Voici quelques réflexions à propos des silences de Marie Delouart sur la période de sa vie de jeunesse passée à Ciboure (1840 – 1872), ajoutés à l’absence de curiosité assumée de Maurice Ravel à l’égard de la généalogie familiale de sa mère, ainsi que son extrême discrétion sur sa propre vie privée…
Étiquette : famille Delouart
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Quelques réflexions à propos des silences de Marie Delouart sur la période de sa vie de jeunesse passée à Ciboure (1840 – 1872), ajoutés à l’absence de curiosité de Maurice Ravel à l’égard de la généalogie familiale de sa mère, ainsi que son extrême discrétion sur sa propre vie privée…
……Nous sommes en effet réduits à pas mal de conjectures sur les fréquentations familiales, au pays basque – essentiellement à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz – , de Maurice Ravel, avec les parents Delouart et Billac (ainsi que les divers cousins) basques de sa mère Marie Delouart-Ravel.…Du double fait :…_ d’une part, du silence de sa mère Marie Delouart (comme en témoigne la quasi totale absence de correspondance de celle-ci) : Marie Delouart, comme la plupart des membres de sa famille Delouart et Billac, était analphabète : une réalité bien sûr infiniment douloureuse, que son fils très aimant s’est toujours efforcé de cacher avec la plus extrême délicatesse – Maman est trop fatiguée pour vous écrire elle-même… ; ou même, « elle a la flemme« … – à ses divers correspondants. Et il s’avère en effet que les actes d’état-civil concernant les Delouart et les Billac au XIXe siècle ne sont, pour la plupart, pas signés d’eux, faute tout simplement pour eux de savoir écrire… ;…_ et d’autre part, du fait aussi de l’extrême discrétion et pudeur de Maurice Ravel lui-même, toute sa vie durant, à propos de sa vie intime personnelle, et de son incuriosité très assumée à l’égard de l’histoire de la famille des Delouart et Billac (et ses cousins collatéraux – tant cibouriens que luziens – ), par profond respect filial pour les silences douloureux de sa mère………C’est en cela que l’extraordinaire travail de recension que mène depuis des années – et de par le monde entier – Manuel Cornejo, de la Correspondance – du moins celle qui n’a pas été détruite, mais demeure, collectionnée en divers lieux plus ou moins longtemps cachés de par le vaste monde… – de Maurice Ravel, nous offre un irremplaçable témoignage, qui est souvent à décrypter, à partir de quelques petits indices qu’elle peut – indirectement – livrer, mais qu’il faut, chaque fois, apprendre à contextualiser, de la vie, au jour le jour, de Maurice Ravel – qui ne tenait pas de journal intime (!) : la composition ultra-minutieuse de son œuvre de musique étant son exclusive et très jalouse priorité ! Le temps lui étant quasi en permanence compté… – ;…et cela du moins à dater de la première lettre (ou carte) conservée et retrouvée de Maurice Ravel : celle du 11 juillet 1895 ; les premières lettres vraiment un peu consistantes connues jusqu’ici de Maurice Ravel datant des années 1899 (au nombre de 3) – 1900 (3) – 1901 (4) – 1902 (9) – 1903 (5) – 1904 (4) – dont 6 sont adressées à l’amie luzienne Jane Gaudin (aux dates des 2 août 1901, 16 octobre 1902, 30 novembre 1902, 16 mai 1903, 17 mai 1903, 11 septembre 1903).…A partir de l’année 1905, les lettres conservées de Maurice Ravel – et publiées dans le recueil rassemblé par Manuel Cornejo – sont beaucoup plus nombreuses : au nombre de 55 l’année 1905 – dont 5 sont adressées cette année-là à Jane Gaudin ; et toujours à Jane Gaudin, une lettre le 8 février 1906, une autre le 28 juillet 1906, et une autre encore le 16 août 1907… Puis, d’un coup, plus de lettres à Jane Gaudin, qui épouse Henri Courteault le 22 avril 1908, et devient à son tour parisienne……A partir de l’année 1908, la correspondante de Maurice Ravel avec les Gaudin de Saint-Jean-de-Luz sera désormais Marie Gaudin – cf la très éloquente lettre à Marie Gaudin du 22 juin 1911, la première des lettres conservées de Maurice Ravel à Marie Gaudin : beaucoup d’autres ayant hélas disparu, prêtées et non rendues… – ;Marie Gaudin, la grande amie de toute la vie de Maurice Ravel.……Ce que nous savons des séjours de Maurice Ravel – né à Ciboure le 7 mars 1875 – en son pays basque natal au cours de son enfance et de son adolescence, disons jusqu’en 1902 – Ravel a alors 27 ans – et plus précisément au domicile de la maison familiale des Dupous-Bibal-Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz (au 41 rue Gambetta),nous le savons seulement par les récits transmis oralement dans la famille Gaudin ; et ils concernent les visites rendues par le petit Maurice à sa grand-tante Gachucha Billac, la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin (nés entre le 14 novembre 1875, Charles, et le 23 février 1886, Louis), après avoir été auparavant – et c’est très important – la domestique-gouvernante des 9 enfants Bibal (nés entre 7 février 1844, Jean-Baptiste, et le 22 août 1855, Bernardine ; le père des 9 enfants Bibal, Pierre Bibal, étant décédé à Saint-Jean-de-Luz le 12 septembre 1855, et laissant alors la charge de sa nombreuse famille à sa veuve, Victoire Dupous – et c’est possiblement alors que la cibourienne Gachucha Billac rendit un très grand service à Victoire Dupous, veuve Bibal, en devenant la domestique-gouvernante des enfants de Victoire Dupous-Bibal, au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz ! pour l’aider à s’occuper très activement de sa nombreuse progéniture… – ,bien sûr du vivant de Gracieuse-Gachucha Billac (Ciboure, 2 juin 1819 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), la domestique-gouvernante des Bibal puis des Gaudin,et du vivant de Victoire Dupous-Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 9 juin 1822 – Saint-Jean-de-Luz, 16 juin 1903), la maîtresse de cette maison – et mère d’Annette Bibal-Gaudin qui, au décès de sa mère, étant l’aînée des enfants Bibal survivants, lui succèdera à la tête de cette belle maison du 41 rue Gambetta………Cette absence de correspondance entre Marie Delouart-Ravel, devenue parisienne en 1972-73 par son mariage (le 3 avril 1873 à la mairie de Montmartre) avec Joseph-Pierre Ravel – rencontré en Espagne, à Madrid ou peut-être Aranjuez… – , et son oncle et ses tantes Billac, – je les nomme ici : Pierre-Jacques Billac, l’oncle de Marie Delouart, est né à Ciboure le 25 juillet 1821 ; en 1840, il réside à Ciboure ; mais j’ignore le lieu et la date de son décès (de même que si il a eu ou pas une descendance…) ; Marie-Baptiste Billac, née à Ciboure le 17 novembre 1815, est décédée, célibataire, à Ciboure le 18 août 1855, Maison Lamacenia (où décède aussi le 23 août de la même année Marie-Baptiste Delouart, veuve Billac, la mère des membres de cette fratrie Billac (et de Sabine Delouart), et la grand-mère de Marie Delouart) ; Gracieuse Billac, la marraine du petit Maurice à l’église Saint-Vincent de Ciboure le 13 mars 1875, et née à Ciboure le 15 mai 1824, est décédée, célibataire elle aussi, à Ciboure le 24 décembre 1897 ; quant à la tante Gracieuse-Gachucha Billac, celle qui reçoit lors de vacances le jeune Maurice Ravel au domicile de ses patrons Gaudin au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, celle-ci est née à Ciboure le 2 juin 1819, et elle décèdera à Saint-Jean-de-Luz, au domicile des Gaudin, le 17 décembre 1902 ; et c’est probablement grâce aux Gaudin, lettrés, qu’une correspondance a pu être établie et maintenue entre Gachucha Billac et sa nièce Marie Delouart, et les Ravel parisiens ; et permettre le contact à distance, à une époque où n’existe pas encore le téléphone… –ainsi qu’avec le reste de sa parenté les cousins luziens Etcheverry-Hiriart-Dargaignaratz, ainsi que les cousins cibouriens Goyenague-Passicot, et les cousins cibouriens Delouart-Cerciat-Etchepare,a eu pour conséquence que Maurice Ravel lui-même était assez peu au fait – du moins il n’en fait jamais vraiment part dans sa Correspondance : il ne cherche pas à les rencontrer… – de ses propres relations de cousinage à Ciboure et à Saint-Jean-de-Luz ;même s’il savait fort bien – cf l’échange des correspondances « Ma chère cousine » et « Mon cher Maurice – Votre cousine Madeleine » des 8 octobre 1910 et 24 novembre 1914 – que l’épouse – à Saint-Jean-de-Luz le 28 septembre 1901 – du fils aîné des Gaudin, Charles (né le 19 novembre 1875), Magdeleine Hiriart (née le 10 mars 1875), était bien sa cousine au troisième degré………On ignore donc, semble-t-il jusqu’ici, si jamais Joseph-Pierre Ravel et son épouse Marie Delouart ont fait ou pas le voyage – en train ou en automoblle : Joseph Ravel, remarquable ingénieur, en possédait une – de Paris à Saint-Jean-de-Luz, ne serait-ce que pour accompagner le petit Maurice au domicile des Gaudin, où résidait la tante de Marie Delouart la domestique Gracieuse-Gachucha Billac, celle de ses tantes Billac avec laquelle Marie Delouart avait maintenu – par lettres écrites de la main d’autres personnes qu’elles deux… – le lien de fait le plus solide, au point de lui adresser à plusieurs reprises, pour des vacances, son fils Maurice, au 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz – au point que Marie Gaudin dira qu’elle considérait que Maurice Ravel était le cinquième de ses frères, avec Charles (1875 – 1910), Pierre (1878 – 1914), Pascal (1883 – 1914) et Louis Gaudin (1886 – 1899)………Et cela, en sachant aussi tout ce que Marie Delouart devait personnellement à Victoire Dupous-Bibal (1822 – 1903), et à sa fille Annette Bibal-Gaudin (1845 – 1936), que Marie Delouart avait remplacée, en 1872 – ou 1871 : Annette Bibal désirait en effet rester à Saint-Jean-de-Luz, soigner son fiancé Edmond Gaudin (1844 – 1920 : leur mariage aura lieu à Saint-Jean-de-Luz le 27 janvier 1875), qui se remettait difficilement d’une blessure reçue à la guerre contre la Prusse en 1870… – , pour accompagner à Madrid la modiste parisienne Madame Félix – son magasin, à Paris, était situé 15 rue Faubourg-Saint-Honoré, à l’angle de la rue Boissy d’Anglas : cette boutique parisienne de mode était célèbre : c’est là que fut formée un peu plus tard (1880 – 1885) la célèbre Jeanne Lanvin (1867 – 1946)… – , amie – j’ignore dans quelles circonstances… – de Victoire Dupous-Bibal ;Madame Félix – qui faisait chaque fois halte à Saint-Jean-de-Luz, à mi-chemin de son trajet entre Paris et Madrid – que plusieurs années précédentes Annette Bibal avait accompagnée à Madrid, pour l’assister dans la présentation annuelle, là-bas, de la dernière collection de chapeaux de cette célèbre modiste parisienne………A suivre………Ce dimanche 29 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa -
Sur les liens de parenté des Delouart et des Mignagorren de Ciboure : quelques pistes de recherche à creuser…
Quelques réflexions ce matin sur les liens de parenté des Delouart et des Mignagorren de Ciboure
……Plus proches de Gracien Delouart (1748 – 1798) et sa descendance que les cousins Delouart issus du mariage entre Jean Delouart et Marie Ignaguibehere,
il y a surtout la sœur aînée de Gracien Delouart, Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 24 mai 1745 – Ciboure 12 juin 1825), rue d’Agorrette Maison n° 195,épouse de Bernard Mignagoren (Ciboure, ca 1744 – Bayonne, 21 novembre 1796 – dont le domicile se trouvait rue d’Agorrette, Maison Martinoubaita)……Ceux-ci ont eu une fille Marie Minagorren, née à Ciboure le 17 avril 1782 (dont le parrain est, justement, son oncle maternel Gracien Delouart, le frère de sa mère Marie-Baptiste Delouart), et qui est décédée à l’âge de 27 ans à Ciboure le 18 septembre 1809, Maison n° 196 quartier d’Agorrette ;puis une autre fille Gracieuse Mignagoren, née à Ciboure le 28 août 1784, et décédée à l’âge de 18 mois à Ciboure le 30 septembre 1785.………D’autre part,la belle-mère de ce Jean Delouart (Ciboure, 27 août 1788 – Ciboure, 23 septembre 1872, rue Pocalette n° 39) qui est l’époux, le 30 avril 1823 à Ciboure, de Marguerite Larrea (Ciboure, 18 décembre 1798 – Ciboure, 30 septembre 1844, quartier de Pocalette, Maison Pilarbaita),est une autre Marie Mignagorren (Ciboure, 30 octobre 1767 – Ciboure, 29 août 1810, quartier d’Agorrette, Maison n° 190), épouse à Ciboure le 19 février 1797, de Jean Larrea (Ciboure, 6 octobre 1772 – Ciboure, 2 septembre 1807),qui est fille de Jean Mignagorren (Ciboure, 1735 – Ciboure, 28 novembre 1803, 68 ans) et son épouse Marie Daguerre (? ? – Ciboure, 5 août 1782).…Cf mon article du 14 novembre 2021, mais retouché et très enrichi depuis :……Les liens familiaux des Delouart et des Mignagoren sont donc importants…Peut-être peut-on retrouver certaines des tombes Mignagorren à Ciboure………D’autre part, a existé aussi un 5éme enfant de Gracien Delouart et son épouse Sabine Laxague,un second Jean Delouart, baptisé à Ciboure le 4 octobre 1790.Mais sur lui, je ne retrouve pour le moment rien d’autre que cette inscription de baptème (ni mariage, ni descendance, ni décès) du moins à Ciboure…Pourtant il me semble me souvenir qu’il a été marié. Et c’est peut-être Jean-Noël Darrobers qui en a parlé ; mais je n’en trouve pas trace dans les archives accessibles via le web………C’est pour cela, cette absence de descendance de ce second Jean Delouart fils (et dernier né) de Gracien Delouart et Sabine Laxague, que j’ai fait l’impasse sur celui-ci parmi les enfants de Gracien Delouart et Sabine Laxague.……Il faut s’intéresser aussi et de près à la famille Dignargue (avec orthographes diverses…), apparentée elle aussi aux Delouart…On trouvera des références en écrivant ce nom Dignargue dans la case en haut à droite des archives de mon blog.J’y reviendrai plus tard………Enfin, est très importante la lettre de Ravel à Marie Gaudin du 22 juin 1911 (Correspondance, Tome 1 p 401-402)– quand Marie Delouart voulait résider à Ciboure les trois mois d’été qui venaient les de préférence « chez des parents » :…Ravel y cite parmi ces éventuels parents cibouriens chez lesquels sa mère voudrait loger à Ciboureune « Sabadin Quinior » et une « Eslonta Maicourné » que je n’ai pas encore réussi à identifier !cf mon article du 5 octobre 2020 : « Une nouvelle hypothèse à propos de l’identité de cette « Sabadin Quinior », la parente cibourienne dont parlait la mère de Maurice Ravel ; et au domicile de laquelle Marie Delouart-Ravel envisageait de se loger à Ciboure l’été 1911… » ……Cette lettre de Maurice Ravel à Marie Gaudin est une des sources de ma recherche des parents basques de Maurice Ravel.Et il me faudra le raconter……A suivre,……Ce vendredi 30 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa -
A propos des présentes recherches raveliennes menées au cimetière du Belvédère à Ciboure…
A propos des recherches raveliennes présentement menées au cimetière du Belvédère à Ciboure, à partir de ma – fondatrice ! – virée cibourienne en compagnie de Guy Lalanne, le président de Jakintza, le jeudi 28 novembre dernier (2024)
– cf là-dessus les récits assez détaillés de mes deux articles des samedi 30 novembre et dimanche 1er décembre :
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voici cet échange de courriels ce lundi 14 avril entre Manuel Cornejo, le président des Amis de Maurice Ravel, et moi-même,
consécutifs à la publication de deux articles successifs à propos de ces recherches raveliennes menées au cimetière du Belvédère à Ciboure par Guy Lalanne,
parus; les deux, dans le journal Sud-Ouest, sous la plume de Vincent Dewitte :
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_ le courriel de Manuel Cornejo, à 12h 09 ce matin :
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Cher ami,auriez-vous l’article complet svp ? je suis curieux de le lire !Manuel Cornejo…
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_ suivi de ma réponse à Manuel Cornejo, à 13h 06 :
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Il y a mieux ce lundi :l’article intitulé « Au cimetière de Ciboure, visite de nuit sur les traces de Maurice Ravel « occupe l’entière dernière page du numéro de Sud-Ouest de ce lundi 14 avril.…Avec ce passage de l’article que je recopie – c’est un coup de fil de mon frère le Dr Alain Lippa, à Pau, qui m’a appris ce matin, à 9h 41, l’existence de cet article (comportant mon nom et mentionnant mon travail de recherche) occupant toute la dernière page du numéro de Sud-Ouest de ce lundi ; et, en suivant, je suis allé me procurer ce journal chez mon buraliste, place de Moscou ; ce qui m’a permis ensuite d’en recopier un long passage, pour l’adresser à Manuel Cornejo… – :…« Cerciat, Delouart, Hiriart……Motivé par un ambitieux projet d’enquête et d’écriture partagé avec l’ancien professeur de philosophie bordelais Francis Lippa, éminent spécialiste des ascendances basques de Maurice Ravel, le président de Jakintza – Guy Lalanne – s’est mis en tête et au défi d’affiner cette généalogie en révélant les secrets gravés dans la pierre des tombes des ancêtres du compositeur.…Les LED de Pierre Pribat, membre actif de l’association Lauburu (…), font d’un coup briller sur celle de la famille Cerciat le nom de Delouart.…La mère de Maurice Ravel, Marie Delouart, que l’on appelait ici Marie Ttiki (petite, en basque), est enterrée avec lui à Levallois-Perret. Ce sont donc des cousins éloignés.(…)Associé à cette quête historico-patrimoniale, l’ami Freddy de Azpurua a été chargé de réaliser des photographies des maisons habitées par les ancêtres basques de Maurice Ravel – en fait, outre les maisons de la famille Delouart, aussi celles des divers cousins (Delouart, Goyenague, Etchepare, Cerciat, etc.) parents de Marie Delouart, la mère de Maurice Ravel : les restes des ascendants directs de Marie Delouart n’ont pas, eux, été déposés en ce cimetière du Belvédère, mais en un terrain jouxtant l’église Saint-Vincent, où les restes des inhumés ont été mélangés, et les tombes ont disparu. Guy Lalanne a pris soin de me le montrer au retour de notre longue promenade matinale au cimetière du Belvédère, puis aux quartiers d’Achotarreta et Bordagain, le jeudi 28 novembre, où nous avons commencé par repérer et identifier les maisons de ces divers cousins des Delouart, que j’ai patiemment identifiés sur les très précieuses archives conservées à l’hôtel de ville de Ciboure… Delouart, Cerciat, Hiriart, Harinordoquy, Cigarroa, Goyenague, Billac – Etchepare aussi… Guy Lalanne compte au moins dix maisons retrouvées – il y en a davantage ; cf mon article « Essai de répertoire de mentions dans des actes d’état-civil de maisons indiquées par un nom, et pas un numéro, situées en divers quartiers de Ciboure (Pocalette, Bordagain, La Place…), maisons de naissance ou de décès de membres des lignées issues de Gratien Delouart (Ciboure, 1748 – Ciboure, 1798), ou apparentés par mariage aux descendants de celui-ci… » en date du 6 novembre 2024….…On a déjà bien travaillé – oui ! Depuis 2019, à partir de ma lecture patiente de la Correspondance de Maurice Ravel publiée par Manuel Cornejo… Mais je suis sûr qu’on va encore trouver – oui ! – des informations inédites, prolonge-t-il – le cibourien Guy Lalanne – avec l’espoir – tout à fait réaliste ! – d’ajouter quelques trésors – mais oui ! – d’anecdotes dans le livre en cours d’écriture. Sa publication est promise au cours de l’automne, dans le cadre des célébrations des 150 ans de la naissance – à Ciboure le 7 mars 1875 – du compositeur du Boléro. «…À suivre……Francis…
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C’est passionnant !!! C’est en cherchant vraiment qu’on a des chances de trouver…
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Ce lundi 14 avril 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
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Nouvelle virée à Ciboure jeudi dernier : découverte des noms Delouart et Cerciat gravés sur une tombe parmi les plus anciennes du vieux cimetière du Belvédère…
Lors de ma nouvelle virée à Ciboure jeudi dernier 28 novembre, et lors d’une passionnante prospection de plus de deux heures dans les rues de Ciboure, rue du Quai, rue Pocalette, et dans les quartiers Pocalette et Bordagain-Achotarreta, à la recherche de l’identification des diverses maisons _ certaines toujours existantes, d’autres remplacées par de nouvelles constructions… ; des photos en seront prises pour le livre à venir, et à la meilleure lumière possible… _ où ont résidé des membres des diverses lignées de cette famille cibourienne des Delouart _ je veux dire ici les 4 lignées issues du couple de Gratien Delouart (1748 – 1798) et son épouse Sabine Latxague (1745 – 1845)… _ dont est issu, par sa mère Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840, maison Bourbouillonbaita n° 118 au quartier de Pocalette – Paris, 5 janvier 1917), Maurice Ravel, né, lui, à Ciboure le 7 mars 1875, rue du Quai n° 12, en la maison San Estebenia _ une porte donnant alors à l’adresse du 12 rue du Quai et l’autre à l’adresse du 12 rue Pocalette… _,
Guy Lalanne et moi-même avons, aussi, réussi à déchiffrer les noms de Delouart et Cerciat gravés sur une des tombes les plus anciennes du vieux cimetière de Ciboure, dit cimetière du Belvédère, où, depuis la rue Pocalette, et escaliers aidant, nous avons grimpé, avant de rejoindre plus loin et plus haut la maison Callebayta, à Bordagain _ ou encore au dit quartier Achotarreta : les inscriptions d’état-civil des quartiers ayant varié dans le temps : Bordagain, Achotarreta… _, le domicile de la famille de Jacques Goyenague (Ciboure, 16 octobre 1823, probablement au 117 rue Pocalette – Ciboure, 22 novembre 1886, maison Callebaita à Bordagain) _ le fils cadet de Marie Delouart n°3 (Ciboure, 6 août 1786 – Ciboure, 15 décembre 1872, rue Pocalette 6) et son époux Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – Ciboure, 20 novembre 1849, maison Petimentenia n° 153 au quartier de Pocalette) ; le frère aîné de Jacques Goyenague étant Simon Goyenague (Ciboure, 29 novembre 1821, maison n°117 rue Poccalet – Ciboure, 18 avril 1890, rue du Quai n°6, maison Custorenea), celui qui a fait fonction de parrain au petit Joseph-Maurice Ravel, sur les fonts baptismaux de l’église Saint-Vincent de Ciboure, le 11 mars 1875… _ et son épouse Catherine Larrea (Ciboure, 9 octobre 1832, maison n° 17, rue de Bordagain – Ciboure, 8 novembre 1895, maison Callebaita, Achotarreta), et leurs 7 enfants Goyenague :
Simon (Ciboure, 18 juin 1860, Maison Callebaita, 38, à Bordagain – Ciboure, 14 janvier 1874, Maison Callebaita, quartier Chotarreta),
Marie (Ciboure, 16 avril 1857, maison Calebayta n° 38 au quartier de Bordagain – Ciboure, 18 décembre 1861, maison Calebayta n° 38 au quartier de Bordagain),
Jean-Baptiste (Ciboure, 31 juillet 1860, maison Sopitenia n° 38 au quartier de Pocalette – ?),
Nicolasse (Ciboure, 11 septembre 1864, maison n° 38 à Bordagain – Ciboure, 1er juin 1945, maison Custorenea, 6 rue du Quai),
Gracieuse (Ciboure, 15 juillet 1866, maison n° 38 au quartier de Bordagain – Ciboure, 16 août 1950),
Josèphe (Ciboure, 12 juin 1858,maison 38 au quartier de Bordagain – Ciboure, 2 mai 1870, maison 38 au quartier de Bordagain)
et Alexandrine (Ciboure, 6 juin 1871, maison 38 au quartier de Bordagain – Ciboure, 19 juillet 1872, maison 38 au quartier de Bordagain)…
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Notre périple était parti des repérages de mon article « Essai de répertoire des maisons mentionnées dans les actes d’état-civil de naissance et de décès des individus membres des lignées issues de Gratien Delouart (1748 – 1798) et son épouse Sabine Laxague (1745 – 1845), pour parfaire la connaissance des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel… » (en date du 5 novembre dernier, que j’avais ré-adressé la veille, et à cette fin d’arpentage tous les deux des rues des divers quartiers de Ciboure, à Guy Lalanne, dans lequel j’avais répertorié les maisons _ de naissance et de décès des divers membres des 4 lignées issues de Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, maison de Churuenea, quartier Nord, 5 Fructidor an VI, soit le 21 août 1798) et son épouse Sabine Latxague (Ciboure, 1745 – Ciboure, maison Lamacenia n° 137, quartier de la Place, 27 février 1845) _ dont la référence portait un nom de maison, et pas simplement un numéro au sein du quartier : c’était là un premier arpentage pedibus dans les rues de Ciboure…
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Ce samedi 30 novembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa
