Étiquette : éternité

  • Bernard Plossu, photographe : sa rencontre avec Garrett List, musicien (1943 – 2019)

     

    De l’ami Bernard Plossu,

    …

    en plus de son nouveau et très attendu « Tirages Fresson » (aux Éditions Textuel)

    (cf mon article d’hier :  ),

    …

    aux Éditions Yellow now (que dirige Guy Jungblut),

    paraît aussi maintenant « La Rencontre » _ quel beau titre ! _ ;

    …

    dont voici un beau texte de présentation,

    de Marie-Pierre Lahaye _ épouse et veuve de Garrett List (Phœnix, Arizona, 1943 – Liège, décembre 2019) _ :

    …

    …

    « Ce livre, c’est l’histoire d’une rencontre qu’une chanson de Garrett List délicieusement impertinente a provoquée. Écrite avec son ami poète Ed Friedman dans les années 1970 à New-York City, Fly Hollywood est parvenue aux oreilles d’un photographe français, un peu vagabond et au talent fécond, Bernard Plossu, qui lui aussi avait vécu sur deux continents _ Europe et Amérique. Il a fallu une galeriste liégeoise avertie _ et merveilleuse !_, Véronique Marit, pour que ces deux artistes qui partagent la même intuition poétique et la même façon d’être au monde se rencontrent enfin… puis un éditeur généreux autant que visionnaire _ oui _, Guy Jungblut, pour que l’idée de célébrer « la rencontre » prenne racine… mais il n’était pas prévu que celui qui nous avait réjouis avec sa musique s’éclipse avant que La Rencontre ait eu le temps de voir le jour. Ce livre tombe à point nommé. Fly Hollywood !!!« 

    …

    …

    Rencontrer,

    je veux dire rencontrer vraiment,

    est chose assez rare, et infiniment précieuse,

    en une _ passablement courte _ vie humaine.

    …

    …

    Sur ce sujet,

    cf mon article du 26 octobre 2016 :  ;

    en réalité un texte rédigé en 2007,

    et, en effet, retrouvé ! _ et auquel je tiens beaucoup.

    …

    …

    La rencontre, la bonne rencontre, doit être (et instantanément !) perçue, ressentie,

    et surtout saisie _ tout un art

    tant de promptitude que de délicatesse ! _ :

    …

    sinon,

    sous les auspices de l’immensément généreux, mais aussi terriblement impitoyable Kairos,

    elle est _ irrattrapable ! _ à jamais enfuie ;

    …

    et néant pour toujours.

    …

    …

    Vie, temps, mort, éternité,

    vrai présent,

    telles sont les harmoniques splendides de la rencontre.

    …

    …

    Au passage,

    un très amical salut à l’extraordinaire bonne fée liégeoise qu’est Véronique Marit _ quelle sacrée personnalité ! _ ;

    …

    ainsi qu’à Guy Jungblut _ l’excellent éditeur-concepteur des très belles Éditions Yellow Now _,

    …

    rencontré une première fois à Aix-en-Provence, à la galerie La NonMaison de la chère Michèle Cohen,

    pour l’occasion de la parution du _ sublimissime ! _ « Plossu Cinéma« 

    (cf mon article fouillé du 27 janvier 2010 :  ) ;

    …

    et une seconde fois à Bordeaux, à la Galerie Arrêt sur l’image, de la chère Nathalie Lamire-Fabre,

    pour l’occasion de la parution des délicieux « À boire et à manger » et « À table !« 

    (cf mon article du 9 février 2018 :  ) :

    …

    tous ces livres parus aux Éditions Yellow now. 

    …

    …

    Fly Hollywood ! La chanson est bien là.

    …

    …

    Ce vendredi 23 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Daniele Carnovich, basse, nous a quittés : La Compagnia del Madrigale perd un de ses fondateurs… La grâce à dimension d’éternité de la sublime musique

    Avec ses amis Rossana Bertini, soprano, et Giuseppe Maletto, tenor,

    …

    Daniele Carnovich a fondé en 2009 l’ensemble La Compagnia del Madrigale

    _ un ensemble absolument merveilleux consacré à l’interprétation des Madrigaux _

    créé en se séparant, alors, de l’ensemble, lui aussi magnifique, La Venexiana

    (fondé, avec Rossana Bertini, en 1995, par le contre-ténor Claudio Cavina _ décédé, lui, le 30 août dernier, à l’âge de 58 ans ; cf mon article du 31 août dernier :  _),

    auxquels ces chanteurs appartenaient.

    …

    …

    Daniele Carnovich,

    qui vient de décéder le dimanche 20 septembre dernier, à l’âge de 63 ans,

    était né à Padoue, en 1957 ;

    et il vivait à Fontarabie _ juste en face d’Hendaye _,

    avec son épouse la mezzo Maite Arruabarrena (née à Renteria en 1964),

    et leurs deux enfants, Angela et Andoni.

    …

    …

    Pour célébrer l’œuvre musical discographique de Daniele Carnovich,

    …

    je renvoie ici à mes articles de ce blog à propos de quelques miraculeuses réalisations de La Compagnia del Madrigale,

    articles en date des 1er juin 2018, 20 janvier 2019, 5 décembre 2019 et 18 juin 2020 :

    …

     ;

     ;

     ;

    et  .

    …

    …

    Sans oublier cet article du 24 mars 2020 consacré au sublime coffret Glossa GCD 920929 de l’intégrale des Madrigaux de Monteverdi, par la Venexiana, où Daniele Carnovich tenait la partie de basse :

    …

    …

    …

    Daniele Carnovich a beaucoup travaillé aussi avec Jordi Savall : une fidélité de pas moins de quarante ans…

    …

    …

    Bien sûr la vie est une maladie mortelle ;

    …

    mais c’est une raison supplémentaire _ et surtout fondamentale ! _ de bien apprendre à jouir _ au mieux _ de ses plus sublimes instants,

    tels ceux, musicaux, que peuvent nous offrir des concerts, ou encore des disques :

    …

    des moments où le temps _ se tenant, pour lors, avec un peu de « tenue« , et avec une relative consistance (capable, qui sait ?, de devenir mémorable…) _ est à même de nous livrer _ gracieusement ! _ accès au bonheur puissant de ce ténu et frêle _ infiniment précieux par là… _ sublime _ voilà ! _ hors-temps-là de l’éternité !

    Et cela _ cette aptitude à saisir à la volée, à l’instant, ce qu’offre le fugace Kairos qui passe _ s’apprend tout au long d’une vie…

    …

    …

    Merci la vie !!!

    …

    …

    Ce vendredi 25 septembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une toute première approche de « Pénombre de l’aube _ essai d’autobiographie d’un concept de race » de William Edward Burghardt Du Bois (paru en 1940), traduit par Jean Pavans

    Les Éditions Vendémiaire,

    en une toute nouvelle collection (intitulée « Compagnons de voyage« ) dirigée par René de Ceccatty,

    publient le 3 septembre 2020

    Pénombre de l’aube _ essai d’autobiographie d’un concept de race

    de William Edward Burghardt Du Bois (l’édition originale est parue en 1940),

    en une traduction de Jean Pavans.

    …

    …

    L’autobiographie de William Edward Burghardt Du Bois

    (Great Barrington, Massachusetts, 23 février 1868 – Accra, Ghana, 27 août 1963)

    narre, en 1940 _ l’auteur a alors 72 ans _,

    et splendidement,

    la vie et les combats d’un des plus grands militants noirs américains,

    précurseur de Martin Luther King (Atlanta, Géorgie, 15 janvier 1929 – Memphis, Tennessee, 4 avril 1956)

    et Malcom X (Omaha, Nebraska, 19 mai 1925 – Harlem, New-York, 21 février 1965).

    …

    …

    W. E. B. Du Bois est, en effet, l’une des plus célèbres figures de l’histoire noire américaine.

    …

    Écrivain et essayiste, il a publié une autobiographie ainsi que des romans.

    …

    Deux de ses ouvrages ont déjà été traduits en français :

    Les Âmes du peuple noir et Les Noirs de Philadelphie (aux Éditions La Découverte, en 2007 et 2019).

    …

    …

    Quel est l’esprit de cette collection « Compagnons de voyage » ?

    qu’inaugure ainsi René de Ceccatty ?

    …

    Et dont feront partie le célèbre Roman du Genji, de Murasaki-shikibu (XIe siècle),

    Boris Godounov et autres pièces de Pouchkine, traduit et présenté par Andrei Vieru,

    et Le Vert paradis et autres textes de Victoria Ocampo _ la sœur de Silvina Ocampo, et belle-sœur de mon cousin Adolfo Bioy Casares _, présentés par Silvia Baron Supervielle.

    …

    Et d’abord _ il paraît lui aussi le 3 septembre… _ Piccola, de Rosita Steenbeek,

    un roman à forte tonalité autobiographique :

    Rosita Steenbeek s’est inspirée de ses propres relations _ à Rome _ avec l’écrivain Alberto Moravia et le cinéaste Federico Fellini.

    …

    …

    « Il y a des livres qui dépassent les frontières des pays où ils sont nés, et celles du temps où leurs auteurs ont vécu.

    Ce sont les classiques étrangers

    qui nous accompagnent sans lassitude, et auxquels nous ne cessons de revenir.

    Chacun de nous a cette bibliothèque portative« ,

    indique ainsi René de Ceccatty.

    …

    …

    De ce Pénombre de l’aube, de W. E. B. Du Bois,

    traduit par Jean Pavans,

    voici ma toute première _ et cursive _ impression :

    …

    …

    Venant de recevoir ce Pénombre de l’aube que tu m’adresses,

    je viens d’en lire la Préface (de ton frère),
    ainsi que l’annexe Mon caractère.
     
    Je trouve cela tout à fait intéressant à la fois pour ce qui en apparaît déjà de la personnalité de son auteur,
    en même temps que pour ce que notre moment (voire l’Histoire générale) peut y trouver de plus ou moins en accord (socio-politique) avec sa propre actualité.
     
    Le livre semble donc à même d’y trouver son public…
     
    L’honnêteté de l’auteur est extrêmement sympathique.
    Mais il faut aller bien plus avant (et profond) dans la lecture pour émettre un avis mieux justifié !
     
    En tout cas,
    une personne d’honnête homme (et courageux) tout à fait sympathique !
     
    A suivre…

    …

    …

    Ce jeudi 20 août 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le dernier concert de Frans Brüggen, à La Haye, le 14 mai 2014 : Les Indes Galantes, de Jean-Philippe Rameau

    En prolongement _ ultra-festif ! _ de mon article d’hier

    …

    et en double hommage ému

    et à Frans Brüggen,

    et à Jean-Philippe Rameau,

    …

    …

    voici une superbe vidéo (d’une heure)

    du tout dernier concert de Frans Brüggen (Amsterdam, 30 ocobre 1934 – Amsterdam, 13 août 2014),

    donné à La Haye le 14 mai 2014 ;

    …

    …

    un concert consacré à des extraits des sublimes Indes galantes (opéra-ballet créé à l’Académie royale de Musique le 28 août 1735)

    du merveilleux Jean-Philippe Rameau (Dijon, 25 septembre 1683 – Paris, 12 septembre 1764).

    …

    Et avec, en bis (de 5′ 33), l’Entrée de Polymnie, du tout dernier opéra de Rameau Les Boréades

    (dont la première représentation théâtrale eut lieu, sous la direction de John-Eliot Gardiner, au Festival d’Aix-en-Provence, le 21 juillet 1982)…

    …

    …

    Merci aussi à ces moyens techniques qui offrent et assurent une temporalité prolongée

    à de tels moments d’éternité !

    …

    Et partage de joie aux oreilles heureuses d’être un peu aptes _ encore _ à les goûter !

    …

    …

    Ce samedi 15 août 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa