C’est un article mis en ligne par Sud-Ouest hier après-midi mardi 22 septembre, à 15h 49, intitulé « Arbonne : l’œuvre puissante de Serge Labégorre s’expose à la Benoîterie« , qui m’a fait immédiatement désirer me rendre à Arbonne à la rencontre de l’œuvre très puissant, en effet, de ce peintre décisif et majeur qu’est Serge Labégorre (Talence, 15 décembre 1931 – Bordeaux, 16 avril 2026)…
…
Je connais Serge Labégorre, libournais, depuis mon année de Terminale au Lycée de Libourne l’année scolaire 1963-64, car ma chère professeur de philosophie – cf notamment mon article « Réception hier du très émouvant « La Femme sans visage », recueil de contributions d’amis qu’elle a profondément marqués par son exceptionnelle humanité, à un hommage vibrant à Simone Gipouloux (1914 – 2024), rayonnante en son sourire libre et généreux… » en date du 7 juillet dernier – , Simone Gipouloux, très amatrice d’arts, et amie proche de Serge Labégorre qu’elle encourageait dès cette époque libournaise, possédait en son salon, à Libourne, une très imposante toile de lui, qui a continué d’impressionner très fortement en sa jolie petite maison de l’avenue Georges Clémenceau à Talence, où j’allais de temps en temps lui rendre visite quand elle fut à la retraite…
…
Et la dernière fois que je l’ai vu, lui, Serge Labégorre, ce fut à la cérémonie des obsèques de Simone Gipouloux (Toulon, 25 mars 2014 – Talence, 14 février 2014), au temple de Talence, le 18 février 2014…
…
Mais, professeur – de philosophie – à mon tour au Lycée – devenu Lycée Max Linder – de Libourne, j’ai eu comme élève sa fille Sophie Labégorre (née à Pau le 14 avril 1963), qui a fondé, à Seignosse en 2014, l’importante et toujours très active Fondation Labégorre – cliquez sur l’onglet « œuvres disponibles« , et vous accèderez à un trésor éblouissant d’images de tableaux plus saisissants (!) les uns que les autres de Serge Labégorre : quel artiste !.. – , consacrée à la conservation et à la mise en valeur de l’œuvre – considérable et vraiment magnifique ! – de son père :
écoutez ici cet entretien très détaillé – et passionnant – (de 75′) du mercredi 1er octobre 2025, avec Sophie Labégorre, ainsi que – mais oui ! – son père Serge en personne…
…
« La peinture n’est pas, n’a jamais été une imitation – mimesis – des apparences, mais la traduction par des formes et des couleurs de ce qui ne se voit pas, c’est à dire la tension irréductible – voilà – de l’homme vers ce qui le dépasse, son désir absolu – et sans limite et infini – qui le déchire – car il y du tragique, et intense, aussi dans ces élans si profonds – ; c’est ce désir habité d’éternité – à la fois dans le temps et d’une autre dimension que le temps, comme en un radieux (et irradiant de lumière) moment de surplomb du temps… – qui est sa réalité. Et c’est bien ce déchirement et cette souffrance qui font la dignité – oui ! et absolument essentielle… – de l’homme, que j’aime approcher », a excellemment dit, avec l’humilité de son parcours d’artiste de toute une vie de recherche d’approche de cela, Serge Labégorre…
…
À suivre…
…
Ce mercredi 23 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
