Étiquette : Etienne Rousseau-Plotto

  • De nouvelles pistes de recherche à propos des rapports de Maurice Ravel et les Gaudin, amis (Marie) comme cousins (Magdeleine, Edouard, etc.)…

    Voici le courriel de réflexions à propos de pistes de nouvelles recherches à mener à propos des fréquentations luziennes de membres de la famille Gaudin, de Maurice Ravel

    que je viens d’adresser ce matin à l’ami Manuel Cornejo :

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    Cher Manuel,

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    Au fur et à mesure de ma découverte de cette très enrichie Correspondance de Maurice Ravel de 2934 pages qui paraît maintenant (dans la collection Tel des Editions Gallimard, en deux volumes),
    je découvre – forcément ! – beaucoup de nouvelles choses passionnantes,
    dont, au passage, deux nouvelles références aux travaux et découvertes publiées sur mon blog « En cherchant bien »,
    en l’occurrence, ce jour, aux pages 2477 et 2638,
    en complément de celles déjà repérées – le 2 mars dernier – des pages 2924 et 2926-27.
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    « Et Manuel Cornejo me fait l’amitié de me citer deux fois, aux pages 2924 et 2926-27, parmi la liste de ceux qu’il remercie (aux pages 2917 à 2928) :
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    une première fois, à la page 2924,  au titre de « chercheur » :
    …
    « Francis Lippa, qui a effectué depuis 2019 d’importantes recherches généalogiques sur les ascendants maternels de Maurice Ravel mises en ligne sur http://blogamis.mollat.com/encherchantbien » – cf mon article récapitulatif en date du 14 décembre 2024 : « Bref historique de la découverte-révélation des cousinages cibouro-luziens de Marie Delouart (Ciboure, 1840 – Paris, 1917) et son fils Maurice Ravel (Ciboure, 1875 – Paris, 1937) : une lecture hyper-attentive, un questionnement incisif, une démarche patiente et ses paliers jouissifs, et leurs fruits pour la connaissance… » –, ainsi que sur de nombreux détails concernant le contexte et les circonstances des séjours successifs, au long des années, à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, de Maurice Ravel,
    par exemple, et au passage, ce détail-ci :
    …
    le fait que les dames Anchochoury qui tenaient la pension Anchochury, 28 rue Quai à Ciboure, où Maurice Ravel et sa mère résidèrent l’été 1911, n’étaient pas sœurs, mais en fait belles-sœurs : Marie-Dominique Anchochury (Ciboure, 11 août 1840 – Ciboure, 16 octobre 1918) et Isabelle Dithurbide (Ascain, 18-janvier 1858 – Ciboure, 4 janvier 1932), épouse _ à Ciboure, le 2 juillet 1878 _ du frère cadet de Marie-Dominique, Grégoire Anchochury (Ciboure, 2 mars 1853 – Ciboure, 15 octobre 1918) – cf mon article révisé ce jour en date originairement du 27 mars 2019 : « En poursuivant mes recherches sur les parentés cibouriennes, via sa mère, de Maurice Ravel… » ; et je remarque au passage que le frère et la sœur, Grégoire et Marie-Dominique Anchochury, sont décédés (à leur domicile du 28 rue du Quai à Ciboure) deux jours consécutifs, les 15 et 16 octobre 1918, probablement de la grippe espagnole qui sévissait alors ; des faits que j’ai pu asserter lors de ma consultation des actes de décès conservés aux archives de la mairie de Ciboure, le mercredi 9 octobre 2024… – ;
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    ou, encore, l’identité précise du prêtre, nommé Lissarague, qui a baptisé le petit Maurice Ravel sur les fonts baptismaux de l’église saint-Vincent, de Ciboure, le petit Joseph-Maurice Ravel, né le 7 mars précédent, rue du Quai, n° 12 : ce prêtre ayant apposé sa signature, Lissarague, au bas de l’acte de baptême de l’enfant, était originaire d’Hasparren ; mais quel était donc son prénom ? – cf mon article en date du 4 novembre 2024 : « Qui donc est ce vicaire, signant Lissarrague, qui a baptisé, à l’église Saint-Vincent de Ciboure, le petit Joseph-Maurice Ravel le 13 mars 1875 ? » – ;
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    et une seconde fois, aux pages 2926-27, au titre de « ravelophile » – passionné de musique que je suis, en effet, aussi : l’ami Manuel Cornejo, lecteur fidèle des articles de mon blog « En cherchant bien« , m’a adressé aussi une série de précieux et même rares CDs Ravel qui ne figuraient pas jusqu’alors en ma collection personnelle…
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    Une distinction – chercheur / ravelophile – à laquelle je suis évidemment très sensible – mais que peut bien être une recherche dépourvue de passion ? Une recherche universitaire ? Je plaisante…
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    Or ma lecture attentive de ce magistral travail que nous livre maintenant Manuel Cornejo avec les 2934 pages de ces deux volumes, n° 958 et 959 de la collection Tel des Editions Gallimard, me fait découvrir que deux autres références à mes patients et très détaillés travaux de recherche – et leurs découvertes – apparaissent dans ce nouvel important ouvrage de Manuel Cornejo, voilà ce que vient de me révéler ma lecture patiente et plus exhaustive :
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    _ d’une part, en la note de bas de page n°2, à la page 2477, dans l’Annexe I qu’est la « Table des correspondants de Maurice Ravel » (pages 2427 à 2578), dans la notice détaillée consacrée à Magdeleine Gaudin née Hiriart (1875-1968), cette mention-ci :
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    « Il existe un lien de cousinage au 3e degré entre elle et Maurice Ravel justifiant que les deux correspondants s’appellent « cousin » « cousine » dans leur correspondances connues de 1910 et 1914 » – à l’occasion de courriers de condoléances (de Maurice) et réponse (de Magdeleine) pour les décès de Charles Gaudin, le mari de Magdeleine, en 1910, et de Pierre et Pascal Gaudin, ses deux beaux-frères, en 1914.
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    Fait de cousinage entre Maurice et Magdeleine que j’ai effectivement découvert : cf mon article « Un éclairage sur le cousinage luzien Hiriart-Gaudin de Maurice Ravel » en date du 13 mai 2019) – un cousinage que retient donc tout spécialement, et met en évidence, en son magistral travail, Manuel Cornejo, et qui élargit considérablement la connaissance jusqu’ici très partielle (dans les travaux du regretté chercheur luzien Jean-Noël Darrobers) de la généalogie de la famille maternelle Delouart de Maurice Ravel, et de ce que j’ai très vite qualifié, sur mon blog « En cherchant bien« , de « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel, puisque j’ai tout de suite désiré découvrir le détail le plus précis possible de ces cousinages basques de Maurice Ravel (à Ciboure, via les Delouart, les Goyenague, les Cerciat, les Passicot, mais aussi à Saint-Jean-de-Luz, via les Hiriart et ceux des Gaudin qui sont issus du mariage, le 28 septembre 1901 à Saint-Jean-de-Luz, de Magdeleine Hiriart et Charles Gaudin, pour la branche « luzienne » des descendants Delouart qui elle-même est issue du mariage, à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814, entre Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 30 janvier 1842) et Jean Etcheverry (Ciboure,  15 septembre 1777 – en mer, 15 novembre 1841) ;
    cette branche luzienne donc des descendants Delouart que Jean-Noël Darrobers (par confusion entre deux des trois sœurs Delouart toutes trois, il est vrai, prénommées « Marie« ), n’avait pas repérée… ;
    puisque j’ai tout de suite désiré découvrir le détail le plus précis possible de ces « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel auxquels assez étrangement jusqu’ici nul ne s’était avisé de prêter attention ; et cela au-delà de la fréquentation, dès l’enfance et l’adolescence du petit Maurice, de la famille luzienne des Gaudin, depuis ses séjours, enfant puis adolescent, auprès de sa chère tante (et marraine) Gracieuse (Gachoucha) Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), la très présente domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin, au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz… ; et ce sont Charles (« capitaine au long cours« ) et Pierre Gaudin (« employé« ) qui sont allés déclarer à la mairie, à onze heures du matin, le décès, à quatre heures du matin, au domicile des Gaudin 41 rue Gambetta, de leur chère nounou (« domestique« , est-il administrativement inscrit sur l’acte de décès…), Engrâce Billac… – ;
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    et c’est ainsi que le 29 mai suivant cet article du 13 mai 2019, à 11h 21, j’ai adressé à Maylen Lenoir-Gaudin, luzienne, un courriel lui faisant part du cousinage très effectif de sa grand-mère paternelle, Magdeleine Hiriart-Gaudin, née à Saint-Jean-de-Luz le 11 mars 1875, avec Maurice Ravel, né à Ciboure le 7 mars 1875 – à seulement quatre jours de différence… – ;
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    courriel auquel ma correspondante a répondu le soir même par ces aimables mots-ci :
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    « Cher Monsieur, Merci de votre mail que j’ai lu avec beaucoup d’attention et de plaisir. Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille, j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel, et j’en suis d’ailleurs très étonnée. En effet mon père, Edmond Gaudin nous avait toujours dit qu’il – Maurice Ravel, donc – appelait ma grand-mère «  cousine » parce qu’il l’aimait bien !! C’était une forme amicale… Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint Jean de Luz, je suis très curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations. Encore merci, Recevez, cher Monsieur mes meilleures salutations, Maylen Lenoir« … ;
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    et depuis, Maylen Lenoir-Gaudin et moi-même sommes en relations suivies (nous avons conversé, pour la première fois, et longuement, à son domicile, à Saint-Jean-de-Luz, le vendredi 12 juillet suivant, en 2019 ; et notre plus récente rencontre, toujours à Saint-Jean-de-Luz, date du samedi 18 mai 2024 : une agréable conversation d’une bonne heure sur la terrasse ensoleillée du Bar de la Marine, Place Louis XIV, à Saint-Jean-de-Luz ;
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    et le courriel le plus récent – et passionnant par ce qu’il peut ouvrir de nouvelles connaissances ! – de Maylen Lenoir est en date du 3 mars dernier, 2025 :
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    « Merci, cher Monsieur, pour vos mails, qui, comme toujours, m’ont beaucoup intéressée. J’ai noté que vous parlez de Lily Pavlovsky (Lily de Binder) que j’ai très bien connue car j’ai habité pendant 2 ans chez elle et avec elle rue Jouffroy à Paris pendant mes études ; c’était une personnalité extrêmement intéressante et sympathique. Bonne continuation dans vos recherches ; et encore merci de me les donner à partager »… :
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    _ et d’autre part, et surtout, à la page 2638, dans la présentation générale par Manuel Cornejo de l’Annexe VII des « Actes d’état-civil et faire-part » (pages 2638 à 2651), cette autre mention-ci :
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    « Nous invitons les lecteurs curieux d’en savoir plus sur la généalogie de Maurice Ravel de consulter (…) les importantes recherches récentes de Francis Lippa sur la branche maternelle à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz divulguées sur son blog hébergé par la Librairie Mollat de Bordeaux ( http://blogamis.mollat.com/encherchantbien ) «  – cf là-dessus mon commode article récapitulatif « Bref historique de la découverte-révélation des cousinages cibouro-luziens de Marie Delouart (Ciboure, 1840 – Paris, 1917) et son fils Maurice Ravel (Ciboure, 1875 – Paris, 1937) : une lecture hyper-attentive, un questionnement incisif, une démarche patiente et ses paliers jouissifs, et leurs fruits pour la connaissance…« , en date du 14 décembre 2024…
     
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    C’est donc ainsi que je compte maintenant rechercher plus avant non seulement les raisons pour lesquelles Edmond Gaudin (1903 – 1988) a étrangement dénié auprès de ses enfants Charles-Paul et Maylen le cousinage effectif de sa mère Magdeleine Hiriart-Gaudin avec Maurice Ravel,
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    ou encore les raisons pour lesquelles Pierre Courteault (Paris, 21 avril 1910 – Ascain, 15 décembre 2006) – le fils de Jane Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 16 octobre 1880 – Saint-Jean-de-Luz, 28 mars 1979) et son époux Henri Courteault (Paris, 26 août 1869 – Saint-Jean-de-Luz, 2 novembre 1937) –, semble avoir détruit, peu avant de décéder, nombre de correspondances de membres de sa famille avec Maurice Ravel, dont il se trouvait être le détenteur, selon le témoignage de sa cousine Maylen Lenoir-Gaudin ; un fait qui n’avait certes pas manqué de totalement me surprendre !.. – que pouvait-il donc bien se cacher sous une telle si invraissemblable destruction ?.. – ;
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    mais surtout, aussi – et c’est seulement maintenant que je m’en avise… –, les raisons pour lesquelles Maurice Ravel lui-même semble avoir été davantage affectivement lié à sa très fidèle amie Marie Gaudin (1879 – 1976) qu’à la belle-sœur de celle-ci, qui était pourtant, elle, sa cousine (au 3e degré), Magdeleine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968) – du moins dans ce que pourraient nous en livrer certaines correspondances si elles ont bien été conservées, et si elles nous devenaient accessibles… –, une personne particulièrement avenante, ouverte, aimable et volubile, comme me l’a indiqué aussi sa petite-fille Maylen…
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    Et cela alors que Maurice a beaucoup fréquenté
    – et cela est bel et bien attesté dans la décisive note de bas-de-page n°1, à la page 1931 (dont voici ce qui concerne en propre Edmond Gaudin : « lors d’une corrida à Saint-Sébastien où Edmond Gaudin emmena Ravel, celui-ci cherchant machinalement quelque chose dans ses poches, fut incapable d’exprimer oralement qu’il souhaitait fumer ; ce n’est que quand Edmond Gaudin sortit des cigarettes et que Ravel s’empara de l’une d’elles, que l’on comprit ce qu’il souhaitait« ), cette note de bas-de-page de la page 1931, mentionnant donc un incident advenu au mois d’août 1932 – possiblement le 28 août : ce jour là, en effet, Maurice Ravel assiste, en présence de Manuel de Falla, à un concert de ses œuvres donné au Teatro Gran Kursaal de Saint-Sébastien (cf la mention qu’en donne la « Chronologie de Maurice Ravel« , à la page 110) ; soit un récit que Manuel Cornejo reprend des confidences qu’Etienne Rousseau-Plotto a recueillies des témoignages directs de la famille Gaudin – notamment de Charles-Paul (1938 – 2006), fils d’Edmond Gaudin (1903 – 1988) et son épouse Angela Rossi (1905 – 1999), et frère aîné de Maylen – et dont Etienne Rousseau-Plotto a fait état en son « Ravel – Portraits basques » (2016, pages 256-257) ; même si Edmond Gaudin lui-même ne figure pas dans la « Table des correspondants de Maurice Ravel« , du fait qu’aucun courrier de sa main n’a été retrouvé, ni peut-être même été conservé : ainsi cet Edmond Gaudin-ci (1903 – 1988) ne fait-il pas partie des Gaudin (Marie Gaudin, Annette Gaudin née Bibal, et Magdeleine Gaudin née Hiriart : soient respectivement la tante, la grand-mère paternelle et la mère de cet Edmond Gaudin-ci) figurant, à la page 2477, au nom de Gaudin dans cette « Table des correspondants de Maurice Ravel » ;
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    d’autre part, je relève que si dans l »Index onomastique » figure bien, à la page 2823, le nom d’Edmond Gaudin, avec 9 entrées, il se trouve que seule celle se rapportant à la page 1931 concerne bien l’Edmond Gaudin (1903 – 1988) qui est le fils de Magdeleine Gaudin-Hiriart et Charles Gaudin, car toutes les autres entrées figurant à ce nom d’Edmond Gaudin, page 2823, concernent en fait, son grand-père paternel Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920) ; le grand-père et le petit-fils portant ce même prénom d’Edmond : d’où cette unique entrée au nom d’Edmond Gaudin, page 2823, pour deux personnes en réalité différentes… Fin ici de l’incise –
    à Saint-Jean-de-Luz le fils de cette cousine Magdeleine Hiriart-Gaudin, Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 29 décembre 1988), lors de ses séjours – de vacances surtout en ces années-là… – à Saint-Jean-de-Luz et en son cher pays basque, à la fin des années 20 et au début des années 30, quand le jeune Edmond lui servait de chauffeur pour de nombreuses virées en voiture en Euzkadi-Sud, voire en Aragon limitrophe (cf là-dessus les très intéressants détails que donne Etienne Rousseau-Plotto en son « Ravel – Portraits basques« )…
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    Il me semble en effet que par rapport aux divers membres de cette famille Gaudin, Maurice Ravel a, de fait, toujours – assez étonnamment pour moi… – continué de se ressentir et se représenter en sa situation auprès de la famille des Gaudin davantage comme le petit-neveu de leur domestique – gouvernante de leurs 7 enfants –, Gachoucha Billac – Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902 –, qu’il était en effet en ces moments luziens, 41 rue Gambetta, de son enfance et adolescence, pour les Gaudin, que comme le cousin effectif – qu’il était bien pourtant aussi !, du moins à partir du 28 septembre 1901, quand sa cousine Magdeleine Hiriart devint l’épouse de Charles, le fils aîné des Gaudin-Bibal… – de Magdeleine Hiriart-Gaudin et de son fils Edmond Gaudin…
    Maurice Ravel était non seulement ainsi perçu, mais se percevait aussi lui-même, comme un ami fidèle, et non pas pas comme le parent – un cousin… -, qu’il était pourtant aussi, de ces Gaudin luziens…
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    Ce qui semble pouvoir se déduire de quelques correspondances jusqu’ici connues – mais beaucoup d’entre celles qui n’ont assurément pas manqué d’exister, manquent hélas à l’appel pour nous jusqu’ici !.. – de Maurice Ravel avec les divers membres de la famille Gaudin de Saint-Jean-de-Luz…
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    Et là-dessus, il me faudra bien sûr revenir interroger plus précisément non seulement Maylen Lenoir-Gaudin – la fille d’Edmond Gaudin et son épouse Angela Rossi –,
    mais aussi son cousin Pascal Courteault – le fils aîné de Pierre Courteault et son épouse Jeannine Mérigault –, qui possède de très nombreux et passionnants documents familiaux, et certains concernant en propre Maurice Ravel lui-même (dont de nombreuses photos), comme j’ai pu en avoir un premier aperçu lors de mon amicale visite (de 2 heures) à sa demeure d’Ascain, le jeudi 4 août 2022…
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    Voilà pour ce matin d’anniversaire ravélien de ce 7 mars 2025…
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    Autre ravelienne chose – mais musicale et discographique celle-là – :
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    je vais aussi consacrer un article à mes premières écoutes – assez étonnées et surprises ! – du très singulier (et tout à fait passionnant !) CD Erato 5021732601230 « Bertrand Chamayou – Ravel fragments », que je me suis procuré hier :
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    des interprétations ravéliennes absolument décapantes !, pour ce que je qualifierai(s) d’un en quelque sorte « Ravel expérimental », quasi schoenbergien même, oui ! – et c’est quelque chose de vraiment grandiose ! –, 
    dans la droite ligne, il est vrai, des précédents déjà très réussis CDs Erik Satie (« Letters to Erik Satie« ) et John Cage (« Cage 2 » – c’est-à-dire Cage au carré ! – ) de Bertrand Chamayou – tous ces derniers CDs ayant été enregistrés, je le relève, au même Studio Miraval, à Correns, dans le Var, en avril 2023 et décembre 2024 : un Studio rouvert en 2022 par Brad Pitt, le propriétaire du Domaine de Miraval, et le producteur français Damien Quintard… –,
    dont le parcours d’interprète est en effet passionnant !
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    Ecoutez donc ici le podcast (de 12′ 58) de cette un peu anguleuse – ici – « Valse », notamment – ça dépote !! et nous sommes ici à mille lieues de l’interprétation succulente et pleine de charme d’un Martin James Bartlett (écoutez ici le podcast de cette même « Valse » de Ravel, par Bartlett : il dure 11′ 35), en ce très joli CD « La Danse » qui m’avait beaucoup plu et charmé, ainsi qu’en témoigne l’enthousiasme chaleureux de mon article du 31 janvier 2024 : « Un pianiste bien mieux que prometteur : Martin James Bartlett, dans Ravel, Reynaldo Hahn, et Debussy, Rameau et François Couperin : son enchanteur CD « La Danse »… » : et la confrontation, à l’oreille, de ces deux interprétations-ci de « La Valse« , est vraiment édifiante !!! Essayez-là ! – ;
    même si j’ai un peu de mal à anticiper ce que vous penserez, cher Manuel, de ce jeu, profond et très intense – à cœur et à sang ! –, de Bertrand Chamayou, vous qui aimez mettre l’accent sur les racines viennoises de l’époque – romantique… – de François-Joseph (et Elisabeth) – loin des atrocités de la Grande Guerre de 14-18, dont on pourrait entendre peut-être aussi, cependant, quelques vertigineux échos, même si assourdis, en la chute de cette vertigineuse viennoise « Valse« … –,  en la genèse de cette sublime « Valse » de Maurice Ravel, d’abord très effectivement intitulée « Wien« …
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    En tout cas, un hommage très original, ce CD « Bertrand Chamayou – Ravel fragments », de la part de cet insigne interprète ravélien qu’est décidément Bertrand Chamayou, pour cet anniversaire « Ravel 2025  » de ce 7 mars, du 150e anniversaire de la naissance de Maurice Ravel à Ciboure !
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    A suivre donc, cher Manuel,
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    Francis,
    toujours bien trop bavard, en sa manie des détails à rallonges ! – ou « allongeail« , dirait notre cher Montaigne…
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    Ce vendredi 7 mars 2027, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Et maintenant, voici le prénom de « Tante Bibi » Bibal : Bernardine…

    Ce mercredi 10 juillet,

    je reçois un décisif courriel du Président des Amis de Maurice Ravel

    qui me permet de faire un pas de plus _ une confirmation supplémentaire _ vers la résolution de l’énigme de l’identité de cette « Tante Bibi« 

     

    …

    dont a parlé Maurice Ravel dans trois de ses lettres _ des 20 octobre 1921, 15 août 1930 et 3 janvier 1933 _ à Marie GAUDIN

    _ et que certains commentateurs-biographes (dont Étienne Rousseau-Plotto en son Ravel _ Portraits basques) ont un peu imprudemment (sans vérifier, ni seulement s’interroger assez…) confondu avec la grand-tante de Maurice Ravel, Gachucha Billac, née en 1819, et décédée avant 1916 (cf la lettre à Marie Gaudin du 20 septembre 1916, page 537 de la Correspondance, qui parle d’elle au passé : l’imparfait)…

    …
    …

    Pour cela, je renvoie à mes deux précédents articles des samedi 1er

    et samedi 8 juin derniers :

    …

    …

    Car non seulement, « Tante Bibi«  est une BIBAL _ sœur d’Annette BIBAL, la défunte ; et pas une Billac _,

    …

    mais le faire-part du décès de cette dernière, Madame Edmond Gaudin, née Annette Bibal,

    que m’adresse très obligeamment Manuel Cornejo,

    nous apprend cette fois

    _ à la différence du communiqué (plus succinct) de « Remerciements » publié dans la presse locale à la suite de la cérémonie des obsèques d’Annette Bibal, veuve d’Edmond Gaudin, qui ne donnait, lui, que l’initiale du prénom : « B. Bibal« …  ; je n’avais jusqu’ici déniché que ce « Remerciement« , bien moins détaillé… _

    le prénom de la sœur _ demeurée célibataire _ de la défunte : « Bernardine BIBAL« .
    …

    …

    Voici le document que m’adresse en effet ce jour Manuel Cornejo,

    issu de ses archives personnelles

    _ dont il n’avait pas gardé le souvenir lors de nos précédents échanges de courriels aux mois de mai et juin derniers _ :

    …

    …

    Mademoiselle Marie GAUDIN, Monsieur Henri COURTEAULT, Directeur des Archives, Officier de la Légion d’Honneur, et Madame Henri COURTEAULT, Madame Charles GAUDIN ;

    Monsieur Edmond GAUDIN, Ingénieur Agricole, Géomètre Expert, et Madame Edmond GAUDIN, Monsieur Pierre COURTEAULT, Avocat à la Cour de Paris, et Madame Pierre COURTEAULT, Mademoiselle Anne-Marie COURTEAULT ;

    Mademoiselle Bernardine BIBAL, Madame Charles GAUDIN ;

    Monsieur et Madame François BIBAL, Mesdemoiselles Marie et Elise BIBAL, Monsieur et Madame Grégoire BIBAL, Monsieur Joseph BIBAL, Monsieur et Madame Paul GAUDIN, Mademoiselle Marie GAUDIN, Monsieur et Madame Marcel GAUDIN et leurs enfants, Monsieur l’Abbé Jean GAUDIN, Mademoiselle Thérèse GAUDIN, en religion Sœur Thérèse du Christ, Monsieur et Madame Henri GAUDIN et leur fille ;

    Mademoiselle Jenny BORDES ;

    Madame Marie DUPOUY, Dame du Sacré Cœur ;

    les familles CAMPET, DOUGIER, MANES et RIBIS,

    Ont l’honneur de vous faire part de la perte douloureuse qu’ils viennent d’éprouver en la personne de

    Madame Edmond GAUDIN,

    née Annette BIBAL,

    leur mère, belle-mère, grand-mère, sœur, belle-sœur, tante, grand-tante et cousine, pieusement décédée en son domicile, le 21 novembre 1936, dans sa 92e année, munie des Sacrements de l’Eglise.

    Priez Dieu pour elle !

    Saint-Jean-de-Luz, Villa Mirentchu,

    Paris, 60, rue des Francs-Bourgeois, Paris (3e),

    Paris, 11, rue du Cherche-Midi (6e).

    …

    …

    Ce faire-part est en effet bien plus détaillé que le « Remerciement » publié dans la presse locale le lundi 23 novembre 1936 ;

    en nous apprenant aussi,

    _ outre le prénom, Bernardine, de Mademoiselle B. BIBAL _,

    par exemple,

    que les deux petits-fils de la défunte que sont Edmond GAUDIN (Ingénieur agricole, Géomètre-Expert) _ Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988 _ et Pierre COURTEAULT (Avocat à la Cour de Paris) _ Paris, 21 avril 1910 – Ascain, 15 décembre 2006 _

    sont tous deux à cette date du 21 novembre 1936 déjà mariés :

    Edmond GAUDIN à Angela Rossi _ en 1935 et probablement à Saint-Jean-de-Luz _,

    et Pierre COURTEAULT à Janine Mérigeault _ à Paris, le 16 juillet 1936.

    …

    Ou que Grégoire BIBAL était marié ; et pas son frère Joseph : tous deux neveux de la défunte (fils du frère de celle-ci, Pascal Bibal, déjà décédé, lui, à la date du 20 décembre 1920 _ mais déjà, aussi, en 1910 _, ainsi qu’en témoigne le faire-part de décès d’Edmond Gaudin, le mari d’Annette) ;

    j’ignorais jusqu’ici les situations matrimoniales de Gregorio et Jose BIBAL Iburuzqueta, qui ont vécu _ le premier, architecte, et le second, banquier : la presse cubaine mentionne le nom de ce dernier en 1958…  _, à La Havane, à Cuba _ et qui y sont probablement décédés, en dépit de la révolution castriste ; sans plus de précision.

    …

    Mais j’apprends aussi par déduction de l’absence de son nom sur ce faire-part de novembre 1936,

    qu’est désormais décédée Madame Pascal Bibal, née Dorotea Iburuzqueta, la mère de François, Marie, Élise, Grégoire et Joseph BIBAL. 

    …

    Du côté de la famille de Charles Gaudin, le beau-frère d’Annette Gaudin-Bibal (le frère aîné d’Edmond Gaudin, son mari),

    une ambiguïté apparaît à propos de la veuve de Charles Gaudin, Louisa Gaudin-Schlaegel : en effet une belle-sœur d’Annette Bibal-Gaudin, la défunte, apparaît dans ce faire-part, à côté de _ et sur le même rang que _ la sœur de la défunte, Mademoiselle Bernardine BIBAL : Madame Charles GAUDIN ;

    or je sais par ailleurs que Louisa Gaudin-Schlaegel, la veuve du frère aîné d’Edmond Gaudin _ qui vivait encore le 20 décembre 1920 au moment du décès d’Edmond Gaudin _, est désormais décédée _ ce fut au mois d’août 1929, à Hasparren, je l’ai déjà indiqué.

    Qui désigne donc en ce faire-part ce nom de Madame Charles GAUDIN, au rang de belle-sœur de la défunte, Madame Edmond GAUDIN, née Annette BIBAL ? Et qui n’est pas la veuve du fils aîné de la défunte, Charles Gaudin, décédé à Bimbo le 12 septembre 1910 : Magdeleine Hiriart-Gaudin, citée, elle, dans le même rang que les deux filles et le gendre de la défunte : Mademoiselle Marie GAUDIN, Madame Henri COURTEAULT, et Henri COURTEAULT : cette Madame Charles GAUDIN-là, veuve du fils aîné de la défunte, étant la bru de la défunte.

    Existe donc bien là une ambiguïté dans ce faire-part…

    …

    …

    Et j’apprends aussi que parmi les enfants de ce couple de Charles Gaudin et Louisa Schlaegel-Gaudin,

    Mademoiselle Thérèse GAUDIN est en religion Sœur Thérèse du Christ ;

    et que, leur dernier né, Henri GAUDIN, loin d’être célibataire _ comme je l’avais supposé à tort _, est marié et a une fille, à cette date du 21 novembre 1936.

    …
    …

    Voilà donc quelques progrès de notre connaissance de la famille des amis Gaudin de Maurice Ravel, de Saint-Jean-de-Luz.

    …

    A son décès, le samedi 21 novembre 1936, Madame veuve Edmond GAUDIN, la défunte, était toujours domiciliée à la Villa Mirentchu, à Saint-Jean-de-Luz.

    …
    …

    Quant aux dates de naissance et de décès de Mademoiselle Bernardine BIBAL, ou à son lieu de sépulture,

    nous les ignorons toujours pour le moment _ je ne vais pas tarder, cependant, à apprendre sa date et son lieu de naissance ; et plus tard, sa date et son lieu de décès.

    …

    …

    N’empêche :

    est confirmée ici la résolution de l’énigme de l’identité de la « Tante Bibi » _ BIBAL, et non Billac… _

    des trois lettres _ conservées (et publiées) la mentionnant, en 1921, 30 et 33… _ de Maurice Ravel à sa grande amie luzienne, Marie GAUDIN.

    …
    …

    Ce mercredi 10 juillet 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’immense plaisir de la lecture de l’Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel ; et l’entretien de la curiosité…

    Achevant à l’instant, page 1352, l’Intégrale de la Correspondance (1895-1937), écrits et entretiens

    de Maurice Ravel,

    …

    je tiens à souligner le plaisir que je prends

    à pénétrer un peu, 

    par un Journal, une Autobiographie, ou une Correspondance

    _ aussi partiels et tronqués fussent-ils : bien des lettres manquent… _,

    l’intimité  _ les arcanes _ du vécu

    ainsi que de l’œuvrer

    d’un auteur, un écrivain, un artiste…

    …

    …

    Quelques remarques, et questions, au passage :

    …

    …

    Je m’interroge en effet sur les parentés de Ravel à Ciboure – Saint-Jean-de-Luz
    _ les notes, pourtant copieuses, de Manuel Cornejo manquant parfois de précision.
    Et Maurice Ravel demeurant lui-même très discret sur tout cela.
    …
    …
    A Saint-Jean-de-Luz
    _ où Ravel éprouvait un très fort désir de venir se ressourcer : au moins seize fois entre août 1901 et l’été 1935 _,
    Ravel avait pour amies très proches les sœurs Marie Gaudin (1879 – 1976)
    et Jane Gaudin (1880 – 1979)
    _ cette dernière épouse de Henri Courteault (26-8-1869 – 2-11-1937) ;
    Jane et Henri étant les parents d’Annie Courteault (née semble-t-il en 1909) et Pierre Courteault (21-4-1910 – 15-12-2006).
    Ainsi que leur belle sœur, Magdeleine Gaudin-Hiriart (1875 – 1968), veuve de leur frère aîné Charles Gaudin (1875 – 1910). 
    …
    La maison des Gaudin, « Mirentxu », se situe au 41 de la rue Gambetta.
    …
    Les parents de Marie et Jane Gaudin, (St Martin) Edmond Gaudin (né le 17 novembre 1844, et décédé le 28 décembre 1920)
    et Annette Bibal (née le 28 avril 1845 et décédée en 1936), 
    se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 27 janvier 1875 ;
    et ont eu 7 enfants, dont Charles, l’aîné (né en 1875, et décédé début octobre 1910),
    et Marie (née en 1879) et Jane (née en 1880), parvenues presque centenaires toutes les deux.
    …
    Maurice Ravel appelle Magdeleine Gaudin-Hiriart (11-3-1875 – 15-6-1968), épouse de Charles Gaudin,
    et mère d’Edmond Gaudin (30 mai 1903 – 28 décembre 1988),
    « ma cousine »
    _ cf la lettre de Maurice Ravel donnée à la page 246 ; ainsi que celle de Madeleine Gaudin-Hiriart, donnée à la page 403. J’ignore selon quels liens précis de parenté _ côté Delouart, forcément, et probablement avec les Hiriart, plus qu’avec les Gaudin…
    Car à nul moment Ravel ne qualifie Marie et Jane Gaudin de « cousines »…
    …
    …
    En revanche, Ravel qualifie Gachoucha Billac, qui vivra toute sa vie à demeure chez les Gaudin à Saint-Jean-de Luz (41 rue Gambetta) _ elle aida à élever leurs sept enfants _
    de sa « grand-tante maternelle » ;
    celle-ci était née à Ciboure en 1825.
    … 
    Et c’est _ fait éminemment notable ! _ Gracieuse Billac qui déclara la naissance de Maurice Ravel à la mairie de Ciboure le 8 mars 1875 _ le père de l’enfant se trouvant alors à Paris.
    …
    Ici encore quels sont les liens de parenté précis entre Marie Delouart et Gracieuse Billac ?..
    …
    …
    Mais au passage, je m’interroge :
    …
    comment cette « tante Bibi » (dite ainsi en une lettre du 20 octobre 1921, page 764),
    que Maurice Ravel ne manque encore pas d’inclure en ses vœux de bonne année à la maisonnée Gaudin du 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, le 3 janvier 1933,
    peut-elle être celle-là même qui, née en 1825, alla déclarer sa naissance à la mairie de Ciboure le 8 mars 1874 ?..
    …
    En 1874, Gachoucha avait déjà 50 ans.
    Et en 1921, cette Gachoucha-là aurait eu 96 ans ; et en 1933, 108 ans !
    …
    Peut-il s’agir de la même personne ?..
    …
    Je relève en effet aussi,
    dans une lettre de Maurice Ravel du 18 septembre 1916,
    et à propos d’une sienne indigestion de melon,
    …
    l’utilisation du passé
    pour évoquer sa « chère tante Gachuch » (expression de la lettre du 16 octobre 1902, page 82) :
    …
    « Plus de 2 semaines de dysenterie (…) J’ai voulu réaliser le vœu de ma pauvre tante Gachucha qui souhaitait (sic) mourir d’une indigestion de melon ».
    …
    …
    La Gachoucha Billac bien vivante en 1921 et 1933
    ne serait-elle pas plutôt la fille de la Gachoucha Billac née en 1825 ?..
    …
    Je note aussi
    que la mère de Maurice Ravel, née Marie Delouart (le 24 mars 1840),
    avait été déclarée à la mairie de Ciboure « née de père inconnu » ;
    …
    elle dont la mère, Sabine Delouart (11 mars 1809 – 22 décembre 1874), avait été, elle aussi déclarée « née de père inconnu » ;
    Sabine Delouart dont la mère se nommait elle aussi Marie Delouart :
    …
    Marie Delouart, fille de Sabine Delouart, petite-fille de Marie Delouart…
    …
    …
    Voilà les raisons pour lesquelles je désire en apprendre un peu plus sur ces relations de parenté cibouro-luziennes de Maurice Ravel…
    …
    il est en effet indiqué
    qu’Étienne Rousseau-Plotto a recueilli les témoignages directs de la famille Gaudin _ notamment de Charles-Paul, le fils d’Edmond et Annette (sic). Edmond et Annette ?.. Ou bien plutôt le fils d’Edmond et Angela ; et le petit-fils de Charles et Magdeleine ?..
    ..
    Ce Charles-Paul Gaudin-ci, qu’a donc rencontré Etienne Rousseau-Plotto, n’est pas le Charles Gaudin fils d’Edmond et Annette Gaudin, et décédé en 1910 !!
    … 
    S’il est bien le fils d’un Edmond Gaudin
    (né, lui, le 30 mai 1903, et décédé le 28 décembre 1988),
    ce Charles-Paul Gaudin avait une mère qui ne se prénommait pas Annette, mais bien Angela :
    …
    Et son père, Edmond, était le fils unique de Magdeleine Hiriart (11 mars 1875 – 15 juin 1968),
    l’épouse de Charles Gaudin, qui était lui le fils aîné d’Edmond Gaudin et son épouse Annette Bibal.
    …
    Et cette Magdeleine Hiriart avait, non loin d’elle, une sœur ainsi que ses parents (Hiriart) quand elle est tombée veuve de Charles, début octobre 1910 _ cf la lettre du 8 octobre 1910, page 246.
    …
    Et cet Edmond Gaudin-là, né, lui, le 30 mai 1903, a épousé Angela Rossi, née le 12 septembre 1905 ;
    dont les enfants sont Maylen Gaudin, épouse et veuve Lenoir,
    et Charles-Paul Gaudin.
     
    Edmond Gaudin (3-5-1903 – 28-12-1988) a, en effet, eu pour épouse Angela Rossi (12-9-1905 – 18-12-1999) ; tous deux reposent désormais au cimetière d’Aïce Errota, à Saint-Jean-de-Luz ;
    …
    et ils ont eu 2 enfants :
    Maylen Gaudin (épouse de Michel Lenoir : né en 1935 et décédé en 2012) _ ils ont eu quatre enfants _
    et Charles-Paul Gaudin,
    …
    lui-même père de Jean-Bernard Gaudin, qui vit à Madrid ;
    et qui est lui-même père d’un petit Baptiste.
    …
     
    Et je relève que
    le 4 mai 2016, aux obsèques de Maritxu Rossi, née Larregain (âgée de 90 ans, et donc née en 1926),
    étaient notamment présentes ses parentes :
    sa sœur Hélène Larquier, née Larregain (1922 – mai 2018), veuve d’Auguste Larquier (né en 1925 et décédé en avril 2015),
    sa belle-sœur Maïté Larregain, née Ducasse (1925 – décembre 2017), veuve de son frère Jean Larregain (né en 1921 et décédé en juin 2013)
    sa nièce Maylen Lenoir (fille d’Edmond Gaudin et Angela Rossi, et veuve de Michel Lenoir, né en 1935 et décédé en 2012 ; et mère de 4 enfants)
    et Francine Gaudin, peut-être l’épouse de Charles-Paul Gaudin _ j’ignore jusqu’ici ses liens de filiation.
    …
    Voilà qui peuvent être les parents Gaudin
    qu’Étienne Rousseau-Plotto a pu rencontrer en son enquête sur les témoignages à propos de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, pour son Ravel, Portraits basques…
    …
    …
    Bien des mystères entretiennent donc encore notre curiosité… 
    …
    …
    Ce dimanche 17 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa