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  • L’art de chanter-dire, selon Marie-Paule Belle, à l’occasion d’une rediffusion samedi dernier sur France-Musique de l’émission « Tour de chant » de Martin Pénet : « à l’écoute des cabarets rive gauche » : de très justes précisions sur cet art de chanter…

    À l’occasion d’une rediffusion samedi dernier 12 septembre sur France-Musique de l’excellent émission « Tour de chant » de Martin Pénet, captée un peu par hasard sur mon auto-radio au retour de mes courses en ville, à 11 heures,

    j’ai été passionné par ce qu’a magnifiquement détaillé Marie Paule Belle – Pont-Sainte-Maxence, 25 janvier 1945 – Saint-Cloud, 25 juillet 2026 – de son apprentissage de l’art de chanter-dire, en l’émission intitulée : « à l’écoute des cabarets rive gauche« , d’une durée de 58′ 43, diffusée la première fois  sur France-Musique le dimanche 24 décembre 2023…

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    À propos du côté un peu théâtral de son propre art – tout à fait remarquable et passionnant… – de chanter-dire les chansons, et à partir de l’exemple magnifique de Cora Vaucaire, Marie-Paule Belle précisait très utilement qu’elle n’appréciait pas la façon de chanter des purs comédiens, parce que ceux-ci ne tiennent pas la note, et que cela lui déplait…

    Et je partage tout à fait cet avis-là : je n’aime pas les théâtreux, boursouflés…

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    Ce lundi 14 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La découverte inattendue d’une nouvelle pépite ferraraise : la « Ghirlanda de Madrigali » (publiée à Venise en 1593) de Vittoria Raffaella Aleotti (Ferrare, 1575 – Ferrare, 1646), qu’était en train d’écouter mon disquaire préféré…

    Pour enrichir le trésor du fabuleux terreau musical ferrarais du temps des Este, de 1438 à 1598 – cf mes deux articles de mise en situation historique en date des 2 et 3 septembre 2023 « Ce qu’apprend le « Guide de la Musique de la Renaissance » sur la musique à la cour des Este de Ferrare, de 1438 à 1598 (I)… » et « Ce qu’apprend le « Guide de la Musique de la Renaissance » sur la musique à la cour des Este de Ferrare, de 1438 à 1598 (suite – II)…« … – ,

    voici maintenant la découverte totalement inattendue que je viens de faire, par un presque complet hasard, lors de mon passage impromptu hier chez mon disquaire préféré, d’une compositrice ferraraise Vittoria Raffaella Aleotti(Ferrare, février 1575 – Ferrare, ca 1646), l’incomparable Vincent Dourthe passant à ce moment sur la platine du rayon Musique de la librairie Mollat, le CD Deutsche Harmonia Mundi 19802841712 « Ghirlanda de Madrigali – Vittoria Raffaella Aleotti » du Cantus Thuringa dirigé par Christoph Dittmar – enregistré à Weimar les 19 et 20 février 2021, puis 18 et 19 septembre 2023 ; et paru le 27 septembre 2024 – , un CD et une compositrice inconnus de moi jusqu’ici, en dépit de mon très puissant tropisme ferrarais – cf par exemple mon article du 16 décembre 2023 : « Ferrare, quand tu nous tiens… : Italo Calvino, Giorgio Bassani, Michelangelo Antonioni et l’ultra-raffinée civilisation ferraraise des Este : affinités et philiations…«  et plus encore celui du 31 août 2023 : « Un très intéressant témoignage d’Enrica Antonioni sur Michelangelo Antonioni et la sublime séquence ferraraise de son film (testamentaire…) « Al di là delle nuvole », en 1995…« . puisque c’est par le merveilleux ferrarais Michelangelo Antonioni (Ferrare, 29 septembre 1912 – Rome, 30 juillet 2007) et son éblouissant « Al di là delle nuvole«  que m’est venue cette ardente passion pour la si raffinée civilisation ferraraise, qui m’a fait rédiger mon gros essai « Cinéma de la rencontre : à la ferraraise _ ou un jeu de halo et focales sur fond de brouillard(s) : à la Antonioni«  en 2007…

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    Ce passionnant CD comporte aussi des œuvres pour claviers de deux compositeurs ferrarais auxquels a été très étroitement liée Vittoria Raffaela Aleotti :

    Luzzasco Luzzaschi (Ferrare, ca 1545 – Ferrare, 10 septembre 1607)

    et Ercole Pasquini (Ferrare, ca 1560 – Rome, ca 1619), le maître de musique de Vittoria Raffaella Aleotti…

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    Il est aussi intéressant de savoir que Luzzasco Luzzaschi (ca 1545 – 1607), Ercole Pasquini (ca 1560 – ca 1619) et Girolamo Frescobaldi (Ferrare, 13 septembre 1583 – Rome, 1er mars 1643) se sont succédés à l’orgue de l’Accademia delle Morte à Ferrare – sur cette confraternité ferraraise, on peut lire ceci : « La Ferrara del Seicento era dominata dal silenzio ? Una ricerca sulle Accademie della Morte getta nuova luce sul periodo più buio di Ferrara, dopo la fine degli Estensi« …

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    Et à propos de cette ferraraise Vittoria Raffaela Aleotti (1575 – 1846) – la toute première compositrice à avoir une œuvre publiée : à Venise en 1593… – , on peut écouter ce très intéressant podcast – fort bien illustré musicalement !, surtout par des extraits du CD Tactus TC 570101 « Sacrae Cantiones (pub. 1593)«  de la Cappella Artemisia dirigée par Candace Smith.. : un CD dont j’ignorais aussi jusqu’ici l’existence… – de l’excellente Anne Charlotte Rémond, mis en ligne par France-Musique le 7 avril 2022 : « Vittoria et/ou Raffaella Aleotti, nonne à Ferrare« , d’une durée de 25′ 11, à écouter ici...

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    Admirer ici cette vidéo (de 2′ 30) de Cantus Thuringa interprétant le madrigal « Horche la saga Aurora« ,

    sur un poème de Giovanni Battista Guarini (Ferrare, 10 décembre 1538 – Venise, 16 octobre 1612)…

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    Un splendide bijou ferrarais :

    quelle extraordinaire civilisation fut donc cette Ferrare d’entre 1438 et 1598…

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    Ce mercredi 10 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • S’enchanter déjà à la lecture richissime de la « Promenade amoureuse dans les opéras de Haendel », de Luc Hernandez (aux Editions La fosse aux ours) : un guide complet sur les 39 opéras de Haendel ; soit une splendide ouverture vers le bonheur de la jubilatoire et quasi orgasmique musique de Haendel. en ses opéras…

    S’enchanter déjà à la lecture de la « Promenade amoureuse dans les opéras de Haendel« , de Luc Hernandez (paru aux Éditions La fosse aux ours le 7 novembre 2025) : un guide complet sur les 39 opéras de Haendel…

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    C’est l’excellente émission « Sous la couverture » de Philippe Venturini de samedi dernier 28 février sur France-Musique consacrée à cette « Promenade amoureuse dans les opéras de Haendel » de Luc Hernandez, agrémentée d’un épatantissime choix de magnifiques extraits musicaux, qui m’a magiquement replongé dans la jubilatoire – souvent orgasmique même ! – féerie de Haendel, avec la très contagieuse passion de Luc Hernandez dans ses commentaires magnifiques.

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    Et en voici le délicieux podcast (de 30′)…

    Et c’est même trop court…

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    Si on connaît les grand chefs-d’œuvre de Haendel tels que le « Messie« , une part de son œuvre opératique prolifique – en effet Haendel était un généreux… – reste méconnue. Luc Hernandez propose une plongée – extrêmement détaillée pour notre plus grand plaisir de découvrir… – dans ses 39 opéras baroques, démontrant la grande diversité – voilà ! – esthétique, dramatique et l’immense – inépuisable ! – créativité du compositeur.

    Si Haendel est largement reconnu pour ses oratorios comme Le Messie, on oublie trop souvent qu’on lui doit le plus grand répertoire d’opéra baroque de son temps : 39 œuvres – conservées et accessibles, en partitions comme aux disques… – , avec des chefs-d’œuvre comme Jules César, Alcina, Ariodante ou encore Serse et son air le plus célèbre, Ombra mai fu. L’ambition de ce livre est d’être le premier guide complet de référence – voilà ! – sur les opéras de Haendel. Il s’agit donc d’établir la genèse de chaque œuvre et sa postérité, depuis sa réception contemporaine jusqu’à une sélection discographique disponible aujourd’hui, avec une analyse exhaustive. Un livre-somme donc – oui, oui ! un trésor ! – , totalement inédit, y compris en langue étrangère.

    Haendel a passionnément – oui ! – composé des opéras (trois fois plus que d’oratorios). C’est aussi cette obsession – oui ! – que veut raconter ce guide. Celle d’un compositeur allemand immigré, féru depuis son plus jeune âge d’opéra italien – et uniquement italien – au point de l’imposer en Angleterre avec un succès sans égal, avant que les nationalismes ne finissent par y mettre un terme… L’amour de l’opéra chez Haendel est aussi un rêve européen, transformant l’art vocal italien en véritable art dramatique – c’est là un trait important – , fusionnant les styles de son époque en un geste personnel – et génial – , posant les bases du théâtre musical moderne – rien moins que cela…

    C’est en comprenant la poésie particulière de la dramaturgie baroque – un élément fondamental – qu’on peut mesurer le génie propre – très singulier, en effet – à Haendel, et mesurer ainsi son extraordinaire modernité : l’éloge de la nature, l’humour et l’anti-héroïsme, le pré-romantisme et la dévotion aux sentiments, un féminisme résolu qui va de pair avec les débuts de la caractérisation des personnages ou de la psychologie, ou encore la peinture symphonique des décors et des atmosphères – voilà… Un art lyrique personnel et à part entière, harmonieux, inventif et – formidablement ! – joyeux, qui, comme l’écrira André Bazin du cinéma, « substitue à notre regard un monde qui s’accorde à nos désirs » – alors que très pudique et même secret en sa vie personnelle et intime, de Haendel lui-même nous en savons si peu : c’est sa musique essentiellement qui, et à quels degrés !, l’exprime tout entière…

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    Et maintenant,

    je me plonge dans les 736 pages de cette merveilleuse somme réalisée avec une formidable compétence passionnée par Luc Hernandez

    constituant une splendide ouverture vers le bonheur – voilà le mot que prononce Luc Hernandez – , de cette jubilatoire musique de Haendel en ses opéras…

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    Ce mercredi 1er avril 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Splendide interprétation dirigée superbement par Frieder Bernius du magistral Oratorio de Pâques « Des Heilands letze Stunden » de Ludwig Spohr, enregistré live à Brème par le label Carus : une marquante découverte et musicale et discographique…

    C’est une splendide interprétation du splendide et magistral – et jusqu’ici largement mal connu du grand public – Oratorio de Pâques « Des Heilands letze Stunden » de Ludwig Spohr – créée à Cassel en 1835 – , que nous livre splendidement interprétée ici, enregistrée live à Brème – le 31 octobre 2023 – par le label Carus, le splendide chef Frieder Bernius : une marquante découverte musicale et discographique !

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    Et c’est un impressionnant extrait entendu à la volée sur France-Musique qui m’a révélé à la fois cette œuvre magistrale et magnifique de Ludwig Spohr (Brunswick, 5 avril 1784 – Cassel, 22 octobre 1859) – composée dans la foulée de la redécouverte éblouie, en Allemagne, des Oratorios de Johann-Sebastian Bach par Felix Mendelssohn… –  , et cette splendide interprétation live, pour un somptueux très marquant double CD Carus 83. 540.

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    Un très bel événement discographique…

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    Ce samedi 29 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa