Étiquette : Francesco Corti

  • Fabuleux concert hier après-midi 3 septembre de Benjamin Alard aux Récollets à Ciboure – Saint-Jean-de-Luz, autour du Concerto pour clavecin et orchestre de Manuel de Falla, et découverte d’un extraordinaire compositeur né en 1968 : José Maria Sanchez-Verdú, avec 3 œuvres commandées par le Festival international de musique et de danse de Grenade, pour un hommage à Falla, et créées le 18 juin 2024 à Grenade par Benjamin Alard lui -même au clavecin…

    Fabuleux concert hier après-midi jeudi 3 septembre 2026, aux Récollets, à Ciboure – Saint-Jean-de-Luz, par Benjamin Alard, clavecin et direction artistique, Gabriel Pidoux, hautbois, et 4 solistes de l’Academie Ravel : Shuyu Yang, flûte, Steven Taeyu Han, clarinette, Hadewych de Vos, violon, et Aurélien Fietta, violoncelle, autour du « Concerto de clavecin « d’Emmanuel de Falla, précédé du « Tantum ergo «  de Tomaso Luis de Victoria – José Maria Sanchez-Verdu – né à Algesiras le 7 juillet 1968 – , de « Las Ínsulas extrañas «  de José Maria Sanchez-Verdú, des Sonates K. 159, 461, 208 et 118 de Domenico Scarlatti, du « Fandango » d’Antonio Soler, des « 12 Variations sur les Folies d’Espagne « de Carl Philipp Emanuel Bach, du « De los Alamos vengo, madre «  de Juan Vasquez – José Maria Sanchez-Verdú…
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    Les 3 œuvres de José Maria Sanchez-Verdú lui ont été spécialement commandées par le Festival international de musique et de danse de Grenade, et pour commémorer les 150 ans de la naissance de Manuel de Falla (Cadix, 23 novembre 1876 – Alta Gracia en Argentine, 14 novembre 1946), en complément du « Concert pour clavecin » de celui-ci, pour le concert donné à Grenade le 17 juin 2024, car c’est en effet à Grenade qu’à vécu plusieurs années Manuel de Falla, et que se trouvent les importantes archives Manuel de Falla.

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    Or le créateur, au clavecin, de ces œuvres de Jose-Maria Sanchez-Verdú, ce soir-là à Grenade, n’est autre que le magnifique Benjamin Alard, entouré alors pour cette création, de Miguel Colom, violon, Fernando Arias, violoncelle, Alonso Octavio, flûte, Angel Luis Sanchez, hautbois et Vicente Alberola, clarinette…

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    Mais la perspective entre le concert de 2024 à Grenade, et le concert de ce 3 septembre 2026 aux Récollets, est totalement inversée : le concert de Grenade honorait Manuel de Falla, alors que le concert d’hier aux Récollets, très justement intitulé «  Manuel de Falla : inspirations et filiations », s’inscrit dans une saison 2026 du Festival et de l’Académie Ravel baptisée « L’Heure espagnole « et honorant l’Espagne…

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    Et ce renversement a été à la fois sidérant pour le public des Récollets recevant ce concert, et plus encore passionnant, car il déplaçait complètement nos oreilles : les œuvres interprétées ne correspondent, en effet, pas du tout à ce que nous pouvions en attendre – et de fait beaucoup, bouleversés, non seulement ne les ont pas reconnues !!! , mais se demandaient même si le programme annoncé n’avait pas été remplacé par un tout autre !!! – ; avant, explications données par Benjamin Alard en a parte après le concert, d’admirer profondément le résultat obtenu :

    notre réception du « Concert pour Clavecin « de Manuel de Falla, s’éclairait, en effet, d’une toute autre lumière, comme si il était le résultat des œuvres l’ayant précédé dans ce concert des Récollets, et tout spécialement les 3 œuvres de José Maria Sanchez-Verdú composées en 2024, et pour le même effectif de musiciens que pour le « Concerto pour  clavecin « de Manuel de Falla : l’une absolument originale, « Las Ínsulas extrañas », et les deux autres, le « Tantum ergo «  et le « De los álamos vengo, madre « inspirées par deux œuvres de Tomás Luis de Victoria (1538 – 1611) et Juan Vásquez (ca. 1500 – ca. 1560), et se déprenant aussi considérablement d’elles…

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    Mais pareil jeu enchanteur de déprise jouait aussi à propos des autres œuvres interprétées hier soir : ainsi en est-il allé pour nos oreilles surprises de la Sonate K. 159 de Domenico Scarlatti , que cette fois seul au clavecin Benjamin Alard a fait suivre à « Las Ínsulas extrañas «  interprétées par lui avec le quintette de ses collègues instrumentistes, me semblait être davantage du  Giacinto Scelsi que du Domenico Scarlatti, de même que « Las Ínsulas extrañas » me semblaient être issues de la plume d’un Steve Reich…

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    Bref l’œuvre de Manuel de Falla, son « Concerto pour clavecin« ,  que nous recevions en cette très sobre et très belle chapelle des Récollets, devenait à la fois extraordinaire, surprenante, et magique, magnifique !!!

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    Oui, l’intitulé choisi pour le programme de ce concert des Récollets, « Inspirations et filiations », était mieux que superbement, superlativement !, rempli et honoré.

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    Et Benjamin Alard, créateur à Grenade le  18 juin 2024, des 3 œuvres redonnées hier à Ciboure de José Maria Sanchez-Verdú, est un interprète mieux que superlatif des œuvres pour claviers – clavecin, orgue, clavicorde, etc. – qu’ils nous fait découvrir ou plutôt redécouvrir comme si nous les entendions et admirions pour la première fois…

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    Benjamin Alard est plus que probablement, avec un Pierre Hantai et un Francesco Corti, le meilleur claveciniste aujourd’hui au monde…

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    Immense merci à lui !

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    A Saint-Jean-de-Luz, ce vendredi 4 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Bach ardent expérimentateur des limites : l’enthousiasmant CD « Bach on the Edge » du jubilatoire Cristiano Gaudio au clavecin…

    C’est un Bach ardent expérimentateur des limites que sait nous faire découvrir et admirer le très enthousiasmant CD Arcana A 595 « Bach on the Edge – A sélection of harpsichord works » – enregistré à Montecastelli Pisano du 13 au 16 mai 2024  – d’un jubilatoire Cristiano Gaudio – né à Bassano del Grappa en 1995 – au clavecin…

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    À Cristiano Gaudio, et à propos de comparaisons entre Domenico Scarlatti (1685 – 1757) et Georg Friedrich Haendel (1685 – 1759) s’étant « affrontés » lors d’une célèbre joute à Rome au clavecin et à l’orgue,  j’avais consacré une bonne moitié de mon article du 11 novembre 2021 intitulé « Le tout récent merveilleux CD « Scarlatti – Händel » de Pierre Hantaï salué comme il le mérite… » en commentaire d’un article de Jean-Charles Hoffelé intitulé « LE SOIR ET LE JOUR » dans lequel cet excellent critique comparait les brillantissimes CDs Mirare MIR 560 « Händel – Scarlatti » de Pierre Hantaï, et L’Encelade ECL 2003 « Händel vs Scarlatti » de Cristiano Gaudio…

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    Le nom de Cristiano Gaudio apparaît aussi, cette fois en tant que claveciniste au sein de l’Ensemble La Centifolia, dans mon article du 25 février 2026 intitulé « Se ré-enchanter aux sublimissimes « Sonates du Rosaire » (1678) de Heinrich Ignaz Franz Biber (1644 – 1704) en un sidérant double CD Glossa de Leila Schayegh et La Centifolia…« … 

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    Son nom ne m’est donc pas inconnu, et même très favorablement connoté…

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    Or voici qu’hier 8 juillet, le blog Discophilia du bon Jean-Charles Hoffelé vient de consacrer un article intitulé « Parcours libre » à ce nouvel opus de Cristiano Gaudio « Bach on the Edge – A sélection of harpsichord works » qu’est ce CD Arcana A 595… Qui m’amène à me rendre chez mon disquaire préféré, où je constate qu’il dispose d’une étiquette « Le choix des disquaires« …

    Et rendu à mon domicile, je suis saisi dès ma toute première écoute par le jeu superlatif – de vivacité mieux qu’exultante autant que de la plus délicate subtile poésie… – de Cristiano Gaudio, dès la « Chromatic Fantasia and Fugue in D miner, BWV 903 » aux plages 1 et 2, et la « Sonata in D minor, BWV 964« , aux plages 3 à 6 ;

    un jeu qui me rappelle à la fois les jeux flamboyants de Francesco Corti – dont Cristiano Gaudio a été l’excellent élève – et de mon cher Pierre Hantaï, capables de faire dresser les morts hors de leurs cercueils…

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    Admirez-le en cette vidéo (de 6′ 37),

    et cette vidéo (de 4′ 06)…

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    Ce jeudi 9 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Servir et respirer Bach au piano (suite) : l’excellent exemple de Fabrizio Chiovetta (suite) cette fois en son superbe CD « Fabrizio Chiovetta – Bach – Keyboard Suites – BWV 809 – 825 – 831 » de 2015, ou la perspicacité de son choix de la liberté de son très pur, délicat et délicieux, jeu de piano…

    À la croisée des réflexions de mon article d’hier 11 mai « « L’Art de la Fugue « , ou l’art de respirer Bach : exprimer une vie intense et vibrante à l’approche de la rencontre avec Dieu… Ce que nous dit le beau récit inspiré, à son piano, de David Lively en son CD « L’Art de la Fugue » du Palais des Dégustateurs… » et de celles de la série récemment entamée des articles consacrés à mes écoutes des CDs Aparté AP395 « Brahms » – enregistré à Dobbiaco en décembre 2024 – et Aparté AP238 « Beethoven » – enregistré à Dobbiaco en janvier 2020 – de l’excellent pianiste, au jeu pur, Fabrizio Chiovetta, « L’exceptionnel talent de toucher de piano, pur, naturel et élégant, de Fabrizio Chiovetta : son bouleversant « Brahms – Klavierstücke Op. 116-119 ». Comment ai-je pu ignorer jusqu’ici cet art merveilleux du piano qui me va à ce point si fort droit au cœur en sa clarté et absolue pureté ? » et « Approfondir l’appréhension du merveilleusement délié jeu de piano de Fabrizio Chiovetta : son splendide très pur CD « Beethoven – Op. 109, 110, 111 – Fabrizio Chiovetta »…« , en date des 8 mai et 23 avril derniers,

    je désire, ce mardi 12 mai, faire l’éloge de son vraiment superbe CD Aparté AP126 « Fabrizio Chiovetta – Bach – Keyboard Suites – BWV 809 – 825 – 831 » – enregistré à Dobbiaco du 27 au 29 mars 2015   – , dont j’admire la très grande réussite de son choix de la liberté de son très pur jeu de piano (!) jusque dans le sacro-saint Jean-Sébastien Bach, et cela alors que, biberonné au Baroque, et très amateur de clavecin – ainsi à un Pierre Hantaï, à un Benjamin Alard, à un Francesco Corti, va ma prédilection… – , j’ai toujours quelque réticence à me tourner vers des interprétations de la musique pour claviers de Bach au piano…

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    Mais, et à l’abri des délires interprétatifs de certains – que j’exècre : je pense, par exemple, au tout fou Jean Rondeau au clavecin… – , j’aime tout particulièrement le jeu libre et pur, inspiré et parfaitement respiré, au piano ou au piano-forte, d’un Stephen Kovacevich, d’un Ronald Brautigam ou d’un Alexei Liubimov, ou encore d’un Ammiel Bushakevitz – une de mes assez récentes découvertes au CD… – , parmi ceux auxquels va ma prédilection de mélomane discophile – à l’inverse, je déteste l’usurpateur Glenn Gould – , nous proposant au CD des interprétations d’œuvres réussissant, en leur absolue spontanéité conquise (par leur inlassable patient, très exigeant et supérieurement probe – et c’est là un réquisitionné absolu ! – travail d’interprète), à nous faire comme accéder à l’improvisation même, sur le champ de sa création au départ en chantier, du compositeur lui-même, tel un Beethoven – spécialement en ses ultimes miraculeux chefs d’œuvre de la fin de sa vie… – , à son piano, et relevant peu à peu sur le papier ce qui vient de sourdre à l’instant tout neuf de son jeu ainsi improvisé et essayé, et qu’il choisit ainsi, en se donnant la peine de l’inscrire alors à l’encre sur une portée de papier, de retenir, et pour l’éternité, à destination de qui – et d’abord de lui-même qui le rejouera – s’attèlera, ensuite – et par la suite des temps à venir – ,  à le rejouer, partition sous les yeux, ou, mieux encore, apprise et désormais sue par lui aussi, l’interprète, par cœur – et par le cœur… – , se l’étant comme vitalement incorporé en ses doigts et en sa tête, et en son corps devenu hyper-sensible, exalté, possédé et transcendé par cette musique, dont il a accepté, lui l’interprète, de se faire l’hôte passager, à l’instant lumineux de son jeu, et ainsi l’hôte aussi de l’autre, le compositeur, qui vient ainsi à ce moment alors musicalement l’habiter…

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    Et à cette liste de pianistes auxquels va ma prédilection, j’ajoute désormais, et Aline Piboule – son piano, à elle aussi, admirablement respire ! – , et Fabrizio Chiovetta, que je viens donc de tout récemment découvrir, en leurs CDs, à leur pianos…

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    Et de fait, à l’écoute jouissive de cette délicate délicieuse interprétation par Fabrizio Chiovetta de la Suite anglaise n°4 en fa majeur BWV 809, la Partita n°1 en si bémol majeur BWV 825, et l’Ouverture à la française en si mineur BWV 831, je ressens le profond sentiment jubilatoire de liberté, tant du compositeur à son écritoire, que de l’interprète à son clavier : « Ce qui, dans ces œuvres, révèle les ressources de l’improvisateur – nous y voici… – , la fantaisie – voilà ! – de celui qui construit en jouant« , ainsi que le déclare lumineusement Fabrizio Chiovetta à la page 7 du livret du CD, en son entretien de février 2016, à Genève, avec l’excellent écouteur qu’est Sylvain Fort…

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    « J’y entends, comme interprète, la liberté stupéfiante – voilà ! – de cette musique. (…) Je suis fasciné par les chemins de traverse que Bach se ménage sans perdre la cohérence du discours. C’est de là que vient l’humanité – a-mécanique – de Bach. (…) L’adoption des formes reçues de la rhétorique musicale n’est que le prétexte à ces jeux infinis – jouissifs. (…) Il y a dans cette inspiration un esprit de pastiche, un humour sérieux que je trouve irrésistibles« …

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    Et pour cela, « la liberté de Bach appelle la liberté de l’interprète. La richesse inouïe de l’invention propre à Bach ouvre à l’interprète des dizaines de pistes de possibles, des alchimies illimitées. » Et « j’espère – poursuit Fabrizio Chiovetta – qu’on sent dans cette interprétation, dans ce disque, d’autres possibles – prêts à éclore, adjacents, latents. L’interprète idéal de Bach, selon moi, n’est pas celui qui sculpte une version définitive, mais celui qui fait percevoir à l’auditeur la présence secrète – sous-jacente – d’autres pistes : dans ce cas, on suit Bach à la trace, on voit se profiler des pistes, des hypothèses, qui sont abandonnées mais restent bien présentes à l’esprit« …

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    Bach improvisant jubilatoirement à l’envi dans le canevas suivi des formes reçues avec cette fantaisie-là assumées…

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    Ce mardi 12 mai 2026, Titus Curiosus  – Francis Lippa

  • Découvrir et s’émerveiller au nouveau CD « The Age of Extremes » de Francesco Corti et Il Pomo d’Oro : avec des acmés de tendresse sublimes…

    Me frappent, et même m’éblouissent, sous les doigts décidément magiques de l’immense Francesco Corti, en ce CD Arcana 4573 « The Age of Extremes« ,

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    tout spécialement, et surtout,

    la Sinfonia Fk 65 de Wilhelm-Friedmann Bach (Weimar, 22 novembre 1710 – Berlin, 1er juillet 1784) _ son Adagio est d’une tendresse sublime ! _,

    et l’Andante (extrait de la Sonatina Wq 103) de Carl-Philipp-Emanuel Bach (Weimar, 8 mars 1714 – Hambourg, 14 décembre 1788) _ second sommet (méditatif !) de tendresse stupéfiante de ce CD ! _ :

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    infiniment sensibles et touchantes ainsi touchées par le merveilleux Francesco Corti…

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    Mais je remarque aussi combien les deux Concertos pour clavecin en fa mineur et en si mineur de Georg Benda (Benátky nad Jizerou, 1722 – Bad Köstritz, 1795) qui encadrent le programme de ce CD, doivent au style des années berlinoises de Carl-Philipp-Emanuel Bach _ qui demeura en poste à la cour de Berlin de 1738 à 1768)…

    Et eux aussi sont admirables !!!

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    A la ré-écoute, de nouveau, de ce nouveau très très beau travail de Francesco Corti,

    je constate que c’est peut-être la formidable tendresse et phénoménale douceur de son interprétation de cette musique si vivement contrastée de l’Empfindsamkeit, qui culmine et bouleverse, fait fondre…

    Chapeau l’artiste !

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    Ce mardi 14 janvier 2014, Titus Curiosus – Francis Lippa