Étiquette : famille Bioy

  • Quelques précisions-ajouts concernant la descendance de l’oloronais Mathieu-César (dit Jules) Noblet (1839 – 1910) : poursuite d’exploration des cousinages oloronais des Bioy…

    Ce mardi 28 mars 2023,

    je désire apporter de notables précisions-ajouts à mon article du 7 novembre 2022 « « .

    …

    …

    Que revoici, ainsi complété ici de ces présents ajouts :

    …

    …

    Confirmation d’identité : le nom officiel de naissance de l’oloronais Jules Noblet, domicilié à Oloron 9 Place Saint-Pierre, est bien Mathieu-César Noblet !

    …
    …
    — Ecrit le lundi 7 novembre 2022 dans la rubrique “Histoire”.
    …
    …

    En poursuivant mes recherches sur les noms de Jules Noblet et Mathieu-César Noblet _ et l’intuition de leur totale identification ! (cf mon article du 3 novembre dernier « « ) _,

    …

    voici, ce lundi 22 novembre 2022, qu’un registre d’actes notariés passés à Oloron en 1891 en l’étude de Maître Darré, mentionnant un acte conclu par l’oloronais Mathieu-César Noblet avec un nommé Pierre Dastugue,

    vient confirmer noir sur blanc on ne peut plus explicitement mon intuition initiale qu’il s’agit bien ici de celui que ses concitoyens oloronais ont la coutume de nommer « Jules Noblet » :

    « Noblet Mathieu César dit Jules » ;

    et qui est domicilié à Oloron 9 Place Saint-Pierre…

    …

    …

    Cf ainsi la mention faite du « sentencieux Jules Noblet (…) qui avait hérité d’une propension à tous les arts« , en un article de Pierre Dyssord intitulé « La Place Saint-Pierre à Oloron« , dans le numéro du 8 mai 1926 du journal « Pau-Pyrénées«  :

    …

    « On rencontrait aussi, le lundi, dans l’aimable peit salon de la Place Saint-Pierre, où un panneau représentait la Samaritaine au puits de Janob, le sentencieux Jules Noblet qui avait hérité de Michel Morin une égale propension à tous les arts. Il maniait également la lancette, les ciseaux et la plume du comptable » _ lui qui, après avoir été coiffeur (ou maître-perruquier), était devenu caissier à la Caisse d’Epargne d’Oloron ; un poste dont, à l’âge de 65 ans passés, il démissionna au mois d’octobre 1904, ainsi que nous l’apprend en 5 lignes, à l’occasion de la nomination de son remplaçant, M. M. Joanicot, L’Indépendant des Pyrénées du 20 octobre 1904…

    …

    …

    Pour rappel

    _ et en me référant aussi à la bien précieuse généalogie familiale réalisée par le cousin Bruno Lucbéreilh _,

    …

    le Mathieu-César Noblet (Oloron, 11 mars 1839 – Oloron, après le 20 octobre 1904) que les chroniques oloronaises appellent Jules Noblet, et qui est l’époux de Marie Casenave (Oloron, 12 septembre 1837 – Oloron, 28 septembre 1887),

     

    est donc bien fils de François Noblet (Oloron, 28 juillet 1785 – Oloron, 5 janvier 1864) et sa seconde épouse Marie Lasclottes (Eysus, 18 avril 1794 – ?, ?),

    neveu de Pierre-Joseph Noblet (Oloron, 25 novembre 1873 – Oloron, 10 février 1837),

     

    et petit-fils de Jacques-Guillaume Noblet (Saint-Geniez-d’Olt, 28 janvier 1742 – Oloron, 3 mai 1786) et son épouse Geneviève Bioy (Bidos, 3 janvier 1746 – Oloron, 9 mai 1838) _Geneviève Bioy est la fille de Jean Bioi (Bidos, 22 avril 1699 – ?, 20 septembre 1771) et son épouse, en 1730, Marie Casenave (?, 1699 –?, 8 février 1766) ;

    Jean Bioi et Marie Casenave étant les ancêtres communs des Noblet (et Bourdeu) et des Bioy de notre commun arbre généalogique… _ ;

    …

    ainsi que cousin germain de Félix Noblet (Oloron, 29 juillet 1805 – Oloron, 24 juillet 1884), l’époux de Marie-Anne-Damasie Etcheveste (Chéraute, 1826 – ?, ?) ;

    …

    et père de :

    Victor-Clément Noblet (Oloron, 16 novembre 1865 – ?, 3 septembre 1908),

    Ernest-François Noblet (Oloron, 2 septembre 1868 – Oloron, 18 juillet 1933), époux d’Anne-Marie-Claire « Anna » Bioy (Oloron, 11 août 1877 – Biscarrosse, 11 avril 1962),

    Charles-François Noblet (Oloron, 4 novembre 1872 – Buenos-Aires, 10 mars 1932),

    et Justine Noblet (Oloron, 6 mars 1876 – Oloron, 20 septembre 1963), épouse _ à Oloron le 1er août 1895 _ d’Étienne-Gabriel Bourdeu (Paris, 21 juin 1868 – Oloron, 17 juillet 1951)…

    …

    …

    Et ici je me permets de remarquer la durable proximité de relation suivie des deux belles-sœurs Justine Noblet-Bourdeu (Oloron, 1876 – Oloron, 1963) et Anna Bioy-Noblet (Oloron, 1877 – Biscarrosse, 1962),

    qui ont été, chacune, marraine d’un neveu ou une nièce Noblet-Bioy ou Bourdeu-Noblet, liant ansi plus encore leurs deux familles…

    …

    …

    Anna Bioy (Anne-Marie-Claire, Oloron, 11 août 1877 – Biscarrosse, 11 avril 1962)

    _ fille de Xavier-Pierre-François Bioy (Oloron, 3 décembre 1842 – ?, 1931) et son épouse Marie-Antoinette-Engrâce Mondine (Bedous, 29 avril 1848 – Oloron, 17 janvier 1921) _

    étant la sœur des frères Célestin-Antoine Bioy (Oloron, 30 juillet 1875 – Hasparren, 2 novembre 1946) et Jean-Baptiste-Paul Bioy (Oloron, 12 août 183, devant Arras, 16 juin 1915), dont sont issus les Bioy d’Hasparren…

    …

    …

    Ce lundi 7 novembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

    …

    …

    Et il me faut ajouter maintenant que

    Justine Noblet (1876 – 1963) et son époux Étienne-Gabriel Bourdeu (1868 – 1938)

    ont eu deux enfants :

    …

    _ Amélie-Louise-Elisabeth Bourdeu (Oloron, 30 mai 1896 – Oloron, 25 novembre 1998), épouse de Louis Malric (?, 1889 – ?, 1971) ;

    le couple n’aura pas d’enfant.

    …

    _ Jules-Etienne Bourdeu (Oloron, 31 octobre 1898 – Oloron, 17 juillet 1951), époux de Marie Bergerot (Asasp, 1er Juillet 1909 – Oloron, 29 novembre 2003) ;

    ils auront 5 enfants :

    …

    _ Marie-Françoise Bourdeu (née à Oloron le 19 mai 1942)

    …

    _ Maurice-Jean Bourdeu (Oloron, 16 juin 1944 – Breuillet, 7 novembre 1983)

    …

    _ Geneviève-Louise-Etiennette Bourdeu (née à Oloron le 26 décembre 1946)

    …

    _ Pierre-Louis Bourdeu (Oloron, 25 août 1949 – Oloron, 12 décembre 1969)

    …

    _ Michel-Xavier Bourdeu (né à Oloron le 9 janvier 1951)

    …

    …

    Voilà pour le moment…

    …

    …

    Ce mardi 28 mars 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une première piste de réponse provisoire et partielle à mes récentes « Deux questions (autour de François Noblet : 1868 – 1933), à partir d’un document de litige successoral de 1890… »

    Dès mes recherches de mercredi dernier ayant abouti à mon article « « ,

    …

    j’avais mis la main sur un document (in le numéro du 13 août 1890 du journal L’Alliance), fournissant de premiers éléments de réponse au moins à la seconde de ces deux questions, c’est-à-dire « qui sont les deux parents de ce François Noblet, qui épousera Anna Bioy à Oloron le 24 novembre 1929 » ?..

    …

    …

    Et la première des deux solutions alors en concurrence, c’est-à-dire : « Il s’agit là, assez probablement, de Félix Noblet (Oloron, 29 juillet 1805 – Oloron, 24 juillet 1884) et son épouse Marie-Anne-Damasie Etchevest (Chéraute, 1826 – peut-être Amélie-les-Bains, vers 1890, veuve en secondes noces d’un nommé Bataille…),qui s’étaient mariés à Chéraute le 11 février 1850… « ,

    pourrait, en effet, fournir d’intéressants indices de réponse,

    mais pas encore tout à fait suffisants…

    …

    …

    Car le document fourni par le journal L’Alliance du 11 août 1890, à propos de la succession, à Arles-sur-Tech, de « la dame Marie Etcheveste, veuve Bataille, en son vivant rentière, à Amélie-les-Bains » _ où celle-ci est (assez récemment) décédée _ énonce en début de liste de ses héritiers les noms de :

    …

    « 1. la demoiselle Marie-Louise Noblet, professeur de musique,

    2. le sieur Jules Noblet, caissier de la Caisse d’Épargne, pris en sa qualité de tuteur datif de François Noblet, mineur, domiciliés à Oloron-Sainte-Marie« …

    …

    Et en suivant l’énoncé de la liste des héritiers présomptifs,

    et juste après les noms de :

    …

    « 3. le sieur Félix Etcheveste, cultivateur, domicilié à Chéraute, mineur émancipé,

    4. le sieur Jean Quihillalt, employé domicilié à Mauléon, son curateur »,

    …

    figurent les noms de 5 autres membres de la famille Noblet, mais tous « sans domicile ni résidence connus en France » :

    …

    « 5. le sieur Paul Noblet, négociant,

    6. le sieur Auguste Noblet, négociant,

    7. la demoiselle Berthe Noblet, modiste,

    8. la demoiselle Valentine Noblet, institutrice,

    9. la demoiselle Nina Noblet, aussi institutrice » ;

    …

    ainsi que

    « 10. la dame Marie-Louise Etcheveste, veuve Sathicq, sans profession« ,

    et elle aussi « sans domicile ni résidence connus en France« .

    …

    …

    Mais la question qui vient alors se poser est celle de l’exacte parenté existant entre ces 8 personnes,

    toutes liées plus ou moins étroitement à la défunte Marie Etcheveste, et portant toutes effectivement le nom de Noblet,

    …

    soient, et dans l’ordre des mentions ici de leurs noms :

    …

    1. Marie-Louise Noblet, probable fille de la décédée Marie Etcheveste et du premier mari de celle-ci, le défunt Félix Noblet _ décédé à Oloron le 24 juillet 1884 _ ;

    Jules Noblet, non pas probable fils de la décédée, mais seulement tuteur datif, à Oloron, de François Noblet, probable fils encore mineur de la défunte Marie Etcheveste _ Jules Noblet ne figurant pas, lui, dans la liste des héritiers présomptifs de la défunte Marie Etcheveste… _ ;

    2. François Noblet _ né en 1868 ? _, probable fils encore mineur de la défunte Marie Etcheveste ;

    …

    5. Paul Noblet,

    6. Auguste Noblet,

    7. Berthe Noblet,

    8. Valentine Noblet

    et 9. Nina Noblet ;

    dont la position dans la liste des héritiers présomptifs passe _ mais pour quelles raisons ? À démêler… _ après celles de :

    …

    3. Félix Etcheveste, probable frère, mineur émancipé, de la défunte Marie Etcheveste ;

    et 4. Jean Quihillalt, curateur de Félix Etcheveste _ mais à quel titre Jean Quihillalt figure-t-il expressément dans la liste des héritiers de la défunte Marie Etcheveste ? Et cela à la différence de Jules Noblet, tuteur datif du mineur François Noblet…

    …

    …

    Que sont donc,

    au sein de la constellation familiale de ces divers Noblet,

    les situations familiales de Paul, Auguste, Berthe, Valentine et Nina Noblet,

    par rapport,

    d’une part, à Marie-Louise et François Noblet ?

    et, d’autre part, par rapport à Jules Noblet _ tuteur datif de François… _ ?
    …

    …

    Telles sont donc les questions que ce samedi 29 octobre je me pose…

    …

    …

    Et cela en l’absence jusqu’ici de plus précis renseignements,

    notamment dans les registres d’état-civil (naissances, mariages, décès) d’Oloron – Sainte-Marie, tels qu’accessibles du moins sur le web…

    …

    …

    À suivre…

    …

    …

    Ce samedi 29 octobre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’intéressant apport des livrets militaires aux recherches généalogiques : l’exemple des Bioy d’Oloron, entre 1892 et 1903…

    Une des ressources fécondes à la connaissance des parcours et domiciliations des personnes ayant eu un livret militaire jusqu’en 1921,

    réside dans les diverses informations disponibles inscrites dans les livrets militaires ouverts lors des conseils de révision de la 20e année des personnes concernées…

    …

    …

    J’en prends ici des exemples au sein de ma famille maternelle,

    la famille Bioy, d’Oloron – Sainte-Marie.

    …

    …

    Soient,

    autour de mon grand-père maternel

    Paul Bioy (Oloron, 25 avril 1878 – Bordeaux, 6 décembre 1954),

    classe 1898, matricule n° 1626 ;

    …

    d’abord ses trois frères :

    …

    Antoine Bioy (Oloron, 29 juillet 172 – Buenos-Aires, 31 août 1859),

    classe 1892, matricule n° 1518 ;

    …

    Pierre Bioy (Oloron, 25 juillet 1874 – Oloron, 13 janvier 1953),

    classe 1894, matricule n° 1361 ;

    …

    et Xavier Bioy (Oloron, 20 août 1881 – Herrère, 10 septembre 1950),

    classe 1901, matricule n° 2119 ;

    …

    …

    et ses deux cousins germains :

    …

    Célestin Bioy (Oloron, 30 juillet 1875 – Hasparren, 2 novembre 1946),

    classe 1895, matricule n° 1008 ;

    …

    et son frère Jean-Baptiste Bioy (Oloron, 12 août 1883 – devant Arras, 16 juin 1915),

    classe 1903, matricule n° 1755.

    …

    …

    Un détail utile à relever et souligner :

    …

    ni épouse(s), ni enfant(s) ne sont _ hélas _ jamais mentionnés sur ces livrets militaires pourtant assez bien détaillés,

    …

    à la différence, forcément, du parcours dans la hiérarchie militaire,

    et de diverses domiciliations, bien sûr,

    utiles et même nécessaires en cas de mobilisation du réserviste, avant sa libération définitive des services…

    …

    …

    Ce dimanche 23 octobre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Quand les messages des bouteilles lancées à la mer rencontrent des destinataires et offrent de merveilleux retours…

    Que mon blog rencontre de vrais lecteurs passionnés
    assez patients pour me lire in extenso _ au point même d’imprimer l’intégralité de la série de ces articles qui les intéressent !.. _,
    constitue une sorte de miracle !
     
    Et pourtant il advient à quelques uns de mes détaillés articles – bouteilles-lancées-à-la-mer 
    d’arriver à rencontrer quelques lointains destinataires qui y portent une extrême scrupuleuse attention.
     
    C’est magnifique !
     
    C’est ce qui vient de se produire avec Joël Petitjean,
    chercheur (et découvreur) de l’œuvre photographique de Louis Ducos du Hauron (Langon, 1837 – Agen, 1920), le génial inventeur de la « photographie de couleurs » :
    à partir de mes articles
    d’avant-hier 24 septembre
    et de la récapitulation commode du 4 janvier 2021
     
    Comme c’est arrivé aussi, notamment, avec Manuel Cornejo
    _ éditeur de l’Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel (et Président des Amis de Maurice Ravel), avec lequel je suis désormais en très amical et très fructueux contact permanent _
    pour mes articles de recherche sur Ravel (Ciboure, 1875 – Paris, 1937) :
     
    Ou encore avec Luc et Georgie Durosoir,
    à partir de mes divers articles _ cf celui-ci, inaugural et essentiel (!), du 4 juillet 2008 :  ; et, 12 ans plus tard, celui-là, du 28 juin 2020 : … _ sur l’œuvre musicale de Lucien Durosoir (1878 – 1955)…
    Dont un des très mémorables aboutissements fut mes 2 contributions (1  et 2), au mois de février 2011, au Colloque « Un Compositeur moderne né romantique : Lucien Durosoir (1878 – 1955)« , qui s’est tenu au magnifique Palazzetto Bru-Zane à Venise :
     
    La recherche désintéressée, vierge de tout souci de plaire, est donc féconde…
    …
    …
    En effet, à mon courriel de vendredi 24 septembre dernier, à 15h 12 :
    …
    Le commentaire, hier, d’Annie Boulanger _ quelle magnifique surprise ! _, à mon article du 21 décembre 2020 :
    m’a permis de reprendre, corriger et améliorer mon article généalogique du 4 janvier dernier : 
    J’ose donc espérer que de nouveaux contacts, comme ceux, excellents, que j’ai eu en décembre dernier avec Claude Lamarque,
    par exemple lors du colloque « Louis Ducos du Hauron » qui aura lieu au Théâtre Ducournau, à Agen, la journée du 27 novembre prochain,
    m’offriront l’opportunité de compléter _ ou corriger _ mon essai de généalogie des descendants des trois neveux _ Amédée Ducos du Hauron (Agen, 1866 – Alger, 1937), Raymond de Bercegol (Lamothe-Landerron, 1869 – Paris 16e, vers 1949) et Gaston Ducos du Hauron (Agen, Agen, 1870 – Savigny-sur-Orge, 1912) _, de Louis Ducos du Hauron (Langon, 1837 – Agen, 1920), ce génie agenais…
    …
    Joël Petitjean a merveilleusement répondu ceci, par retour de courriel, à 19h 58 :
    … 

    Cher Monsieur,
     
    Il y a quelques mois, Claude Lamarque _ petit-fils de Gaston Ducos du Hauron, via la fille aînée de ce dernier, Etiennette Ducos du Hauron (Saint-Mandé, 1898 – Paris 6e, 1996), épouse d’Alfred Lamarque (Angers, 1878 – Paris 7e, 1976) _, avec qui je suis en relation très amicale, m’avait demandé s’il pouvait vous donner mon adresse courriel afin que nous puissions échanger sur notre passion commune, ce que j’ai accepté bien volontiers !
     
    J’ai donc attendu votre message et je le reçois aujourd’hui avec joie.
     
    Passionné et travaillant sur Ducos du Hauron depuis de longues années _ 1984 _, j’ai fait l’effort de suivre au jour le jour, lire (et imprimer) votre formidable travail (qui mériterait grandement d’être organisé pour une publication) ; je suis donc un de vos lecteurs assidus.
     
    Vous m’avez beaucoup appris.
     
    Pour ma part, j’ai réuni une importante documentation et j’aurais quelques précisions à vous apporter.
     
    Je suis donc à votre disposition pour convenir, si vous le souhaitiez, d’un rendez vous téléphonique ces prochaines semaines. (Nous nous rencontrerons peut-être en marge du colloque du 27 novembre, mais il n’est pas sûr que nous puissions échanger longuement.)
     
    Je vous adresse en pièce jointe, pour information, un de mes articles ainsi que mon CV (c’est le plus simple…) où sont décrits tous mes travaux et réalisations sur Ducos du Hauron.
     
    Au plaisir de vous lire, bien cordialement.
     
    Joël Petitjean
    …
    …
    Voici maintenant ma réponse à ce splendide courriel de Joël Petitjean,
    hier, samedi 25 septembre, à 11h 02 :
    …
    Cher Monsieur,

     
    Quelle magnifique et heureuse surprise que votre courriel !
     
    Vous sachant très occupé,
    et m’étant petit à petit écarté du propos initial de ma recherche concernant les 3 neveux _ et leurs activités en lien avec celles de leur oncle Louis _ de Louis Ducos du Hauron,
    pour porter mon attention sur leurs descendances, et bientôt les affiliations de ces descendants ;
    et plus encore, très vite, sur les parcours en Algérie d’Amédée Ducos du Hauron et des personnes qui lui étaient, de près, puis de plus loin, apparentées _ par mariages _,
    je n’ai pas voulu vous ennuyer avec ces recherches qui s’éloignaient des activités spécifiques de recherche et inventions de Louis Ducos du Hauron 
    (ainsi que de ses 3 neveux, qui ont plus ou moins, et à divers moments, effectivement collaboré à ses travaux)…
     
    J’étais donc un peu loin de penser que le chercheur très sérieux que vous êtes, pouvait s’intéresser aux interrogations et étapes de ma curiosité à propos de la famille de Louis Ducos du Hauron _ et son devenir jusqu’à aujourd’hui…
     
    C’est que j’ignorais que vous êtes aussi, et peut-être d’abord, un passionné de la curiosité…
     
    Les articles de mon blog constituent, en effet, une sorte de journal, quasi au quotidien, de ma recherche tâtonnante, et avançant par « sauts »,
    au gré des indices que je parvenais, peu à peu, à glaner, et à connecter un peu entre eux, afin de répondre aux diverses strates de mes interrogations…
     
    Même si, de temps, j’éprouvais le besoin d’en tirer quelques maladroites synthèses, me corrigeant au fur et à mesure.
     
    J’ai pu entrer en contact avec divers membres de familles directement issues des 3 neveux de Louis Ducos du Hauron, ou apparentées, via des mariages.
    Je me suis en effet pas mal appuyé sur des faire-part de mariage et de décès, voire des annonces de naissance, qu’il m’a fallu éclaircir, au fur et à mesure, afin d’établir les réels liens de parenté.
     
    Mais j’en ai pris l’habitude, ayant travaillé d’abord sur le parcours _ en zone dite libre, sous l’Occupation _ de mon père (Stanislawow, 1914 – Bordeaux, 2006) durant la guerre (entre mai 1942 et septembre 1944),
    pour découvrir, à partir de menus indices, ce qu’il avait vécu : au camp de Gurs, où il a fait partie de Groupes de Travailleurs Etrangers _ GTE : une création de Vichy… _ ; puis à Toulouse, et surtout à Oloron, où il a eu quelques activités de Résistance…
     
    J’ai travaillé aussi sur la généalogie (béarnaise) de la famille Bioy, d’Oloron
    dont le plus célèbre membre est l’écrivain argentin Adolfo Bioy Casares (Buenos Aires, 1914 – Buenos Aires, 1999) _ ma mère (Tarbes, 1918 – Bordeaux, 2018), née Marie-France Bioy, était La mémoire vivante de notre famille…
    Là-dessus, cf mon commode compendium d’articles du 30 juillet dernier :
    Puis, j’ai entrepris des recherches sur la généalogie basquaise de la mère, Marie Delouart (Ciboure, 1840 – Paris, 1917), de Maurice Ravel (Ciboure, 1875 – Paris, 1937) :
    j’ai ainsi appris à une très aimable luzienne, Maylen Lenoir, née Gaudin, le cousinage effectif, ignoré et même nié jusque là !!! _ et il y a là une étrangeté qui mériterait assurément d’être éclaircie ! _, de sa grand-mère, née Magdeleine Hiriart (1875 – 1968), avec Maurice Ravel ;
    Maurice Ravel dont la grand-tante, Gachucha Billac (Ciboure, 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 1902), sœur de sa grand-mère maternelle Sabine Delouart (Ciboure, 1809 – Ciboure, 1874),
    était la gouvernante des 7 enfants Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz, dont l’aîné, Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 1875 – Bimbo, sur le fleuve Oubangui, 1910), était le mari de Magdeleine Hiriart…
    Dans 2 lettres des 8 octobre 1910 et 20 novembre 1914 _ aux pages 246 et 403 de la Correspondance de Maurice Ravel publiée aux Éditions Le Passeur par Manuel Cornejo en 2018 _, à l’occasion des décès de Charles Gaudin _ le mari de Magdeleine Hiriart ; cf mon article du 16 juillet 2019 : … _, puis de ses frères Pierre (Saint-Jean-de-Luz, 1878 – Mangiennes, 1914) et Pascal (Saint-Jean-de-Luz, 1883 – Mangiennes, 1914) Gaudin,
    Maurice Ravel et Magdeleine Hiriart s’appellent « Mon cher cousin », « Ma chère cousine » : j’ai simplement cherché à comprendre pourquoi…
    Et Maurice Ravel est demeuré toute sa vie l’ami très proche de Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 1876 – Saint-Jean-de-Luz, 1976), la 4ème des 8 enfants d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 1920) et Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 1936), au domicile desquels Maurice Ravel est descendu à de multiples reprises lors de ses séjours à Saint-Jean-de-Luz…
     
    Je suis, bien sûr, en lien constant et amical avec le Président des Amis de Maurice Ravel, le très actif Manuel Cornejo, le magnifique éditeur de la très précieuse Correspondance de Maurice Ravel,
    de la lecture scrupuleuse de laquelle je suis parti pour mes recherches…
    J’ai ainsi pu corriger de grossières erreurs de certains biographes prétendument sérieux, qui se contentent de reprendre tels quels, sans critique, ni authentique recherche personnelle tant soit peu rigoureuse et approfondie, les travaux de chercheurs antérieurs…
    Manuel Cornejo tiendra compte des apports de mes corrections et découvertes lors de la réédition à venir de cette très riche Correspondance…
    Lui aussi est un chercheur passionné (et sérieux !).
     
    Dernièrement, je me suis intéressé aussi à la famille d’un ancien collègue de travail, au tournant des années 80,
    dont deux neveux, fils de sa sœur Bertille de Swarte, sont d’intéressants _ et remarquables _ musiciens baroques : Sylvain Sartre et Théotime Langlois de Swarte…
    Je me souvenais, en effet, que mon collègue, originaire de Dordogne, avait des liens de parenté avec la famille Sartre ;
    et il se trouve que le père (Jean-Baptiste Sartre) de Jean-Paul Sartre (Paris, 1905 – Paris 1980) était originaire de Thiviers, en Dordogne : Jean-Baptiste Sartre est né à Thiviers le 5 août 1874 ; et décédé à Thiviers, le 17 septembre 1906.
    Le père de Sylvain Sartre, Pierre Sartre, est, en effet _ j’ai pu l’établir : cf mon article du 8 juin dernier : ... _, un cousin des Sartre de Thiviers… 
    Il suffisait d’opérer les connexions nécessaires…
    …
    Le monde n’est pas si grand que des chemins ne finissent pas par se croiser…
     
    Et il se trouve aussi que ma belle-mère est d’une vieille famille d’Agen, les Boué ;
    Agen, où vivent donc des cousins…
    …
    Je suis aussi Vice-Président de la Société de Philosophie de Bordeaux…
    Et, par ma forme d’esprit, je suis fervent adepte et pratiquant de la sérendipité !
     
    Encore merci de ce merveilleux contact !
    …
    …
    A ce courriel mien d’hier à 11h 02,
    Joël Petitjean a répondu très vite, à 12h 46,
    ceci :
    …
    …
    Cher Monsieur,
     
    Je suis si heureux de recevoir votre réponse !
     
    Votre message est passionnant et votre parcours tout à fait remarquable.
     
    Il me semble que personne, avant vous-même, n’avait tenté une étude et une synthèse aussi complètes sur la généalogie de Louis Ducos du Hauron.
     
    J’ai lu et entendu bien des choses sur sa vie et son oeuvre, mais je suis en effet très curieux d’en savoir davantage sur sa personnalité, ses relations avec ses proches, la manière dont il fut aimé et admiré par les siens, les souvenirs qu’il a laissés à sa famille… Tout cela est de nature à mieux faire comprendre son magnifique et étonnant parcours.
     
    C’est pourquoi mes longues conversations téléphoniques avec Claude Lamarque, dans un climat d’extrême gentillesse et de passion partagée, m’ont comblé de bonheur… (Je n’ai pas de nouvelle récente de Claude ; en avez-vous ?)
     
    Je me réjouis de notre future conversation. Je vous proposerai une date dans quelque temps (je prépare en ce moment ma communication pour le colloque).
     
    Avec mes sincères remerciements, bien à vous.
     
    Joël
     
    N.B. 1. Après m’être senti bien seul durant de longues années (depuis 1998, sinon depuis 1984…), presque personne n’étant venu au musée voir les archives _ de Louis Ducos du Hauron _ que j’ai retrouvées _ et c’est en effet très frustrant ; alors que la photographie suscite tant d’intérêts… _  je suis ravi de voir, depuis 2015, toute une synergie se mettre _ enfin… _ en place à Chalon-sur-Saône, Paris, Agen, Lectoure, Langon, afin d’étudier et faire connaître Ducos du Hauron. Le colloque d’Agen _ le samedi 27 novembre prochain _ en sera un vibrant témoignage.
     
    N.B. 2. Grâce à Charles Sarion et aux Amis de Ducos du Hauron, j’ai rendu un long article à la Société académique d’Agen. Celui-ci sera bientôt publié, avec d’autres contributions, dans un numéro de la Revue de l’Agenais consacré à l’inventeur
    _ j’ai moi-même eu un article publié par la Revue de l’Agenais (127e année, n°1, janvier-mars 2000), concernant la Bibliothèque musicale des Ducs d’Aiguillon, conservée à Agen, et réalisé pour un colloque organisé à Aiguillon par Serge-Alain Paraillous…
    J’avais entrepris ces recherches en tant que conseiller artistique de Hugo Reyne et La Simphonie du Marais…
    Pour lesquels j’avais découvert, en 1995, une œuvre restée jusqu’alors inconnue de Marc-Antoine Charpentier, sur un livret de Jean de La Fontaine, de 1678 : Les Amours d’Acis et Galatée… Découverte précieusement mentionnée à la page 138 de la 2de édition, en 2004, du Marc-Antoine Charpentier de Catherine Cessac, aux Éditions Fayard : cf là-dessus mon article du 18 avril 2009 : .
    …
    …
    Cela fait vraiment plaisir !!!
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    Ce dimanche 26 septembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa