Étiquette : Eric des Garets

  • Avoir croisé et avoir lu Jean-Marie Planes (1943-2025), l’écrivain de Bordeaux, qui faisait corps vraiment avec sa ville : un homme qui aimait par dessus tout Mozart…

    L’émouvante très belle cérémonie d’hommages – préfigurée par la publication d’un superbe « Pour Jean-Marie Planes«  de 72 pages paru le 7 janvier dernier aux Éditions Confluences… – de jeudi soir dernier 15 janvier, à la galerie Arrêt sur l’image de la chère Nathalie-Lamire Fabre, qu’ont rendue à Jean-Marie Planes (1er octobre 1943 – 16 janvier 2025), réunis autour de son éditeur-ami bordelais Éric Audinet, 8 de ses amis – à divers égards, et en fonction des diverses circonstances qui leur ont fait croiser son chemin et attiser (et retenir un peu) son attention… – présents, avec son frère Emmanuel Planes : Renaud Borderie, Éric des Garets, Yves Harté, Maïalen Lafite, Alexandre Péraud, Patrick Rödel, Julien Rousset et Marguerite Stahl – Jérôme Garcin et Jacqueline du Pasquier Pecquet, absents (et excusés) furent représentés par la lecture de leur beau témoignage – ,

    était certainement nécessaire, envers la mémoire de celui qui, plus que maints grands auteurs célèbres bordelais, tels que les fameux 3 M : Montaigne (château de Montaigne, 28 février 1533 – château de Montaigne, 13 septembre 1592), Montesquieu (château de La Brède, 18 janvier 1689 – Paris, 10 février 1755), Mauriac (Bordeaux, 11 octobre 1885 – Paris, 1er septembre 1970), fut, au moins selon mon goût, L’ÉCRIVAIN DE BORDEAUX,

    celui qui de tous les nombreux écrivains bordelais – parmi lesquels, en ce siècle-ci, le tonitruant Philippe Sollers (Talence, 28 novembre 1936 – Paris, 5 mai 2023) – fut probablement celui qui fit le plus et le mieux corps – voilà ! charnellement en sa voix douce et en son écriture si sensible… – avec la ville de Bordeaux, ainsi qu’avec l’esprit – dominant, sinon unique, ni uniforme… – des Bordelais, du moins ceux figurant parmi les plus représentatifs – d’autres, plus singuliers, l’étant bien sûr moins… – de l’essence emblématique de l’esprit de cette ville en son histoire…

    …

    Un Bordelais aimant, lui, vraiment – quasi charnellement, oui… – sa ville et son esprit dominant, quand la plupart des autres l’exécraient et s’employaient, eux, surtout à les fuir…

    …

    Et c’est de cet émouvant moment de l’hommage-anniversaire à Jean-Marie Planes que j’ai eu grand plaisir à partager avec l’ami Guy Latry, présent lui aussi, dans l’assistance, à ce cérémonial d’adieu, que témoigne ce courriel que je lui ai adressé, en forme de remerciement :

    …

    Merci, cher Guy, de cet excellent moment hier soir, à la galerie de Nathalie Lamire Fabre, de retour sur quelques souvenirs de notre jeunesse,
    en appoint bienvenu à la belle cérémonie d’hommages, par ses amis, à Jean-Marie Planes,
    ce parfait écrivain, mais oui !, de Bordeaux :
    ce que n’ont pas été ni Montaigne, ni Montesquieu, ni Mauriac,
    qui, eux, n’ont jamais cessé de fuir Bordeaux, que tout bonnement ils exécraient.
     
    Planes n’avait peut-être pas de « chez moi » – pas même en son appartement-écritoire du 56 rue d’Aviau… -, comme l’a parfaitement montré son éditeur et ami Éric Audinet
    – lire ici de celui-ci, en une splendide phrase unique de 5 pages, son magnifique « Au 56« , aux pages 65 à 69 du recueil « Pour Jean-Marie Planes« … – ,
    mais c’est tout Bordeaux – ses rues, ses places, ses jardins, ses librairies, autant que ses amis  – qui était son « chez lui »
    d’adolescent à jamais, jamais vraiment installé nulle part,
    sinon dans la littérature : je veux dire tant ses lectures – éperdument boulimiques – que son écriture – très belle : élégiaque, voilà, a excellemment écrit (page 42 du « Pour Jean-Marie Planes« …) et dit Maïalen Lafite – : tourné vers cet ailleurs qui le fascinait mais soigneusement de loin, depuis l’ancrage de Bordeaux…
    À la Jean de La Ville de Mirmont (Bordeaux, 2 décembre 1886 – Chemin des Dames, 29 novembre 1914) de « L’Horizon Chimérique » :
    Et on peut écouter chanter ici le grand Gérard Souzay :
    Vaisseaux, nous vous aurons aimés en pure perte ;
    Le dernier de vous tous est parti sur la mer.
    Le couchant emporta tant de voiles ouvertes
    Que ce port et mon cœur sont à jamais déserts.
    La mer vous a rendus à votre destinée,
    Au delà du rivage où s’arrêtent nos pas.
    Nous ne pouvions garder vos âmes enchaînées ;
    Il vous faut des lointains que je ne connais pas.
    Je suis de ceux dont les désirs sont sur la terre.
    Le souffle qui vous grise emplit mon cœur d’effroi,
    Mais votre appel, au fond des soirs, me désespère,
    Car j’ai de grands départs inassouvis en moi.
    Ou à la Baudelaire du « Port« …
     
    Bref un assez beau portrait du défunt par ses amis, jusque dans ses colères…

    …

    Et si en ma carrière professorale et mes diverses activités artistiques vibrillonnantes – dont celles qui m’ont conduit à Rome, à Prague, à Lisbonne, à la rencontre, en leur ville et même chez eux, voilà !, d’écrivains majeurs de la littérature européenne contemporaine (Elisabetta Rasy à Rome, Vaclav Jamek à Prague, Antonio Lobo Antunes à Lisbonne…), avec les élèves de mes deux successifs ateliers de pratique artistique au lycée Nord-Bassin d’Andernos, « Sur un Bordeaux baroque » et « Habiter en poète« , avec l’aide du Rectorat et de la DRAC ; mais j’ignore si ces écrivains-là auxquels j’ai rendu moi-même visite chez eux, firent partie ou pas des auteurs qu’a lus ou affectionnés, ou même rencontrés, Jean-Marie Planes… – , il m’est arrivé de croiser, par exemple en son bureau du 3ème étage au rectorat, Jean-Marie Planes, et si surtout j’ai lu non sans admiration Jean-Marie Planes l’écrivain, il se trouve que je n’ai pas été de ses amis, plutôt allergique que je demeure au vernis glacé et glaçant de l’establishment bordelais, dont il faisait, somme toute, tout dandy nonchalant et hors normes qu’il était, bel et bien, et assez confortablement, un peu partie – en sa carrière professionnelle du moins, sinon en ce qu’il ressentait au plus intime de lui-même, car il souffrait ; et même il souffrait beaucoup, comme en témoignent ses passages sur les divans de plusieurs psychanalystes, parfois furtivement évoqués ; et il n’était certes pas homme de fortune, ni reçue, ni accumulée, ni transmise : il était homme de profonde et vraie culture…

    …

    Et j’ai eu plaisir à saluer aussi ce jeudi soir dernier, chez Nathalie-Lamire-Fabre, mes amis Éric des Garets et Alexandre Péraud, qui ont excellemment parlé du style – à l’écrit comme à l’oral : phrases longues, sensibles et, assez en douceur le plus souvent, rythmées, tout comme l’élocution délicatement scandée et assez discrète, le plus souvent aussi, du souffle respiré… – de Jean-Marie Planes…

    …

    Ainsi me faut-il saluer ici le rappel, par Éric des Garets – un rappel absent, lui, je le remarque ici, de son beau texte du recueil – , de ce bien joli mot de Jean-Marie Planes disant qu’au paradis, si c’était du Bach que les anges chantaient à Dieu, entre eux, ce qu’ils se chantaient, c’était bien du Mozart…

    Par exemple le divin « Soave sia il vento« , de « Cosi » – ici, par exemple, par Gundula Janowitz, Christa Ludwig et Walter Berry, à Vienne en 1970, sous la direction de Karl Böhm : à écouter plutôt sans les images des costumes trop datés… – :

    et à la page 52 du recueil « Pour Jean-Marie Planes« , Éric des Garets cite fort bien ce mot de Jean-Marie Planes, dans « Une chanson qui nous ressemble« , à la page 19 : « Pour ma part, chaque fois que j’entends  – et je l’aurais entendu des milliers de fois – au premier acte du Cosi, le terzettino « Soave sia il vento« , je me répète : « C’est à ce Vent-là que j’aimerais prendre le large » – le verbe est bien sûr au conditionnel de l’impossible. Et c’est bien sûr humainement sublime…  

    Cependant, dans la veine de son pessimisme sien – trop lucide ? – et un tantinet dépressif – familier du lexomil : sauf à Madagascar, aux antipodes de Bordeaux, ainsi que le narre Renaud Borderie à la page 61 du « Pour Jean-Marie Planes » : « Oh Renaud, il y a vraiment quelque chose d’étrange qui se passe ici. (…) J’oublie de prendre mes Lexomil« … – , Jean-Marie Planes, au-delà de ce souhait fantasmé de l’ordre du pur rêvé, poursuivait beaucoup plus réalistement – il ne se faisait pas d’illusions… – : « Soave sia il vento / Tranquilla sia l’onda / Ed ogni elemento / Benigno risponda / Ai nostri desir« . Pauvre de nous ! Comme si nous avions le choix ! Comme si nous pouvions élire, pour disparaître, un chemin tranquille, tout bénignité ! Ce sera – assez prémonitoirement hélas… – souffrance, confusion, violence, solitude, déchirement intime, et il n’existe pas d’agonie mélodieuse. Mourir en musique, comme l’on meurt en « odeur de sainteté ! Hélas ! Ce passage-là est un combat, et nous l’affronterons comme on le fit pour ceux, moins définitifs, qui le précédèrent« …  

    …

    Comme je comprends donc bien cette songerie musicale de Jean-Marie Planes, venant, quant à moi, de placer, le 1er janvier dernier, cette année 2026 qui s’ouvre, mon blog encherchantbien.fr sous l’égide d’un souhait d’éclatante et heureuse – je ne suis pas, pour ce qui me concerne, un pessimiste doloriste ; mais là-dessus, lisez, de Jean-Marie Planes, son extraordinaire « Reste avec nous car le soir tombe« , paru aux Éditions Mollat en 2004 : beaucoup de son fond de penser, telle une inarrachable tunique de Nessus, s’y exprime… – jubilation mozartienne : « Que 2026 soit une année mozartienne ! Que nous accompagne et que se multiplie à l’envi une joie pure telle que celle que vient nous donner la « Sinfonia concertante » KV 364 de Mozart comme viennent de nous l’offrir à un tel degré de jubilation Julien Chauvin, le Concert de la loge et l’altiste Amihai Grosz en le si beau CD Alpha 996…« …

    …

    Vive la joie !

    …

    Et la lecture de Jean-Marie Planes, toute de délicatesse merveilleusement nuancée jusqu’au plus infime – et intime – détail, et sans jamais – horreur abyssale toujours esquivée, évitée, par lui !.. – la moindre lourdeur, à la Montaigne et à la Proust – dont il partage, et le formidable humour ravageur permanent, et le souffle merveilleusement cadencé, si poétique, des longues phases presque sans fin : « tant qu’il y aura de l’encre et du papier«  ainsi qu’un souffle de vie, forcément ; mais les écrits survivent un peu, pourvu au moins que quelques lectures (et lecteurs) un peu à vif viennent réactualiser les braises un moment seulement assoupies de l’enchantement de leur grâce… – ,

    et au-delà de nos différences sensibles de tempérament et de philosophie – Dieu merci, pour ma modeste part, je suis athée, et plutôt spinoziste : la joie, la joie, et son éternité dans, et transcendant aussi, le temps en son indépassable immanence… – ,

    assurément nous en donne, et même à profusion…

    …

    Lisez donc, à votre tour si vous ne l’avez pas encore lu, ce qui demeure de la voix singulière simplement endormie, provisoirement assoupie en quelque sorte, de Jean-Marie Planes, si alerte et si vive, en son trésor de phrases encore lisibles sur le papier tant que celui-ci nous demeure accessible, et que nous sommes en mesure – Kairos aidant, et avant que nous saisisse l’implacable Alzheimer… – de pouvoir vraiment les lire vraiment,

    Jean-Marie Planes, L‘écrivain de Bordeaux,

    l’écrivain probablement le plus sensible et le plus admirablement juste, en son raffinement délicat de point de croix, de nos finesses girondines bien tempérées – sans trop d’éclats de voix m’as-tu vu ?, ni de sunlights exagérés… – de Bordeaux-la ville et des Bordelais – ses habitants imprégnés de l’esprit tendrement incisif et percussif, au-delà de son indolence indurée de belle endormie, de la ville…

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    Ce samedi 17 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une très vivante « Journée d’études et hommages » à Pier Paolo Pasolini à la Salle capitulaire, Cour Mably, à Bordeaux…

    Précédée vendredi soir 4 novembre de la projection de « Teorema » (1968) au Cinéma Utopia,

    …

    s’est déroulée ce samedi 5 novembre une très vivante « Journée d’études et hommages » à Pier Paolo Pasolini (Bologne, 5 mars 1922 – Ostie, 2 novembre 1975),

    à la salle Capitulaire, Cour Mably à Bordeaux ;

    …

    avec une assistance nombreuse et très attentive…

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    Comme il se doit pour une telle « journée d’études« , les contributions rassemblent principalement et d’abord des intervenants qui sont des chercheurs spécialistes de l’auteur à ainsi honorer, qui se font part, entre eux ainsi qu’à l’assistance qui s’y intéresse, voire s’y passionne, des fruits souvent pointus de leurs plus récentes  recherches…

    …

    …

    Et pour ce qui me concerne,

    parvenu seulement en fin de matinée Cour Mably, en cette belle salle capitulaire,

    j’ai hélas manqué le discours d’accueil de la présidente de l’Association invitante « Notre Italie« , Stefania Graziani, ainsi que la contribution _ passionnante, m’a tout de suite confié, à mon arrivée, ma cousine Françoise Morin _ de Pierre Katuszewki (Université de Bordeaux-Montaigne) concernant « Les Hymnes poétiques du théâtre de Pier-Paolo Pasolini » ;

    …

    mais j’ai pu assister à la très intéressante et originale contribution de Hervé Joubert-Laurencin (Université de Paris-Nanterre), « Pasolini scénariste dans les années 50 _ Cinéma de poésie« ,

    avant de me joindre au repas des conférenciers et organisateurs, au tout proche restaurant Mably _ que je connaissais bien il y une vingtaine d’années ; parmi les convives, l’ami (passionné éminent de l’œuvre de Pasolini) Éric des Garets…

    …

    ….

    À la reprise à 14h 30,

    c’était l’ami René de Ceccatty qui intervenait « À propos de Pétrole« , dont va paraître le 1er décembre prochain, dans la collection L’Imaginaire de Gallimard, une traduction plus complète, toujours par lui, de cette œuvre décisivement majeure (et tragiquement inachevée, du fait d’abord et surtout de l’assassinat de Pasolini, le 2 novembre 1975, aux abords de la plage d’Ostie) ;

    « Pétrole« , dont René a très clairement explicité et la complexité, et l’importance déterminante ; ainsi que les liens très étroits à l’assassinat même de Pasolini _ là-dessus, lire l’indispensable (!) « Une ordalie« , le chapitre ajouté, aux pages 241 à 279, par René de Ceccatty à la réédition, en février 2022, de sa très claire biographie de Pier-Paolo Pasolini : « Pasolini« , en Folio-biographies… 

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    Et immédiatement en suivant,

    ce fut l’amie Monique Moulia (membre de « Notre Italie« , et cheville ouvrière de ces passionnantes journées Pasolini à Bordeaux), qui nous a donné une superbe _ et splendidement poétique _ justissime contribution « À propos des lucioles : rage et ‘joy’ de Pier-Paolo Pasolini« .

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    Et j’ai hélas dû alors quitter l’assistance pour impératifs personnels…

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    En tout cas,

    j’ai été ravi et comblé de l’accent si parfaitement mis par chacun, sans exception, de ces divers intervenants sur l’importance fondamentale du poétique, et de la poésie, dans tout l’œuvre, sans exception aucune, de Pasolini,

    et cela quel que soit le médium d’adresse _ et interpellation la plus vive et marquante possible _en direction du plus vaste et varié public qui puisse être touché, choisi pour s’exprimer par ce poète ultra-brûlant et à vif, à la si forte et incisive présence, en tout, qu’a été et demeure, par tout son œuvre, Pier-Paolo Pasolini…

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    Ce samedi 5 novembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Décès de Jean Mauriac, un homme juste et droit

    C’est hier que, un peu par hasard,

    en parcourant la presse quotidienne,

    j’ai appris la nouvelle un peu sèche du décès, lundi 24 août dernier, de Jean Mauriac,

    le dernier vivant des quatre enfants de François Mauriac (Bordeaux, 11 octobre 1885 – Paris, 1er septembre 1970) :

    …

    Claude Mauriac (Paris, 25 avril 1914 – Paris 22 mars 1996, époux de Marie-Claude Mante) ;

    Claire Mauriac (Paris, 5 août 1917 – Paris, 19 novembre 1992, épouse d’Yvan Wiazemsky) ;

    Luce Mauriac (Paris, 17 avril 1919 – Boulogne-Billancourt, 16 octobre 2011, épouse d’Alain Le Ray) ;

    et Jean Mauriac (Paris, 15 août 1924 – Paris, 24 août 2020, époux de Caroline Flipo).

    …

    Sur les tombes _ loin de Bordeaux, de Malagar, et de Saint-Symphorien _ de quelques uns des membres de la famille Mauriac,

    cf cet informatif article de Bertrand Beyern : Qui repose à Vémars ? _ Vémars (Val d’Oise) se situe entre Roissy-en-France et Mortefontaine…

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    J’ai rencontré Jean Mauriac, à Bazas, lors d’un très amical déjeuner sous les arcades de la Grand-Place,

    à l’occasion d’un salon du livre de Bazas, auquel je participais aussi ;

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    et j’en ai conservé une forte impression,

    d’un homme juste et droit.

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    Et c’est avec un vif plaisir que j’ai lu son très vivant et direct François Mauriac à Malagar _ Entretien avec Eric des Garets,

    paru en janvier 2008, aux Éditions Fayard ;

    ainsi que son passionnant et très riche Le Général et le journaliste _ conversations avec Jean-Luc Barré, également paru aux Éditions Fayard, et en janvier 2008.

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    …

    Je me souviens aussi de ce mot d’un ami commun,

    en janvier 2016,

    alors que je faisais des recherches un peu fouillées sur la vaste famille bordelaise des Mauriac :

    …

    …

    « Tu as raison d’être mauriacien ! Et sans te limiter au seul François. C’est incontestablement une famille d’écriture. Depuis le père de François _ Paul Mauriac (Saint-Pierre d’Aurillac, 22 mai 1850 – Bordeaux 11 juin 1887) _ jusqu’à sa petite fille Anne _ Wiazemsky (Berlin, 14 mai 1947 – Paris, 5 octobre 2017). 

    J’aime beaucoup Jean dont j’ai été très proche. A mes yeux, c’est un bien meilleur écrivain que Claude qui est davantage un « chroniqueur ». Jean est plus libre ! Et son écriture, comme celle de son père, si sensuelle, si attachée au monde. Jean est très fatigué.
    J’ai aimé le livre d’Anne Duprez _ Claire Mauriac _ le roman d’une mère _, si imparfait soit-il. La bio de Barré _ François Mauriac _ biographie intime, en deux volumes _ est infiniment supérieure à celle de Lacouture, et elle ne triche pas !« …

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    Jean Mauriac : une perte marquante pour la grande culture française.

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    Ce samedi 29 août 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa