Étiquette : Fanny Mendelssohn-Hensel

  • Goûter la pureté du timbre de la voix et de l’art de la délicieuse Fatma Said, tout spécialement d’abord en ses Schubert et ses Mendelssohn (Felix et aussi Fanny) ; ou ce que peut le charme d’une voix…

    C’est mon goût tout personnel, j’en conviens, pour Schubert – écoutez ici rien que ce divin « Pâtre sur le rocher » D. 965, ce must schubertien, il est vrai !.. – et les Mendelssohn – Felix, mais aussi sa sœur Fanny : je les chéris tout spécialement… – , qui me fait immédiatement adhérer à l’art du lied de la délicieuse Fatma Said, soprano, en son lumineux récital « Lieder« , du généreux CD Warner Classics 5021732459770,

    avec de nombreux excellents artistes – les pianistes Malcolm Martineau, Yonathan Cohen, Joseph Middelton, la clarinettiste Sabine Meyer, la harpiste Anneleen Lenaerts, le Quatuor Arod, le chœur d’hommes Walhalla zum seidlwirt, ainsi que le baryton Huw Montague Rendall (sur lui, cf mon article du 26 octobre dernier : « La merveille How Montague Rendall, baryton d’exception, en un phénoménal CD carte-de-visite « Contemplation »… »…) : goûtez ici, de Fanny Mendelssohn-Hensel, le délicieux « Suleika und Hatem » H-U 149, par Fatma Said et Huw Montague Rendall…  – qui l’y accompagnent.

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    Mais très vite je suis conquis aussi par ses interprétations de parfaite finesse des œuvres de Johannes Brahms et Robert Schumann – écoutez ici le duo « In der Nacht » Op. 74/4 de Robert Schumann, à nouveau avec le baryton splendide Huw Montague Rendall, qui clôt le programme de ce superbe récital… –, qui constituent la seconde partie – moins courue que les Schubert surtout… – de ce lumieux récital de « Lieder« , de Fatma Said…

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    Et voici l’article « Le saint des saints » de Jean-Charles Hoffelé en date du 28 février dernier, qui m’a fait me tourner vers ce délicieux CD de Fatma Said :

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    LE SAINT DES SAINTS

    À quoi tient le charme – voilà ! – d’une voix ? Haut placé, en voyelles claires _ oui, et totalement dépourvues d’aigus agressifs  _, le soprano de Fatma Said se risque au lied dans un entourage _ en effet _ relevé : trois pianistes et pas des moindres _ Malcolm Martineau, Yonathan Cohen, Joseph Middelton _, Sabine Meyer pour Le Pâtre sur le rocher _ magnifique ! _, en duo Huw Montague Rendall (magnifique dans le Liebeslied _ non, ici Jean-Charles Hoffelé fait une erreur de plage : c’est à la plage précédente du CD, pour le duo « Unterm Fernster » Op 34/3 de Robert Schumann, que se situe ce magnifique duo : écoutez-le ici…  _ de Schumann), les Arod pour les si rares Opheilia-Lieder de Brahms revus par Aribert Reimann, le clou du disque), Anneleen Lenaerts substituant sa harpe au piano pour quatre Brahms : on se doute que cela change la couleur d’Immer leiser wird mein Schlummer, soudain plus mystérieux.

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    Allez, avouons-le, elle est délicieuse _ voilà ! _ Fatma Said, virtuose sans trop d’exultation, hélas !, pour la coda du Pâtre sur le rocher, sans l’affect de Baker ou d’Heynis pour la sérénade avec chœur d’hommes de Schubert _ pour le « Ständchen » D. 920, à la plage 3 du CD : écoutez-la ici… _, broutilles _ oui _ car ce frémissement, cette jeunesse _ oui ! _, la pureté de la technique _ oui, oui _ remboursent de l’intensité que l’âge apportera. Mais ce frémissement lorsque l’aimée de Goethe _ Marianne von Willemer _ écrit dans les portées de Mendelssohn _ pour le superbe « Suleika » MWV K 92 de Felix, à la plage 8 du CD : écoutez-le ici…

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    Le plus beau est ce que les cordes des Arod apportent de corps à cette voix dans les Ophelia de Brahms, ce charme natif qui irait comme un gant aux mélodies de Ravel (sa voix est celle des Mallarmé, exactement,) de Delage, de Roussel. Demain peut-être.

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    LE DISQUE DU JOUR

    Franz Schubert (1797-1828)

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    Schwanengesang, D. 957 (extrait : No. 4. Ständchen)
    Der Hirt auf dem Felsen,
    D. 965*
    Ständchen, D. 920**

    Auf dem Wasser zu singen,
    D. 774

    Der Zwerg, D. 771
    *Sabine Meyer, clarinette – Malcom Martineau, piano
    **Walhalla zum Seidlwirt, chœur d’hommes – **Yonatan Cohen, piano et direction

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    Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847)

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    6 Gesänge, Op. 86 (extrait : No. 3. Die Liebende schreibt, MWV K66)
    12 Gesänge, Op. 8 (extrait : No. 8. Hexenlied, MWV K33)
    6 Gesänge, Op. 34 (extrait : No. 4. Suleika, MWV K92)
    6 Duette, Op. 63* (extrait : No. 1. Ich wollt’, meine Lieb’ ergösse sich, MWV J5)

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    Fanny Mendelssohn Hensel (1805-1847)

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    Suleika und Hatem, H-U 149*
    Joseph Middleton, piano – *Huw Montague Rendall, baryton

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    Johannes Brahms (1833-1897)

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    4 Lieder, Op. 70 (extrait : No. 2. Lerchengesang)
    5 Lieder, Op. 105 (extrait : No. 1, Wie Melodien zieht es mir)
    49 Deutsche Volkslieder, WoO 33, Vol. 1 (extrait : No. 6, Da unten im Thale)
    5 Lieder, Op. 105 (extrait : No. 2, Immer leiser wird mein Schlummer)
    Anneleen Lenaerts, harpe
    5 Opheilia-Lieder, WoO 22 (version avec quatuor à cordes : Aribert Reimann)
    Quatuor Arod

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    Robert Schumann (1810-1856)

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    Myrthen, Op. 25 (extrait : No. 1. Widmung)
    Lieder und Gesänge aus « Wilhelm Meister », Op. 98a (extrait :
    No. 7. Singet nicht in Trauertönen)

    4 Duette, Op. 34 (extrait : No. 3. Unter’m Fenster)*
    5 Lieder, Op. 51 (extrait : No. 5. Liebeslied)
    Spanisches Liederspiel, Op. 74 (extrait : No. 4. In der Nacht)*
    Joseph Middleton, piano – *Huw Montague Rendall, baryton

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    Fatma Said, soprano

    Un album du label Warner Classics 5021732459770
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    Photo à la une : la soprano Fatma Said – Photo : © Simon Fowler

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    Une interprète déjà bien mieux que seulement prometteuse en ce lumineux récital de « Lieder » ;
    à suivre donc…

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    Ce lundi 10 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La remarquable singularité du programme, et la parfaite réalisation musicale, du passionnant CD « Forbidden Fruit » de Benjamin Appl et James Baillieu

    Dans la suite annoncée de mon article d’hier 29 juillet 2023 « « 

    que j’avais consacré à la formidable interprétation de la mélodie « À Chloris » de Reynaldo Hahn sur les 10 premiers vers des Stances de Théophile de Viau _ qui en comportent 100 _,

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    je porte mon attention ce jour, dimanche 30 juillet, sur la magnifique unité dans la diversité du programme de 28 pièces musicales de ce « Forbidden Fruit«  _ le CD Alpha 912 _,

    tel qu’il a été très finement composé par Benjamin Appl.

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    Et qui se comprend fort bien,

    à considérer et prendre en compte comment l’image et symbole de la Pomme (Apple), comme séduisant très tentant fruit défendu et proscrit du jardin d’Éden, a pu solliciter l’imageance fertile de celui, Benjamin Appl, qui s’est avec délices laissé aller à composer le beau, sensuel, jouissif, mais parfois aussi amer ou carrément vénéneux et mortifère, et ainsi terriblement _ subtilement _ ambivalent _ Freud est donc ici présent, sous-jacent… _, programme de ce passionnant musical CD « Forbidden Fruit« , autour des variations toujours complexes et à jamais incertaines du désir,

    à partir de tels jeux de tourbillons entés à la lettre même de son nom de famille, Appl…

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    Et que Benjamin Appl vient excellemment expliciter en son très beau texte de présentation, aux pages 20 à 23 du livret du CD,

    avec l’exergue suivant, extrait des « Amours » d’Ovide (III, 4, v.17) : « Nous convoitons toujours ce qui nous est défendu et désirons ce qu’on nous refuse« . 

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    Des 28 pièces musicales de ce programme _ toutes ici accessibles à l’écoute par un clic… _,

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    6 d’entre elles _ d’un compositeur anonyme anglais : « I will Give my Love an Apple » ; d’Ivor Gurney (1890 – 1937) : « The Apple Orchard«  ; de Roger Quilter (1877 – 1953) : « Now Sleeps the Crimson petal » ; de Leonello Casucci (1885 – 1975) : « Just a gigolo«  ; d’Edvard Grieg (1843 – 1907) : « To a Devil«  ; et de Jake Heggie (1961) : « Snake«  _ sont chantées en anglais 

    6 d’entre elles _ de Kurt Weil (1900 – 1950) : « Youkali«  ; de Francis Poulenc (1899 – 1963) : « L’Offrande« , « Couplet bachique«  et « Le Serpent«  ; de Reynaldo Hahn (1874 – 1947) : « À Chloris«  ; et de Claude Debussy (1862 – 1918) : « La Chevelure«  _ sont chantées en français (+ 2 fois l’instrumental « In paradisium« , tiré du Requiem de Gabriel Fauré (1845 – 1924), en un arrangement pour le piano de James Baillieu : d’abord à la plage 2 ; puis à la plage 40 du CD)

    et 14 d’entre elles _ de Hugo Wolf (1860 – 1903) : « Ganymed« , « An die Geliebte«  et « Und willst du deinen Liebsten sterben sehen«  ; de Richard Strauss (1864 – 1949) : « Das Rosenband«  ; d’Arnold Schönberg (1874 – 1951) : « Arie aus dem Spiegel von Arcadien : Seit ich so viele Weiber sah«  ; de Robert Schumann (1810 – 1856) : « Lorelei« , « Frühlingsfahrt«  et « Wer nie  sein Brot mit Tränen ass«  ; de Fanny Mendelssohn-Hensel (1805 – 1847) : « Die Nonne«  ; de Lothar Brühne (1900 – 1958) : « Kann den Liebe Sünde sein«  ; de Franz Schubert (1797 – 1828) : « Heidenröslein«  et « Gretchen am Spinnrade«  ; de Hanns Eisler (1898 – 1962) : « Die Ballade vom Paragraphen 218«  ; et de Gustav Mahler (1860 – 1911) : « Urlicht«  _ sont chantées en allemand.

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    Et cela, en une diction et une intelligence des textes superlatives : stupéfiantes !

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    Voilà.

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    Je remarque aussi l’article _ une fois encore très juste en son appréciation… _ de Jean-Charles Hoffelé, intitulé « Arcadie multiple« , paru sur le site Discophilia, avant-hier 28 juillet 2023…

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    ARCADIE MULTIPLE

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    Un simple song _ I will Give my Love an Apple, d’un compositeur anonyme _ sans accompagnement _ de piano _ ouvre l’album _ à la plage 1. Lui répond _ à la plage 4 _ une pièce pour piano seul _ ici Jean-Charles Hoffelé fait erreur : cette pièce, délicieuse, est bel et bien chantée ! _ d’Ivor Gurney, The Apple Orchard où s’évoque illico _ à la plage 2 _ l’In paradisum hypnotique du Requiem de Fauré que James Baillieu fera résonner dans la scripture de l’auteur _ Gabriel Fauré _ des Barcarolles à la coda _ à la plage 40 de l’album. La boucle se referme _ à la plage 41 et dernière, il y sura encore le « Urlicht » de Gustav Malher… _ sur un disque d’esthète _ oui _ qui ne m’étonne pas de Benjamin Appl. Il glisse son baryton caméléon de l’Arcadie érotique du Ganymed d’Hugo Wolf _ à la plage 6, sur des vers de Goethe… _ aux pamoisons exotiques sur fond de rumba rêveuse du Youkali de Kurt Weill _ à la plage 7.

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    Se prendrait-il pour Lotte Lenya ? Il a le talent, les audaces, le charme juste dosé d’un peu d’amer _ oui _, et n’hésite pas à prendre chez les dames Gretchen am Spinnrade _ à la plage 35 _ mais aussi _ l’hyper-sensuelle, sur un texte archi-brûlant de Pierre Louÿs, extrait des « Chansons de Bilitis« … _ La Chevelure de Debussy, cultivant non l’ambigüité mais l’ambivalence _ oui ! _ : cette voix peut tout dans le champ clos et pourtant infini des « chansons », y compris À Chloris où Reynaldo Hahn célèbre son antiquité digne de Poussin. Sublime simplement _ voilà ! _ et jusque dans Just a Gigolo, clin d’œil à la périphérie qu’autorise le charme nostalgique _ assez fréquenté, en effet, ici… Benjamin Appl dit aussi _ lui-même, en forme d’énoncés de titres de chapitres _ de brèves phrases, didascalies volées aux partitions ou simples appréciations qui font le voyage fluide.

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    Ecoutez les couplets bachiques de Poulenc, avec leur goût d’anis, et comparez son Serpent au Snake de Jack Heggie. Des ponts imaginaires se tendent _ voilà ! _ au-dessus de l’Atlantique, mais le disque s’ancre _ surtout, en effet _ dans le romantisme de Schubert, et de Schumann, dans le rare Die Nonne de Fanny Hensel, dans les crépuscules de Strauss ou du premier Schönberg que couronne l’Urlicht de Gustav Mahler.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Forbidden Fruit

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    Œuvres de Ivor Gurney, Hugo Wolf, Kurt Weill, Francis Poulenc, Reynaldo Hahn, Richard Strauss, Roger Quilter, Claude Debussy, Arnold Schönberg, Leonello Casucci, Edvard Grieg, Robert Schumann, Fanny Hensel, Lothar Brühne, Jack Heggie, Franz Schubert, Hanns Eisler, Gustav Mahler, Gabriel Fauré

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    Benjamin Appl, baryton
    James Baillieu, piano

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    Un album du label Alpha Classics 912
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    Photo à la une : le baryton Benjamin Appl – Photo : © Manuel Outumuro

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    J’ajoute ici cette très intéressante chronique aussi,

    publiée sur le site Operaramblings en date du 12 mai 2023 :

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    Forbidden Fruit

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    ALPHA COVERITUNES.inddForbidden Fruit is a CD by baritone Benjamin Appl and Pianist James Baillieu due for release on June 23rd.  It’s a sort of themed recital dealing with the Garden of Eden and the Fall _ telle en est donc la thématique qui en fait l’unité. It starts with the English traditional song “I Will Give My Love an Apple” and finishes with “Urlicht” from Mahler’s setting of text from Das Knaben Wunderhorn.  In between there are about 25 songs _ yes indeed _, some solo piano and quotes from the Bible which take us on a journey from all kinds of temptation, through consequences, to (maybe) some kind of redemption.  In all there’s 69 minutes of music.It’s musically varied with songs in English, French and German ranging from well known Lieder and Chansons to cabaret and other genres _ oui.  Appl is excellent _ absolument !!! _ in all three languages with exceptional diction _ oui ! Quelle aisance ! _ and sense of text _ magnifique d’intelligence.  He’s also stylistically versatile _ en effet : voilà pour sa diversité…  Those who have seen him live will not be surprised that his Schubert, Debussy and Quilter songs sound like a most excellent Liederabend but he can also find something darker and edgier for Eisler, Weill, Brühne and Heggie _ oui.  I particularly liked the his grim take on the Eisler setting of Brecht’s “Die Ballade vom Paragraphen 218”.  It’s a very fine performance by Appl with sensitive contributions _ il faut aussi le souligner ! _ from Baillieu.

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    The sound quality is excellent and very natural _ oui.  It was recorded in high resolution (96kHz/24bit)  in the Auditorio Stelo Molo RSI in Lugano in July 2020 and is being released as a standard resolution CD or as Hi-res and standard res FLAC and MP3.  I listened to the hi-res version.  There’s a digital booklet with lots of useful information and full texts in it too.

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    Highly recommended.

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    Catalogue number: Alpha Classics ALPHA912

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    Ainsi que ceci, de très pertinent encore,

    placé en commentaire d’une vidéo consacrée à ce CD :

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    « Temptation, prohibition, good, evil… ‘how relevant are these in today’s world?’ asks Benjamin Appl. With the complicity of pianist James Baillieu, we are taken on a musical arc from simple folk songs through to the great song composers such as Schubert, Schumann and Wolf, along the way visiting the French masters Debussy and Poulenc, exploring ‘new objectivity’ with Weill and Eisler and enjoying compositions by Casucci, Heggie and others. The metaphor of forbidden fruit gives Benjamin and James a wide range of possible interpretations. Whilst some of the song settings centre on sensuality, others focus on socially immoral topics such as incest or sensitive subjects such as abortion. The German baritone embodies each of these stories with a passion and dramatic sense that makes this album a kaleidoscopic and astonishing journey through time and space« .

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    Une rareté discographique, donc, que ce très singulier CD « Forbidden Fruit« ,

    qui vaut mille fois le détour d’un minimum de curiosité de la part des mélomanes !!!

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    Bravissimo !

    tant pour la composition très originale, fine et variée, du programme,

    que pour la rare performance musicale idéalement expressive,

    tant du chanteur, Benjamin Appl, que de son compère pianiste, James Baillieu, plus que parfaits tous les deux dans la justesse et pertinente beauté des émotions qu’ils nous offrent ainsi à partager !!!

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    Ce dimanche 30 juillet 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A choisir, dans l’histoire de la musique, quelques compositrices d’exception…

    Un choix pourrait se porter, par exemple,

    sur :

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    Hildegard von Bingen (Bermerstein, 1098 – Bingen, 17 septembre 1179) ;

    …

    Barbara Strozzi (Venise, 6 août 1610 – Padoue, 11 novembre 1677) ;

    …

    Fanny Mendelssohn – Hensel (Hambourg, 14 novembre 1805 – Berlin, 14 mai 1847) ;

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    Kaija Saariaho Laakkonen (Helsinki 16 octobre 1952)…

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    Ce mardi 7 mars 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’élégance musicale exaltante, sublime, des Mendelssohn : Felix et Fanny ; et la question de la perception de la singularité de la voix de Fanny…

    Ce dimanche,

    j’ai désiré percevoir davantage l’élégance musicale sublime des Mendelssohn,

    Felix ainsi que sa sœur aînée Fanny.

    …

    Ainsi que la singularité, à découvrir-distinguer, de la voix spécifique, de compositrice, de Fanny Mendelssohn-Hensel (Hambourg, 14 novembre 1805 – Berlin, 14 mai 1847)…

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    …

    Aussi, à cette fin, j’ai essayé de rassembler _ et c’est un défi ! _ les divers CDs de ma discothèque personnelle comportant une association d’œuvres de Felix et de Fanny…

    …

    Et je dois bien reconnaître que jusqu’à ce jour _ et bien à tort ! _ je n’avais prêté toute l’attention qu’elle mérite à l’œuvre personnelle de Fanny Mendelssohn ;

    …

    dont il faut bien admettre aussi que le réflexe des  producteurs de disques consistait à faire de l’œuvre de la sœur un simple « appoint » en quelque sorte anecdotique aux réussites éminentes _ elles, et universellement reconnues… _ de son cadet ;

    …

    ou bien _ et c’est, bien sûr, pire encore _ de simples exemplaires de certaines capacités de « réalisation artistique » de femmes compositrices :

    …

    en associant assez souvent Fanny Mendelssohn, par exemple, à Clara Wieck, l’épouse de Robert Schumann… 

    …

    Comme si notre attention envers certaines œuvres de ces femmes compositrices ne se justifiait, in fine, que comme une modeste toute petite « réparation » à l’encontre du sexisme endémique dont celles-ci avaient été, de leur vivant d’abord, et ensuite de la part de la postérité _ et encore toujours aujourd’hui… _ victimes, du point de vue de tout un chacun confronté à leurs noms, plutôt qu’à l’écoute vraie _ et en quelque sorte à l’aveugle _ de leurs œuvres…

    …

    …

    Voilà.

    …

    Donc, j’ai entrepris de réunir les divers CDs de ma collection personnelle comportant au moins une œuvre de Fanny Mendelssohn,

    afin d’écouter vraiment, et pour elle même seulement, la voix et l’idiosyncrasie de Fanny Mendelssohn – Hensel que l’on peut y percevoir…

    …

    …

    Après, il faut absolument bénéficier d’une interprétation qui soit vraiment à la hauteur de l’œuvre ; et pas seulement anecdotique…

    …

    Mais est-ce si fréquent ?..

    …

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    Et voilà que je suis tombé sur un magnifique CD de 2019, du label Pentatone _ PTC 5186 781 _, le CD « Felix & Fanny Mendelssohn _ Works for Cello and Piano« , par le violoncelliste Johannes Moser _ je l’apprécie beaucoup ! _ et le pianiste Alasdair Beatson _ regarder et écouter cette brève présentation par Johannes Moser…

    …

    Et je prends assez vite conscience que j’ai consacré deux articles de mon cher blog « En cherchant bien » à ce magnifique CD-ci :

    …

    _ l’article «   » du 11 septembre 2019 ;

    …

    _ et l’article «  » du 6 novembre 2019.

    …

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    Retour au splendide Mendelssohn de Johannes Moser et Alasdair Beatson : une fête de fées…

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    — Ecrit le mercredi 6 novembre 2019 dans la rubrique “Histoire, Musiques”.
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    En un article de ce jour de son blog Discophilia,

    par un article intitulé Ivresse,

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    …

    Jean-Charles Hoffelé me permet de revenir

    _ cf mon article du mercredi 11 septembre :  _

    au très beau CD consacré

    par le violoncelliste Johannes Moser et le pianiste Alasdair Beatson

    à des œuvres de Fanny et Felix Mendelssohn :

    …

    le CD Pentatone intitulé Felix & Fanny Mendelssohn : PTC 5186781 _ regarder et écouter ceci pour percevoir la magnifique qualité de leur jeu si idoine…

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    Ivresse

    IVRESSE

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    Le giocoso qui ouvre la Deuxième Sonate de Mendelssohn a un petit côté Songe d’une nuit d’été, c’est une pure musique de plaisir _ voilà, comme si souvent dans l’œuvre de Mendelssohn, surtout en sa jeunesse ; mais il est mort à l’âge de 38 ans seulement … _ où le violoncelle se fait chanteur _ oui _ avant que faire paraître Puck dans les pizzicatos du scherzando.

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    …

    Il n’aura jamais sonné aussi enjoué et léger _ c’est là sa marque de famille ; d’où une certaine étrangeté en une période de romantisme assez souvent enclin au dolorisme et à un certain appesantissement… _ qu’ici, Alasdair Beatson jouant un Erard magique, piano-harpe éolienne qui fait la musique de Mendelssohn ce qu’elle est, celle des fées _ voilà ! Felix est aussi et peut-être d’abord un héritier en ligne directe, via ses maîtres à Berlin, de l’Empfindsamkeit de Carl-Philipp-Emanuel Bach _, bonnes ou mauvaises.

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    Dans un clavier si leste, l’archet de Johannes Moser ne pèse pas, qui envole _ oui _ la sonorité de grand alto du magnifique Guarneri joué à cette occasion. Et si l’on tenait enfin _ OUI !!! _ le duo parfait qu’attendaient les deux Sonates ? La Première est tout aussi réussie, comme les Variations concertantes si rarement enregistrées, et les deux amis ajoutent une Romance sans parole, un Feuillet d’album et deux pièces de Fanny Mendelssohn délicieuses à force de fantaisie discrète _ oui. Quelle fête ! _ c’est cela ! _, qui inaugure bien des futurs disques de ce duo inspiré.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847)

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    Sonate pour violoncelle et piano No. 2 en ré majeur,
    Op. 58, MWV Q 32

    Variations concertantes,
    Op. 17, MWV Q 19

    Lied ohne Worte,
    Op. 109, MWV Q 34

    Sonate pour violoncelle et piano No. 1 en si bémol majeur, Op. 45, MWV Q 27
    Albumblatt en si mineur, MWV Q 25

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    Fanny Mendelssohn-Hensel (1805-1847)

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    Sonata o Fantasia in G Minor, H-U 238
    Capriccio in A-Flat Major, H-U 247

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    Johannes Moser, violoncelle
    Alasdair Beatson, piano Erard

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    Un album du label PentaTone PTC5186781
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    Photo à la une : le violoncelliste Johannes Moser et le pianiste Alasdair Beatson – Photo : © DR

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    Mendelssohn, sublime dans la joie…

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    Ce mercredi 6 novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Outre l’immense plaisir de jouir de la Fantaisie en sol mineur et du Capriccio en La bémol Majeur de Fanny Mendelssohn _ deux œuvres composées en 1829 ou un peu avant _,

    j’en retire la toute petite satisfaction d’avoir reconnu, même sans m’y être vraiment attardé, comme le mérite le génie propre _ à explorer vraiment ! _ de Fanny Mendelssohn.

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    Laquelle, Fanny, de cinq ans l’aînée de son frère Felix, avait elle-même été formée par l’excellent Carl-Friedrich Zelter (Berlin, 11 décembre 1758 – Berlin (15 mai 1832),

    lui-même élève de Carl-Friedrich Fasch (Zerbst, 18 novembre 1736 – Berlin, 3 août 1800),

    lui-même formé par son père Johann-Friedrich Fasch (Buttelstädt, 15 avril 1688 – Zerbst, 5 décembre 1758), un excellent compositeur _ une œuvre à explorer, avec ravissement assidu assuré ! ; à commencer par ses magnifiques Ouvertures… _,

    qui lui-même avait été l’élève, à Leipzig, de Johann Kuhnau (Geisig, 6 avril 1660 – Leipzig, 5 juin 1722), le prédécesseur de Johann-Sebastian Bach à Saint-Thomas de Leipzig…

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    Le génie musical de Fanny avait ainsi été, très tôt, formé-aidé à s’épanouir à la même vraiment excellente école que son frère Felix.

    …

    et c’est à l’école des descendants musicaux  _ berlinois : Zelter, donc, au tout premier chef… _ de CPE Bach et de l’empfindsamkeit, dont on perçoit les splendides échos de vie, en résonance, en les œuvres et de Felix et de Fanny, que leur merveilleuse élégante vivacité jubilatoire rayonnante, de chacun d’eux, s’est formée, à Berlin _ suite à l’installation en cette capitale de la Prusse, en 1811, de la famille Mendelssohn-Bartoldy venue de Hambourg… Même si, en une lettre à Fanny, en date du 16 juillet 1820, son père Abraham lui a écrit : « la musique deviendra peut-être pour lui [Felix] son métier, alors que pour toi elle doit seulement rester un agrément, mais jamais la base de ton existence et de tes actes »…

    …

    …

    Il nous reste maintenant à mieux percevoir, au disque, ou, plus rarement, au concert, la singularité idiosyncrasique _ pardon de la redondance _ du génie propre de Fanny Hensel – Mendelssohn,

    en d’autres œuvres, et en d’autres CDs que ce sompteux CD d’œuvres pour violoncelle et piano interprétées si lumineusement par Johannes Moser et Alasdair Beatson _ ici,

    pour lui donner-rendre, à elle, Fanny, la plus juste écoute possible…

    …

    …

    Ainsi, aussi, qu’espérer que de nouveaux interprètes s’intéresseront à incarner maintenant, au concert comme au disque, l’œuvre entier, en la diversité de ses facettes et en toute sa richesse d’inspiration, de Fanny Mendelssohn-Hensel, pour d’enfin bonnes raisons, je veux dire des raisons enfin exclusivement musicales ! :

    …

    donner à nous faire entendre et partager la joie de l’épanouissement du génie musical de celle-ci en toute sa spécificité.

    …

    Et non simplement _ anecdotiquement, bien pauvrement _ parce qu’elle est la sœur de ;

    ou une femme compositrice _ parmi quelques rares autres…

    …

    …

    À suivre, donc…

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    Ce dimanche 30 janvier 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa