Étiquette : François Lazarevitch

  • Une délicieuse prestation, à nouveau, de l’excellent François Lazarevitch et ses Musiciens de Saint-Julien, dans le très réussi CD Alpha 1035 « Doux silence – Airs de cour et danses de la 2e moitié du XVIIe siècle » : un CD tout simplement enchanteur !..

    Avec Julie Roset, soprano, Lucile Richardot, mezzo-soprano _ magnifiques !! _, et ses Musiciens de Saint-Julien,

    le superbe François Lazarevitch _ à la flûte traversière, à la flûte à bec, aunsi qu’aux musettes… _ à nouveau nous enchante, en un répertoire merveilleusement raffiné, avec son très heureux CD Alpha 1035 _ enregistré en septembre 2022, en l’abbaye de Saint-Michel-en-Thiérache _, « Doux silence – Airs de cour et danses de la 2e moitié du XVIIe siècle » :

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    avec des airs de cour enchanteurs _ et pas forcément des plus courrus… _, d’Honoré d’Ambruis (1660 – 1702), Bertrand de Bacilly (1621 – 1690), Michel Lambert (1610 – 1696) _ « D’un feu secret Je me sens consumer » est ici interprété à la flûte _, Antoine Boesset (1587 – 1643) et Christophe Ballard (1641 -1715) ;

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    ainsi que de bien belles danses de _ l’admirable ! _ Joseph Chabanceau de La Barre (1633 – 1678), Jean-Baptiste Lully (1632 – 1687), Robert de Visée (1650 – 1725), Nicolas Le Bègue (1631 – 1702), Charles Couperin (1638 – 1679 _ le père de François II le Grand _), Mademoiselle de La Chataignerie (1612 – 1670), Anne Danican Philidor (1681 – 1728), Ennemond Gaultier (1575 – 1651), Gaultier de Marseille (1642 – 1696), François Couperin (1631 – vers 1708 _ oncle et parrain de François II le grand _)…

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    Un répertoire que j’ai appris à découvrir, fréquenter et aimer _ énormément ! _ quand j’étais conseiller artistique d’Hugo Reyne et La Simphonie du Marais,

    au long de la décennie 90 _ au cours de laquelle j’ai été récitant lors d’un concert en cette même magnifique abbaye de Saint-Michel-en-Thiérache ; puis conseiller lors de l’enregistrement en ce lieu magique, l’année suivante, du si beau CD « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine« , dont je suis l’auteur, pour 90 %, du livret…

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    Un répertoire de merveilleuse musique française à déguster beaucoup, beaucoup, plus souvent…

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    Et quelle superbe interprétation !

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    Un CD tout simplement enchanteur !!!

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    Ce jeudi 2 mai 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un beau CD « C.P.E. Bach Sonatas for flute and fortepiano » de François Lazarevitch et Justin Taylor

    Parmi les récentes marquantes nouveautés discographiques du label Alpha,

    un superbe CD consacré au plus brillant des fils de Johann-Sebastian Bach, Carl-Philipp-Emanuel Bach (Weimar, 8 mars 1714 – Hambouurg, 14 décembre 1788),

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    le CD Alpha 768 « C.P.E. Bach Sonatas for flute and fortepiano« , de François Lazarevitch et Justin Taylor,

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    comportant quatre Sonates en Trio, en Ré majeur, en si mineur, en ré mineur et en Do majeur, WQ. 83, 143, 145 et 149 ;

    accompagnées de la Sonate en la mineur pour flûte seule WQ. 132 ;

    et de la Fantaisie en fa bémol mineur pour pianoforte WQ. 67.

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    Ce mardi 12 avril 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un très original et marquant CD Purcell « Songs and Dances » par les excellents Musiciens de Saint-Julien du parfait François Lazarevitch

    J’aime énormément la musique de Henry Purcell (1659 – 1695),

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    et j’apprécie beaucoup, beaucoup,

    CD après CD _ chez Alpha, depuis l’origine _,

    le travail discographique et musical _ d’excellence _ de François Lazarevitch,

    à la tête de ses Musiciens de Saint-Julien.

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    Cette fois,

    et à nouveau

    _ à chaque fois, même ! _,

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    me voici surpris,

    et enchanté,

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    par ce que le talent de l’artiste

    réussit à tirer de ces chefs d’œuvre _ à nuls autres pareils _ de Purcell

    _ et quelle perte absolue, de fait, fut sa mort pour la musique en Angleterre, dans le siècle qui suivit…

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    Ici,

    en ce CD Purcell Songs and Dances,

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    soit le CD Alpha 419,

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    nous voici cette fois un peu pris à contrepied,

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    d’une part,

    du fait par la place que prennent dans la constitution même du programme,

    les airs chantés par le contreténor Tim Mead,

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    et d’autre part,

    par la primauté des sons aigus de la flûte

    _ tant la flûte à bec que la flûte traversière (auxquels il faut ajouter le son aigu lui aussi de la musette) _

    de François Lazarevitch,

    menant la danse de ses Musiciens de Saint-Julien,

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    quand nous nous attendons plutôt

    à la gravité berçante et plongeante des sonorités des hautbois et bassons,

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    c’est-à-dire surtout des graves

    _ même si existent incontestablement ici aussi des hautbois et des bassons _,

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    dans l’interprétation de la musique

    à la fois si profonde et si chantante _ et incomparablement dansée, avec une supérieure élégance : à la française ! _ de Purcell.

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    Purcell est un génie de la musique,

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    et François Lazarevitch n’est pas du tout mal non plus

    en grâce musicale !!!

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    A nouveau une réussite discographique et musicale

    qui fait date !

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    Ce samedi 6 octobre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa 

  • Un magnifique exemple de la quintessence de l’art musical français : le double CD Ramée des « Six Concerts à deux Flûtes Traversières sans Basses » de Michel Pignolet de Montéclair (vers 1710)

    Les flûtistes Marie-Céline Labbé et Marion Treupel-Franck présentent en un double CD Ramée Ram 1102 une réalisation enthousiasmante de finesse, profondeur, poésie, de « Six Concerts à deux Flûtes Traversières sans Basses« , de Michel Pignolet de Montéclair : « de l’Académie Royale de Musique. Ces Concerts dont les Pièces sont les unes dans le goût François et les autres dans le goût Italien, ne conviènent pas moins aux Violons, Violes et autres Instrumens, qu’aux Flûtes Traversières« , prévenait celui qui les publiait ainsi, entre 1721 et 1724 : le neveu même du compositeur, l’éditeur de musique François Boivin…

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    « Cela ne nous livre malheureusement aucun indice sur la date de composition des quelques 64 pièces que comptent ces six concerts. Tout au plus, nous savons que Montéclair _ 1667-1737 _ avait utilisé le Rondeau du troisième concert dans ses Leçons de musique divisées en quatre classes parues en 1710« , nous prévient, page 23, la notice, rédigée par Germain Saint-Pierre.

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    Qui précise excellemment : « Les Concerts à deux flûtes traversières sans basses se situent dans une lignée inaugurée en 1709 avec les Suites de Pièces à deux flûtes traversières de Michel de La Barre, compositeur et premier grand flûtiste français.

    Particulièrement prisé des Français en cette première partie du XVIIIe siècle _ les dernières du long règne de Louis XIV, roi de 1643 à 1715 _, ce genre musical inspira de grands compositeurs _ en effet : tout ce répertoire est sublime ! _, tels Hotteterre, Philidor et Boismortier, auxquels nous devons un grand nombre de recueils consacrés à ce répertoire » _ d’une exquise, simple et profonde délicatesse.

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    « Les pièces sont pour la plupart des mouvements de danse et portent souvent des noms évocateurs, révélant le goût des Français pour la musique descriptive : Badinage, L’Italienne, Les Ramages, Le Papillon, Le Moucheron. Plusieurs sont empreintes de mélancolie : le Dialogue et La Françoise du quatrième concert, ainsi que la Plainte en Dialogue du second concert. D’autres sont au contraire d’une gaieté résolue : L’Angloise et La Rieuse du quatrième concert.

    Grâce à des échanges de voix très savants, Montéclair invite les flûtistes à faire preuve dans leur jeu d’une grande complicité _ telle celle d’une conversation (de musique) : dont tout l’art (suprêmement raffiné : cf ici les analyses de Marc Fumaroli) est de toujours donner le beau rôle à l’interlocuteur… _, éveillant un désir d’osmose, suscitant un élan de confidence , de tendresse, une émotion toute baroque _ mais à la française ! Il invite à se dépasser, à s’oublier pour rejoindre l’autre, se fondre en lui dans un monde intangible, pour regagner la terre ferme l’instant suivant grâce à une mélodie connue, une basse bien affirmée, qui donnent aussitôt de danser« …

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    Et le livrettiste d’excellemment commenter, au final de sa juste notice, page 24 :

    « Cet enregistrement vise à combler un _ très étonnant, pour de si belles musiques !!! _ vide malheureux dans la discographie actuelle _ en effet ! Peu d’enregistrements depuis ceux, merveilleux, de Frans Bruggen, Barthold Kuijken et Philippe Allain-Dupré : sinon ceux, maintenant (magnifiques !), de François Lazarévitch… _ et à susciter l’intérêt pour l’œuvre de Montéclair.« 

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    Pour conclure : « Partir à la découverte de ce compositeur, c’est tout d’abord s’émerveiller devant la beauté de cette musique subtile, s’attacher à elle pour finalement se l’approprier, de la même manière que, partant à la recherche de nos propres racines, nous éprouvons un jour cette satisfaction toute simple, malgré tout _ presque _ indicible _ ne jamais renoncer ! _, de retrouver l’être que nous sommes avec ses besoins _ ou désirs _ tellement légitimes d’aimer, de partager, de vouloir laisser quelques traces à la postérité.« 

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    Ce merveilleux double CD Ramée Ram 1102 : « Six Concerts à deux Flûtes Traversières sans Basses« , de Michel Pignolet de Montéclair,

    par la grâce subtile et profondément poétique de Marie-Céline Labbé et Marion Treupel-Franck, sur deux flûtes traversières (392 Hz) de Rudolf Tutz, à Innsbruck, d’après Jean-Hyacinthe Rottenburgh, à Brusselles, vers 1730,

    y réussit superbement pour le bonheur de notre écoute !

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    Très chaudement recommandé !

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    Titus Curiosus, ce 6 septembre 2011