Étiquette : généalogie des Delouart

  • Ce que m’apprend de certaines propriétés de certains cousins (Cerciat – Goyenague – Passicot) de la famille de Marie Delouart et Maurice Ravel, situées à Bordagain – Achotarreta, le tout récent n° 109 de Jakintza (« Bordagain »), au chapitre « Ithurri baita », de février 2025, avec une image du cadastre de Ciboure en 1831…

    Courriel ce matin à l’ami Guy Lalanne, le président de Jakintza, à Ciboure :

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    Cher Guy,

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    C’est toujours avec un très vif plaisir que j’épluche avec la plus grande attention chaque nouveau numéro de Jakintza.
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    Samedi dernier, je ramène de Ciboure chez moi à Bordeaux le numéro 109 de Jakintza, « Bordagain – La tour Chappe – Ithurri baita – Le fort de Castille – Elhorrien borda – Sopitenia – La Finafoncière ».
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    Et voici qu’hier, à la page 38, au chapitre « Ithurri baita »,
    je découvre, à côté des noms de propriétaires de maisons Capendeguy et Laborde, le nom de Cerciat, propriétaire en 1831 d’une des 3 maisons qui seront détruites (en mauvais état, 80 ans plus tard…) – et la page 37 de ce chapitre comporte une très précieuse reproduction du cadastre de 1831, avec les numéros des parcelles de ce quartier dénommé alors, en 1831, « Chatorota« … –, 
    pour faire bâtir, en 1912, la demeure que Jean-Auguste Frisat baptise alors « Ithurri baita », située à l’angle des rues dénommées aujourd’hui « Docteur Micé » et « Joseph Iturriza« …
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    C’est entre 1907 et 1910 que M. Frisat a en effet acheté plusieurs parcelles, au quartier d’Achotarreta,
    dont, principalement il me semble, le 27 mars 1907, les parcelles n° 354-355-356 ; 357 ; et 346-349-358 – ainsi numérotées sur le cadastre de 1831 –, comprenant trois maisons en mauvais état, achetées à Jean-Baptiste Dougier – né à Bayonne, le 23 juillet 1864 ; marié à Caroline Ballé-Gourdon, à Saint-Sébastien (Guipuzcoa) le 8 avril 1901 ; et dont j’ignore à ce jour le lieu et la date du décès : après le 27 mars 1907 en tout état de cause – (apparenté aux Gaudin de Saint-Jean-de-Luz !!!) ; maisons que M. Frisat fera abattre afin de construire à leur place la maison à laquelle il donnera le nom de « Ithurri baita », d’après le nom de la source située non loin, en contrebas ;
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    Puis, je remarque les noms de Passicot (Jeanne) et Goyenague (Nicole et Gracieuse),
    concernant les propriétaires d’une parcelle (n° 352) que M. Frisat achète, plus tard, le 24 novembre 1932, pour agrandir son domaine.
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    Mais je me souviens fort bien aussi que la famille de Jacques Goyenague (Ciboure, 16 octobre 1823 – Ciboure, 22 novembre 1886) possédait, toute proche de là, de l’autre côté de ce qui s’appelle aujourd’hui la rue Joseph Iturriza, la maison « Callebaita » (située sur la parcelle n° 332 du cadastre de 1831) ;
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    Sur les Passicot issus du mariage, à Ciboure, le 17 juillet 1850, entre Marie Goyenague (Ciboure, 28 juillet 1827 – Buenos Aires, après 1898) et Martin Passicot (Urrugne, 24 octobre 1824 – Buenos Aires, 22 octobre 1888),
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    Qui peut donc être cette Madame Jeanne Passicot, co-propriétaire de cette parcelle n° 352 conjointement aux sœurs Goyenague Nicolasse et Gracieuse, telle est la question…
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    Et c’est bien sûr à rechercher :
    cette Madame Jeanne Passicot ne semble pas être, selon mes recherches jusqu’ici, une descendante du couple de Martin Passicot et son épouse Marie Goyenague (mariés à Ciboure le 17 juillet 1850,
    expatriés en Argentine au départ de Pasajes l’été 1851 pour le mari et père, Martin Passicot,
    puis en 1853 pour son épouse Marie Goyenague et leur fils aîné Jean-Martin Passicot (né à Ciboure le 17 mai 1851, au quartier de Pocalette, maison « Miquelenia » n° 183)…
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    Nicolasse Goyenague (Ciboure, 11 juillet 1861 – Ciboure, 1er juin 1945), épouse, à Ciboure le 20 août 1890, de son cousin Pierre-Paul Goyenague (Ciboure, 19 mars 1854 – Ciboure, 6 mars 1929), et sa sœur Gracieuse Goyenague (Ciboure, 14 juillet 1866 – Ciboure, 16 août 1946),
    filles de Jacques Goyenague (Ciboure, 16 octobre 1823 – Ciboure 22 novembre 1886) et son épouse Catherine Larrea (Ciboure, 9 octobre 1832 – Ciboure, 9 décembre 1895), se trouvent avoir été les deux héritières de Pierre-Paul Goyenague, décédé sans enfant à Ciboure en son domicile Maison Kustorenea 6 Quai Maurice Ravel le 6 mars 1929) ;
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    ce Pierre-Paul Goyenague – fils de Simon Goyenague, Ciboure, 29 novembre 1821 – Ciboure, 18 avril 1890, qui avait été, le 11 mars 1875, à l’église saint-Vincent de Ciboure, le parrain de Maurice Ravel – qui était donc le mari en même temps que cousin de Nicolasse Goyenague (fille de Jacques Goyenague, le frère cadet de Simon),
    et le cousin de la sœur de Nicolasse, Gracieuse, qui décèdera célibataire et sans enfant, à Ciboure le 16 août 1946 :
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    A l’exception de la branche issue de Marie Goyenague (Ciboure, 28 septembre 1827 – Buenos-Aires, après 1898) – sœur de Simon (1821 – 1890) et Jacques Goyenague (1823 – 1886) – et son mari Martin Passicot, expatriés en Argentine,
    la branche demeurée à Ciboure de ces Goyenague issue du mariage à Ciboure le 28 février 1821 entre la Marie Delouart n°3 (Ciboure, 6 août 1786 – Ciboure, 15 décembre 1872) et Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – Ciboure, 20 novembre 1849), s’éteint donc avec les décès, à Ciboure, de Nicolasse Goyenague, décédée sans enfant, le 1er juin 1045, et de sa sœur Gracieuse Goyenague, célibataire et elle aussi sans enfant, le 16 août 1946.
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    Les seuls descendants aujourd’hui de cette 3e Marie Delouart (Ciboure, 6 août 1786 – Ciboure, 15 décembre 1872) et son époux Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – Ciboure, 20 novembre 1849), semblent donc bien être – via leur fille Marie Goyenague (Ciboure, 1827 – Buenos-Aires, après 1898), épouse de Martin Passicot (Urrugne, 1824  – Buenos-Aires, 1888) – les descendants Passicot d’Argentine…
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    A suivre,
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    Ce jeudi 20 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Quelques précisions sur la genèse des « Chansons madécasses » de Maurice Ravel, d’après Roland-Manuel ; ainsi que sur quelques cousinages cibouro-luziens faisant de Maurice Ravel, cibourien, un cousin apparenté à ses amis Gaudin, luziens : ce qui est tu et ce qui est dit…

     

    À toutes fins utiles,
    et qui confortent les intuitions si justement exprimées par Thomas Dolié lors de son passionnant travail de « mise en place » samedi dernier…
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    Samedi prochain 18 mai, à Saint-Jean-de-Luz, je rencontrerai de nouveau Maylen Lenoir-Gaudin, 
    petite-fille de la cousine au 3e degré de Maurice Ravel, Magdeleine Gaudin-Hiriart, née à Saint-Jean-de-Luz le 11 mars 1875,
    soit 4 jours après la naissance de son cousin Maurice Ravel, né lui le 7 mars 1875 à Ciboure, la cité jumelle de Saint-Jean-de-Luz…
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    Maylen Lenoir, née Gaudin, en 1942, a très bien connu sa grand-mère Magdeleine, décédée à Saint-Jean-de-Luz le 19 juin 1968,
    personne très affable, volubile et joyeuse…
    Mais celle-ci, non plus que son fils Edmond Gaudin, n’a jamais parlé à ses petits-enfants de son cousinage avec Maurice Ravel ;
    un cousinage que ceux-ci ignoraient donc !!!
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    Maylen Lenoir m’a raconté en détails divers souvenirs de sa famille du petit Maurice Ravel, venant, enfant puis adolescent, passer quelques vacances à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz,
    et venant rendre visite à sa chère grand-tante (et marraine) Gachucha Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902),
    qui était depuis 1875 la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin, nés entre le 19 novembre 1875, l’aîné Charles, et le 23 février 1886, le benjamin Louis.
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    Hélas n’existe à notre connaissance nul document, nulle lettre, qui ait été conservé concernant les moments d’enfance et d’adolescence de Maurice Ravel, lors de séjours de vacances à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, avant 1897 ;
    existent seulement de très vivaces _ et fiables ! _,souvenirs familiaux des Gaudin concernant la présence chez eux du petit Maurice, en particulier avant le décès de sa grand-tante (et marraine), et gouvernante des enfants Gaudin, au 41 de la rue Gambetta, Gachucha Billac, le 17 décembre 1902…
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    Et ce sont Charles (né le 19 novembre 1875) et Pierre Gaudin (né le 7 février 1878) qui sont allés déclarer à la mairie de Saint-Jean-de-Luz le décès de leur chère nounou, Engrâce (dite Gachucha) Billac, décédée en leur domicile familial, au 41 rue Gambetta
    _ et c’est à ce même Pierre Gaudin ainsi qu’à son frère Pascal, tués ensemble au Chemin des Dames le 12 novembre 1914, que Maurice Ravel a dédié le sublime « Rigaudon » du sublime « Tombeau de Couperin ».
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    C’est par le mariage de sa cousine Magdeleine Hiriart, le 28 septembre 1901, que Maurice Ravel est devenu un peu plus, ou un peu mieux, que le petit-neveu et filleul de la domestique des Gaudin, sa chère Gachucha Billac ;
    mais sans pourtant jamais être considéré dès lors comme un « cousin », ne serait-ce que par alliance, des Gaudin, pourtant ses grands amis de toute leur vie, à Saint-Jean-de-Luz,
    qui l’ont très souvent hébergé en leurs successifs domiciles luziens.
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    Et surtout la très aimable Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 3 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1876) était l’amie la plus proche de Maurice Ravel…
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    Maurice Ravel était donc d’abord, et est demeuré quelque part, ensuite, pour les Gaudin, le petit Maurice, petit-neveu et filleul de leur domestique Gachucha Billac,
    auquel on réservait à table, quand il était enfant, les assiettes ébréchées…
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    Et même une fois devenu le musicien reconnu et même universellement célébré, et surtout l’ami très cher, volontiers hébergé par Marie Gaudin et sa famille,
    Maurice Ravel ne fut pas considéré par les Gaudin comme le « cousin » qu’il était pourtant, par apparentement, bel et bien ! Même si c’était seulement par alliance pour les Gaudin, à l’exception de sa cousine effective, elle, Magdeleine née Hiriart, ainsi que son fils Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 –  Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988), le père de Maylen Gaudin-Lenoir et de son frère aîné Charles-Paul Gaudin (Saint-Jean-de-Luz 15 janvier 1938 – Saint-Jean-de-Luz, 25 mai 2006).
    Mais peut-être que d’autres faits très ultérieurs par rapport à l’enfance et l’adolescence, mais bien tenus secrets, ont aussi en partie joué sur l’image un peu étrange de Maurice Ravel dans l’esprit d’au moins quelques uns des membres de la famille Gaudin-Courteault ; et il me semble qu’il y a probablement là de quoi encore creuser, par-delà les patines du temps, et la succession des générations, en cette famille, la plus proche pourtant, en amitié, de Maurice Ravel, à Saint-Jean-de-Luz…
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    Sur cela, cf notamment, et plus spécialement, mes 2 articles explicatifs des 17 et 18 août 2022 :
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    Bien sûr, cette généalogie issue des Delouart, Etcheverry-Hiriart, et des Bibal-Gaudin, et ces menues anecdotes familiales des Gaudin à propos de Maurice Ravel, ne concernent apparemment pas directement le travail musical sur les « Chansons madécasses« , mais cela peut tout de même au moins intéresser la curiosité quant au contexte d’arrière-fond de création d’un compositeur assez introverti, dont la voie privilégiée d’expression de lui-même fut, et quasi exclusivement, sa musique.
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    Et à cet égard, ces étranges, dérangeantes, puissantes « Chansons madécasses » en disent déjà beaucoup : il faut les écouter égrener leurs secrets…
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    Ce mercredi 15 mai 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa