Étiquette : fête

  • L’admirable florilège qu’offre le CD « Vivaldi – Masques « de Café Zimmermann et le chanteur Paul-Antoine Bénos-Djian : un pur bonheur de musique, en un programme parfaitement composé…

    C’est un pur bonheur, et absolument continu, d’écoute de 67’ que vient nous offrir le CD Alpha 1195 « Vivaldi- Masques « – enregistre à Namur au mois de janvier 2025 – de l’excellent ensemble Café Zimmermann – dirigé par le très bon Pablo Valetti – avec le très remarquable chanteur altiste Paul-Antoine Bénos-Djian…

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    Tout l’esprit de folle vivacité mais aussi de tendresse absolue d’Antonio Vivaldi (1678-1741) triomphe avec poésie et splendeur en ce merveilleux récital instrumental et vocal admirablement composé, qui plus est, par Café Zimmermann…

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    C’est un très judicieux article paru le 19 janvier dernier sur Crescendo Magazine et sous le titre de « Bénos-Djian et Café Zimmermann : Vivaldi avance masqué dans un florilège vocal (alto) et instrumental (cordes, flûte et cors) «  qui m’a insufflé le désir d’aller y écouter de plus près,

    et à ma très grande satisfaction !

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    La fête Vivaldi est bien là, exaltante, exultante, et infiniment juste…

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    Regardez ici cette vidéo de présentation du CD : https://www.youtube.com/watch?v=BaK1L8eIfc8…

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    Bravissimo aux concepteurs ainsi qu’interprètes de ce brillantissime CD,

    qui fait très heureusement date dans la pourtant déjà généreuse discographie vivaldienne…

    Merci !

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    Nous en redemandons donc d’une telle qualité-ci…

    Voilà !

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    Ce dimanche 25 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le détonant CD « Gypsy Melodies » du Talich Quartet : une nouvelle reconnaissance de la verve virtuose si ardente des Talich en un répertoire très épatant…

    Comme en renfort à ma reconnaissance admirative de ce que, le 17 septembre dernier, en mon article « Amour de la Bohème (II) : les sublimes « Gypsy Melodies » du Talich Quartet, Dvorak, Janacek, Bartok, etc. : une fête !..« , je qualifiais très évidemment de « fête !« ,

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    voici que ce lundi 24 novembre 2025, sur son site Discophilia, en un article intitulé « Kaléidoscope« , Jean-Charles Hoffelé vient comme confirmer l’admiration portée à ce splendide CD La Dolce Volta LDV 129 « Gypsy Melodies » par le Talich Quartet – enregistré à Ceské Budejovice les 24-25 février et 29-30 juillet 2024.

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    KALÉIDOSCOPE

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    Les quatre arrangeurs – Jiri Kabat, Miroslav Kolacia, Tomas Ille et Alexej Asiamas – sont les héros discrets d’un disque détonant – voilà ! – , où le cymbalum de Ľubomír Gašpar convoque tour à tour la nostalgie de la puszta et les envols des danseurs de village, les Talich se régalant – oui ! – de ce voyage balkanique où les mélodies de Georges Boulanger – Ghita Bulencea – ne parviennent pas à faire hiatus : sa Chanson tzigane rappelle sa roumanité.

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    Merveille, les Chants tziganes – Op. 54, B. 104 – de Dvořák si savoureusement repris par la plume de Jiří Kabát, chez Janaček une poésie supplémentaire qui emplit les Chansons de poésie morave montre quels raffinements, quelles élégances ils mettent derrière le brio, même pour le spumante de l’œuvre de Grigoraș Dinicu – 1889 – 1949.

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    Le plus étonnant, et à vrai dire la perle – oui ! – de cet album irrésistible – absolument – sera le cahier des Danses populaires roumaines – Sz. 56 – où Béla Bartók herborise les rythmes et les mélodies de la Transylvanie, quasi coda d’un voyage où l’émotion le dispute à l’effervescence – voilà ! – , rappelant la verve virtuose si ardente – voilà, voilà ! – des Talich.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Gipsy Melodies

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    Antonín Dvořák (1841-1904)
    Mélodies tsiganes, Op. 55,
    B. 104 (version pour quatuor à cordes : Jiří Kabát)

    Duos moraves, Op. 32, B. 62
    (2 extraits : Nos. 11, 4 ; version pour quatuor à cordes : Jiří Kabát)

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    Leoš Janaček (1854-1928)
    Poésie populaire morave mise en mélodies, JW 5/2 (extraits : Nos. 27, 18, 14, 1, 2, 25, 7, 19, 44, 36, 5, 46, 51, 52, 39, 17, 8, 45, 50 ; version pour quatuor à cordes : Jiří Kabát)

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    Béla Bartók (1881-1945)
    Danses populaires roumaines, Sz. 56 (version pour quintette à cordes et cymbalum : Jiří Kabát)

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    Georges Boulanger (1837-1891)
    Sérénade tzigane (version pour quintette à cordes : Tomáš Ille)
    Avant de mourir (version pour quintette à cordes et cymbalum : Tomáš Ille)

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    Grigoraș Dinicu (1889-1949)
    Hora Mărţişorului (version pour quintette à cordes et cymbalum : Tomáš Ille)

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    Ivan Vasiliev (ca. 1810-ca. 1870)
    Deux guitares (version pour quintette à cordes et cymbalum : Alexej Aslamas)
    +
    It’s Morning
    Let’s Go Home
    When I Was a Little Boy I Told You
    And I Have (version pour quatuor à cordes : Miroslav Kolacia)

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    Quatuor Talich
    Filip Herák, contrebasse
    Ľubomír Gašpar, cymbalum

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    Un album du label La Dolce Volta LDV 129
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    Photo à la une : les musiciens du Quatuor Talich –
    Photo : © Radek Kalhous

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    Une fête !!!

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    Ce lundi 24 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Amour de la Bohème (II) : les sublimes « Gypsy Melodies » du Talich Quartet, Dvorak, Janacek, Bartok, etc. : une fête !..

    C’est mon ami Bernard, de Bidart, qui, le premier, m’a parlé du proprement merveilleux CD La Dolce Volta LDV 125 « Gypsy Melodies » du Quatuor Talich – enregistré à Ceske Budejovice (Bohème) les 24 et 25 février et 29 et 30 juillet 2024 – ,

    comportant des œuvres spécialement arrangées ici pour quatuor à cordes, toutes inspirées du folklore traditionnel,

    dues au tchèque Antonin Dvorak (1841-1904) – « Gypsy Songs » et « Moravian Duets » – , au morave Leos Janacek (1854-1928) – « Moravian Folk Poetry in Songs » – , au hongrois Bela Bartok (1881-1945) – « Romanian Folk Dances » – et à quelques autres compositeurs bien moins célèbres, les roumains Georges Boulanger (1893-1958) – « Serenade Tzigane » et « Avant de mourir » – et Grigoras Dinicu (1889-1949) – « Hora Martisorului » – , ainsi que le tzigane russe Ivan Vasiliev (1810-1870) – « Deux Guitares » – ,

    et magnifiquement arrangées ici pour Quatuor cordes par Jiri Kabat pour la plupart :

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    l’interprétation par le génial Quatuor Talich – Jan Talich et Roman Patocka, violons, Radim Sedmidubsky, alto, et Michel Kanka, violoncelle ; avec l’appoint de Filip Herak, contrebasse, et Lubomir Gaspar, Cimbalum, Kaval, pour les somptueuses « Danses folkloriques roumaines«  Sz. 56 de Bela Bartok…  – des pièces puissantes de ce programme très inspiré, est proprement subjuguante !!! …

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    Ecoutez ici, par exemple, rien que la sublimissime « Danse du bâton » Sz.56 n°1 de Bela Bartok par ces formidables interprètes que sont les Talich, pour être, à votre tour, emportés par un irrépressible enthousiasme…

    Bien difficile à résister à faire partager…

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    Et l’on comprend aisément que de telles enivrantes danses puissent donner lieu à un puissant désir à un collectif d’interprètes, tels ici les membres du Quatuor à cordes Talich, de les faire résonner et resplendir jusqu’au plus haut du ciel, à plusieurs instruments, pour la fête…

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    Ce CD est ainsi rien moins qu’une formidable fête qui fait briller nos yeux !!!

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    Ce mercredi 17 septembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Année Ravel 2025 : et maintenant la fête – miraculeuse ? – d’éblouissants justissimes Concertos de Ravel par le piano de l’idoinement ravelienne Yeol Eum Son, et le Residentie Orkest The Hague sous la direction elle aussi idoine et parfaite d’Anja Bihlmaier…

    Cette année « Ravel 2025 » vient décidément combler discographiquement, mois après mois de cette grande année 2025 – et nous n’en sommes qu’en juin : l’année n’est pas finie – , les fervents raveliens que nous sommes…

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    Car voici que ce mois de juin 2025 le label Naïve vient nous offrir un assez stupéfiant – une merveilleuse et rafraîchissante surprise ! qui renouvèle complètement la discographie ! rien moins… – éblouissant CD Naïve V 8447 « Ravel – Concertos – Bach/Wittgenstein« , par une pianiste – Yeol Eum Son , née le 2 mai 1986 à Wonju (Corée du Sud) – qui avait déjà attiré – en juin 2024 – notre attention – mais pour d’autres compositeurs que Ravel, et principalement Korngold… – ,

    comme en témoignait notre article «  » en date du 20 juin 2024, il y a tout juste un an, à propos de l’émouvant et plein de charme CD Naïve V 8122 « Wien nur du allein« , viennois :

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    Le délicieux moment de charme pur d’Erich Wolfgang Korngold, dans le CD « Love Music » des magnifiques Yeol Eum Son et Svetlin Roussev…

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    Ecrit le jeudi 20 juin 2025 dans la rubrique “Histoire, Musiques”.

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    C’est le double vif intérêt que je porte et au compositeur Erich-Wolgang Korngold (Brünn, 29 mai 1897 – Hollywood, 29 novembre 1957)  _ ma discothèque personnelle compte à ce jout 27 CDs Korngold ; et cf mes articles« « , «  « , « « , « « , des 23 février 2020, 8 juin 2020, 13 août 2022, 14 août 2022, par exemple _ et au violoniste Svetlin Roussev ( Ruse-Bulgarie, 5 avril 1976) _ je l’ai découvert (et beaucoup apprécié !) récemment, à l’écoute du passionnant CD « Ravel à Gaveau«  ; cf mon article du 7 juin dernier « « … _, ajouté à la publication hier mercredi 19 juin sur son site Discophilia de l’article de Jean-Charles Hoffelé intitulé « Wien nur du allein« , qui m’a fait d’abord découvrir, ensuite chercher à me procurer, le CD Naïve v 8122 « Love Music » de la pianiste Yeol Eum Son et du violoniste Svetlin Roussev _ un CD enregistré à Hanovre du 13 au 15 avril 2022…

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    Écoutez par exemple ceci (d’une durée de 7′ 01).

    Ou cela (d’une durée de 5′ 14).

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    WIEN NUR DU ALLEIN

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    Bonne pioche : Svetlin Roussev dégotta un jour une copie manuscrite d’une œuvre inédite de Franz Waxman. Cette fois, le compositeur d’Hollywood n’avait pas jeté son dévolu sur Carmen, mais sur Tristan et Isolde. Si Jascha Heifetz avait vu la partition, il l’aurait faite sienne comme la Fantaisie sur « Carmen ». Le charme fou _ oui ! _ qu’infuse Waxman à l’érotisme de Wagner _ oui ! _ est l’amorce d’un _ bien _ beau programme où l’archet savoureux de Svetlin Roussev fait une halte à Vienne _ voilà ! _, dans l’accompagnement si musical, si inventif de Yeol Eum Son dont j’avais tant goûté les Sonates de Mozart (voir ici).

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    C’est merveille pour les trois Alt-Wiener Tanzweisen de Kreisler, où il infuse plus de nostalgie que d’autres, préférant chanter (et même murmurer) plutôt que briller _ oui _, merveille toujours _ et surtout, pour ma part… _ pour les Korngold, Lied de Marietta _ de « Die Tote Stadt » _ tenu, gourmé, si senti, pièces tirées de Beaucoup de bruit pour riendélicieusement descriptives, assaisonnées d’une pincée d’ironie _ en effet _, si bien vues (et quel mariage archet-clavier !).

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    Puis soudain le feu, l’élan, l’appassionato absolu avec une lecture transcendante de la Sonate de Strauss, son grand opus de jeunesse, pas entendu aussi détaillé et aussi emporté à la fois, si chanté, depuis la gravure de Wolfgang Schneiderhahn. Coda à la limite du silence où l’archet semble dire les mots de Träume _ de Wagner _, finement transcrits par Leopold Auer.

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    Disque précieux _ absolument délicieux ! _ d’un violoniste trop rare _ mais oui ! _ qui a trouvé sa partenaire.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Love Music

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    Franz Waxman (1906-1967)

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    Tristan and Isolde: Love Music

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    Erich Wolfgang Korngold(1897-1957)

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    Mariettas Lied zur Laute (extrait de « Die tote Stadt »)
    4 Pièces pour « Much Ado About Nothing » de Shakespeare

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    Fritz Kreisler (1875-1962)

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    Alt-Wiener Tanzweisen (No. 1. Liebesfreud – No. 2. Liebesleid –
    No. 3. Schön Rosmarin)

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    Richard Strauss (1864-1949)

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    Sonate pour violon et piano en mi bémol majeur, Op. 18, TrV 151

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    Richard Wagner (1813-1883)

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    Träume (No. 5, extrait des « Wesendonck-Lieder » ; version pour violon et piano : Leopold Auer)

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    Svetlin Roussev, violon
    Yeol Eum Son, piano

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    Un album du label naïve V8122
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    Photo à la une : la pianiste Yeol Eum Son et le violoniste Svetlin Roussev – Photo : © Young Hun O 

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    On pourra comparer l’interprétation des 4 pièces de « Much Ado About Nothing« , Suite Op. 11 (de 1918-19), d’Erich-Wolfgang Kornold par Svetlin Roussev et Yeol Eum Son, enregistrées en avril 2022 à Hanovre, aux plages 3 à 6 de ce CD « Love Music » Naïve V 8122, avec celle de Gil Shaham et André Previn, en leur CD Deutsche Grammophon 439886-2 « Barber – Korngold« , enregistrées en juin 1993 à Londres _ écoutez-ici (d’une durée de 5′ 35)…

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    Ce CD « Love Music » de Yeol Eum Son et Svetlin Roussev :

    un programme de charme pur et une interprétation absolument délicieux…

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    Ce jeudi 20 juin 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Et voici que ce mois de juin 2025-ci, c’est avec Ravel que vient nous emballer, et même  nous stupéfier d’admiration !, Yeol Eum Son, et cette fois avec le parfaitement ravelien aussi – mais oui ! – Residentie Orkest The Hague, sous la direction idoinement ravelienne (!) elle aussi – chapeau bien bas… – d’Anja Bihlmaier – née le 11 octobre 1978, à Schwäbisch Gmünd, en Allemagne.

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    Cf ici le justissime article « Ravel compris » – un titre qui déjà dit beaucoup ! – que Jean-Charles Hoffelé consacre ce 28 juin même à ce stupéfiant éblouissant – miraculeux ? – CD Ravel de la magnifique pianiste coréeenne :

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    RAVEL COMPRIS

    On l’oublie parfois, mais les abimes du Concerto « à une patte », selon la formule – même – de Ravel, ont « précédé » de peu – et même bien plus que cela, tant les compositions lentes (et perfectionnistes) de ces deux Concertos par Ravel complètement s’entremêlent ! – les ébrouements solaires, les fantaisies « jazz » du Concerto en sol.

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    Dans son beau texte – passionnant ! – , qui poursuit le lacis des correspondances entre ces deux œuvres dissemblables seulement par l’apparence, Yeol Eum Son éclaire une part du propos de son disque

    – elle y met aussi l’accent sur l’irréfragable césure-fracture qu’a causé à la composition de Ravel l’effroyable Grande-Guerre ; et elle indique ainsi au passage que Ravel n’a plus jamais rien composé pour le piano seul après son sublimissime « Tombeau de Couperin » (1914 – 1917), qui ouvre d’ailleurs selon elle la « seconde période » de Ravel… ; d’où la renonciation de Yeol Eum Son d’adjoindre en ce CD aux deux Concertos des pièces pour piano seul de Maurice Ravel, et son choix final de quatre pièces de Bach dans des transpositions pourla main gauche du commanditaire du Concerto pour la main gauche Paul Wittgenstein…

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    La vigueur – splendide et naturelle, sans surtout jamais rien forcer – de son Concerto en sol montre sa grande sonorité, c’est toujours admirablement mené jusque dans le rêche voulu par l’orchestre de La Haye, cette vigueur rythmique sans dureté – toute en douceur rayonnante de la force… – ne fait pas traîner les deux Allegros, on s’en doute, et dans son soleil même le premier mouvement a plus d’ombres qu’attendu – en effet : la subtilité ravélienne est très justement rendue tant par la pianiste que par l’orchestre : le dialogue-osmose entre les deux est parfait. La cadence est assez fabuleuse, manière de préparer un des plus beaux Adagio assaique j’ai entendus, pesée parfaite, temps suspendu, une pincée de nostalgie, l’élégance un peu désabusée, quelque chose d’unique – et d’idoinement ravelien, faut-il y insister ? Non… Finale trépidant, un petit côté Ensor à l’orchestre, diablement attachant – oui ! – tout cela.

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    Et le Concerto en ré ? Livre d’abîmes certes, cette main gauche gourmande de tout le clavier a quelque chose de diabolique – oui ! – , assez Samson, mais dans le grand épisode central, Yeol Eum Son ose la diversité kaléidoscopique, les télescopages, une sorte de fantaisie débridée – oui : à la Ravel… – qui s’apaisent lors des cadences, parenthèses de songes d’un noir d’encre, où semble se lover le souvenir – oui – de Scarbo.

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    Complément pris chez – Paul – Wittgenstein, rares, éclairants, ajouts bienvenus – mais oui ! et très au-delà des rapports plus que difficiles de Ravel avec son commanditaire viennois… – à un nouveau – très – beau disque des Concertos de Ravel qui décidément ont de la chance, mais puisqu’elle a si bien commencé ici, Yeol Eum Son ferait bien d’oser – oui, oui – le face à face avec le piano seul.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Maurice Ravel (1875-1937)

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    Concerto pour piano et
    orchestre en sol majeur,
    M. 83

    Concerto pour piano main gauche et orchestre
    en ré majeur, M. 82

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    Johann Sebastian Bach(1685-1750) / arr. Paul Wittgenstein (1887–1961)

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    Prélude en ut majeur,
    BWV 846/1 (No. 1, extrait de “Das wohltemperierte Klavier I”)

    Prélude en ut mineur, BWV 999
    Partita No. 1 en si bémol majeur, BWV 825 (extrait : VII. Gigue)
    Sonate pour flûte et clavecin en mi bémol majeur, BWV 1031
    (extrait : II. Siciliano)

    ..;

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    Yeol Eum Son, piano
    Residentie Orkest The Hague
    Anja Bihlmaier, direction

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    Un album du label naïve V8447
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    Photo à la une : la pianiste Yeol Eum Son – Photo : © Marco BorggreveMais aujourd’hui  

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    Oui,

    ce Ravel-ci de Yeol Eum Son, Anja Bihlmaier et le Residentie Orkest The Hague – aucun d’entre ces magnifiques musiciens n’est français : c’est dire là combien Ravel est désormais idéalement saisi et compris en toute sa profondeur et ses délicatissimes nuances de par le monde entier… – , est bien un « Ravel » formidablement – miraculeusement ? – « compris« ,

    ainsi que viennent superbement le renforcer les très lucides analyses détaillées de la pianiste elle-même, en son précieux « A propos de cet enregistrement« , aux pages 9 à 12 du livret du CD, dans lequel non seulement Yeol Eum Son compare très précisément avec infiniment de finesse ces deux « Concertos » à la fois jumeaux – et parallèles – et dissemblables de Maurice Ravel, mais aussi distingue deux grandes périodes de composition de Maurice Ravel, fracturées par la tragédie effroyable de la Grande Guerre – et il faut ajouter aussi qu’après les décès de Claude Debussy (en 1917) et Gabriel Fauré (en 1924), Maurice Ravel devient le grand compositeur français, dont on va s’arracher les prestations, tant en tant que pianiste, que comme chef d’orchestre, de par le monde entier !.. – ;

    je la cite :

    …

     

     » « Quelle doit être la dernière pièce de ce puzzle ? » – qu’allait être le programme de ce CD Ravel… Je me suis posé cette question dès que j’ai commencé à élaborer ce projet en septembre 2022 – 20 septembre 2022 : date du tout premier enregistrement de ce CD Ravel, à La Haye. Pendant presque deux ans, je ne pouvais me décider. Le compléter avec des pages pour piano seul de Ravel paraissait évident – elle aurait pu choisir « Le Tombeau de Couperin » M. 68 (1914-1917), ou bien la version originale, composé à Lapras, en Ardèche, de « La Valse » pour piano seul M. 72b (1919-1920), qui font bien partie de ce que Yeol Eum Son qualifie de la « seconde période de création de Maurice Ravel« , mais alors ont désormais cessé les publications de partitions de ses œuvres pour piano seul… – , et pourtant cette idée ne me convenait pas. J’ai compris finalement la raison : le Ravel d’avant 1914 – celui de l’essentiel des pièces pour piano seul publiées comme telles par Ravel  : il n’en publiera donc plus après 1918 – m’a toujours paru éloigné de celui de l’après 1918 – soit le Ravel des deux « Concertos » : ses deux dernières très grandes œuvres (composées en 1929-1930 et 1929-1931)… Des compositeurs différents auraient pu signer la « Sonatine » (1903 – 1905) et « Le Tombeau de Couperin » (1914 – 1917), comme le « Trio pour piano » (1914) et la « Deuxième Sonate pour violon » (1923 – 1927), ou encore « Daphnis et Chloé »  (1909 – 1912) et le « Bolero » (1928), en dépit du matériau naturellement « commun »  à toutes ces compositions. (…)

    Il m’a semblé que les quatre pièces de J. S. Bach formaient un bon complément. Je les joue dans les arrangements pour la main gauche réalisés par Paul Wittgenstein, le commanditaire du « Concerto pour la main gauche », ce qui les relie indirectement aux œuvres de Ravel « …

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    Et ce CD est rien moins qu’une splendide éblouissante fête qui nous est ainsi offerte comme miraculeusement à partager !!!

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    Un CD absolument marquant !

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    Ce samedi 28 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa