Étiquette : évidence

  • Le confondant ravissement du Bach « à la française » de Benjamin Alard en son intégrale des oeuvres pour claviers de Johann Sebastian Bach

    Ayant enfin sur ma platine

    les 3 CDs du troisième coffret « À la française » de l’intégrale des œuvres pour claviers de Johann Sebastian Bach,

    j’admire toujours davantage _ depuis ses prodigieux débuts, déjà ! _ la formidable intelligence de jeu de Benjamin Alard ;

    …

    et cela en tous ses aspects, y compris le choix de ses instruments (ici deux clavecins et un orgue).

    …

    …

    L’article de Frédéric Muñoz sur le site de ResMusica le 21 septembre dernier,

    intitulé « Troisième volet très français pour l’intégrale Bach de Benjamin Alard« ,

    rendait parfaitement justice à l’art raffiné, tout de légèreté profonde,

    d’une infinie justesse,

    du jeune interprète.

    …

    …

    Troisième volet très français pour l’intégrale Bach de Benjamin Alard

    …

    …

    Le talent d’évidence dansée de l’interprétation de Benjamin Alard est une fête !!!

    …

    …

    Ce mardi 13 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Lili Kraus, ou la « perfection qui désigne ce qu’est le style même de la musique de Mozart »…

    Sous le titre de  »La grande Lili« ,

    ce dimanche, Jean-Charles Hoffelé, en son site Discophilia,

    fait l’éloge de la perfection mozartienne _ qui fait grand bien ! _ de Lili Kraus :

    …

    « une perfection qui désigne ce qu’est le style même de la musique de Mozart« , conclut-il, excellemment, son article,

    …

    à propos du CD St-Laurent Studio YSLT-940,

    consacré à 2 Concertos _ et une sonate : la sonate n°12 en Fa majeur, K. 332 _ de Mozart,

    le n°9, en Mi bémol majeur, K. 271, dit Jeune homme, et le n°12, en La majeur, K. 414,

    avec Jean Fournet et Manuel Rosenthal…

    …

    …

    Voici donc cet article mozartissime :

    …

    …

    LA GRANDE LILI

    …

    …

    …

    …

    À la fin, elle qui jouait Bartók et Beethoven, Mozart lui aura été mieux que son compositeur chéri, un autre soi-même _ probablement : elle le vivait… _, et ses Concertos enregistrés modestement à Vienne, avec un orchestre modeste et un chef modeste, le pain quotidien.

    …

    …

    D’ailleurs qu’une formation symphonique l’invitât, ce serait Mozart, toujours, et ce dès les années cinquante alors qu’à Paris l’étiquette blanche des Discophiles Français l’avait établi mozartienne absolue, seule à son piano, ou avec ses camarades viennois, Boskowsky et Huebner.

    …

    …

    Son Jeunehomme sans façon _ voilà _ rappelle qu’elle jouait Mozart avec fièvre, en grand déploiement (et toujours en aussi beau son, précis, porté loin, comme celui d’une voix bien placée et naturellement expressive) _ voilà. Rien ne s’y force, tout y rayonne _ comme il se doit ! _, rien ne s’y cherche, tout au contraire est trouvé _ voilà, voilà ! _, le giocoso de l’Allegro, la mélancolie douloureuse de l’Andantino, et les espiègleries du Finale où les doigts volent.

    …
    …
    Et comme Fournet lui accompagne cela!, réglant l’orchestre au cordeau, ce que ne fera pas Rosenthal pour le la majeur, plus distant, plus propre, mais peu importe, qu’elle entre seulement et dès les premières notes c’est elle qui dirige, emportant l’œuvre au grand air, en faisant une sérénade, et des plus vives.

    …

    …

    Au final Rosenthal se rattrapera, faisant danser son orchestre lui aussi, et Lili d’y caracoler, l’air de rien, sous un crinoline de traits, merveille !, que prolonge encore une Sonate en fa majeur confiée aux micros de la Radio Nationale, tendre et impérieuse à la fois _ voilà _, jouées avec des ombres, des accents, des contre-chants qui semblent venir d’un autre temps et pourtant si classiques, si mesurés, une perfection qui désigne ce qu’est le style même _ oui _ de la musique de Mozart.

    …

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …

    …

    Lili Kraus Edition – Vol. 1

    …

    Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)

    …
    Concerto pour piano et orchestre No. 9 en mi bémol majeur, K. 271
    « Jeunehomme »

    Concerto pour piano et orchestre No. 12 en la majeur, K.414/385p
    Sonate pour clavier No. 12 en fa majeur, K. 332

    …

    Lili Kraus, piano
    Orchestre National de la R.T.F
    Jean Fournet, direction (K. 271)
    Manuel Rosenthal, direction (K. 414)

    …

    Un album du label St-Laurent Studio YSLT-940
    …

    Photo à la une : la pianiste Lili Kraus – Photo : © DR

    …
    …

    De cette si simple merveilleuse évidence

    _ de très grand art, mais parfaitement discret, forcément, en sa jubilation rayonnante _

    merci, madame…

    …

    …

    Ce dimanche 13 septembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter d’excellentes interprétations du Concerto en sol Majeur pour piano et orchestre de Maurice Ravel : avec brillance, expressivité et pudeur, selon le témoignage de Cédric Tiberghien

    Ce mercredi 12 août 2020,

    le site de ResMusica se fait l’écho d’une interview _ par Pierre-Jean Tribot _ du pianiste _ excellent ! _ Cédric Tiberghien,

    déjà donnée sur le site de Crescendo Magazine, le 26 janvier dernier,

    …

    donnée à l’occasion de la réception par le pianiste d’un prix pour son CD _ excellent ! _, avec la violoniste _ non moins excellente ! _ Alina Ibragimova,

    de Sonates de Franck, Vierne et Ÿsaÿe (le CD Hyperion CDA 68204)

    _ cf mon article du 17 avril 2019 : …

    …

    …

    Et Cédric Tiberghien était alors interrogé aussi, au passage, sur le Concerto pour piano en Sol Majeur de Maurice Ravel :

    …

    « Vous avez participé à la nouvelle édition critique du Concerto pour piano et orchestre de Maurice Ravel pour la Ravel Edition.

    Que représente Ravel pour vous ?« .

    …

    …

    Cédric Tiberghien, entre les sonates de César Franck et Louis Vierne

    …

    Ce mercredi 12 août 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : le romantisme radieux de Johannes Brahms (II) : la puissance sidérante du premier Concerto pour Piano, opus 15, par Clifford Curzon et le London Symphony Orchestra dirigé par George Szell en 1962

    Encore une royale et stupéfiante performance

    que celle du pianiste Clifford Curzon

    (Londres, 18 mai 1907 – Londres, 1er septembre 1982),

    et du chef George Szell

    (Budapest, 7 juin 1897 – Cleveland, 30-7-1970)

    à la tête du London Symphony Orchestra, en mai 1962,

    …

    pour le Premier Concerto pour Piano et Orchestre, en ré mineur, opus 15,

    de Johannes Brahms

    (Hambourg, 7 mai 1833 – Vienne, 3 avril 1897) ;

    chef d’œuvre dont la première eut lieu à Hanovre le 22 janvier 1959,

    avec Brahms au piano ;

    …

    soit le CD Decca 417 641-2,

    enregistré à Londres en 1962.

    …

    …

    J’ai écouté quelques autres interprétations qui me sont tombées sous la main

    dans le désordre de ma discothèque :

    …

    Rudolf Serkin et George Szell à Cleveland, hier,

    …

    et aujourd’hui Lars Vogt dirigeant du piano l’orchestre du Royal Northern Sinfonia,

    ou Adam Laloum et Kazuki Yamada dirigeant le Rundfunk SinfonieOrchester Berlin :

    …

    elles n’ont pas la puissance sidérante

    et de la plus parfaite évidence

    qui convient tant au jeu du piano

    qu’à celui de l’orchestre…

    …

    …

    C’est somptueux !

    …

    Qu’on en juge par la jubilation que procure le podcast…

    …

    Quel éblouissement…

    …

    …

    Ce jeudi 11 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa