Étiquette : foudroyant

  • De la double question de la composition d’un récital de concert et de la tenue d’un récitant à un concert de musique, en forme de suite au concert des Quatuors n° 2 de Lucien Durosoir et Leos Janacek du 1er mai dernier au château Mombet à Saint-Lon-les-Mines en Chalosse, pour le 3e Festival Durosoir…

    Mon article de réception « Immense concert Janáček – Durosoir hier soir au château Mombet à Saint-Lon-les-Mines, en Chalosse, par un Quatuor Diotima au plus haut inspiré, avec deux éblouissants et étourdissants chefs d’œuvre sublimes, le Quatuor à cordes n°2 « Lettres intimes » (de 1928), et le Quatuor en Ré mineur n° 2 (de 1922) : la puissance et la gloire… » du passionnant très beau concert « Janáček – Durosoir » du vendredi 1er mai dernier, au château Mombet à Saint-Lon-les-Mines, pour le 3e Festival Durosoir – le 1er Festival Durosoir, en mai 2024,  offrait un concert « Ligeti – Durosoir« , et le second, en mai 2025, un concert « Poulenc – Durosoir« … – , avec ces transcendants et foudroyants chefs d’œuvre de musique de chambre que sont ces sublimes  Quatuors n°2 de Leos Janáček (de 1928) et Lucien Durosoir (de 1922), vient de donner lieu à plusieurs échanges de courriels, centrés sur la double question de la composition – ardue – d’un récital de concert, et de la tenue – difficile et complexe – d’un récitant à un concert de musique,

    en forme de suite, maintenant, à ce que j’ai qualifié d’ »immense concert » de la part des splendides musiciens du Quatuor Diotima…

    …

    Voici donc ces successives réflexions de ma part, en courriels, hier à 10h 43,

    et puis, toujours hier, à 15h 26…

    …

    Un interprète, que ce soit un musicien ou un comédien, a pour impératif absolu – du moins à mes yeux – de servir avec la plus profonde humilité l’auteur ou le compositeur, et jamais se servir, lui – et encore moins se servir histrioniquement ! ou avec cabotinage auto-centré… – , d’eux…
    Même si ce n’est hélas pas toujours le cas, à une époque de narcissisme débridé étalé…
     
    Pour ce qui concerne la distinction que l’on peut faire entre « plaire au public » et « chercher à l’éduquer » : 
    il me faut constater que je n’ai bien sûr pas, pour ma modeste part de simple auditeur du concert, les responsabilités – financières aussi – d’organisation culturelle et artistique qui incombent aux décideurs du concert… Mais, dans mes humbles activités (mon blog encherchantbien.fr , mes chers entretiens enregistrés chez Mollat), je refuse absolument l’abaissement des exigences, et la complaisance à l’avilissement du public en vue du succès ou de l »approbation à tout prix… Et je suis heureux de voir les témoignages d’approbation (de clarté) de quelques récepteurs de mes entretiens : je ne les recherche pas, ces témoignages, mais quand il arrive qu’ils surviennent, ils me touchent…
     
    Surtout, j’espère que les santés de Luc et Georgie Durosoir vont leur permettre de continuer un bon bout de temps le service très actif et si fécond de leurs passions… Je vois leurs fatigues, comme je vois leurs incroyables énergies…
    Qu’ils se portent bien, tous les deux, et qu’ils soient heureux le mieux possible, en dépit des maux qui agressent leurs vénérables âges…
     
    J’aurais beaucoup aimé assister au concert, samedi 2 mai dernier, de Lorène de Ratuld (avec ce « Tombeau de Couperin » que j’aime tant !) ,
    mais les concerts de Saint-Lon-les-Mines ne débutant cette année qu’à 18h 30, je ne pouvais pas me permettre de risquer de rentrer la nuit tombée et sous la pluie à Bordeaux samedi soir…
    Déjà vendredi soir 1er mai je suis arrivé chez moi à Saint-Jean-de-Luz à 21h 15 : la nuit commençait juste à tomber, heureusement sans la pluie redoutée…
     
    Samedi 2 mai, après avoir déjeuné à 13h chez mon ami Dominique Raoux-Cassin, diplomate émérite (et mélomane ! Il a fait partie du comité de direction du Festival Ravel auprès de Jean-François Heisser) à son domicile de Saint-Jean-de-Luz, et après une passionnante riche conversation remarquablement informée, je suis rentré à Bordeaux en conduisant sous une pluie battante continue…
     
    Voilà ce que c’est que de prendre de l’âge…
    Francis
     
    P.s. :
    j’espère vivement que le programme du 4e Festival Durosoir de l’an prochain (2027) comportera, à côté des œuvres puissantes de Lucien Durosoir, des œuvres du niveau de qualité des chefs d’œuvre de Janáček et de Ligeti donnés au château Mombet en mai 2024 par les Tana et mai 2026 par les Diotima… 
    C’est ainsi que le nom de György Kurtag m’est venu à l’esprit (il a eu 100 ans le 19 février dernier !).
    Et il faudra bien sûr des interprètes de la qualité des Diotima et des Tana, s’il s’agit de Quatuors…
    Lucien Durosoir, si singulier, si puissant, si intense, si foudroyant parfois, apparaît mieux que jamais, grâce à de tels concerts, en Chalosse, comme un « moderne ». Et plus encore, et en sa sidérante singularité au sein de la musique française, comme un compositeur de génie magistral !
    Ainsi, le 12 avril 2013, en mon article « L’œuvre Durosoir au concert : les programmes qu Quatuor Equinoxe et du Trio Rilke aux concerts d’Hendaye les 6 et 7 avril 2013« , les noms de créateurs de cette transcendante hauteur qui m’étaient venus à l’esprit pour qualifier le genre de génie créateur de Lucien Durosoir, étaient-ils rien moins que ceux de Michel-Ange, sculpteur, Agrippa d’Aubigné, Walt Whitman, poètes, au côté du nom de Beethoven, en ses stupéfiants Quatuors…
    …
    Et puis, à 15h 26 : 

    …

    En recherchant dans mes archives le concert où j’avais pour la première fois écouté Mario Hacquard en récitant – c’était, cela je m’en souviens bien, au théâtre d’Hendaye – , je viens d’en retrouver à la fois la date (c’était le 12 novembre 2015), et surtout le courriel dans lequel je rêvais – déjà ! déjà ! – d’associer un Quatuor de Durosoir au 2e de Janáček (« Lettres intimes »), ou à un Quatuor de Bartok, ou de Chostakovitch, plutôt qu’au Quatuor de Ravel, pas assez « rude », disais-je ; aux « univers aux antipodes », écrivais-je même…
     
    Et je prévenais aussi :
    « l’association de lectures de textes – fussent les lettres de guerre de Lucien, et lues par son fils (et c’est bien plus fort que lues par un acteur !) – à des œuvres telles que ces Quatuors, doit être bien pensée »…
     
    Et même :
    « Pour le concert de Lorène de Ratuld, quel que soit le talent de Mario Hacquard – et l’articulation musique/ texte était fort bien calculée – , certaines intonations (même rares) m’ont gêné ;
    et pour avoir été moi-même récitant lors de concerts, je sais combien c’est extrêmement difficile.
    En cela, je pense que Luc est bien mieux en place dans un tel exercice qu’un quelconque comédien, fut-il excellent.
    À cet égard, j’ai bien apprécié la sobriété de la comédienne à l’Hôtel de ville d’Hendaye – c’était le 13 novembre 2015 –  : elle a été parfaite, pour moi…» .

     

    Je constate ainsi que je ne varie pas beaucoup dans mes appréciations (jouissances et irritations) d’après-concert !
     
    Le récitant doit se faire petit, tout petit, et le plus neutre et sobre possible ! Car c’est la musique seule qu’il faut servir !!!
     
    Francis
    …
    Début du message réexpédié :
    De: Francis Lippa
    Objet: le Quatuor Arnaga
    Date: 16 novembre 2015 à 08:11:11 UTC+1

     

    Ce n’était donc pas la première fois que le Quatuor Arnaga jouait ce programme de Quatuors, constitué de celui de Ravel et du 3e de Durosoir.

     
     
    Associer ces 2 sublimes Quatuors ne va cependant pas de soi, du moins pour les oreilles du public.
    Le contraste est même assez difficile à accepter à l’écoute je dirais naïve au concert, tant leurs univers sont aux antipodes.
    Après le charme (même sombre) de Ravel, la force quasi brute (michelangelesque…) de ce 3e de Durosoir 
    – « musique d’après la guerre » avais-je écrit à mon écoute du CD, l’été 2008 ; et je maintiens plus que jamais cette expression ! –
    commence par agacer et agresser les oreilles non apprêtées…
     
    Peut-être faudrait-il tenter d’associer au 3e de Durosoir un Quatuor plus « rude » : le 2d de Janacek, un de Bartok, ou de Chostakovitch.
     
    De même, l’association de lectures de textes – fussent les lettres de guerre de Lucien, et lues par son fils (et c’est bien plus fort que lues par un acteur ! – à des œuvres telles que ces Quatuors
    doit être bien pensée…
     
    Pour le concert de Lorène de Ratuld,
    quel que soit le talent de Mario Hacquard – et l’articulation musique/ texte était fort bien calculée – , 
    certaines intonations (même rares) du comédien m’ont gêné ;
    et pour avoir été moi-même récitant lors de concerts, je sais combien c’est extrêmement difficile.
     
    En cela, je pense que Luc est bien mieux en place dans un tel exercice qu’un quelconque comédien, fut-il excellent.
    À cet égard, j’ai bien apprécié la sobriété de la comédienne à l’Hôtel de ville d’Hendaye : elle a été parfaite, pour moi…
     

    Voilà quelques réflexions d’après concert…

     
    Francis

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    Voilà donc pour ces quelques réflexions un peu prolongées d’après-concert…

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    Ce mardi 5 mai 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A cœur et à vif : quelques remarques sensibles à propos du saisissant CD « Anton Bruckner – Symphony n° 9 – Carlos Païta », PDD 043 du Palais des Dégustateurs, cette belle reconnaissance intitulée « Noir, c’est noir : Bruckner par Carlos Païta », dans Crescendo Magazine : une affolante éperdue course à l’abîme et à une totale effrayante déréliction, à la Egon Schiele, pour ce chef d’œuvre laissé inachevé par Bruckner, en une interprétation-incarnation diaboliquement juste…

    A propos du saisissant CD « Anton Bruckner – Symphony n° 9 – Carlos Païta », le tout récent CD PDD 043 du Palais des Dégustateurs – en un courriel en date du 3 mars dernier, j’en accusai réception auprès de l’ami Eric Rouyer par ce tout simple constat, complétant ma signature : ‘‘Francis, qui adore la Symphonie n° 9« … –,

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    voici tout simplement ce juste et éloquent article signé Pierre-Jean Tribot sur le site de Crescendo Magazine, joliment intitulé « Noir, c’est noir : Bruckner par Carlos Païta« , en date de tout juste hier mardi 11 mars – avec quelques brèves incises, au passage, de ma part – :

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    Noir, c’est noir : Bruckner par Carlo Païta

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    LE 11 MARS 2025 par Pierre Jean Tribot
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    Anton Bruckner (1824-1896) :  Symphonie n°9 en ré mineur, WAB 109. Philharmonic Symphony Orchestra, direction : Carlo Païta. 1992. Livret en français et en anglais. Durée 51’28’’. Palais des dégustateurs PDD043.

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    Dans le cadre de sa – passionnante et très nécessaire – série – de CDs – consacrée à Carlo Païta, le Palais des Dégustateurs propose un enregistrement de concert inédit – voilà ! – du chef d’orchestre dans la Symphonie n°9 de Bruckner. Cet enregistrement est particulièrement intéressant – oui !  et même davantage… -, car le chef n’avait pas laissé de témoignage de studio dans cette symphonie ; en effet, il n’a enregistré pour son label Lodia que les Symphonies n°4 et n°8.

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    Au premier examen du disque, on est  frappé – déjà ! – par le minutage annoncé : 51’28’’ ! Certes, comparaison n’est pas raison, mais c’est déjà un indicateur de la houle orchestrale – voilà : une houle ! ; et elle est proprement saisissante !!! – qui traverse – et porte et emporte – cette interprétation.

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    Carlos Païta prend la partition à bras le corps – on ne saurait mieux dire : c’est totalement physique !!! – , c’est sans répits, c’est brassé et tumultueux ! Le climat est sombre, crépusculaire – oui -, et le chef impose une noirceur – oui : c’est l’expression juste !  – sans pareille – voilà ! – au mouvement initial “Feierlich, misterioso” – qui nous empoigne et nous emporte, sans un instant rien relacher en intensité de cette terrible étreinte physique !.. Le célèbre “Scherzo. Bewegt, lebhaft – Trio. Schnell” , mené en 8”25’’ est ahurissant de tension – lui aussi -, avec un trio à l’urgence totale – oui, oui ! – ne laissant pas – en effet… – le moindre répit émotionnel. Quant à ‘l’Adagio. Langsam. Feierlich” conclusif _ où personnellement je me suis laissé noyer et asphyxier, tétanisé… -, il poursuit – par des moyens inverses – cette course à l’abîme, ne préservant pas la moindre pause de répit dans cet océan de variantes d’obscurité et d’orages des ténèbres – dans lequel nous nous enfonçons sans pouvoir en rien lutter, tétanisés que nous sommes… Carlo Païta préserve l’arc dramatique et ne ménage pas la moindre seconde de transition, galvanisant – voilà – les pupitres de son orchestre, le repoussant au-delà de ses limites.

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    Bien sûr, la prise de son de concert présente quelques limites en termes de restitution, mais la houle orchestrale de cette interprétation unique dans la discographie – voilà – en fait une version à connaître absolument – c’est certain ! Les brucknériens tant mystiques que métaphysiciens vont sans doute détester, mais les amoureux de l’art de la direction d’orchestre – mais de la musique aussi et surtout : il ne s’agit pas seulement, en effet, d’un simple tour de force de virtuosité de la direction d’orchestre de la part de Carlos Païta ; c’est beaucoup plus profond que cela ! Cela concerne l’essence même de l’œuvre en l’épaisseur et profondeur de sa chair musicale la plus à vif même… – vont se repasser ce disque en boucle ! – absolument… Et ce final est pour mon écoute ici par Païta une terrifiante déréliction (conduisant même à très court terme à la mort par tétanie et épuisement des forces vitales…) à la Egon Schiele (Tulin an der Donau, 12 juin 1890 – Vienne, 31 octobre 1918 ; je ne sais ce qu’aurait pensé de ce rapprochement-ci Anton Bruckner lui-méme (Ansfelden, 4 septembre 1824 – Vienne, 11 octobre 1896), compatriote autrichien de Schiele, certes, mais d’une toute autre génération : ils n’ont même pas pu se connaître ; et appartiennent aussi à des univers artistiques a priori très éloignés : nulle once de mysticisme, par exemple, en l’œuvre picturale, sublime elle aussi, d’Egon Schiele…

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    Son : 7 – Livret : 9 – Répertoire : 10 – Interprétation : 10

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    Pierre-Jean Tribot

     

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    Mes incises inserrées ici en ce très juste commentaire de Pierre-Jean Tribot, mettent donc l’accent sur la course à l’abîme affolante et effrénée des deux premiers mouvements de cette grandissime – sublime –  9e Symphonie d’Anton Bruckner, suivis de la terrible déréliction, alentie elle, jusqu’à immobilité, à la Egon Schiele, du 3e mouvement, de cette œuvre sublime, oui, laissée inachevée par le compositeur, comme effaré et bras coupés en cette ultime création, transcendante et immanente à la fois, de sa part, et qui le submerge…

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    Une interprétation-incarnation saisissante, j’insiste, de la part de ce chef singulier – et diaboliquement juste ! –qu’est Carlos Païta (Buenos-Aires, 10 mars 1932 – Buenos-Aires, 19 décembre 2015), et qui va infiniment loin et profond, donc, pour ce chef d’œuvre lui-même foudroyant d’Anton Bruckner…

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    Un CD du Palais des Dégustateurs qui marque donc à cœur et à vif !

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    Ce mercredi 12 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une foudroyante incarnation, d’une intensité fabuleuse, des 2 Quatuors à cordes de Leos Janacek, n° 1 « Kreutzer Sonata » (de 1923) et n° 2 « Intimate Letters » (de 1928), par le Escher String Quartet…

    Possédant déjà de magnifiques interprétations des 2 merveilleux et très singuliers Quatuors à cordes (« Sonate à Kreutzer« , de 1923, et « Lettres intimes« , de 1928) de Leos Janacek (1854 – 1928),

    et surtout par des Quatuors tchèques,

    …

    je me demandais bien ce que pouvait valoir cette nouvelle interprétation par un Quatuor venu d’Outre Atlantique, tel que le Escher String Quartet _ soit le CD Bis-2670 SACD _, enregistré, du 19 au 22 février 2022, à Saxmundham, dans le Suffolk, en Angleterre…

    …

    …

    Or, les écouter tels qu’incarnés ici par ces quatre instrumentistes que sont Adam Barnett-Hart et Brendan Speltz, violons, Pierre Lapointe, alto, et Brook Speltz, violoncelle _ les frères Speltz sont bien natifs de Los Angeles ; Pierre Lapointe est natif de Halifax, en Nouvelle-Écosse ; et Adam Barnett-Hart est, lui, de Boulder, dans le Colorado ; quant au percussioniste Colin Currie qui se joint à eux quatre pour la partie de percussions du 4e mouvement du Quatuor n° 2 Op. 7 « Des Montagnes du Singe«  de Pavel Haas (1899 – 1944) qui complète en suprême beauté ce très impressionnant CD, il est natif, lui, d’Édimbourg, en Écosse..  _,

    est une expérience véritablement foudroyante !!!..

    …

    …

    Car ils ont absolument tout saisi du génie musical de ces œuvres confondantes de puissance du compositeur morave (1854 – 1928) qu’est Leos Janacek !

    Sans nul équivalent en leur genre…

    …

    …

    À suivre, passionnément…

    …

    …

    Ce jeudi 5 octobre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • De Zoltan Kodaly (1882-1967), ce chef d’oeuvre foudroyant qu’est sa Sonate pour violoncelle seul, opus 8 (de 1915)

    Dans un récent article

    _ du 3 septembre dernier :  _,

    …

    je disais le plus grand bien de l’interprétation de Julian Steckel 

    dans 3 chefs d’œuvre pour violoncelle de Zoltan Kodaly,

    ses opus 4 (Sonatine pour Violoncelle et Piano),

    7 (Duo pour Violoncelle et Violon)

    et 8 (Sonate pour Violoncelle seul),

    …

    et tout particulièrement ce chef d’œuvre absolu

    qu’est la Sonate pour Violoncelle seul, opus 8,

    du très très grand Zoltan Kodaly (1882 – 1967).

    …

    …

    Je parlais aussi _ et bien sûr pour m’en réjouir ! _ de la pléthore présente

    _ et tout spécialement en Allemagne _

    d’excellents jeunes violoncellistes.

    …

    …

    Et voici que paraît un somptueux récital

    _ intitulé #CelloUnlimited _

    d’œuvres pour violoncelle seul du XXè siècle,

    …

    dont la Sonate pour violoncelle seul, opus 8, de Kodaly (en 1915),

    par l’excellent Daniel Müller-Schott,

    …

    à côté de la Sonate pour violoncelle seul, opus 134 de Prokofiev (de 1953),

    de la Sonate pour violoncelle seul, opus 25 n° 3 d’Hindemith (de 1922),

    de la Serenade de Hans Werner Henze (de 1949),

    d’une Cadenza du violoncelliste lui -même (de 2018),

    d’une Sonate pour violoncelle seul de George Crumb (de 1955)

    ainsi que du Chant des Oiseaux de Pau Casals (de 1939).

    …

    Et les confrontations de ces œuvres sont, déjà,

    par le fait même de leur mise en réseau,

    passionnantes !

    …

    …

    Voici le commentaire que donne de cette interprétation superlative-ci

    de la Sonate de Kodaly

    par Daniel Müller-Schott

    Jean-Charles Hoffelé en l’article de ce jour de son blog Discophilia,

    …

    sous le titre d’Ivresse  :

    …
    …

    IVRESSE

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    Qui pourrait contester ce fait établi : János Starker s’était, croyais-je pour toujours, approprié la Sonate pour violoncelle seul de Zoltán Kodály. Beaucoup, et les plus grands violoncellistes d’abord à commencer par Paul Tortelier y auront tenté d’y faire entendre d’autres voix, mais enfin Daniel Müller-Schott de son archet aigu, me replonge dans le grand geste épique _ voilà _ que seul jusqu’ici Starker osa incarner _ incarner une oeuvre est essentiel.

    …
    …

    Ce violoncelle doit brûler : dès l’Intrada, il prend feu dans des sonorités admirables et ose le cri, la stupeur, et dans le Finale inhumain, dansera, ivre. Quelle version à couper le souffle où ce si beau violoncelliste, toujours soucieux d’une certaine perfection sonore, s’affranchit de cette attention. Il le peut ; même en forçant son instrument, la noblesse de sa sonorité _ voilà _ résiste, cette touche si sûre, ce son si pur ne peuvent s’abdiquer _ la grandeur est nécessairement oxymorique.

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    Le programme de l’album est passionnant, panorama éloquent _ mais oui _ du violoncelle solo au XXe siècle, de l’esquisse _ inachevée, Prokofiev étant mort avant d’avoir pu l’achever _ de la Sonate que Prokofiev voulait écrire pour Rostropovitch au Chant des oiseaux de Pau Casals en passant par la Sérénade déconcertante de Henze ou la Sonate de Crumb dont les pizzicatos disent d’emblée l’étrangeté, en passant par les gestes modernistes de la Sonate d’Hindemith. Mais c’est à l’œuvre de Zoltán Kodály _ un chef d’oeuvre qui vous foudroie _ que vous reviendrez d’abord.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Zoltán Kodály (1882-1967)
    Sonate pour violoncelle, Op. 8
    Sergei Prokofiev (1891-1953)
    Sonate pour violoncelle en
    ut dièse mineur, Op. 134

    Paul Hindemith (1895-1963)
    Sonate pour violoncelle,
    Op. 25 No. 3

    Hans Werner Henze
    (1926-2012)
    Sérénade pour violoncelle
    Daniel Müller-Schott (né en 1976)
    Cadenza
    George Crumb (né en 1929)
    Sonate pour violoncelle
    Pablo Casals (1876-1973)
    El cant dels ocells

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    Daniel Müller-Schott, violoncelle

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    Un album du label Orfeo C984191
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    Photo à la une : le violoncelliste Daniel Müller-Schott – Photo : © Uwe Arens

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    Une admirable interprétation-incarnation

    de ce chef d’œuvre émouvantissime

    de Zoltan Kodaly !

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    Ce lundi 23 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa