Étiquette : folie de l’allégresse

  • La jouissive folie de l’allégresse de Mozart, selon Clément Rosset, en son jubilatoire essai « Mozart ou le silence » (1967), que publie Le Passeur poche…

    C’est bien la jouissive « folie de l’allégresse » de Mozart, selon l’expression magnifiquement choisie par son auteur, Clément Rosset (Carteret, 12 octobre 1939 – Paris 5e, 25 mars 1018), en son jubilatoire essai « Mozart ou le silence » (1967), que vient de publier ce mois de septembre 2025 Le Passeur poche…

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    A l’opposé des clichés montrant Mozart romantique, maçonnique ou révolutionnaire, auteur d’une œuvre religieuse, métaphysique et autobiographique, l’auteur présente un musicien fou – mais pas au sens pathologique – , créateur d’une musique folle d’allégresse, pure et finalement proche du silence – en son refus avéré du logos, et sa distance l’égard des livrets, en ses opéras… Essai rédigé par Clément Rosset, donné à son ami Didier Raymond – spécialiste de Schopenhauer – et publié initialement sous le nom de ce dernier en 1990 – au Mercure de France.

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    Dès la publication en 1960 de son premier livre, La philosophie tragique, Clément Rosset ne cessa plus d’écrire. Non seulement des livres de philosophie, mais aussi des récits, des pièces de théâtre, des essais sur ses artistes de prédilection. Parmi ces derniers, Mozart et le silence, écrit en 1967.

    À l’époque, Rosset le proposa à un éditeur – Le Mercure de France, apprenons-nous maintenant – qui le refusa. Le texte resta alors inédit pendant une vingtaine d’années. Après quelques hésitations, Rosset offrit le manuscrit à son ami Didier Raymond, et le livre parut, sous la signature de ce dernier, au Mercure de France en 1990 avec pour titre Mozart, une folie de l’allégresse.

    Ce même livre fut réédité par Le Passeur en 2013 sous le titre Le cas Mozart et toujours sous le nom de Didier Raymond. Il est aujourd’hui présenté au public sous son titre original et dûment signé Clément Rosset, rendant ainsi justice à son auteur à titre posthume.

    À contre-sens des clichés en vigueur qui accordent un sens ou une intention aux airs sublimes de Don Giovanni, de Cosi fan tutte ou des Noces de Figaro, Rosset oppose une musique pure, proche du silence et débarrassée de tout prétexte ou de toute arrière-pensée – voilà ! Rien que de la pure jubilation musicale… Ainsi Mozart s’affirme comme le compositeur d’une musique « folle », celle de l’allégresse inconditionnelle – voilà ! – face à la tragédie de l’existence.

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    Oui, voilà qui est excellemment perçu par l’oreille musicale ainsi que très précisément détaillé par l’intelligence si fine et si libre du cher Clément Rosset en ce jubilatoire essai de 1967 !

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    Ce dimanche 9 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa