà pour ce roi au tempérament mélancolique… J’ai déjà dit ailleurs (cf mon livret du  CD « Un portrait musical de Jean de la Fontaine«  dont j’ai composé 90 % du programme…), que le chanteur (d’origine bayonnaise), Pierre de Nyert (1597 – 1682) était à disposition permanente, jour et nuit, du Roy, pour le distraire de ses accès de mélancolie… Les pièces sont judicieusement regroupées par tonalités en quatre suites en ut, ré, fa et sol, mais l’auditeur pourra s’amuser à les écouter également en lecture aléatoire comme le permettent la plupart des appareils. On découvrira même _ au moins _ deux pièces écrites par le roi Louis XIII lui même _ oui : il a probablement participé à quelques pièces de divers ballets de cour… Ces musiques s’inspirent encore du siècle passé _ oui _  où la danse était omniprésente en Europe _ et plus particulièrement encore en France ; mais les musiques, de même que les musiciens, d’ailleurs, aussi, circulaient beaucoup, beaucoup, de par l’Europe entière… _, comme l’atteste cette Courante de Michael Praetorius, réminiscence de la Renaissance.

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    Arnaud de Pasquale a choisi deux clavecins qui lui paraissent traduire au mieux la musique française de ce début du XVIIᵉ siècle. Aucun clavecin français de l’époque _ hélas _ ne subsiste, le premier _ conservé _ étant de 1658, construit par Jean Denis ; aussi le claveciniste s’est-il plutôt tourné vers des copies d’instruments qui circulaient à la cour à cette époque, notamment des modèles flamands et italiens. On entendra ici un instrument d’esprit italien construit en 2005 à Barbaste par Philippe Humeau _ oui _  et un autre, flamand, restauré par Emile Jobin en 1991, édifié par Ioannes Rückers, de 1612. Ces instruments sonnent assez différemment de ceux qui viendront par la suite _ oui _ et exaltent magnifiquement _ oui, oui _ ce répertoire _ plutôt jubilatoire (et éloigné de la musique anglaise, à la Dowland)… _ de danceries et de chansons…

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    Dans cette frénésie rythmique _ voilà ! que sert splendidement la virtuosité dépourvue de tout maniérisme d’Arnaud De Pasquale _ on retrouve les fastes de la Renaissance pas si éloignés encore _ certes… Et Louis XIII, très cultivé, avait aussi une mère italienne… Une montée en puissance s’opère par moments jusqu’à demander la complicité _ jubilante _ de François Guerrier au deuxième clavecin dans quelques mouvements endiablés _ voilà : mais sans hystérie… _ qui rendent les instruments envahissants enivrants _ oui. Arnaud de Pasquale transcende ces répertoires « retrouvés » par un jeu très vivant _ oui ! _ et puissant _ oui _, et par la portée _ éloquente _ qu’il procure au discours _ oui. Le clavecin ainsi représenté préfigure l’époque suivante qui verra l’apogée _ à partir de Frescobaldi, Froberger et Louis Couperin, pour commencer… _ de cet instrument sous les règnes de Louis XIV et Louis XV, et se prolongera jusqu’à la fin de la royauté avec l’arrivée du pianoforte _ en effet.

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    Œuvres d’Etienne Moulinié (1600-1669), Jacques Chambonnières (1601-1672), Charles Bocquet (1570-1615), Anthoine Boësset (1586-1643), Louis XIII (1601-1643), Louis Couperin (1626-1661), Guillaume Dumanoir (1615-1697), Michael Praetorius (1571-1621), Claude Le Jeune (1528-1600).

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    Quatre Suites en Ré, Ut, Fa et Sol d’après divers auteurs français du XVII° siècle, reconstituées et jouées par Arnaud de Pasquale :

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    clavecins Philippe Humeau et Emile Jobin d’après Joannes Ruckers et un modèle italien.

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    1 CD Château de Versailles Spectacles.

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    Enregistré au château de Montgeroult en septembre 2019.

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    Livret en français, anglais et allemand.

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    Durée : 70:36

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    Un CD absolument enthousiasmant !!!

    Et donc indispensable !!!

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    Ce jeudi 20 janvier 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour les 10 ans du décès de la pianiste Tatiana Shebanova (1953 – 2011), ré-édition de ses sublimes 14 CDs Chopin !

    Ce fut avec un profond émerveillement que j’ai découvert l’année 2010 précédant son décès _ dont j’ignorais tout alors : nul n’en ayant jamais parlé jusqu’alors en une revue musicale française !.. _ les enregistrements Chopin de cette extraordinaire (et trop discrète) interprète de Chopin qu’a été la sublime Tatiana Shebanova (Moscou, 12 janvier 1953 – Varsovie, 1er mars 2011).

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    Mon article du samedi 30 juin 2012

    fit le récit enthousiaste _ et très détaillé, en même temps qu’un peu rétrospectif _ de cette découverte infiniment reconnaissante :

    quelle parfaite interprète de Chopin nous avons eue là !..

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    Le sublime Chopin « en vérité » de Tatiana Shebanova _ in memoriam

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    — Ecrit le samedi 30 juin 2012 dans la rubrique “Musiques”.
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    C’est un peu par hasard, l’été 2011, que j’ai découvert, d’abord la collection merveilleuse « The Real Chopin« , en son œuvre complète sur instruments anciens _ un piano Pleyel de 1848 et un piano Érard de 1849, pour commencer ; vient de s’y adjoindre (en novembre 2010) un piano Érard de 1838 pour un CD de Janusz Olejniczak, le CD NIFCCD 030, comportant des Mazurkas (6), des Polonaises (2), des Valses (4), des Nocturnes (3) et la Ballade opus 23 : tous instruments admirables ! _, du Narodowy Institut Fryderyka Chopina, de Varsovie, éditée pour le deux-centième anniversaire de la naissance de Frédéric Chopin (Varsovie, 1er mars 1810 – Paris, 17 octobre 1849)  ;

    puis que, en approfondissant ma recherche, CD après CD, j’ai admiré et aimé considérablement les doigts proprement magiques de Tatiana Shebanova (Moscou, 12 janvier 1953 – Varsovie, 1er mars 2011), en de sublimes cadeaux, l’un après l’autre de 5 CDs _ les CDs NIFCCD 005, 007, parus en 2007, 017 et 018, parus en 2010, puis, cette année-ci, 2012, le CD « in memoriam«  021, comportant les 24 Préludes opus 28 (ainsi que le Prélude opus 45), enregistrés le 30 juin 2009, et la Sonate en si bémol majeur opus 35, dite « funèbre« , enregistrée le 20 avril 2010… _, de cette musique de Chopin sublimement donnée ici en sa rayonnante toute simple mais sidérante chaleureuse vérité et beauté : sur le piano Érard de 1849 de l’Institut…

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    L’Institut Frédéric Chopin de Varsovie a, en effet, publié en novembre 2010 un coffret de 21 CDs

    (numérotés de 000 _ pour un enregistrement de Raul Koczalski (1884-1948) sur un piano Pleyel de 1847, le 21 février 1948 _ à 020 _ les enregistrements des 20 CDs 001 à 020 se sont déroulés de mars 2005 à décembre 2009 (et même le 19 janvier 2010 pour quelque(s) pièce(s) du CD 0018, par Tatiana Shebanova, justement… : probablement la Sonate « funèbre » opus 35 de 1839 _),

    donnant à écouter l’œuvre intégral de Frédéric Chopin sur ces pianos Pleyel (de 1848) et Érard (de 1849) aux sonorités chaleureuses confondantes… Et c’est un élément décisif de leur si réjouissante réussite !!!

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    J’avais bien relevé, auparavant, une excellente critique d’un enregistrement Chopin de cette collection par Nelson Goerner, mais je devais alors avoir d’autres centres d’intérêt que la musique de Chopin pour ne pas demander à l’écouter, ni me le procurer… Et c’est probablement le nom du pianiste Howard Shelley qui, en ce début d’été 2010, m’a incité à écouter, puis m’a fait découvrir, CD après CD, avec une jouissance immédiate ! passionnément mêlée à une non moins hyper-jouissive curiosité à profusion comblée !, cette merveilleuse collection d’enregistrements sur instruments anciens de l’œuvre du « real Chopin » !

    …

    Si bien que j’ai demandé à en écouter, après ce tout premier CD Shelley de la collection de l’Institut Frédéric Chopin de Varsovie, d’autres,

    à commencer par les enregistrements de Nelson Goerner, tous mieux qu’excellents, proprement enthousiasmants ! :

    les CDs 003 (les 4 Ballades ainsi que 3 Nocturnes),

    009 (les œuvres pour piano et orchestre autres que les 2 concertos pour piano : les justement fameuses Variations opus 2 sur Là ci darem la mano de Don Giovanni de Mozart, fameuses par le mot d’enthousiasme pur de Robert Schumann pour la musique d’un musicien parfaitement inconnu de lui jusque là et dont il découvrait, à la seule lecture, la partition : « Chapeau bas, Messieurs, un génie ! » ; la Fantaisie sur des Airs polonais opus 13 ; le Rondo de Concert à la Krakowiak opus 14 ; et l’Andante spianato et Grande Polonaise brillante opus 22)

    et 016 (les Mélodies opus 74, Nelson Goerner accompagnant la soprano Aleksandra Kurzak et le baryton Mariusz Kwiecien) ;

    et plus tard le CD 023 (les 9 Mélodies de l’opus 74 pour voix de soprano, Nelson Goerner accompagnant cette fois la délicieuse Dorothee Mields, les chantant une fois en polonais et l’autre en allemand).

    …

    Puis j’ai écouté (et beaucoup aimé aussi) les CDs de Janusz Olejniczak de cette collection :

    le CD 008 (5 Mazurkas, la Sonate opus 35, etc.),

    et le CD 011 (3 Polonaises, 2 Nocturnes, 5 Mazurkas et 1 Valse) ;

    et plus tard, tout récemment, le CD 030, sur un piano Pleyel de 1838, cette fois (6 Mazurkas, 2 Polonaises, 4 Valses, 3 Nocturnes et la Ballade opus 23).

    …
    De même que j’ai extrêmement apprécié le CD 010 de Kevin Kenner (les 4 Impromptus, le Scherzo opus 39, etc.).

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    Au total, j’ai acheté ainsi, un par un, 14 de ces 20 CDs, par des artistes divers…

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    …

    Mais ma découverte fondamentale _ voilà !!! _ fut le jeu magique proprement stupéfiant de grâce et de justesse chopinienne de la magnifique Tatiana Shebanova !

    …

    J’ignorais tout de cette interprète, à l’exception de ce dont m’informaient, au fil de mon écoute de ces quatre premiers CDs _ 005, 007, 017 et 018 _, les notices de ces disques de cette collection de l’Institut Frédéric Chopin de Varsovie ; et ne fus guère récompensé, non plus, par ma recherche sur Google : l’indication, sur un site en anglais, que la musicienne « passes away » _ mais sans mention de date ! _ me troubla profondément, cet été 2011-là, mais je ne réussis ni à la confirmer, ni l’infirmer, nulle part, alors… J’en restais donc à cette hypothétique disparition dont nul media n’avait fait, à ma connaissance, ni mention, ni a fortiori commentaire !..

    …
    Bien sûr, je communiquais _ et fit partager ! _ mon enthousiasme musical à mes disquaires préférés, au fil de mes écoutes (enchantées !) successives ; et je leur commandais illico presto 2 des CDs de Tatiana Shebanova sur lesquels je n’étais pas parvenu à mettre la main…

    …
    Je ne me souviens plus aujourd’hui quel avait été l’ordre de ces écoutes-découvertes progressives miennes de ces CDs Chopin de Tatiana Shebanova ; mais l’enthousiasme ne se démentit certes pas, bien au contraire ! j’étais de plus en plus stupéfait d’enthousiasme pour cette justesse absolue d’interprétation du « real Chopin » !!! de Tatiana Shebanova ; et je remarquais au passage combien les Mazurkas, moins célèbres que les Etudes ou les Polonaises, constituaient sans doute le cœur battant de la création la plus intime et vibrante de sens _ et chaleureuse ! _ de Frédéric Chopin !.. Et les réalisations de Shebanova constituaient le summum de cette magnifique collection : bientôt je me procurais l’intégrale de ces enregistrements en mettant la main sur le coffret des 21 CDs !

    …
    Bref, je proclamais partout haut et fort cette jubilatoire _ et chaleureuse _ admiration…

    …

    Si bien que, quand parut au printemps 2012 _ car la collection d’enregistrements anciens de l’Institut Frédéric Chopin de Varsovie se poursuit : et toujours magnifiquement ! même sans Shebanova désormais : nous en sommes à ce jour au numéro 023… _, en mars ou en avril, un nouveau CD _ proprement sublime ! _, intitulé « in memoriam Tatiana Shebanova« , des 24 Préludes opus 28 (+ le prélude opus 45) et la Sonate dite « funèbre » opus 35, je fus au comble et de la jouissance pour ce CD miraculeux (NIFC CD 021) de justesse de beauté,

    et de la détresse, pour la perte prématurée (hélas confirmée ainsi !) de cette musicienne magicienne qu’avait été Tatiana Shebanova (Moscou, 12-1-1953 – Varsovie, 1-3-2011) :

    …

    je note au passage que Tatiana Shebanova est morte (d’un cancer) 201 ans jour pour jour après la naissance de Frédéric Chopin, le 1er mars 1810 !

    …

    …

    Voici deux messages adressés à mon amie la Fée Morgane pour lui donner à partager cet enthousiasme musical :

    …

    De :   Titus Curiosus
    Objet : Chopin/Shebanova au Fryderyk Chopin Institute de Varsovie
    Date : 19 mai 2012 18:32:19 HAEC
    À :   Fata Morgana

    …

    Voici les 5 CDs Chopin/Shebatova existant
    dans l’édition du Fryderyk Chopin Institute de Varsovie…

    Pour moi,
    la quintessence de Chopin
    se trouve dans les Mazurkas…

    …

    Vient de paraître aussi, mais sans Shebatova hélas, un excellent DVD (Glossa GVD 921114)
    retransmettant un des concerts de l’anniversaire Chopin à Varsovie,
    sur le même piano Érard de 1849,
    avec Nelson Goerner, Kevin Kenner et Janusz Olejniczak (tous très bons !!!)
    et l’orchestre du XVIIIe siècle dirigé par Frans Bruggen,
    pour les œuvres de Chopin avec piano et orchestre : un Chopin mozartien…

    Titus
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    …
    Chopin: 24 Preludes, Op. 28

    Chopin:

    24 Preludes, Op. 28

    Prelude Op. 45 in C sharp minor (No. 25)

    Piano Sonata No. 2 in B flat minor, Op. 35 ‘Marche funèbre’

    Tatiana Shebanova (piano)

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    This CD has been released in memory of Tatiana Shebanova, who died last year, not long after these recordings were made _ 10 mois et 10 jours très exactement. It shows the exceptional relationship _ voilà ! _ which she had with the historic Erard piano heard here. She fell in love with the instrument the very first time she played it.

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    Frederick Chopin Institute The Real Chopin – NIFCCD021

    (CD)

    €16,75

    In stock – usually despatched within 1 working day.

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    Chopin: Polonaises, Rondo in C major & Mazurkas

    Chopin:

    Rondo in C major, Op. 73

    working version

    Polonaise No. 10 in F minor, Op. 71 No. 3

    Polonaise No. 1 in C sharp minor, Op. 26 No. 1

    Mazurka No. 41 in C sharp minor, Op. 63 No. 3

    Mazurka No. 20 in D flat major, Op. 30 No. 3

    Mazurka No. 40 in F minor, Op. 63 No. 2

    Mazurka No. 34 in C major, Op. 56 No. 2

    Mazurka in A minor, Op..posth.

    Mazurka No. 46 in C major, Op. 68 No. 1

    Nocturne No. 6 in G minor, Op. 15 No. 3

    Mazurka No. 33 in B major, Op. 56 No. 1

    Mazurka No. 39 in B major, Op. 63 No. 1

    Introduction & Variations ‘Der Schweizerbub’ KKIVa/4

    Polonaise No. 15 in B flat minor B13/KKIVa:5

    Polonaise No. 14 in G sharp minor B6/KKIVa:3

    Galop in A flat major ‘Marquis’, WN 59

    Tatiana Shebanova (piano)

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    Shebanova interprets further works by Chopin. She is more than qualified to do so, as she did Postgraduate studies at the Warsaw Fryderyck Chopin Music Academy and since 1983 has given annual lectures at the Chopin Master Classes in Duszniki-Zdrój. She performs on an Erard 1849 fortepiano.

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    Frederick Chopin Institute The Real Chopin – NIFCCD018

    (CD)

    €16,75

    In stock – usually despatched within 1 working day.

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    Chopin: Walzes, Barcarolle, Berceuse & Ecossaises

    Chopin:

    3 Écossaises, Op. 72 No. 3

    Barcarolle in F sharp major, Op. 60

    Berceuse in D flat major, Op. 57

    Waltzes Nos. 1-14

    Tatiana Shebanova (piano)

    …

    …

    Tatiana Shebanova is one of the most eminent pianists performing today. She is the winner of international competitions in Prague (1969), Geneva (1976) and Brussels (1990), among others. Polish audiences remember her performances during the Tenth International Fryderyk Chopin Piano Competition in Warsaw in 1980, when she received Second Prize and the special prizes for the best performances of a polonaise and a concerto _ c’est à noter !

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    The disc features new recordings of the Waltzes, Ecossaises, Op. 72, Barcarolle in F sharp major, Op. 60, Berceuse in D flat major, Op. 57.

    Recordings made on an Erard piano from 1849.

    Recorded in Witold Lutoslawski Polish Radio Concert Studio, Warsaw, 19-20 May 2007.

    Frederick Chopin Institute The Real Chopin – NIFCCD005

    (CD)

    €16,75

    In stock – usually despatched within 1 working day.

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    Chopin: Études, Opp. 10 & 25

    Chopin:

    12 Études, Op. 10

    12 Études, Op. 25

    Tatiana Shebanova (piano)

    …

    …

    Tatiana Shebanova is one of the most eminent pianists performing today. She is the winner of international competitions in Prague (1969), Geneva (1976) and Brussels (1990), among others. Polish audiences remember her performances during the Tenth International Fryderyk Chopin Piano Competition in Warsaw in 1980, when she received Second Prize and the special prizes for the best performances of a polonaise and a concerto.

    The disc features new recordings of the Fryderyk Chopin 12 Etudes Op. 10 (1829–1832) and 12 Etudes Op. 25 (before 1837) Erard piano from 1849.

    Recorded in Witold Lutoslwski Polish Radio Concert Studio, Warsaw, 29 September 2007.

    Frederick Chopin Institute The Real Chopin – NIFCCD007

    (CD)

    €16,75

    In stock – usually despatched within 1 working day.

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    Chopin: Variations, Mazurkas & Rondos

    Chopin:

    Largo in E flat major, BI 109

    Variations brilliantes in B flat major on ‘Je Vends des Scapulaires’, Op. 12

    Rondo a la Mazurka, Op. 5

    Rondo in C major for two pianos, Op. 73

    _ à deux pianos (l’autre étant le Pleyel de 1848), avec _ Jaroslaw Drzewiecki _ le mari de Tatiana Shebanova _

    Marche Funebre, Op. 72 No. 2

    Fugue in A minor

    Mazurka No. 56 in B flat major, K.IIa/3

    Mazurka No. 58 in A flat major

    Mazurka No. 57 in C major

    Mazurka No. 55 in G major, K.IIa/2

    Moderato in E, KKIVb/12

    Variations in D major for 2 pianos

    Stanislaw Drzewiecki _ le fils de Tatiana Shebanova et Jaroslaw Drzewiecky _

    Variations in A – Souvenír de Paganini

    Variations on a March from Bellini’s I Puritani

    Polonaise No. 16 in G flat major B36/KKIVa:8

    Allegretto in F sharp major

    Waltz No. 17 in E flat major, Op. post., KKIVa:14, B 46

    Wiosna B117

    Tatiana Shebanova (piano)

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    …

    Tatiana Shebanova graduated from the Pyotr Tchaikovsky Conservatory in Moscow with a Gold Medal and is a Grand Prix winner of international music competitions in Prague, Geneva and Brussels. She has led an intensely musical life and, as well as being a soloist, has performed piano duets with her husband and son. She is performing on an Erard 1849 fortepiano.

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    Frederick Chopin Institute The Real Chopin – NIFCCD017

    (CD)

    €16,75

    Usually despatched in 2 – 3 working days.

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    Et cet autre message-ci,

    en réponse à une demande adjacente de conseil de priorité d’écoute :

    …

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    De :   Titus Curiosus
    Objet : Les CDs Shebanova sur piano Erard
    Date : 21 mai 2012 06:25:33 HAEC
    À :   Fata Morgana

    …
    …

    Après ré-écoute des 4 CDs du coffret anniversaire,
    et après celle du nouveau CD des Préludes (CD 021),
    voici mon ordre de priorité :

    1) Les Préludes et la Sonate « funèbre » (CD 021)
    2) Les Études (CD 007)
    3) Les Valses (CD 005)
    4) Les Polonaises, Mazurkas, etc. (CD 018)
    5) Les Variations, Mazurkas, etc. (CD 017).

    Les Mazurkas sont le plus intime de Chopin.
    La chaleur des Etudes, et des Valses, est exceptionnelle
    avec cet Érard de 1849 sous les doigts parfaits de Shebanova.
    Quelle perte !

    Titus

    …

    …

    Dossier auquel je me fais un plaisir de joindre encore cette superbe (!!) chronique d’Alain Lompech à la page 94 du numéro de Diapason de mai 2012, à propos de ce même CD « In memoriam Tatiana Shebatova« ,

    auquel le magazine Diapason a attribué un « Diapason d’or » ce mois de mai :

    …

    …

    « On doit à Tatiana Shebanova ce qui me semble être la meilleure intégrale _ rien moins !!!! _ de l’œuvre pour piano de Chopin _ parue chez Dux _, loin devant celles de Vladimir Ashkenazy (Decca), d’Idil Biret (Naxox). Seul Nikita Magaloff (Philips) pourrait s’approcher de cette réussite exemplaire. Hélas !, Shebanova est morte en 2011, à l’âge de cinquante-sept ans. L’Institut Frédéric Chopin lui rend hommage _ « in memoriam« … _ avec la publication d’un récital _ en fait en deux prises : l’une (les Préludes ?..), le 30 juin 2009, l’autre (la Sonate « funèbre » ?..), le 20 avril 2010 _enregistré, admirablement, sur un Érard de 1849, dont cette grande artiste tire des sonorités ensorcelantes _ oui ! _ de rondeurs sombres, d’éclats feutrés, d’aigus translucides mais pleins et chantants _ tous ces oxymores sont mieux que justissimes ! Ce pianisme somptueux n’est pas mis au service du culte du beau son, il est la logique d’une assimilation du style chopinien _ oui ! jusqu’à l’incarnation ! _ par une musicienne qui en avait pénétré l’essence _ rien moins ! On sent dans ces interprétations une telle intimité _ oui ! _ avec les Préludes et avec la Sonate « funèbre » que toute barre de mesure, toute idée même d’interprétation s’envolent : Shebanova recrée dans l’instant ce qu’elle joue _ voilà ! _ avec une incertitude apparente _ celle du compositeur lui-même improvisant et créant _, qui n’a d’égale que la détermination _ en radieuse jubilation ! _ d’aller au bout de chaque phrase _ avec l’autorité de la justesse la plus rayonnante : formidablement chaleureuse.
    C’est bouleversant. » 

    …

    On ne saurait mieux dire la perfection de justesse de beauté

    de ce travail admirable

    d’une vie

    de Tatiana Shebatova au service _ éminemment chaleureux ! _ du génie même de Chopin

    en sa plus éminente vitalité.

    …

    …

    Si « tout ce qui est beau est difficile autant que rare »  (Spinoza),

    « a thing of beauty is a joy for ever » (Keats)…

    C’est bien à ce degré d’éternité-là qu’ici de plain-pied parfaitement nous sommes !

    …

    …

    Merci Madame !

    …

    …

    Titus Curiosus, ce 30 juin 2012

     

    …

    …

    Et lors de ma récapitulation de 100 « Musiques de joie«  lors du premier confinement (mars-juin 2020),

    en mon article  du samedi 20 juin 2020,

    j’y suis bien sûr revenu !

    …

    …

    Et voici que ce jour du 6 septembre 2021,

    je découvre,

    à la page 80 du numéro 703 de la Revue Diapson de ce mois de septembre 2021,

    un article développé de  Loïc Chahine faisant un très vibrant éloge d’un coffret de 14 CDs, muni d’un archi-mérité Diapason d’Or,

    que, pour l’anniversaire des 10 ans _ c’était le 1er mars 2011, à Varsovie _ de la disparition de Tatiana Shebanova,

    le label NIFC (Narodowy Institut Fryderyka Chopina) consacre à l’intégralité des enregistrements chopiniens que nous a laissés _ pour l’éternité _ cette sublime interprète.

    …

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    Qu’on se le dise…

    Le plaisir sera ainsi partagé…

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    …
    Ce lundi 6 septembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le grand souffle pur de Mozart : ce chef d’oeuvre enthousiasmant qu’est la Gran Partita K. 361

    Parmi les toniques chefs d’œuvre de Mozart,

    courrons respirer le grand souffle pur de la Gran Partita K. 361.

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    Par exemple

    dans l’interprétation de l’Akademie für Alte Musik Berlin

    que propose l’article de Jean-Charles Hoffelé, intitulé « À l’air libre« ,

    sur son site Discophilia, en date du vendredi 19 août dernier :

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    …

    À L’AIR LIBRE

    L’intrada Largo du premier volet de la Gran Partita, ombré, réfléchi, pourra surprendre. Musique pour un jardin ou un temple ? Le Molto Allegro ne sera pas molto. Les souffleurs de l’Akademie pensent grand, voient large. Le geste est altier, les sonorités subtilement dosées au point que l’ensemble prend parfois les couleurs d’un orgue.

    …

    …

    Les cors impérieux mettent leurs épices dans ce concert qui soudain s’anime. Voilà, on quitte le temple, le cérémonial s’absente, les danses vont suivre, prodigieuses de timbres et d’accents, vertes ou capiteuses, un autre orgue, celui d’un parfumeur, et le geste chorégraphique s’impose, donnant le temps aux danseurs. Mais que paraisse l’Adagio et soudain c’est la nuit qui impose une scène d’opéra où le hautbois, la clarinette et le cor de basset s’enlacent pour un trio magique. Final irrésistible, à figures marquées, aux accents lestés.

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    Le disque s’ouvre sur la Sérénade No. 11, petite merveille écrite pour hautbois, clarinettes, cors et bassons, chacun par deux, vrai poème nocturne que les souffleurs colorent d’un nuancier saisissant de poésie. D’autres opus espèrent cette équipe de magiciens. Que l’Akademie s’y colle !

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Wolfgang Amadeus Mozart
    (1756-1791)

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    Sérénade pour vents No. 11 en mi bémol majeur, K. 375
    Sérénade pour vents No. 10 en si bémol majeur, K. 361 « Gran Partita »

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    Akademie für Alte Musik Berlin

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    Un album du label harmonia mundi HMM902627
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    Photo à la une : © DR

     

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    Ce dimanche 22 août 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa