Étiquette : Frédéric Chopin

  • Les miraculeux Chopin, à l’intimité murmurée si proche de nous, de l’idiomatique Szymon Nehring : un chant qui réconforte au plus profond et plus tendre de l’âme polonaise…

    C’est la lecture d’un article de Jean-Charles Hoffelé, « Dans les Tatras« , le 20 juin dernier – cf mon article de reconnaissance, après commande à mon disquaire préféré, puis réception, puis enchanteresse écoute ; cf mon article en date du 3 juillet suivant : « Un éblouissant idoinement idiosyncrasique CD Szymanowski par Szymon Nehring, au piano, et Marin Alsop dirigeant le Polish National Radio Symphony Orchestra, avec la Symphonie n°4 concertante Op. 60 et un choix de 10 Mazurkas de l’Op. 50 : une révélation magique !« … – , consacré au merveilleux CD Rubicon RCD 1215 « Szymanowski – Symphony N°.4 – Mazurkas » de Szymon Nehring, Marin Alsop et le Polish National Radio Symphony Orchestra – tout l’œuvre de Szymanowski me passionne ! et je suis à l’affut du moindre CD de ses interprétations… – ,

    qui m’a fait découvrir le nom, jusqu’alors inconnu de moi, du jeune pianiste polonais Szymon Nehring – né à Cracovie le 29 septembre 1995 – , et désirer connaître – éclairé à nouveau par l’article de Jean-Charles Hoffelé, « Né pour Chopin ?« , en date du 23 janvier 2025, et consacré à son CD NIFCCD 223 « Chopin – Szymon Nehring – Nocturnes… » – enregistré pour l’Institut National Frédéric Chopin à Varsovie au mois d’avril 2024 – , dont tout spécialement les 4 Mazurkas Op. 68 sont sublimes ! – ce pianiste ainsi annoncé comme prodige tout particulièrement dans Chopin…

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    Et il se trouve, de plus, que vient tout juste de paraître aussi un nouveau CD NIFCCD 224″Chopin – Szymon Nehring – Études… » de l’Institut Chopin de Varsovie – enregistré pour moitié, en même temps que le précédent, en avril 2024, et l’autre moitié en mai 2025 – , que je me suis évidemment immédiatement procuré, et auquel Jean-Charles Hoffelé vient de consacrer, juste le 26 juillet dernier, un nouvel article, intitulé « Retour à Chopin »

    – cliquer bien sûr sur ces divers liens pour accéder à la lecture de ces divers articles… 

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    Dans le récital habilement composé du CD NIFCCD 223, tâcher d’écouter en priorité les sublimes 4 Mazurkas Op. 68, aux plages 5 à 8 du CD ; et dans le récital complémentaire du CD NIFFCCD 224, la merveilleuse Étude Op° 10 n°3, à la plage 3 du CD – pour lesquelles je n’ai hélas pas réussi à découvrir de podcasts ou vidéos à partager ici… Et à défaut, et à titre purement documentaire, jeter une oreille à ce podcast bien imparfait des Mazurkas Op. 50 n° 1 à 4 de Karol Szymanowski par Szymon Nehring, enregistrées en un concert en Pologne en 2018 : la si singulière Mazurka étant probablement la pierre de touche à laquelle jauger en priorité le jeu d’un pianiste dans Chopin ou Szymanowski…

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    Voilà.

    Ces deux récitals Chopin de Szymon Nehring pour l’Institut National Frédéric Chopin de Varsovie, sont un régal de précision et justesse du rendu des diverses œuvres choisies, en leur idiosyncrasie, beaucoup d’entre elles, assez peu interprétées par la plupart des pianistes, étant assez peu connues des mélomanes : Szymon Nehring sait ainsi leur rendre une bien belle justice…

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    Szymon Nehring, ou un pianiste ultra-sensible…

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    Ce jeudi 30 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le charme plein d’esprit du « Polish Nostalgia » de Cyprien Katsaris : le charme délicieux revenu de tout un monde revisité, comme un parfum perdu et retrouvé soudain, par ce piano délicat et divinement léger, et ces doigts virevoltants et sans affèterie, jubilatoires…

    C’est tout un monde délicieusement revisité que nos offre le charme plein d’esprit et de fraîcheur du « Polish Nostalgia » de Cyprien Katsaris (Marseille, 5 mai 1951),

    le CD NIFCCD 165 du label de l’Institut National Frédéric Chopin de Varsovie…

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    Écoutez ceci (3′ 46) pour y glisser déjà un premier coup d’œil…

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    Et regardez le très juste aperçu de Jean-Charles Hoffelé en son article « Varsovie perdue » du 20 juillet dernier… :

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    VARSOVIE PERDUE

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    Ceux qui seront passés devant l’Eglise évangélique Saint Marcel en avril 2025 auront peut-être saisi quelques bribes d’une musique peu habituée à y résonner. Cyprien Katsaris promenait son piano – plein de charme – dans une Varsovie perdue, entre danses de salon, revues de music-hall, et chansons de charme, tout un monde de divertissement qui rapproche soudain Varsovie du Paris des Années folles, une pointe de nostalgie en plus, et quelques épices sud-américaines aussi.

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    Acmé de cet âge d’or, l’entre-deux-guerres où Jerzy Petersburski et sa bande faisaient résonner leurs tangos élégants – oui – , dont les échos se retrouveront une fois le cataclysme passé chez Władysław Szpilman (le pianiste du film Le Pianiste) pour quelques songs dont il régalait les auditeurs d’une Radio de Varsovie convalescente.

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    Ce que raconte ce disque est, même sous l’étau, soviétique, la persistance d’une âme polonaise au travers des musiques de divertissement – voilà – , les seules tolérées par le régime, que les compositeurs subvertissent par des tonalités mineures où s’infiltre le zaal, souligné par tant d’art – oui, oui – par Cyprien Katsaris, faisant renaître un répertoire oublié – et totalement inconnu de nous…

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    Il élargit d’ailleurs la focale à sa propre nostalgie polonaise, invitant Frédéric Chopin (mais réécrit par Karol A. Penson), la Valse de Wanda Landowska, la Valse de Caton de Ludomir Różycki, des « brefs » de Lutosławski ou Kilar, manière de revenir au cinéma, l’autre espace de liberté relative, et clôt le disque avec ses propres nostalgies : une Mazurka, délicieuse et un Appassionato et Polonaise, pur charme – c’est là l’impression dominante, et qui nous séduit complètement – dont le brio ne craint pas d’être capiteux – mais oui, comme un parfum d’enfance perdu qui soudain revient nous subjuguer…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Polish Nostalgia

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    Œuvres de Frédéric Chopin (1810–1849), Władysław Daniłowski (1902–2000), Alfred Gradstein (1904–1954), Albert Harris (1911–1974), Henryk Jabłoński (1915–1989), Zygmunt Karasiński (1898–1973), Lucjan Marian Kaszycki (1932–2021), Wojciech Kilar (1932–2013), Karol Kurpiński (1785–1857), Wanda Landowska (1879–1959), Witold Lutosławski (1913–1994), Stanisław Niewiadomski (1857–1936), Jerzy Petersburski (1895–1979), Adolf Rozner (1910–1976), Ludomir Różycki (1883–1953), Leon Rzewuski (1902–1964), Tadeusz Sygietyński (1896–1955), Władysław Szpilman (1911–2000), Henryk Wars (1902–1977), et Cyprien Katsaris (né en 1951)

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    Cyprien Katsaris, piano

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    Un livre-disque, assorti d’un livret de 232 pages, du label de l’Institut Chopin de Varsovie NIFCCD 165
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    Photo à la une : le pianiste Cyprien Katsaris – Photo : © Ohad Barel

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    Le charme est absolument délicieux !

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    Assez étrangement, je n’avais pas jusqu’ici consacré d’articles aux interprétations pourtant magnifiques de Chopin de Cyprien Katsaris,

    mais seulement deux articles, les 13 et 25 février 2020, à son coffret de 6 CDs pour Piano 21 « A chronological Odyssey Beethoven » : « Suivre le piano de Beethoven en sa continuité de composition : l’expérience de l’interprétation _ en 6 CDs _ de Cyprien Katsaris » et « L’art d’interpréter des transcriptions d’oeuvres de Beethoven, de Cyprien Katsaris : l’exemple des transcriptions pour piano seul des Sonates pour piano et violon « Le Printemps » et « A Kreutzer »« ,

    dans lequel j’avais toutefois admirativement employé l’expression des « doigts virevoltants – et sans affèteries – de Cyprien Katsaris » : des qualités qui apparentent, à la sensibilité de mon oreille et de mon goût, son jeu, tout de naturel et d’évidence allègre et jubilatoire, à celui de certains de mes pianistes préférés dans Beethoven : Stephen Kovacevitch, Ronald Brautigam, Aleksei Liubimov, Grigory Sokolov, etc…

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    Et pour Chopin, comment pourrais-je oublier – cf par exemple mon éperdu d’admiration article in memoriam « Pour les 10 ans du décès de la pianiste Tatiana Shebanova (1953 – 2011), ré-édition de ses sublimes 14 CDs Chopin ! » en date du 6 septembre 2021… – la miraculeuse Tatiana Shebatova ?..

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    Mais pour l’heure,

    vive le jubilatoire « Polish Nostalgia » de Cyprien Katsaris : il nous enchante

    tout spécialement en ces heures si tragiques de l’incendie de Saumos – Le Porge – Lège-Cap Ferret, qui nous affecte de si près…

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    Ce jeudi 23 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La sensualité débordante jusqu’au mysticisme, mais ici retenue et contenue, d’Alexandre Scriabine, somptueusement servie par le superbe Evgeny Subdin en son prenant et envoûtant, et maîtrisé, CD « Scriabin – Vers la flamme » ; ou la quadrature du cercle affrontée et surmontée…

    Le somptueux CD-SACD Bis  2538 – enregistré à Brème en février 2020 et à Västeras en juin 2021 et juin 2024 – « Scriabin – Vers la flamme« ,

    incarné sous les doigts à la fois hyper-sensuels et, aussi, mesurés, d’Evgeny Subdin – Saint-Petersbourg, 19 avril 1980 – ,

    accomplit la très marquante performance musicale d’incarner au plus près l’attraction et le trouble sensuel jusqu’au vertige, où il va se brûler – vers la flamme… – , et cela jusqu’au mysticisme presque fou, de l’écriture musicale d’Alexandre Scriabine (Moscou, 6 janvier 1872 – Moscou, 27 avril 1975), en un programme idéalement choisi et interprété…

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    Selon une trajectoire musicale de composition – de Scriabine, dont je suis assez peu familier… – prenant peu à peu ses distances d’avec le maître d’inspiration de départ – lointain seulement dans le temps et l’espace… – Frédéric Chopin (Zelazowa, 1er mars 1810 – Paris, 17 octobre 1849)…

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    Et en une merveilleuse magique interprétation d’Evgeny Subdin, constamment mesuré, retenu, contenu, jamais hyperbolique :

    défiant et surmontant magnifiquement la quadrature du cercle – scriabinien – osée affrontée

    – admirez ici cette vidéo de 5′ 29 de « Vers la flamme« , Op. 72, enregistrée par Evgeny Sudbin à Fishtail, dans le Montana, le 7 juillet 2017…

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    Ce mercredi 14 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’intense, profond, et délicat à la fois, CD « The Last Breath – Frédéric Chopin » d’Alessandro Deljavan : un bienvenu cadeau d’intimité tragique..

    C’est un très bienvenu cadeau Chopin que constitue le très prenant, intense, profond et délicat à la fois CD Challenge Classics CC720007 – enregistré à Bassano, le 8 novembre 2024 – « The Last Breath – Frédéric Chopin » d’Alessandro Deljavan – né à Giulianova le 1er février 1987 ; et dont l’œuvre discographique m’avait jusqu’ici échappé… – , qui nous impressionne,

    et comporte la « Barcarolle » Op. 60, les 4 « Scherzos » Op. 20, Op. 31, Op. 39 et Op. 54, et les « Nocturnes » Op. 61 n°1 et n°2 .

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    Sur ce CD, lire le significatif article de Jean-Charles Hoffelé le 5 mai dernier, assez justement intitulé « Chopin révélateur » :

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    CHOPIN RÉVÉLATEUR

    Le dessin ample, les couleurs assombries – voilà – d’une Barcarolle quasi funèbre donnent le ton du disque : épique jusqu’à une certaine férocité qui convient bien à l’univers tourmenté des Scherzos, Alessandro Dejavan fouillant le clavier, éclairant dans de savants rubatos les polyphonies les plus enchevêtrées, et jouant en vrai romantique. Cela pourra surprendre, cet art de dire, de phraser jusque dans les passages méditatifs qu’un raptus soudain vient briser.

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    Je pense à Samson François qui lui aussi les faisait si amers – tragiques – , dans un piano d’encre, osant être singulier toujours. À son égal, Alessandro Deljavan a les moyens de sa politique, et l’art de faire sa grande technique invisible, comme à chaque fois qu’il aborde Chopin – ce que j’avais donc pour ma part ignoré jusqu’ici : honte à moi ! – : ses Études, ses Valses, ses Mazurkas l’avaient assez prouvé, mais il gagne ici une hauteur de vue, une intensité expressive – voilà ! C’est bien le premier qualificatif qui m’est venu à l’esprit ! – , preuve que Chopin lui aura ouvert les portes de cette maturité artistique qui saisit à l’écoute des deux Nocturnes, Op. 62, comme en écho à la section centrale du Premier Scherzo, fuligineux, fantasques, rêves éveillés dont les étranges beautés prennent sous ses doigts des élans baudelairiens.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Frédéric Chopin (1810-1849)

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    Barcarolle en fa dièse majeur, Op. 60
    Scherzo No. 1 en si mineur,
    Op. 20

    Scherzo No. 2 en si bémol mineur, Op. 31
    Scherzo No. 3 en ut dièse mineur, Op. 39
    Scherzo No. 4 en mi majeur, Op. 54
    2 Nocturnes, Op. 62

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    Alessandro Deljavan, piano

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    Un album du label Challenge Classics CC720007
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    Photo à la une : le pianiste Alessandro Deljavan –
    Photo : © Jean-Baptiste Millot, pour Artalinna

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    Un Chopin intense et profondément méditatif, justissime…

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    Un CD chopinien à la fois grand et intimissime,

    qui marque intensément,

    et fait date dans la discographie !

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    Un interprète d’exception, et que nous n’oublierons pas.

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    Ce mardi 13 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa