Étiquette : « galerie « Arrêt sur l’Image »

  • Une pensée pour le départ de Jean-Marie Amat

    Le prestigieux et très aimable et accessible créateur du Saint-James _ Cours de l’Intendance, à Bordeaux, puis à Bouliac _, le chef Jean-Marie Amat, vient de nous quitter, ce lundi 5 mars, après une terrible maladie.

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    Ayant tout récemment rencontré _ c’était le 7 février dernier, il y a tout juste un mois, à la galerie Arrêt sur l’Image (de Nathalie Lamire-Fabre), pour une petite séquence filmée (de 2′) qui fut amplement diffusée sur FR3 _ son actuel successeur au Saint-James de Bouliac, le très talentueux _ et fort sympathique ! _ Nicolas Magie,

    je m’étais enquis auprès de ce dernier de ce que devenait Jean-Marie Amat ;

    et Nicolas Magie m’avait informé de l’état de santé de celui-ci… J’en étais navré.

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    Et j’avais raconté à Nicolas Magie mon extraordinaire souvenir d’avoir dîné avec Jean-Marie Amat et ses assistants, dans la cuisine même où était préparé, au CAPC de Bordeaux, un somptueux repas de gala, le jeudi 12 novembre 1992, pour l’anniversaire des 400 ans de la mort de Montaigne _ le plus prestigieux titulaire, à jamais, de la mairie de Bordeaux ; et décédé dans la tour de son château de Montaigne le 13 septembre 1592… _ ;

    un repas de 20 (ou plutôt 30) convives _ je ne me souviens pas s’il y avait deux ou trois tables de dix convives chacune : trois, me semble-t-il _, autour de Jacques Chaban-Delmas (et des personnes de la Mairie) et de Jacques Valade (et des personnes du Conseil Régional d’Aquitaine, afin de célébrer _ en musique ad hoc aussi _ le plus illustre des maires de Bordeaux.

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    Quant à moi, pour ce concert privé, j’avais fait des recherches sur la totalité des références à la musique et aux musiciens présentes dans les Essais de Montaigne : pour n’en découvrir que fort peu _ à l’exception d’usages métaphoriques de ce mot de « musique«  et son champ lexical ! _ ;

    à part l’anecdote bien connue de la coutume instituée par le père de Montaigne de faire réveiller son fils aîné par le son harmonieux de la flûte…

    Mais Montaigne ne cite jamais un seul nom de compositeur, ni de musicien-interprète.

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    En France, le premier écrivain à le faire, sera, un demi-siècle plus tard, La Fontaine _ profondément mélomane, ainsi qu’auteur de chansons, et surtout du livret de l’opéra (de Collasse) L’Astrée, créé le 28 novembre 1691, à l’Académie royale de Musique, à Paris _ ; cf mon texte de présentation dans le livret du CD (paru en 1995) Un Portrait musical de Jean de La Fontaine (CD EMI-Virgin 7243 5 45229 2 5) _ pour lequel j’avais mené, une année durant, des recherches approfondies, couronnées d’extraordinaires découvertes concernant le « petit opéra«  « Les Amours d’Acis et Galatée« , de Marc-Antoine Charpentier, donné en privé à Paris, chez Monsieur de Rians, en 1678, sur un livret de Jean de La Fontaine, supposé jusqu’alors inachevé, et surtout jamais mis en musique !..  

     

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    A cette époque de Montaigne, en France, en effet,

    ni les musiciens-interprètes, ni les musiciens-compositeurs, n’étaient quasiment jamais cités dans les compte-rendus des cérémonies officielles :

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    ainsi ceux qui accompagnèrent la cérémonie de mariage de Louis XIII et Anne d’Autriche à la cathédrale saint-André de Bordeaux, le 28 novembre 1615, demeurent-ils anonymes pour nous…

    On ne peut re-trouver trace de leur présence qu’en recoupant avec beaucoup de patience les documents qui demeurent les plus divers…

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    Conseiller artistique de la Simphonie du Marais (et son chef, Hugo Reyne),

    je filmais, donc, au camescope les 4 musiciens _ dont Hugo Reyne et Pierre Hamon _ qui accompagnaient, au rez-de-chaussée, dans l’immense salle du CAPC, avec de la musique du temps de Montaigne, ce très brillant repas, servi, lui, sur trois très grandes tables rondes, dans une des galeries de l’étage…

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    Ensuite, j’ai dîné à plusieurs reprises au Bistroy du Saint-James, à Bouliac…

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    Je me souviens donc avec pas mal d’émotion de Jean-Marie Amat.

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    Ce mardi 6 mars 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Par ce lien à cet article-ci : Gastronomie : disparition à Bordeaux du chef Jean-Marie Amat

    on peut écouter l’hommage ému de Nicolas Magie à Jean-Marie Amat.

  • La très touchante magie poétique des expos « A boire et à manger » et « A table ! » à la galerie Arrêt sur l’Image de Nathalie Lamire-Fabre à Bordeaux

    Le jeudi 11 janvier 2018 dernier,

    eut lieu à la passionnante galerie Arrêt sur l’Image, que dirige, 45 Cours du Médoc, à Bordeaux, Nathalie Lamire-Fabre,

    le vernissage de la double _ très poétique _ exposition suivante, qui se tiendra du 11 janvier au 24 février 2018 :

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    A BOIRE ET A MANGER

    &

    A TABLE !

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    Photographies de Bernard Plossu

    &

    Photographies trouvées _ mais oui ; et rassemblées par cette phénoménale collectionneuse qu’est, à Liège, Véronique Marit _ de la collection Véronique Marit

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    Depuis plus de quarante ans,

    Bernard Plossu parcourt le monde, son 50mm _ quasi en permanence _ en bandoulière,

    et partage ses images _ infiniment _ poétiques dans des dizaines _ le chiffre est encore faible _ de livres _ plus _fascinants _ les uns que les autres ; et de formats et épaisseurs très divers ; et quelques uns en couleur (Couleur Fresson)…

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    Cette fois-ci,

    avec cette exposition A boire et à manger,

    il dévoile un aspect plus inattendu de sa personnalité, mais qui est aussi un des grands plaisirs du voyage, celui de la découverte d’une autre culture _ c’est en effet surtout cela qui l’intéresse, et à l’infini ; davantage que la gourmandise culinaire proprement dite : Bernard est en effet un sobre, plutôt frugal _ à travers sa cuisine.

    Son amie de toujours Claude Deloffre, auteur de  livres de cuisine et de voyages, l’accompagne dans ce livre de partages _ voilà ! _ qu’elle  parsème de recettes inattendues.

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    A table ! dévoile une nouvelle sélection de photographies de l’impressionnante _ en effet ! _ collection privée _ à Liège _ de Véronique Marit.

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    « C’est tout le _ XXéme _ siècle qui défile _ en effet _ d’image en image _ magnifiquement repérées et choisies par ce regard affuté et superbement exigeant (et lui-même ultra-gourmand !!! ) de la collectionneuse _, de mutation en mutation, la vie change de fond en comble, mais ce qui reste immuable _ voilà qui demanderait probablement un peu plus de circonspection, aujourd’hui ; et c’est bien là-dessus que, justement, Nicolas Magie s’interroge… _, c’est l’appétit » _ des Français, quand ils sont vraiment à table _,

     écrit Paul Fournel, en un extrait de l’Avant-propos au livre.

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    Les photographies tirées de deux ouvrages – A BOIRE ET A MANGER – A TABLE ! – s’inscrivant dans la _ passionnante ! _ collection LES CARNETS,

    une collection – mise au point _ c’est à noter ! _ avec Bernard Plossu lui-même – qui se propose de revisiter _ avec la plus grande attention _ les archives d’un photographe ou d’un collectionneur

    et d’en extraire des séries thématiques : voilà ! _ aux EDITIONS YELLOW NOW _ dirigées, à Liège, par l’excellent Guy Jungblut.

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    Et hier, jeudi 8 février,

    le chef _ du fameux Saint-James, à Bouliac _ Nicolas Magie,

    et moi-même, philosophe (et ami de Bernard Plossu), Francis Lippa,

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    avons été conviés par l’hôtesse magnifique de ce lieu d’art si vivant _ et très ouvert _ à Bordeaux, Nathalie Lamire-Fabre,

    à venir présenter ces deux très belles expositions de photographies

    à la caméra de FR3 Aquitaine,

    en répondant aux très pertinentes questions de Candice Olivari.

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    En voici donc, ici, le résultat filmé

    tel qu’il a été monté et présenté ce vendredi à 13 heures par FR3 Aquitaine

    en cette un peu évocatrice séquence de presque deux minutes

    _ qui demeure, après montage, du très long moment passé à nous filmer en train de regarder vraiment les photos, et dire quelques mots de nos impressions, sur le champ.

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    Notre visite attentive _ avec la loupe quand besoin était _ de ces deux expositions _ de photos parfois de très petit format : en particulier pour les photos anciennes réunies par Véronique Marit ! _ a  été _ vraiment _ passionnante,

    le regard expert, infiniment sensible et extrêmement précis _ et merveilleusement sympathique, je dois y insister… _ de Nicolas Magie étant particulièrement bienvenu,

    en soulignant la dimension conviviale (et souriante, ravie, heuresse) de tout repas _ y compris ceux pris au restaurant ! face aux plaisirs attendus, par les convives rassemblés autour de la nappe, de la gourmandise à venir…

    La nappe blanche : une zone ultra-sensible et envoutante de convivialité festive…

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    Cela s’avérant aussi _ et même alors sans nappe blanche réunissante ! _

    dans les photos prises bien loin de la France, ou de son cher bassin méditerranéen, par Bernard Plossu,

    jusque dans le sauvage grand Ouest américain

    _ la thématique n’étant plus alors celle d’« A table !« ,

    mais, un peu plus largement, et en une dynamique tout aussi électrisante d’appétits, « A boire et à manger« .

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    La curiosité amène le spectateur de l’exposition,

    mis en situation de dialogue serein avec l’image,

    à s’interroger un peu plus avant _ que ce qu’offre la seule surface immédiatement apparente de cette image _,

    d’abord sur le moment et sur le lieu où fut prise la photo ;

    mais aussi, et par un rappel improvisé _ là immédiatement, à la seconde et sur le champ _ de sa propre expérience, à creuser, pour comparaison, un peu plus loin, sa propre imageance…

    _ j’emprunte ce concept d’imageance à mon amie (LA philosophe de l’image !) Marie-José Mondzain ;

    cf la vidéo de mon entretien avec elle le 7 novembre ternier au Théâtre du Port-de-la Lune.

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    Bernard Plossu, quant à lui, répugne,

    et cela, tant sur la page du livre que sur la cimaise du lieu d’exposition,

    à légender ses photos

    _ il faudra donc, tant au lecteur qu’au spectateur de l’expo, se reporter aux notes de fin du livre et au catalogue de l’exposition, quand ce dernier existe, pour satisfaire sa curiosité spatio-temporelle quant à l’origine circonstancielle (anecdotique ?) de la prise de la photo _,

    de façon à amener le regard ici et maintenant du spectateur

    à se concentrer exclusivement sur ce que vient lui offrir, hic et nunc,

    par ce seul face à face _ exclusif de tout ce qui pourrait en détourner matériellement _ avec l’image présentée :

    la photo,

    en sa singularité spatiale mais aussi temporelle, poétique, tout spécialement

    _ en la quotidienneté même, voire surtout ! de la situation ainsi saisie par le regard et le geste du photographe, en sa plénitude et richesse profuse de significations,

    et non en quelque événement tant soit peu exceptionnel, extraordinaire, ou seulement pittoresque… :

    là réside la différence que j’ai soulignée en mon commentaire bricolé audible au film, entre l’idiosyncrasie de Bernard Plossu, et le classique et presque trop connu « instant décisif«  d’Henri Cartier Bresson… _,

    et à trouver en lui-même (c’est-à-dire en sa propre imageance _ suscitée et mise en mouvement par l’émotion _ de regardeur)

    avec quoi faire dialoguer celle-ci,

    de manière on ne peut plus ouverte _ amusée, ludique, joyeuse : en un minimum d’empathie et sympathie… _,

    au lieu de se disperser et engluer _ et se perdre _ dans la lecture _ pré-mâchée, et stéréotypée _ des cartouches,

    et se raccrocher trop facilement et paresseusement à quelque cliché concernant le lieu ou le moment

    ainsi trop vite _ par pur réflexe courant les rues _ identifiés…

    …

    L’imageance sollicitée et gentiment provoquée, par l’éblouissement attendri ou amusé de l’image

    devant elle-même, et à son tour, poétiquement vagabonder et danser, flotter, se déplacer par ses propres ressources :

    au singulier de sa singularité ….

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    Bref, il s’agit pour le photographe

    donnant à regarder ainsi ses photos

    d’engager

    qui croise ses images

    à un dialogue ludique et poétique d’émotions et d’imageances,

    entre sa propre imageance de photographe à l’instant de la saisie de cette vue-ci,

    et l’imageance ouverte _ elle-même, à son tour, ludique et poétique _, du regardeur, ici et maintenant.

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    Soit un échange généreux d’instants d’éternité

    empruntés à ce que vient offrir la trame même du temps

    de nos vies respectives.

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    Ce vendredi 9 février 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Pour prolonger l’aperçu sur l’œuvre _ immense _ du grand Bernard Plossu,

    se reporter encore à mes précédents articles de fond _ et avec images _ sur ce blog,

    celui du 27 janvier 2010 : L’énigme de la renversante douceur Plossu : les expos (au FRAC de Marseille et à la NonMaison d’Aix-en-Provence) & le livre « Plossu Cinéma » » 

    et celui du 16 février 2014 : « la justesse ludique d’un photographe « à l’air libre » : Bernard Plossu en deux entretiens, « L’Abstraction invisible », avec Christophe Berthoud ; et la conversation avec Francis Lippa, dans les salons Albert-Mollat, le 31 janvier 2014

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    ainsi qu’au podcast de mon très riche et détaillé entretien du 31 janvier 2014 avec Bernard Plossu dans les salons Albert-Mollat,

    à l’occasion de la présentation de son très éclairant _ sur tout son parcours de photographe depuis sa jeunesse _ livre d’entretiens avec Christophe Berthoud, L’Abstraction invisible.

  • Bernard Plossu de passage à Bordeaux : la photo en fête ! pour un amoureux de l’intime vrai…

    Pour résumer ma « perception » du passage à Bordeaux de l’ami Bernard Plossu _ très « objectivement » le « principal«  photographe français contemporain vivant depuis la disparition de Henri Cartier-Bresson ; la modestie « vraie » de Bernard dût-elle en souffrir… _,

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    je me bornerai à simplement re-produire le message que je viens d’adresser à notre amie Michèle Cohen, la directrice de la galerie La NonMaison à Aix-en-Provence…

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    Le voici tel quel :

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    De :   Titus Curiosus

    Objet : Hier soir Bernard à la Bibliothèque municipale de Bordeaux
    Date : 13 février 2010 09:25:53 HNEC
    À :   Michèle Cohen

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    Finalement,
    pour préciser ce que serait ma (modeste !) « participation » (de faire-valoir…) à la manifestation « Bernard Plossu » à la Bibliothèque municipale de Bordeaux
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    _ « M’apprêtant à gagner l’auditorium de la Bibliothèque Municipale (de Bordeaux) où va intervenir Bernard : il m’a dit qu’il aurait peut-être besoin que je « dialogue » avec lui : nous verrons bien« ,
    avais-je indiqué à Michèle lors de mon message précédent, la veille, peu avant 18 heures _,
    …
    finalement,  ce fut une (toute simple) conversation (improvisée, comme j’aime ! _ « conversation » : voilà ! un processus « vrai«  trop rare ! _) avec Bernard, après la projection du magnifique _ film (de 20 minutes environ) _ « Marseille en autobus« ,
    et suite à un premier commentaire
    _ génial ! _ de Bernard à partir de son « photographier » montré, tel que, et commenté par lui en ce film si beau et passionnant
    (sur la « poïétique » de Bernard : à l’œuvre : photographiant !!!)
    de Hedi Tahar…
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    Déjà, quel plaisir de voir ce film ; après le _ film _ « Sur la voie » (de Hedi Tahar aussi) que j’ai pu voir et regarder au FRAC à Marseille

    _ cf mon article du 27 janvier dernier sur les deux expos (au FRAC de Marseille et à La NonMaison d’Aix-en-Provence) ainsi que sur le (superbissime !) livre « Plossu Cinéma » : « L’énigme de la renversante douceur Plossu : les expos (au FRAC de Marseille et à la NonMaison d’Aix-en-Provence) & le livre “Plossu Cinéma”« …
    …
    Le facile de l’ »entretien » avec Bernard, est qu’il suffit de l’écouter bien et de le faire « rebondir«  sur une expression, un concept de son « Nonart » _ ou « Nonstyle Plossu » : il a repris cette expression que je proposais.
    …
    J’ai avec Bernard la même connivence (joyeuse, jubilatoire : parce que gourmande et comblée : avec ces joyeux-là ! autant que sérieusement « vrais » !..) qu’avec Yves Michaud _ cf le podcast de mon entretien avec Yves Michaud dans les salons Albert-Mollat le 13 octobre dernier, à propos de son si lucide « Qu’est-ce que le mérite ?« , aux Éditions Bourin _,

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    ou Marie-José Mondzain…

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    Ecouter et faire rebondir : la vraie conversation ! Avec probité (vérité) et liberté…

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    D’où la joie : et elle rayonne…

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    Au fond, nous croisons dans la vie assez peu de vrais joyeux ; hormis quelques philosophes et artistes un peu plus « vrais » !!!! que tant d’autres, de l’espèce proliférante, elle, des « faiseurs » et des carriéristes,
    qui font, eux _ pas besoin d’en citer ! _, les têtes d’affiche des medias _ plus on est dé-culturé, plus on les croit…
    …
    Bernard, Yves, Marie-José
    _ Baldine Saint-Girons aussi : lumineuse ; elle m’avait immédiatement très fortement impressionné lors de sa conférence bordelaise (à l’annexe de La Machine à lire) à propos de son si juste « L’Acte esthétique » : quelle présence ! quelle générosité !.. _,

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    ce sont des joyeux (généreux)
    _ et moi aussi : si je puis le dire entre nous (!), Michèle, et sans trop de fausse modestie, j’espère ;

    même s’il m’a fallu du temps _ = prendre de l’âge _ pour oser « faire« , agir, ainsi, moi aussi _ si j’ose m’exprimer de la sorte : sans forfanterie…
    Avant, j’avais l’impression d’être tout petit-petit (à côté de « grands« ) ; et puis j’ai appris, peu à peu _ en rencontrant des philosophes à notre Société de Philosophie de Bordeaux _, à démythifier tout ça _ les fausses « grandeurs«  ! pas les « vraies« , bien sûr : celles qui, en plus, sont modestes !.. Et cela va de pair (en compagnie de l’humour) !!!
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    Je sais que tu comprends toi aussi ce langage…

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    J’en ai touché deux mots à Mélanie Gribinsky avant-hier soir au vernissage de _ l’exposition _ « Hirondelles andalouses » à la galerie « Arrêt sur l’image » de Nathalie Lamire-Fabre (excellente ! elle aussi !) ;

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    et Mélanie me disait qu’elle avait fait ta connaissance à Marseille, il y a un bon moment, par Patrick Sainton :

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    sainton_p105_der-11-droite.jpg

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    Patrick Sainton 2000 © courtesy La NonMaison Aix-en-Provence

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    j’ai pu montrer à Mélanie la photo de Patrick dans le _ livre _ « Plossu Cinéma » que j’avais amené ;

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    je voulais que Bernard m’y griffonne un mot…  _ au passage : cette petite merveille de 192 pages est désormais disponible en librairie !.. Un très grand livre !!! Sans doute la meilleure clé à ce jour de l’Art (ou plutôt « Nonart« ) de Plossu…

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    Bref, il nous faut aussi un peu de temps _ et de vie ! _ pour mûrir et oser… Après (et avec) un peu d’ »expérience« , c’est plus facile… Il faut aussi de la chance (quelques rencontres « positives » ; et à ne pas trop gâcher, si possible)…
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    Le public _ d’amateurs « vrais » de photos _,

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    je reviens à hier soir à la Bibliothèque municipale,

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    a immédiatement été « dégelé« , par Bernard, si chaleureux _ comme toujours _ ;

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    et il y a eu de remarquables échanges, en particulier sur le « danser » du photographe en son « photographier« …

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    michele_10-gauche.jpg

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    Michèle 1963 © courtesy La NonMaison Aix-en-Provence

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    Une jeune femme, danseuse, a raconté qu’elle était passée de la danse à la photo après s’être cassé la jambe…
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    Sans compter l’immense culture et pertinence de conception de ce qu’est le « photographier » de Bernard :

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    ainsi Bernard a-t-il a évoqué l’idée de réaliser un grand livre des photographes oubliés, négligés par la critique,
    un bon nombre d’entre eux ayant même complètement « renoncé » à continuer de photographier _ du moins à le donner à partager avec quelque public : en expos et en livres…

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    Je pensais par devers moi alors au « retrait » _ comment le qualifier sinon ainsi ?.. _ de son grand ami chilien (de Valparaiso) Sergio Larrain ; mais combien d’autres, pour Bernard !!!
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    Ainsi a-t-il parlé, hier soir, d’un certain John Cohen ;
    et aussi d’une photographe (déjà âgée) qu’il était venue rencontrer en son village perdu d’Española au Nouveau-Mexique _ elle n’en revenait pas !!!…
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    Et tant d’autres : mais il suffit de le lui demander…

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    Les « vrais » grands ne sont pas les (ou rien que les) plus (et efficacement) médiatisés…
    La notoriété n’est pas le meilleur critère, hélas.
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    Et sur l’échelle des « vraies » grandeurs (modestes, en plus !),
    Bernard a un œil infaillible !!!
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    Bref, il y a là un projet passionnant et d’expo et de livre, me semble-t-il, Michèle…

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    Ne serait-ce qu’en le concevant comme un « dialogue » _ par (et à partir de) photos _ entre Bernard et chacun d’entre ces « oubliés« -là… _ oubliés de la critique et des medias, qui font, par leur pia-pia entêtant, la pluie et le beau temps de la notoriété ! et s’ils sont encore de ce monde, en leur demandant d’y participer s’ils le souhaitent…
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    Bernard s’est inscrit expressément dans la filiation d’Edouard Boubat ;

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    moi je pensais aussi à Eugène Atget _ le flamboyant (et si discret !) libournais ! Qu’on contemple ses photos !!! Une extase !!! sans chi-chis…

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    Une filiation (ou une amicale…) de photographes de la douceur…

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    auvergne_p35_04-gauche.jpg

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    Massif Central 2007 © courtesy La NonMaison Aix-en-Provence

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    Même si n’a pas été prononcée hier soir l’expression (« inadmissible douceur« ) de Denis Roche à propos de Bernard Plossu

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    _ cf par exemple la reprise de cette expression par Gilles Mora en sa belle « présentation« , page 12, du très vaste (et nécessaire !) « Bernard Plossu : Rétrospective 1963-2005« …
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    Un jeune photographe bordelais, Joseph Charroy _ je ne le connaissais pas _, est venu présenter à Bernard une série de ses photos : remarquables !
    Bernard lui a donné l’adresse d’un excellent professeur de « tirage » de photos, Yann de Fareins, à Uzès.
    Et quelques conseils pratiques pour se faire « reconnaître » un peu _ en commençant par un projet de « manifestation« , peut-être, à Bordeaux : d’images de Bordeaux…

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    La ville de Bordeaux _ qui avait été candidate au label « Capitale européenne de la culture » : et c’est Marseille qui l’a emporté ! _ en a plutôt besoin…

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    Comme d’un développement conséquent de manifestations photographiques
    _ Nathalie Lamire-Fabre s’y consacre ardemment, et de longue haleine, depuis sa (très belle) galerie « Arrêt sur l’image« , au Hangar G2 donnant lumineusement sur le Bassin à Flot n°1…

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    Car il demeure toujours assez difficile _ que de circonlocutions ! _ d’obtenir des synergies fécondes à Bordeaux, me semble-t-il, du moins…
    Et comme j’aimerais me tromper sur cette appréciation de la situation bordelaise !..
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    Je regrette, ainsi _ dans ce même registre _, que le rayon Beaux-Arts de la librairie Mollat continue de demeurer, endémiquement, un peu trop chiche en livres de photos de Bernard Plossu _ j’y regarde de temps en temps : je suis curieux… _,
    alors que je viens assez souvent fréquenter ses tables (et ses rayons en hauteur) ; et « parler photo« , entre autres, avec Paul, Chantal, les deux David, tous très très gentils et remarquablement compétents ! _ et tout particulièrement en ce chapitre-ci du rayon, qui a pris pas mal d’ampleur ces dernières années…

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    Est-ce une affaire de distribution des livres (de photo) ? Ou de nombre d’exemplaires trop limité des tirages !
    _ hier soir, a été ainsi évoqué le cas du splendide « Couleur Fresson » de Bernard (à l’occasion d’une exposition à Nice _ la dame « qui dansait » (et s’est cassé la jambe) avait pu se le procurer en visitant l’expo au Musée, à Nice) ! le tirage semble en être déjà épuisé… Paul Roger m’avait déjà parlé de ce phénomène (endémique, en effet !) ;

    aussi, ne jamais laisser passer l’occasion de se procurer un (splendide) livre de photos ! quand il est là, et qu’on le feuillette ; car il est toujours en voie d’« épuisement«  !.. Demain, il sera « introuvable«  !

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    Pourtant, quand je m’étais rendu à la librairie « Ombres blanches » à Toulouse, à l’occasion d’une virée d’une demie-journée pour le vernissage d’une expo de Bernard Plossu et Françoise Nuñez,

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    Françoise 1980 © courtesy La NonMaison Aix-en-Provence

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    dans les jardins « Raymond VI » jouxtant le très beau lui-même Musée des Abattoirs,

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    j’avais pu « réaliser » une ample moisson de livres de photos de Bernard Plossu !!!
    Fin de l’incise sur les synergies bordelaises…
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    Bref, ce fut très bien, hier soir à l’auditorium de la Bibliothèque municipale, grâce à Michèle Pasquine, son active et chaleureuse responsable ;

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    comme avant-hier soir, au vernissage de l’expo « Hirondelles andalouses » à la lumineuse, donc, galerie de Nathalie Lamire-Fabre « Arrêt sur l’Image« … _ bien des amis de Bernard avaient fait le déplacement de Bordeaux pour l’occasion…
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    A suivre, comme toujours,

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    Titus

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    Soit un message (à l’amie Michèle Cohen, à Aix) qui me semble parler, sans plus de commentaire, de lui-même…

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    Comme quoi, en s’adressant à quelqu’un, en sa singularité même de personne (unique !) , on peut aussi se faire entendre de plusieurs, me semble-t-il…

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    Titus Curiosus, ce 13 février 2010