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  • Pour conclure sur le parcours présent de rétrospection (provisoire…) de François Noudelmann, enfant rétrospectif du cimetière bouleversé et rénové de Cadillac, en 2020 : le sentiment d’ « à part – tenance » et le désir d’ « a – s- similation » – intégration – « a – grégation » – « incorporation » à la France, en ses filiations chahutées par l’Histoire ; et les « modalités et intensités » et « harmonieuse complicité » d’affinités adventices heureuses, de François Noudelmann…

    Ce samedi 27 mai,

    je conclus l’élan des commentaires de ma lecture du splendide et profond « Les enfants de Cadillac » de François Noudelmann, à la suite de mes 6 articles précédents :

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    _ du dimanche 21 mai : « « 

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    _ lundi 22 mai : « « 

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    _ mardi 23 mai :  « « 

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    _ mercredi 24 mai : « « 

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    _ jeudi 25 mai : « « 

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    _ et du vendredi 26 mai : « « 

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    Sur le complexe et difficile « sentiment d’appartenance« , dans lequel s’entend nécessairement, comme une sorte d’implacable répétitif destin, et en même temps, un très tenace sentiment d’ « à part – tenance » _ à sa « francité« , du fait de la « judéité«  héritée de sa marquante branche familiale paternelle (par son histoire personnelle de fils très très proche, par « cette vie avec mon père, plus conjugale que familiale » (l’expression se trouve à la page 174 des « Enfants de Cadillac« …), un bon bout de temps seuls, et isolés, tous les deux, à Lyon, « pendant notre vie commune » (l’expression se trouve à la page 59), entre les huit ans et les treize ans du petit François, de 1967 à 1972) ; et de génération en génération, comme répétivement, chez ces Noudelmann-ci, le lien à la mère (et a fortiori aux branches maternelles) est soit carrément rompu, coupé, tranché vif, soit extrêmement distendu et lache… _ de François Noudelmann,

    on retiendra pas mal de lucidissimes expressions sur le fait d’ »en être » ou « ne pas en être » vraiment, de cette « francité » par « a – s -similation » si ardemment désirée par son père et, avant, son grand-père, en leur difficile, et in fine tragique, parcours de vie (en Lithuanie, 1891 – Cadillac, 1941), pour Chaïm _ mort de cachexie, c’est-à-dire de faim, en un asile de fous, sous le régime de Vichy, en 1941 _, et Paris 18e, 1916 – Limoges, 1998, pour Albert _ avec un passage ultra-violent de « cinq années allemandes », en Silésie, entre 1940 et 1945 ; et in fine suicidé, alors qu’il n’avait aucune maladie, avec un pistolet à grenaille _)… 

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    Ce sont donc ces très belles expressions-là, sous la plume de François Noudelmann, en ce profond et lucidissime « Les enfants de Cadillac« , que je tiens ici et maintenant, et en forme de conclusion provisoire à mes lectures et relectures, à la loupe, le plus possible attentives aux plus infimes détails dans lesquels se niche et se tient caché, comme c’est bien connu, le diable, l’essentiel du message crypté, d’abord à lui-même, bien sûr _ mais c’est le travail patient et inspiré (= d’« imageance« ) d’écriture qui vient porter à la conscience de l’auteur, qui va l’assumer, point après point, jour après jour, détail (et mot prononcé) advenu par détail (et mot prononcé) advenu, et avec l’expérience de l’âge, le sens ainsi porté à un peu plus et un peu mieux de lumière ; et c’est bien cela seul qui fait advenir une œuvre vraie, véridique et véritable, et pas un simple produit de marketing, promis à obsolescence rapide, tel qu’un « roman«  divertissant, à consommer juste pour le fun, et très vite digérer… : « Je hais les oisifs qui lisent« , s’exclame Nietzsche en le magnifique « Lire et écrire » de son indispensable « Ainsi parlait Zarathoustra« … _, ce qu’il y a apprendre vraiment des vies, à commencer par la sienne propre, et celles de ses proches, et d’abord ceux auxquels nous sommes généalogiquement affiliés comme fils ou fille, petit-fils ou petite-fille, arrière-petit-fils ou arrière-petite-fille, etc. : nous n’y échappons – coupons pas…

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    Voici donc ce qu’ici, ce samedi 27 mai, et en forme de conclusion provisoire à mes lectures suivies, je me permets de retenir des expressions de François Noudelmann sur le feuilletage de ses doubles liens personnels, et plus ou moins hérités de sa filiation paternelle, à la « francité » et à la « judéïté » _ avec, aussi, l’appoint de mes farcissures de commentaire, en vert _ :

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    Pages 164-165 :

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    « Je lui _ Albert, le père bien aimé _ ai longtemps tourné _ en pensée, surtout après son suicide (à Limoges, le 16 juillet 1998) et la cérémonie de la dispersion de ses cendres en un ruisseau du Limousin, et jusqu’à ce jour qui a suivi le choc de l’expérience du cimetière de Cadillac, le 19 septembre 2020… _ le dos, avant de réfléchir _ ce fut « au moment _ à la toute fin, donc, de l’été 2020 _ où j’avais pris mes résolutions, où j’avais établi les réglages _ tant géographiques que mentaux _ entre ma vie de Français à l’étranger _ résidant désormais, probablement depuis 2019, à New-York ; là-dessus, de même que sur la précision des dates, François Noudelmann demeure très discret… _ et mon pays de naissance _ la France, donc : François Noudelmann est né à Paris, à l’hôpital Rothschild, le 20 décembre 1958 _ que la mémoire familiale se rappella à moi, de manière inattendue, alors que le monde s’était figé dans ses frontières à cause de la pandémie de covid. (…) Voilà que je fus invité dans le cimetière français qui avait retrouvé la trace de mon grand-père Chaïm. (…) Ce fut donc pour assister _ à Cadillac, en Gironde _ à la rénovation d’un cimetière abandonné que je revins _ ce fut le 19 septembre 2020, je le répète ici _ sur les traces funéraires de mon fou grand paternel « , lit-on page 223 _ au défaut _ répété, peut-être endémique… _ de transmission, dans ma lignée, des pères aux fils. Refusant d’hériter du moindre bien qui me rappellerait le corps paternel _ le corps de ce père, Albert, dont François avait été pourtant (mais justement…) si physiquement proche de 1967 à 1972, quand ils vivaient, et c’était même une « vie, avec mon père, plus conjugale que familiale« , lit-on page 174 ; et page 172 : « Depuis mon jeune âge, j’avais pris en effet l’habitude de dormir avec lui et de chercher son contact, restant sur ses genoux après le déjeuner, reniflant l’odeur de son pyjama dans le lit. Il faut dire aux lecteurs suspicieux qu’un père juif est souvent une mère normale« …) _, je ne revins jamais sur ses traces, son absence de tombe _ les cendres d’Albert ayant été dispersées, selon sa volonté expresse, dans un ruisseau du Limousin… _ facilitant le détachement de tout lieu. Il m’a fallu la mémoire _ après la cérémonie au cimetière des fous de Cadillac, le 19 septembre 2020 _ de son propre père _ Chaïm Noudelmann _ pour le retrouver _ lui, Albert _ et tenter de comprendre ce que succéder veut dire _ et cela, en toutes ses acceptions _, si cette notion doit être maintenue. Entre Chaïm et Albert, un récit a bégayé, celui de l’assimilation des Juifs, le fils _ Albert _ oubliant son père _ Chaïm, interné comme fou : d’abord à Sainte-Anne, puis en 1929 à Cadillac _ et poursuivant _ pourtant, malgré cet oubli-refoulement de la figure paternelle _ le même désir _ que celui de son père _ de fuir ses origines juives _ voilà ! _ et de s’incorporer _ le mot est très puissant _ à la France, quitte à recevoir son passé _ autour de son histoire personnelle, avec la place qu’y ont occupé les marques les plus sensibles de sa judéité : la prononciation bien sonore de son nom, et le signe corporel bien visible, une fois mis à nu, de sa circoncision… _ en pleine face, comme un boomerang _ en 1940, sur minable antisémite dénonciation… La superposition de leurs histoires, l’une _ incurablement _ sans parole, l’autre confiée _ un jour unique de 1980, et dix heures durant, à un enregistrement sur un petit magnétophone… _, redouble le paradoxe de ces vies tragiques, le destin _ du retour à l’Est des pogroms quitté très jeune par Chaïm _ se réalisant par le souhait même d’y échapper _ en devenant, pour Albert, un soldat français passant cinq années de prisonnier-esclave juif des Nazis en Silésie… Mais de Chaïm et d’Albert à moi _ François _, que s’est-il transmis de leur judéité et de leur francité ? _ telle est là la question de fond de ce très grand livre… En décidant d’exhumer _ par le travail de recherche et de penser _ le premier _ Chaïm (1891 – 1991) _ de la fosse commune de Cadillac, en écrivant la confidence _ enregistrée sur le magnétophone, en 1980 _ du second _ Albert (1916 – 1998) _ sur ses cinq années allemandes _ mai 1940 – février 1945 _, j’ai l’intuition qu’être français doit _ beaucoup, pour François _ à  leurs souffrances et désillusions _ aussi : tout cela est inextricablement mêlé…. Même si nos vies demeurent _ de fait _ incomparables car je n’ai connu ni la guerre ni la relégation. Né en France, n’ayant jamais été menacé, je ne saurais porter ni revendiquer cette mémoire sans imposture« …

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    Page 166 :

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    _ « L’histoire de nombreux Juifs venus d’Europe de l’Est est sans doute _ et c’est certes là plus qu’un euphémisme ! _ marquée par leur désir d’intégration _ voilà ! _ et leur éloignement _ assez souvent radical _ de la tradition _ liée à bien trop de tragédies et malheurs… _, au point qu’ils donnèrent volontiers des prénoms français à leurs enfants _ ainsi, moi-même  ai-je reçu le prénom de Francis… _, et le mien, François, remplit au mieux cette condition. (…) François, je porte le prénom de mon pays« .

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    Page 174 :

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    _ « Parmi les questions posées à un individu sur son identité, on lui demande d’où il est, car il est censé connaître ses origines, sa famille, sa ville, sa région ou son pays. La difficulté que j’ai toujours éprouvée, et que j’éprouve encore aujourd’hui, à définir ces affiliations, et le recours à des périphrases pour y répondre bien que je sois français, doivent sans doute à cette vie avec mon père _ à Lyon, de 1967 à 1972 _ plus conjugale que familiale _ j’y reviens ici encore, car cela fut en effet crucial pour la formation de l’idiosyncrasie de François Noudelmann. Lui seul _ Albert _ fut ma patrie, celle qui a fait de moi un fils et un compatriote«  _ en ces années sensibles de sortie de l’enfance et entrée dans l’adolescence, entre les huit et treize ans du petit François.

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    Page 175 :

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    _ « La paternité ne se réduit pas au partage des gènes et elle repose sur un élan _ affectif, affectueux même _ réciproque de l’enfant et du père. Le mien m’a reconnu deux fois, à la naissance _ le 20 décembre 1958 _ puis en obtenant ma garde juridique _ lors du prononcé du jugement de divorce d’avec la mère de François, en 1967 ; et page 184, François Noudelmann ajoutera ceci : « J’ai dit qu’il m’a reconnu deux fois, mais il m’aura quitté deux fois aussi, en se (re-) mariant _ en 1972 _ puis en se suicidant » _ le 16 juillet 1998. Les recompositions familiales qui s’ensuivirent _ à commencer par le malencontreux remariage d’Albert avec sa troisième épouse en 1972, et le déménagement consécutif du couple formé par le père Albert et son fils François, de Lyon à Limoges _ modifièrent toutefois mon sentiment de l’appartenance _ et de l’« à part -tenance« … _ comme l’éprouvent les enfants dont les racines se troublent à mesure que leurs foyers se fracturent et se transforment _ se recomposent, comme cela se dit maintenant. Cette expérience de vie dans des mondes différents leur enseigne le relativisme, que j’appris très tôt » _ dès les âges de huit et treize ans, par conséquent.

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    Pages 191-192 :

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    _ « La fréquentation des universités me conduisit à devenir docteur, non en médecine comme l’auraient compris mes parents, mais en philosophie _ ce fut le 11 juillet 1995, à l’université Paris 4. Cependant la charge symbolique de ma réussite vint _ un peu plus tôt _ du concours  qui, visant simplement à recruter des professeurs, me rendit « agrégé de français » _ de Lettres modernes… _, ainsi que je l’annonçai fièrement à mon père qui n’avait aucune idée de cette promotion. Si je devenais le premier fonctionnaire de la famille, toutes branches comprises, je pouvais surtout afficher qu’en moi s’étaient agglomérés, agglutinés assez de savoirs pour être un français « agrégé », ayant la densité _ rassurante _ d’une molécule. Cette agrégation à la française signait le parachèvement d’un désir _ familial des Noudelmann, depuis Chaïm, venu à Paris, non sans difficultés, « à l’âge de dix-huit ans«  (page 16), en 1909 donc, en carriole à cheval, de Lithuanie… _ de France, commencé avec la naturalisation _ »par décret du 16 juin 1927″ (comme indiqué page 25) _ de mon grand-père _ Chaïm _, juif _ de nationalité _ russe, et confirmé cinquante ans plus tard _ j’en ignore la date précise _ par celui dont le nom figurait désormais au tableau de ceux qui « apprendraient le français » aux jeunes Français. L’étude du latin m’avait même permis de repérer dans le mot d’agrégé la racine étymologique de grégaire, grex, le troupeau. Ainsi avais-je rejoint la troupe des Français, non pour y tenir un fusil, comme Chaïm _ entré dans l’armée française en 1911 (lit-on page 16) _, mais comme passeur de la langue et de sa culture. Ce résultat marquait aussi une fin, l’effacement des origines s’étant réalisé _ principalement _ grâce aux parentés adoptives _ ce serait à préciser, du moins eu égard à cette date de l’agrégation de français… _ qui m’avaient embarqué dans leurs mondes parallèles où les histoires de shtetl, de génocides – on ne disait pas encore Shoah – n’étaient pas déterminantes. Ce passé tragique faisait partie de l’Histoire universelle et ne définissait pas mon identité, d’autant moins que les témoins ne souhaitaient pas en parler. L’assimilation _ a- s -similation… _ au pays ne pouvait être mieux prouvée que par l’entrée dans un corps d’État« .

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    Page 221-222 :

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    _ « Bien que j’abbhorre les identifications _ mensongèrement réductrices _, lorsque je suis à l’étranger _ hors de France, par conséquent _, c’est le mot de Français qui me vient en premier. Comme pour tous les exilés – un terme que je préfère à celui d’expatrié -, des événements politiques et culturels ravivent de temps à autre l’appartenance au pays natal, quand bien même on a décidé de ne plus lire les journaux ni de regarder les télévisions françaises. (…) Avec l’éloignement, et dans la langue qui ordonnera _ et c’est fondamental _ pour toujours mon rapport au monde, bien que je découvre des émotions inédites _ et enrichissantes… _ en moi grâce aux images, aux sensations et aux idées recelées dans une autre langue, je m’interroge sur ce qui me fait _ de fait, si, tellement _ français, et ce sont moins des fromages ou des terroirs que des œuvres _ voilà ! _ qui surgissent _ avec une joyeuse vivacité. Lorsque je lis Montaigne ou Marivaux _ deux de mes auteurs absolument préférés à moi aussi ! _, leurs tournures de phrase _ voilà ! _ agissent sur mes poumons et mes nerfs, et elles déclenchent, par le rire, la raison et les sons, une harmonieuse complicité _ ou connivence radieuse, nous y sommes en plein… Plus encore que toute configuration langagière _ mais oui ! Et comment ! _, la musique _ si délicate, fine, et si subtile en son plus parfait naturel dépourvu d’affectation : tempérée… _ de Fauré, de Debussy et de Ravel me dit, sans les mots _ mais oui ! _ que je suis français, même si je peux pleurer _ en effet _ avec des compositeurs italiens, allemands, russes ou espagnols. J’y reconnais mes modalités et intensité » _ voilà le secret magnifiquement dégagé ici par François Noudelmann : des modalités et des intensités sonores idiosyncrasiques partagées au plus intime, crucial et essentiel de soi…

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    Toute une philosophie fondamentale se trouve ainsi merveilleusement exprimée là, en sa rétrospection _ provisoire : mais qu’est-ce donc qui ne l’est pas ? du moins tant qu’existe de l’encre et du papier, ainsi que de la vie (et de la lucidité), pour penser et écrire, et éventuellement ré-écrire et retoucher… _ de trois parcours géographico-sentimentaux, plus ou moins désirés, plus ou moins bousculés, et parfois violemment chahutés par l’Histoire, de trois générations _ Chaïm (1891 – 1941), Albert (1916 – 1998), François (1958) _ de Noudelmann,

    entre Lithuanie et New-York, et surtout un attachement français peut-être indéfectible, viscéral, à la France _ en sa culture, si sensible et si fine, de climat idéalement doux et tempéré : sa littérature et sa musique tout spécialement, en tout cas en premier, pour le petit-fils de Chaïm et fils d’Albert, François… _, par François Noudelmann,

    lui qui a l’oreille si fine _ et je viens de me procurer, je l’avais commandé, son « Penser avec les oreilles« , paru le 29 août 2019, un an avant l’expérience renversante du 19 septembre 2020 à Cadillac, et l’admirable rétrospection dont celle-ci a été la source nourricière féconde de mémoire et de recherche, et de penser, encore et toujours…

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    Ce samedi 27 mai 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un retour de trop long exil de Henry Desmarest (1661 – 1741), et de sa « Circé », sa tragédie en musique de 1694 : par les Nouveaux Caractères, de Sébastien d’Hérin…

    Le très remarquable compositeur qu’est Henry Desmarest (Paris, février 1661 – Lunéville, 7 septembre 1741), a subi un durable exil _ de 1699, en Espagne, à la cour de Philippe V, puis en Lorraine, à partir de 1707, et jusqu’à son décès, à Lunéville, en 1741 _ hors du royaume de France,

    et a eu, en conséquence, une carrière de compositeur hélas pour lui _ et pour nous aujourd’hui : beaucoup de ses musiques sont perdues… _, un peu compliquée…

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    De même sa belle tragédie en musique « Circé« , créée à l’Académie royale de musique, à Paris, le 1er octobre 1694,

    vient seulement de reparaître, d’abord sur la scène de l’opéra de Versailles, et maintenant au disque,

    avec ce précieux double album _ « World Premiere Recording« … _ du label Châtean de Versailles Spectacles CVS 085 _ numéro 16 de sa collection « Opéra français« .

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    Voici l’article « Les Enchantements » que lui a consacré, sur son site Discophilia le 31 mars dernier, Jean-Charles Hoffelé : 

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    LES ENCHANTEMENTS

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    Avant sa disgrâce qui l’aura _ en 1699 _ contraint à l’exil en Espagne puis _ à partir de 1707 _ à ses années lorraines, Henry Desmarest reprit en quelque sorte le flambeau de Lully _ décédé en 1687. Circé devait renouveler _ en octobre 1694 _ le succès de Didon qui _ en 1693 ; cf l’accès à la vidéo donné plus bas…  _ avait sacré Desmarest, tout juste trentenaire, nouveau maître de la tragédie lyrique, mais la demi-teinte de l’accueil, qui n’autorisa que sept représentations, empêchera l’ouvrage d’être repris.

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    Injustice !, lorsque l’on entend l’alliage d’enchantements et de passions que le sujet autorise, coulant dans la veine lullyste une fantaisie supplémentaire et un élargissement des affects. Les Nouveaux Caractères s’en saisissent avec finesse, se gardant bien d’en faire trop, animant les danses avec esprit et détaillant tous les charmes dont Desmarest a habillé le beau livret de Madame de Saintonge.

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    Pour Circé, pour l’amoureuse voluptueusement tourmentée et la magicienne dangereuse, pour sa colère qui détruit son royaume à l’Acte V, il fallait bien une tragédienne aussi saisissante que Véronique Gens. Peu importe qu’elle ne soit pas dans sa meilleure voix, ses mots tranchants, son sens des affects, la profondeur de son incarnation laissent pantois _ voilà.

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    Face à elle, l’Ulysse de Mathias Vidal sauve le personnage que Madame de Saintonge n’a guère gâté. Émouvant Elphénor, élégiaque, blessé, selon Nicolas Courjal, face à la parfaite Astérie de Caroline Mutel, mais cherchez la perle, écoutez au début de l’Acte III « Désirs, transports, cruelle impatience » d’Eolie ; c’est Cécile Achille : impossible qu’elle ne vous tire pas des larmes.

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    Et si demain Les Nouveaux Caractères redonnaient vie à Théagène et Cariclée _ de 1695 _ ?

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Henry Desmarest
    (1661-1741)

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    Circé

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    Véronique Gens, soprano (Circé)
    Mathias Vidal, ténor (Ulysse)
    Caroline Mutel, soprano (Astérie, Minerve)
    Cécile Achille, soprano (Éolie)
    Romain Bockler, baryton (Polite, Phantase)
    Nicolas Courjal, basse (Elphénor)

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    Les Nouveaux Caractères
    Sébastien d’Hérin, direction

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    Un album de 2 CD du label Château de Versailles Spectacles CVS085
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    Photo à la une : les gravures pour un décor au second acte de Mirame (1741) de Henry Desmarest – Photo : © DR

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    Henry Desmarest est un merveilleux compositeur,

    que j’ai personnellement découvert en 1998 avec l’enregistrement enchanté de « La Diane de Fontainebleau » (de 1686) par La Simphonie du Marais et Hugo Reyne _ dont j’étais alors conseiller artistique…

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    Et, depuis, ma discothèque comporte la plupart des CDs consacrés à l’œuvre fine, vive et délicate de Henry Desmarest…

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    Et je suis toujours très curieux de découvrir des œuvres injustement oubliées jusqu’ici de notre pourtant très riche patrimoine,

    plutôt que d’assez inutiles ré-interprétations des toujours mêmes œuvres rabachées à destination du plus grand public…

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    Et, pour le plaisir,

    voici aussi un accès à la vidéo (de 157′) d’un superbe enregistrement en version de concert de la « Didon » (de 1693) de Desmarest, par Christophe Rousset et ses Talens lyriques, à l’opéra royal de Versailles, le 9 octobre 1999…

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    De la bien belle musique !!!

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    Ce mardi 4 avril 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La co-présence à la Estacion Erize, au cours des deux premières décennies du XXe siècle des frères Antoine, Paul et Xavier Bioy, et leurs cousins Erize…

    Ma confrontation hier dimanche 23 octobre _ cf mon article « «  … _ des livrets militaires, créés en 1892, 1898 et 1901, des 3 frères Bioy : Antoine (Oloron, 9 juin 1872 – Buenos Aires, 31 août 1950), Paul (Oloron, 25 avril 1878 – 6 décembre 1954) et Xavier (Oloron, 20 août 1881 – Hérrère, 10 septembre 1950),

    avec les mentions de diverses domiciliations _ en France et en Argentine _ des intéressés,

    m’a permis de constater leur co-présence, en certaines des années d’entre 1900 et 1914, de ces 3 frères Bioy, en ce même lieu (de la province de Buenos Aires) où certains de leurs cousins Erize s’étaient précédemment créé de vastes propriétés, et avaient même fondé la désormais dénommée « Estacion Erize« ..

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    Ce lundi 24 octobre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et les raisons pour lesquelles le fils de Marie Suart (et puis sa descendance jusqu’au présent roi Charles III) a hérité du trône d’Angleterre, à la mort de la reine Elisabeth Iere d’Angleterre, le 24 mars 1603 : les ascendants royaux (autres qu’écossais) de Marie Stuart, en Angleterre, mais aussi en France et en Espagne (Castille)…

    Afin de compléter mes articles «  » du 11 septembre,

    et «  » du 12 septembre,

    qui étaient consacrés aux liens de descendance de la défunte reine Elisabeth II (1926 – 2022) et le présent roi Charles III (né le 14 novembre 1948) avec la reine d’Écosse Marie Stuart (1542 – 1587),

    …

    je désire ici expliciter comment le fils de Marie Stuart, le roi d’Écosse Jacques VI Stuart (1566 – 1625), a pu devenir, le 24 mars 1603, le successeur de la meurtrière de sa mère, je veux dire la reine Elisabeth Ire d’Angleterre (1533 – 1603), Tudor, en devenant aussi, à cette date, le roi Jacques Ier d’Angleterre, Stuart, 

    avec toute la descendance qui s’en est suivie de lui _ et son épouse Anne de Danemark (1574 – 1619) _ jusqu’à aujourd’hui.

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    …

    Et surtout montrer de combien de rois, outre bien sûr ceux d’Écosse, la reine d’Écosse Marie Ire d’Ecosse, Marie Stuart, se trouve, de fait, être la descendante, d’abord, bien sûr, de rois d’Angleterre, ce qui permet de justifier le passge de la couronne d’Angleterre à son fils, le roi Jacques VI d’Écosse Stuart,

    mais aussi, et par des princesses _ filles de rois _ traversant la Manche pour venir épouser des rois ou des princes Anglais ou Écossais,

    qui donc étaient les filles de quelques rois de France, ainsi que de Castille _ les royaumes d’Europe n’étant en ces époques pas si nombreux que cela…

    …

    …

    Commençons donc par les ascendances anglaises de ces Stuart écossais :

    …

    d’abord,

    c’est au mariage, le 8 mai 1503 au palais de Holyrood, à Edimbourg, entre son grand-père paternel le roi Jacques IV d’Écosse Stuart (Stirling, 17 mars 1473 – Floddenfield, 9 septembre 1513) et sa grand-mère paternelle Marguerite Tudor (Westminster, 28 novembre 1489 – Mathven, 18 octobre 1541),

    qu’advient le lien entre la lignée des rois Stuart d’Écosse et la lignée des rois d’Angleterre, en l’occurrence ici les Tudor,

    cette reine Marguerite (1489 – 1541) étant la fille aînée du roi Henri VII Tudor d’Angleterre (Pembroke, 28 janvier 1457 – Richmond, 21 avril 1509) et son épouse Elisabeth d’York (Westminster, 11 février 1466 – Richmond, 11 février 1503)

    _ une union, notons-le, qui scella la fin de la Guerre des Deux Roses entre les Lancastre, issus du duc de Lancastre Jean de Gand (Gand, 6 mars 1340 – Leicester, 3 février 1399), le 3e des fils du roi Edouard III d’Angleterre (Windsor, 13 novembre 1312 – Richmond, 21 juin 1377), et les York, issus du duc d’York Edmond de Langley (Kings Langley, 5 juin 1341 – Kings Langley, 1er août 1402), le 4e des fils du roi Edouard III… ;

    le roi Henri VII Tudor (1457 – 1509) étant en effet issu d’une branche latérale des Lancastre, du fait du remariage de Catherine de Valois (Paris, 27 octobre 1401 – Londres, 3 janvier 1437), fille du roi de France Charles VI (Paris, 3 décembre 1368 – Paris, 21 octobre 1422) et son épouse la reine Isabeau de Bavière (Munich, 1370 – Paris, 24 septembre 1435), qui, une fois veuve, le 31 août 1422, de son premier époux le roi d’Angleterre Henri V (Monmouth, 16 septembre 1386 – Vincennes, 31 août 1422), s’était remariée avec Owen Tudor (Anglesey, 1400 – Hereford, 1461), grand-père paternel de ce roi Henry VII (1457 – 1509)), qui fonda la dynastie des Tudor, à la mort du dernier roi York, Richard III (Fotheringhay, 2 octobre 1452 – Bosworth, 22 août 1485), à la bataille de Bosthworth le 22 août 1485… _,

    avec cette conséquence majeure qu’au décès de la reine Elizabeth Ire Tudor (Greenwich, 7 septembre 1533 – Richmond, 24 mars 1603), fille d’Henri VIII Tudor (Greenwich, 28 juin 1491 – Whitehall, 28 janvier 1547), et petite-fille d’Henri VII Tudor (1457 – 1509), le 24 mars 1603,

    la couronne d’Angleterre passa  au roi Jacques VI d’Écosse, qui devint alors aussi le roi Jacques Ier d’Angleterre, en tant qu’arrière-petit-fils de Marguerite Tudor (Westminster, 28 novembre 1489 – Methven, 18 1541), fille aînée du roi d’Angleterre Henri VII Tudor (1457 – 1509), sœur aînée du roi Henri VIII Tudor (1491 – 1547), et tante paternelle de la défunte, ce 24 mars 1603, reine Elisabeth Ire Tudor (1533 – 1603) _ et c’est en octobre 1604 que le roi Jacques Ier, devenu roi d’Angleterre au décès, le 24 mars 1603 de la reine Elisabeth, réunit sous sa couronne les royaumes d’Écosse et d’Angleterre (il est aussi roi d’Irlande) sous le nom de Grande-Bretagne…

    …

    …

    Ensuite,

    voici la filiation unissant le roi Jacques VI d’Écosse et Jacques Ier d’Angleterre (1566 – 1625) et sa mère la reine d’Écosse Marie Stuart (1542 – 1587)

    au roi Guillaume le conquérant (Falaise, 1028 – Rouen, 9 septembre 1087), le vainqueur le 14 octobre 1066 de la bataille d’Hastings :

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    Guillaume le conquérant (1028 – 1087)

    Henri Ier d’Angleterre (1068 – 1135 ) _ quatrième fils de Guillaume le conquérant

    Mathilde l’emperesse (1102 – 1167) _ épouse, d’abord, à Worms le 7 janvier 1114 de l’empereur Henri V du Saint-Empire (1086 – 1125), puis, au Mans le 11 juin 1128, de Geoffroy V d’Anjou Plantagenêt (1113 – 1151)

    Henri II Plantagenêt d’Angleterre (1133 – 1189)

    Jean Ier sans Terre d’Angleterre (1166 -1216)

    Henri III d’Angleterre (1207 – 1272)

    Edouard Ier d’Angleterre (1239 – 1307)

    Edouard II d’Angleterre (1284 – 1327)

    Edouard III d’Angleterre (1312 – 1377)

    Edmond de Langley (1341 – 1402), duc d’York en 1355

    Richard de Conisburgh (1385 – 1415)

    Richard Plantagenêt, duc d’York (1411 – 1460)

    Edouard IV d’Angleterre (1442 – 1483)

    Elisabeth d’York (1466 – 1503) _ reine consort de Henry VII d’Angleterre Tudor (1457 – 1509)

    Marguerite Tudor (1489 – 1541) _ reine consort de Jacques IV Stuart d’Écosse (1473 – 1512)

    Jacques V Stuart d’Écosse (1512 – 1542) _ époux de Marie de Guise (1515 – 1560)

    Marie Ire d’Écosse Stuart (1542 – 1587)

    Jacques VI d’Écosse et Jacques Ier d’Angleterre (1566 – 1425)

    …

    …

    Et maintenant il me faut adjoindre à ces ascendances anglaises des rois et reines Stuart d’Écosse, des ascendances un peu plus lointaines, via des princesses faisant la traversée de la Mer du Nord ou celle de l’Atlantique pour gagner l’Écosse septentrionale, d’une part quelques ascendances françaises, et d’autre part quelques ascendances castillanes _ passant sous silence ici les ascendances danoises. On n’hésitait pas à voyager très loin, et forcément par bateau (la Grande-Bretagne est une île !), en ces temps reculés de nous (et sans avions..) _,

    …

    des ascendances qui participent aussi de la généalogie de la reine Marie Stuart (1542 – 1587) et son fils Jacques (1566 – 1625), le roi d’Écosse Jacques VI qui deviendra aussi, en 1603, le roi d’Angleterre Jacques Ier ;

    et cela en remontant dans le temps, jusqu’à Guillaume le conquérant, vainqueur en 1066 à la bataille d’Hasting, dont la célèbre tapisserie de la reine Mathilde _ conservée à Bayeux _ fait le récit en images…

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    …

    Et d’abord, donc, les ascendances françaises par quelques princesses ayant fait ce septentrional voyage d’Ècosse :

    …

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    en remontant dans cette généalogie des Stuart,

    la seconde princesse française  _ après la princesse lorraine Marie de Guise (Bar-le Duc, 22 novembre 1515 – Edimbourg, 11 juin 1560), l’épouse, à Saint-Andrews le 12 juin 1538, du roi d’Écosse Jacques V (Edimbourg, 10 avril 1512 – 14 décembre 1560), et mère de la reine Marie Stuart (Linlithgow, 8 décembre 1542 – Fotheringhay, 8 février 1587) _, est Catherine de France (Paris, 23 octobre 1401 – Londres, 3 janvier 1437), fille du roi de France Charles VI (Paris, 3 décembre 1368 – Paris, 21 octobre 1422) et de son épouse Isabeau de Bavière (Munich, 1370 – Paris, 24 septembre 1435) ;

    la princesse Catherine de France, épouse en premières noces du roi d’Angleterre Henry V Lancastre (Monmouth, 16 septembre 1386 – Vincennes, 31 août 1422), et veuve de lui en date du 31 août 1422 ; mais, surtout pour notre généaologie, remariée en secondes noces avec le noble gallois Owen Tudor (Anglesey, 1400 – Hereford, 1461), qui seront les parents du Comte de Richmond Edmond Tudor (Much Hadhen, 11 juin 1430 – Caernavon, 3 novembre 1456) ;

    lequel est le père de celui qui deviendra, le 30 octobre 1485, _ à la suite de la bataille de Bosworth, où le roi Richard III York (Fotheringhay, 2 octobre 1452 – Bosworth, 22 août 1485) est tué... _ le roi d’Angleterre Henry VII Tudor (Pembroke, 28 janvier 1457 – Richmond, 21 avril 1509),

    époux, le 14 janvier 1486 _ en forme de clôture de la Guerre des Deux Roses (22 mai 1455 – 22 août 1485) _ d’Elisabeth d’York (Westminster, 1er février 1466 – Richmond, 11 février 1503), fille aînée du roi Edouard IV York (Rouen, 28 avril 1442 – Westminster, 9 avril 1483) ;

    …

    lesquels Henry VII Tudor et Elisabeth d’York seront les parents de Marguerite Tudor (Westminster, 28 novembre 1489 – Mathven, 18 octobre 1541) _ qui est aussi la sœur aînée du roi d’Angleterre Henry VIII Tudor (Greenwich, 28 juin 1491 – Whitehall, 28 janvier 1547) _, l’épouse du roi d’Écosse Jacques IV (Stirling, 17 mars 1473 – Floddenfield, 9 septembre 1513) ;

    qui seront les parents du roi d’Écosse Jacques V (Edimbourg, 10 avril 1512 – Theobalds House, 14 décembre 1542),

    et les grands-parents paternels de la reine d’Écosse Marie Ire Stuart (Linlithgow, 8 décembre 1542 – Fotheringhay, 8 février 1587).    

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    …

    Puis, les rois d’Angleterre Edouard III (Windsor, 13 novembre 1312 – Richmond, 21 juin, 1377) et son père Edouard II (Caernavon, 25 avril 1284 – Berkeley, 21 septembre 1327) ont tous deux eus des épouses

    ou bien française, pour le roi Edouard II :

    Isabelle de France (Paris, vers 1292 – Hertford, 22 août 1358), fille du roi de France Philippe IV le Bel (Fontainebleau, avril 1268 – Fontainebleau, 29 novembre 1334) et son épouse Jeanne Ire de Navarre (Bar-sur-Seine, 14 janvier 1273 – Vincennes, 2 avril 1305) ;

    …

    ou bien d’ascendance française pour leur fils le roi Edouard III :

    l’épouse de celui-ci, Philippa de Hainaut (Valenciennes, 1314 – Windsor, 15 août 1369) est en effet fille du Comte Guillaume Ier de Hainaut (vers 1286 – Valenciennes, 13 juin 1337) et son épouse Jeanne de Valois (Longpont, 1294 – Fontenelle, 7 mars 1352) ; laquelle était fille de Charles de Valois (Vincennes, 12 mars 1270 – Le Perray, 16 décembre 1325), le quatrième fils du roi de France Philippe le Hardi (Poissy, 1er mai 1245 – Perpignan, 16 octobre 1285) et de son épouse d’Isabelle d’Aragon (1247 – Cosenza, 28 janvier 1271) _ Charles de Valois, père du roi Philippe VI de Valois (1293 – Nogent-le-Roi, 22 août 1350), étant aussi celui qui donna naissance à la lignée des rois Valois, se succédant sur le trône de France depuis le 1er avril 1328 jusqu’au 2 août 1589, c’est-à-dire de l’accession au trône du roi Philippe VI, à la disparition, sans héritier direct, du roi Henri III (Fontainebleau, 19 septembre 1551 – Saint-Cloud, 2 août 1589) ; la maison des Valois cédant alors le trône de France à la lignée des Bourbon, à l’avènement, ce 2 août 1589, du roi Henri IV (Pau, 13 décembre 1553 – Paris, 14 mai 1610) ;

    le premier roi Bourbon Henri IV (1553 – 1610) descendant en lignée masculine du roi Saint Louis (Poissy, 25 avril 1214 – Carthage, 25 août 1270) à la dixième génération, via la maison capétienne des Bourbon, issue du petit-fils de Louis IX- Saint Louis, et qui est aussi le sixième et dernier fils de celui-ci, Robert de Clermont (vers 1256 – 7 février 1317) et de son épouse Béatrice de Bourgogne (1257 – Murat, 1er octobre 1310), Louis Ier de Bourbon (Clermont, 1279 – Paris, 22 janvier 1341),

    ayant, lui, le roi Henri IV, pour père Antoine de Bourbon, duc de Vendôme (La Fère, 22 avril 1518 – Les Andelys, 17 novembre 1562)…

    Fin de l’incise.

    …

    …
    Encore un cran plus en amont dans cette généalogie des rois d’Angleterre ancêtres de rois Stuart d’Écosse,

    le roi Edouard Ier (Westminster, 18 juin 1239 – Burgh by Sands, 7 juillet 1307) _ père du roi Edouard II (Caernavon, 25 avril 1284 – Berkeley, 21 septembre 1327) _, est l’époux d’Eléonore de Castille (en Castille, vers 1241 – Harby, 28 novembre 1290), fille du roi de Castille Ferdinand III (Peleas de Arriba, 1199 – Séville, 31 mai 1314) et de son épouse la princesse française Jeanne de Dammartin (1220 – Abbeville, 16 mars 1279).

    …

    …

    Ce roi Edouard Ier (1239 – 1307) dont le père est le roi Henri III Plantagenêt (Winchester, 1er octobrebre 1207 – Wesrminster, 16 novembre 1272) et la mère est la princesse provençale Eléonore de Provence (Aix-en-Provence, vers 1223 – Amesbury, 26 juin 1291) ;

     et dont les grands-parents paternels sont le roi Jean Ier sans Terre (Oxford, 24 décembre 1166 – Newark, 19 octobre 1216) et sa seconde épouse, la princesse aquitaine Isabelle d’Angoulême (vers 1890 – Fontevraud, 4 juin 1246).

    …

    …

    Le roi Jean Ier sans Terre (1166 – 1216) étant lui-même fils du fameux roi Henri II Plantagenêt (Le Mans, 5 mars 1133 – Chiron, 6 juillet 1189) et son épouse la célébrissime Aliénor d’Aquitaine (Belin, 1122 – Poitiers, 1er avril 1204). 

    …

    …

    Et en remontant encore un peu plus haut,

    le roi Henri II Plantagenêt (1133 – 1189) est fils du comte Geoffroy V d’Anjou Plantagenêt (24 août 1113 – Château-du Loir, 7 septembre 1151) et de son épouse Mathilde l’emperesse (Sutton Courtenay, 7 février 1002 – Rouen, 10 septembre 1167), qui est fille du roi d’Angleterre Henri Ier d’Angleterre (Selby, 1068 – Lyons-la-Forêt, 1er décembre 1135) et de sa seconde épouse la princesse Mathilde d’Écosse (Dumfermline, 1080 – Westminster, 1er mai 1118) ; 

    …

    Henri Ier d’Angleterre (1068 – 1135) étant lui-même le 4éme fils du grand Guillaume le conquérant (Falaise, 1028 – Rouen, 9 septembre 1087) et de son épouse la fameuse Mathilde de Flandre (1131 – Caen, 2 novembre 1083) ;

    et Mathilde d’Écosse (1080 – 1188) étant la fille cadette du roi Malcom III Grosse tête d’Écosse (1031 – Ainwick, 13 novembre 1093) _ le vainqueur de Macbeth ! _ et son épouse Marguerite de Wessex (vers 1046 – Edimbourg, 16 novembre 1093).

    …

    …

    On voit donc ici le croisement assez fréquent de ces dynasties royales écossaises et anglaises

    et où donc situer géographiquement la lignée des Plantagenêt ?.. _,

    mais aussi françaises, ainsi que castillanes…

    …

    …

    Ce vendredi 16 septembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa