Étiquette : généalogies

  • Quelques menues pistes de recherche et questions afin d’apporter quelques précisions à l’histoire de Navarrenx, Henriette Verdalle et Frédéric-François Wachsner, sous l’Occupation…

    Pour apporter quelques précisions à l’histoire de Navarrenx à partir de 1940, et cela suite à un passionnant contact, le 9 juillet dernier, par un message sur mon blog encherchantbien.fr , avec Marie Sanchez, conservateur du patrimoine retraitée, et en recherche de l’histoire de Frédéric-François Wachsner à laquelle elle travaille,

    voici quelques précisions et questions à propos des Wachsner d’Olhau (Silésie), d’une part, et des Verdalle de Navarrenx (Béarn), d’autre part…

    …

    Pour commencer,
    mes recherches sur la généalogie de Frédéric-François Wachsner (Olhau, 1893 – Navarrenx, 28 février 1958) se heurtent à des difficultés concernant la généalogie familiale des Wachsner d’Olhau, en Silésie :
    Isidor Wachsner (Kattowitz, 27 septembre 1857 – Berlin, 6 novembre 1922) et époux de Jenny Breit (Breslau, 15 décembre 1867 – Theresienstadt, 3 mars 1944) – les parents de Friedrich-Franz Wachsner, avocat berlinois juif, réfugié anti-nazi en France à partir de 1933, interné comme TE au camp de Gurs en 1940, puis résistant – ,
    était fils de Loebel Wachsner (20 décembre 1819 – août 1889) et Rosel Zenik (6 mai 1792 – ?).
     
    Et dans la généalogie http://gen.scatteredmind.co.uk/show_person/3616 sont mentionnés 10 enfants de ce couple Wachsner – Zernik, dont Isidor Wachsner :

    Handel Haje Wachsner (12.11.1848 – )

    Max Wachsner (29.05.1850 – 02.07.1912)

    Eva Wachsner (24.04.1852 – )

    Isaac Wachsner (18.05.1854 – )

    Jenni Wachsner (17.03.1856 – )

    Isidor Wachsner (27.09.1857 – 06.11.1922)

    David Wachsner (22.12.1858 – 28.02.1864)

    Joseph Wachsner (21.04.1862 – 12.01.1939)

    Selma Wachsner (07.11.1864 – 21.05.1831)

    Markus Wachsner (04.10.1866 – 04.03.1941)

     

    Mais parmi les enfants, tous nés à Ohlau, du couple d’Isidor Wachsner et Jenny Breith,

    Alfred Wachsner (11.09.1886 – )

    Gertrud Wachsner (17.10.1887 – ) décédée à Sobibor le 13 juin 1942

    ? Elly Wachsner (08.01.1889 – ca 1943)

     Margarethe (1891-92 – 26-9-1900)

    Rudolf Wachsner (15.10.1894 – )

     Elfriede Wachsner (27-5-1895 – )

    ? Else Wachsner (09.01.1897 – )

    Johanna Wachsner (09.06.1899 – )

    Meta Wachsner (1900 – 05.08.1904),

    assez étrangement ne figure pas notre Friedrich-Franz Wachsner, né à Ohlau en 1893 : pourquoi cette absence ?..
     
    …
     
    Ensuite, 
    à mon très détaillé article en date du 28 août 2024 « Pour revenir au maire et conseiller général de Navarrenx Paul Verdalle (1860 – 1948) et sa fille Henriette Verdalle (1896 – 1988), un point sur mes recherches entreprises en 2015 sur leur famille originaire de Dognen, les Labourdette… » ,
    sur la généalogie familiale d’Henriette Verdalle (côté paternel de Paul Verdalle – Mauléon-Barousse, 19 février 1860 – probablement Navarrenx, 19 mars 1948 – et côté maternel de Mathilde-Marie Labourdette – Dognen, 8 août 1871 – Navarrenx, 5 juin 1956 – ),
    et dans lequel figure un début d’historique des liens noués entre Henriette Verdalle (Navarrenx, Maison Castéra, 22 août 1896 – Mauléon-Licharre, 27 février 1988) et Frédéric-François Wachsner (Ohlau, 1893 – Navarrenx, 8 décembre 1958),
    TE au camp de Gurs à partir de 1940, et extrait par le commandant Marcel Brenot d’un des GTEs du camp de Gurs afin de donner, au Vieux Logis à Navarrenx, le domicile d’Henriette Verdalle, des cours d’allemand au fils de celle-ci, André Laclau-Barrère (Cierp, 4 janvier 1925 – Pau, 1er mai 2001).
    Frédéric-François Wachsner a ensuite réussi à passer de Navarrenx en Espagne et, de là, à gagner Londres, pour, la guerre finie, revenir à Navarrenx, où il a épousé Henriette Verdalle le 8 décembre 1945…
    À son décès le 27 février 1988, Henriette était Henriette Wachsner-Verdalle… 
     
    …
     
    Voilà donc quelques premiers repères pouvant être utiles à des recherches – par exemple du C.H.AR., le Cercle historique de l’Arribère de Navarrenx… – sur l’histoire d’Henriette Verdalle et son second mari Frédéric-François Wachsner…
     
    Henriette Verdalle, active militante en faveur des Droits de l’Homme, mérite grandement qu’un hommage officiel lui soit rendu à Navarrenx…
    …
     
    Ce mardi 14 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Ce qu’offre de ressources un blog tel que le blog « encherchantbien.fr » : des questions sur la généalogie des Despax, de Dax, en marge de ma recherche sur les ascendances paternelles de l’excellent pianiste Emmanuel Despax, né à Paris en 1984…

    Les données généalogiques auxquelles il m’arrive de m’adonner sur mon blog encherchantbien.fr constituent un riche terreau de correspondances de courriels à venir avec divers correspondants y découvrant des informations sur leurs propres ascendances familiales.

    …

    Ainsi mon blog a-t-il reçu hier 22 juin trois courriels émanant de Martine Bouthier née Despax et de son frère François Despax s’étonnant de certaines affirmations sur leur famille Despax, originaire de Dax, contenues en mon article « Quelques avancées concernant mon questionnement sur l’histoire et la généalogie familiales, côté paternel, d’Emmanuel Despax (Suite)… » en date du 21 août 2025,

    un article lui-même suscité par un passionnant entretien donné par le pianiste Emmanuel Despax au musicologue Pierre-Jean Tribot, paru le  22 juin 2023 sur le site de Crescendo Magazine sous le titre de « Emmanuel Despax, après un rêve « , dans lequel ce très brillant pianiste, né à Paris en 1984, mentionnait la part prise à son très grand amour de la poésie française par son grand-père maternel Jacques Charpentreau (Les Sables d’Olonne, 25 décembre 1928 – Paris, 8 mars 2016), poète éminent, et son arrière grand-oncle paternel Émile Despax (Dax, 14 septembre 1881 – Moussy-sur-Aisne, 17 janvier 1915) , poète lui aussi…

    …

    La question que je me posais alors et me pose encore aujourd’hui étant celle des liens précis de parenté d’Emmanuel Despax le pianiste avec Émile Despax, le poète dacquois : duquel des deux frères d’Émile Despax, ou bien Gabriel Despax (Dax, 22 septembre 1878 – Pissos, 9 mai 1922), ou bien Frédéric Despax (Dax, 27 mai 1880 – Roscoff, 9 février 1935), Emmanuel Despax est-il l’arrière-petit-fils ? Quel est son grand-père Despax ? Et son père est-il bien Jean-Luc Despax, poète lui aussi, époux puis divorcé, en 1996, à Aix-en-Provence, de Catherine Charpentreau ?.. – cf ici cette intéressante généalogie Despax proposée par Sylvie Gavand…

    …

    Voici donc l’intéressant état de ces échanges de courriels d’hier 22 juin :

    …

    Le 22 juin 2026 à 22:49, Martine Bouthier a écrit :
    Bonjour 
    Mon frère – François Despax – vous a écrit de son côté, car il manque des descendants dans votre généalogie – pouvez-vous donc la compléter s’il vous plaît ? Cela m’éclairera… 
    Je ne vois pas comment Emmanuel Despax serait un petit neveu d’Émile, même s’il le revendique dans cet écrit, il ne figure pas dans notre arbre familial – j’ignore les raisons des manques de votre arbre généalogique familial. Il vous faudra le compléter…
    Mais je ne vois pas du tout ce qui me ferait mettre en doute les affirmations d’Emmanuel Despax le pianiste, se confiant, dans son entretien « Emmanuel Despax, après un rêve « du 22 juin 2023 avec le musicologue Pierre-Jean Tribot, sur ses liens familiaux à la poésie française, via son grand-père le poète Jacques Charpentreau (1928-2016) et son arrière-grand-oncle Emile Despax (1881-1915).
    D’où tenez vous donc que mon père aurait disparu le 18/08/1944 ???? Cette date est disponible d’une part dans l’arbre généalogique des Despax donné par Sylvie Gavand (https://gw.geneanet.org/sylviegavand?lang=fr&iz=1324&m=D&p=pierre+gabriel&n=despax&siblings=on&notes=on&t=T&v=6&image=on&marriage=on&full=on).
    Ainsi que, surtout, par les divers liens donnés dans mon article du 21 août 2025 : https://encherchantbien.fr/quelques-avancees-concernant-mon-questionnement-sur-lhistoire-et-la-genealogie-familiales-cote-paternel-demmanuel-despax-suite/ sur lesquels il faut cliquer pour en dégager les données précises. Les circonstances du décès de votre père Jean Despax le 18 août 1944 entre Paris et Amiens sont longtemps demeurées très confuses du fait des circonstances tragiques de ce mois d’août 1944 ; ainsi que de ce qui en a résulté de complications très concrètes pour votre mère Simone Nouguès (jusqu’à un jugement de divorce, prononcé le 7 juillet 1950 « à la requête et au profit de la femme, avec toutes les conséquences de droit »), et pour sa sœur Geneviève Despax, épouse Serveau…
    Cordialement
    Je demeure donc pour le moment dans l’incertitude de la filiation paternelle Despax du pianiste Emmanuel Despax, né à Paris en 1984 : son père est probablement Jean-Luc Despax (né en mai 1968), et poète lui aussi ; mais qui étaient le père et le grand-père Despax de Jean-Luc Despax, je ne l’ai pas encore découvert…
    Merci de votre attention, et ravi que mes modestes recherches vous rendent un peu service…
             Francis Lippa, à Bordeaux
    Envoyé depuis l’application Mail Orange
    —————-
    De : Francis Lippa
    Envoyé : lundi 22 juin 2026 10:41
    À : martine bouthier
    Objet : Re: encherchantbien.fr : Formulaire de contact simple
    Madame,
    Merci beaucoup de votre courriel de ce matin, après lecture de mon article https://encherchantbien.fr/quelques-avancees-concernant-mon-questionnement-sur-lhistoire-et-la-genealogie-familiales-cote-paternel-demmanuel-despax-suite/ en date du 21 août 2025, concernant mes efforts d’identifier le père – qui est-il ? – ,  du pianiste Emmanuel Despax (né à Paris en 1984), lui-même petit-neveu du dacquois Émile Despax (Dax, 14 septembre 1881 – Moussy-Verneuil, 17 janvier 1915)…
    Je n’y affirmais pas que votre frère Jean Despax était le père du pianiste Emmanuel Despax, mais je faisais seulement l’hypothèse qu’il pouvait peut-être l’être,
    si votre père était bien celui qui avait divorcé de son épouse Catherine Charpentreau vers 1996…
    Ce n’est donc pas le cas !
    Je cherchais alors à réaliser une généalogie de cette intéressante famille dacquoise des Despax…
    …
    Merci encore de votre attention…
    Francis Lippa, à Bordeaux 

    …

    Les aventures de ce blog encherchantbien.fr sont décidément passionnantes !

    …
    Ce mardi 23 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Quelques réflexions à propos des silences de Marie Delouart sur la période de sa vie de jeunesse passée à Ciboure (1840 – 1872), ajoutés à l’absence de curiosité de Maurice Ravel à l’égard de la généalogie familiale de sa mère, ainsi que son extrême discrétion sur sa propre vie privée…

    Voici quelques réflexions à propos des silences de Marie Delouart sur la période de sa vie de jeunesse passée à Ciboure (1840 – 1872), ajoutés à l’absence de curiosité assumée de Maurice Ravel à l’égard de la généalogie familiale de sa mère, ainsi que son extrême discrétion sur sa propre vie privée…

    …
    …
    Nous sommes en effet réduits à pas mal de conjectures sur les fréquentations familiales, au pays basque – essentiellement à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz – , de Maurice Ravel, avec les parents Delouart et Billac (ainsi que les divers cousins) basques de sa mère Marie Delouart-Ravel.
    …
    Du double fait :
    …
    _ d’une part, du silence de sa mère Marie Delouart (comme en témoigne la quasi totale absence de correspondance de celle-ci) :  Marie Delouart, comme la plupart des membres de sa famille Delouart et Billac, était analphabète : une réalité bien sûr infiniment douloureuse, que son fils très aimant s’est toujours efforcé de cacher avec la plus extrême délicatesse – Maman est trop fatiguée pour vous écrire elle-même… ; ou même, « elle a la flemme« … – à ses divers correspondants. Et il s’avère en effet que les actes d’état-civil concernant les Delouart et les Billac au XIXe siècle ne sont, pour la plupart, pas signés d’eux, faute tout simplement pour eux de savoir écrire… ;
    …
    _ et d’autre part, du fait aussi de l’extrême discrétion et pudeur de Maurice Ravel lui-même, toute sa vie durant, à propos de sa vie intime personnelle, et de son incuriosité très assumée à l’égard de l’histoire de la famille des Delouart et Billac (et ses cousins collatéraux – tant cibouriens que luziens – ), par profond respect filial pour les silences douloureux de sa mère…
    …
    …
    C’est en cela que l’extraordinaire travail de recension que mène depuis des années – et de par le monde entier – Manuel Cornejo, de la Correspondance – du moins celle qui n’a pas été détruite, mais demeure, collectionnée en divers lieux plus ou moins longtemps cachés de par le vaste monde… – de Maurice Ravel, nous offre un irremplaçable témoignage, qui est souvent à décrypter, à partir de quelques petits indices qu’elle peut – indirectement – livrer, mais qu’il faut, chaque fois, apprendre à contextualiser, de la vie, au jour le jour, de Maurice Ravel – qui ne tenait pas de journal intime (!) : la composition ultra-minutieuse de son œuvre de musique étant son exclusive et très jalouse priorité ! Le temps lui étant quasi en permanence compté… – ;
    …
    et cela du moins à dater de la première lettre (ou carte) conservée et retrouvée de Maurice Ravel : celle du 11 juillet 1895 ; les premières lettres vraiment un peu consistantes connues jusqu’ici de Maurice Ravel datant des années 1899 (au nombre de 3) – 1900 (3) – 1901 (4) – 1902 (9) – 1903 (5) – 1904 (4) – dont 6 sont adressées à l’amie luzienne Jane Gaudin (aux dates des 2 août 1901, 16 octobre 1902, 30 novembre 1902, 16 mai 1903, 17 mai 1903, 11 septembre 1903).
    …
    A partir de l’année 1905, les lettres conservées de Maurice Ravel – et publiées dans le recueil rassemblé par Manuel Cornejo – sont beaucoup plus nombreuses : au nombre de 55 l’année 1905 – dont 5 sont adressées cette année-là à Jane Gaudin ; et toujours à Jane Gaudin, une lettre le 8 février 1906, une autre le 28 juillet 1906, et une autre encore le 16 août 1907… Puis, d’un coup, plus de lettres à Jane Gaudin, qui épouse Henri Courteault le 22 avril 1908, et devient à son tour parisienne…
    …
    A partir de l’année 1908, la correspondante de Maurice Ravel avec les Gaudin de Saint-Jean-de-Luz sera désormais  Marie Gaudin – cf la très éloquente lettre à Marie Gaudin du 22 juin 1911, la première des lettres conservées de Maurice Ravel à Marie Gaudin : beaucoup d’autres ayant hélas disparu, prêtées et non rendues… – ;
    Marie Gaudin, la grande amie de toute la vie de Maurice Ravel.
    …
    …
    Ce que nous savons des séjours de Maurice Ravel – né à Ciboure le 7 mars 1875 – en son pays basque natal au cours de son enfance et de son adolescence, disons jusqu’en 1902 – Ravel a alors 27 ans – et plus précisément au domicile de la maison familiale des Dupous-Bibal-Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz (au 41 rue Gambetta),
    nous le savons seulement par les récits transmis oralement dans la famille Gaudin ; et ils concernent les visites rendues par le petit Maurice à sa grand-tante Gachucha Billac, la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin (nés entre le 14 novembre 1875, Charles, et le 23 février 1886, Louis), après avoir été auparavant – et c’est très important – la domestique-gouvernante des 9 enfants Bibal (nés entre 7 février 1844, Jean-Baptiste, et le 22 août 1855, Bernardine ; le père des 9 enfants Bibal, Pierre Bibal, étant décédé à Saint-Jean-de-Luz le 12 septembre 1855, et laissant alors la charge de sa nombreuse famille à sa veuve, Victoire Dupous – et c’est possiblement alors que la cibourienne Gachucha Billac rendit un très grand service à Victoire Dupous, veuve Bibal, en devenant la domestique-gouvernante des enfants de Victoire Dupous-Bibal, au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz ! pour l’aider à s’occuper très activement de sa nombreuse progéniture… – ,
    bien sûr du vivant de Gracieuse-Gachucha Billac (Ciboure, 2 juin 1819 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), la domestique-gouvernante des Bibal puis des Gaudin,
    et du vivant de Victoire Dupous-Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 9 juin 1822 – Saint-Jean-de-Luz, 16 juin 1903), la maîtresse de cette maison – et mère d’Annette Bibal-Gaudin qui, au décès de sa mère, étant l’aînée des enfants Bibal survivants, lui succèdera à la tête de cette belle maison du 41 rue Gambetta…
    …
    …
    Cette absence de correspondance entre Marie Delouart-Ravel, devenue parisienne en 1972-73 par son mariage (le 3 avril 1873 à la mairie de Montmartre) avec Joseph-Pierre Ravel – rencontré en Espagne, à Madrid ou peut-être Aranjuez… – , et son oncle et ses tantes Billac, – je les nomme ici : Pierre-Jacques Billac, l’oncle de Marie Delouart, est né à Ciboure le 25 juillet 1821 ; en 1840, il réside à Ciboure ; mais j’ignore le lieu et la date de son décès (de même que si il a eu ou pas une descendance…) ; Marie-Baptiste Billac, née à Ciboure le 17 novembre 1815, est décédée, célibataire, à Ciboure le 18 août 1855, Maison Lamacenia (où décède aussi le 23 août de la même année Marie-Baptiste Delouart, veuve Billac, la mère des membres de cette fratrie Billac (et de Sabine Delouart), et la grand-mère de Marie Delouart) ; Gracieuse Billac, la marraine du petit Maurice à l’église Saint-Vincent de Ciboure le 13 mars 1875, et née à Ciboure le 15 mai 1824, est décédée, célibataire elle aussi, à Ciboure le 24 décembre 1897 ; quant à la tante Gracieuse-Gachucha Billac, celle qui reçoit lors de vacances le jeune Maurice Ravel au domicile de ses patrons Gaudin au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, celle-ci est née à Ciboure le 2 juin 1819, et elle décèdera à Saint-Jean-de-Luz, au domicile des Gaudin, le 17 décembre 1902 ; et c’est probablement grâce aux Gaudin, lettrés, qu’une correspondance a pu être établie et maintenue entre Gachucha Billac et sa nièce Marie Delouart, et les Ravel parisiens ; et permettre le contact à distance, à une époque où n’existe pas encore le téléphone… –
    ainsi qu’avec le reste de sa parenté les cousins luziens Etcheverry-Hiriart-Dargaignaratz, ainsi que les cousins cibouriens Goyenague-Passicot, et les cousins cibouriens Delouart-Cerciat-Etchepare,
    a eu pour conséquence que Maurice Ravel lui-même était assez peu au fait – du moins il n’en fait jamais vraiment part dans sa Correspondance : il ne cherche pas à les rencontrer… – de ses propres relations de cousinage à Ciboure et à Saint-Jean-de-Luz ;
    même s’il savait fort bien – cf l’échange des correspondances « Ma chère cousine » et « Mon cher Maurice – Votre cousine Madeleine » des 8 octobre 1910 et 24 novembre 1914 – que l’épouse – à Saint-Jean-de-Luz le 28 septembre 1901 – du fils aîné des Gaudin, Charles (né le 19 novembre 1875), Magdeleine Hiriart (née le 10 mars 1875), était bien sa cousine au troisième degré…
    …
    …
    On ignore donc, semble-t-il jusqu’ici, si jamais Joseph-Pierre Ravel et son épouse Marie Delouart ont fait ou pas le voyage – en train ou en automoblle : Joseph Ravel, remarquable ingénieur, en possédait une – de Paris à Saint-Jean-de-Luz, ne serait-ce que pour accompagner le petit Maurice au domicile des Gaudin, où résidait la tante de Marie Delouart la domestique Gracieuse-Gachucha Billac, celle de ses tantes Billac avec laquelle Marie Delouart avait maintenu – par lettres écrites de la main d’autres personnes qu’elles deux… – le lien de fait le plus solide, au point de lui adresser à plusieurs reprises, pour des vacances, son fils Maurice, au 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz – au point que Marie Gaudin dira qu’elle considérait que Maurice Ravel était le cinquième de ses frères, avec Charles (1875 – 1910), Pierre (1878 – 1914), Pascal (1883 – 1914) et Louis Gaudin (1886 – 1899)…
    …
    …
    Et cela, en sachant aussi tout ce que Marie Delouart devait personnellement à Victoire Dupous-Bibal (1822 – 1903), et à sa fille Annette Bibal-Gaudin (1845 – 1936), que Marie Delouart avait remplacée, en 1872 – ou 1871 : Annette Bibal désirait en effet rester à Saint-Jean-de-Luz, soigner son fiancé Edmond Gaudin (1844 – 1920 : leur mariage aura lieu à Saint-Jean-de-Luz le 27 janvier 1875), qui se remettait difficilement d’une blessure reçue à la guerre contre la Prusse en 1870… – , pour accompagner à Madrid la modiste parisienne Madame Félix – son magasin, à Paris, était situé 15 rue Faubourg-Saint-Honoré, à l’angle de la rue Boissy d’Anglas : cette boutique parisienne de mode était célèbre : c’est là que fut formée un peu plus tard (1880 – 1885) la célèbre Jeanne Lanvin (1867 – 1946)…  – , amie – j’ignore dans quelles circonstances… – de Victoire Dupous-Bibal ;
    Madame Félix – qui faisait chaque fois halte à Saint-Jean-de-Luz, à mi-chemin de son trajet entre Paris et Madrid – que plusieurs années précédentes Annette Bibal avait accompagnée à Madrid, pour l’assister dans la présentation annuelle, là-bas, de la dernière collection de chapeaux de cette célèbre modiste parisienne…
    …
    …
    A suivre…
    …
    …
    Ce dimanche 29 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • L’histoire des parcelles n° 349, 355 et 356 (et leurs maisons Capendeguy, Laborde et Cerciat) d’Achotarreta, sur la colline de Bordagain à Ciboure, entre le cadastre de 1831 et leur achat du 27 mars 1907 à Jean-Baptiste Dougier par Jean-Auguste Frisat : poursuite de recherches raveliennes…

    Courriel cet après-midi à l’ami Guy Lalanne, le président de Jakintza, à Ciboure :

    …

    …

    Cher Guy,

    …
    ce sont les noms Cerciat ainsi que Dougier,
    en tant que certains des membres de ces deux familles se trouvent plus (Cerciat) ou moins (Dougier, via les Gaudin…) apparentés aux cousins « cibouro-luziens » de Marie Delouart et Maurice Ravel,
    qui soulèvent aujourd’hui mon questionnement
    et me mettent en quête de précisions supplémentaires sur l’histoire de ces parcelles (n° 349, 355 et 356) 
    et ces maisons où ont vécu des Capendeguy, des Laborde et des Cerciat,
    entre la date du cadastre de 1831 qui les repère,
    et leur achat le 27 mars 1907 à Jean-Baptiste Dougier par Jean-Auguste Frisat,`
    ainsi qu’il est mentionné à la page 38 du passionnant et très riche « Bordagain », le numéro 109 du Jakintza du mois de février dernier. …
    …
     
    Ce Jean-Baptiste François Marie Henri Dougier, né à Bayonne le 23 juillet 1864, et marié à Saint-Sébastien le 8 avril 1901 à la béarnaise (née peut-être à Monein…) Caroline Engrace Françoise Ballé-Gourdon,
    est le fils du limousin Jean-Baptiste Dougier (Magnac-Laval – Haute-Vienne, 29 octobre 1825 – Soustons, 16 septembre 1866), marié à Bayonne à Marie Bordes (Bayonne, 24 juin 1841 – ?),
    elle-même fille des bayonnais Jean Bordes (Saint-Esprit – Bayonne, 10 mars 1817 – Bayonne, 17 septembre 1882) et Marie Aguerregaray (Saint-Esprit – Bayonne, 27 juin 1819 – Bayonne, 22 février 1882. 
    …
    Ce Jean-Baptiste Dougier et son épouse Caroline Ballé-Gourdon ont eu trois fils :
    _ Jean Dougier, qui a épousé Suzanne Texereau
    _ Henri Albert Victor Dougier (Saint-Sébastien – Guipuzcoa, 18 juillet 1903 – Paris 15e, 20 octobre 1982, qui a épousé à Sain-Junien -Haute-Vienne le 22 février 1933 Marie-Anne (ou Angèle) Dussoulier (Saint-Julien, 22 avril 1909. Dans la famille luzienne des Gaudin, on l’appelait « Riquito », se souvient fort bien Maylen Lenoir-Gaudin…
    _ Edouard Dougier, qui a épousé Thérèse Lefebvre
    …
    Ce « Riquito » Dougier et son épouse ont eu à leur tour 4 enfants :
    _ Germaine Dougier (1933 _ 1943)
    _ Henry Dougier (Neuilly-sur-Seine, 27 septembre 1836, le fondateur des bien connues Editions Autrement ; et qui a publié le 10 mars 2022 un « La quête éperdue d’un éditeur impatient »…)
    _ Catherine Dougier
    _ François Dougier
    …
    Sur cette famille Dougier, apparentée par divers mariages aux Gaudin de Saint-Jean-de-Luz,
    cf les intéressants détails de mon article du 13 août 2019 : 
    «  »… Et notamment ce qui concerne leur usine de miroirs (la Fábrica de espejos y Biselados Dougier & Cía, située 38 Calle San Martin à Saint-Sébastien…
    …
    …
    D’autre part,
    c’est l’histoire et la généalogie de la famille Cerciat, et ses domicliations à Ciboure, qui surtout m’intéressent ici – dans la continuité-poursuite de mes recherches sur ce que j’ai qualifié, depuis le lundi 13 mai 2019 , « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel : cf mon article « Un éclairage sur le cousinage luzien Hiriart-Gaudin de Maurice Ravel »   –, 
    du fait du mariage, à Ciboure le 12 août 1852 – ce document d’état civil est très important ! –, de Sabine Delouart (Ciboure, 24 juin 1825, quartier de Pocalette maison Pilarbaita n° 175 – ?, ?), 
    la fille de Jean Delouart (Ciboure, 22 août 1788 – Ciboure, 23 septembre 1872) et Marguerite Larrea (Ciboure, 18 décembre 1798 – Ciboure, 20 septembre 1849),
    avec Bernard Cerciat (Ciboure, 18 octobre 1824 – quartier de Bordagain maison d’Ursin… – , domicilié dans le quartier de Bordagain, maison Briquetbaita – en mer, 9 mars 1868)
    – et je remarque ici qu’était témoin à ce mariage de Sabine Delouart et Bernard Cerciat, Jacques Goyenague (1823 – 1886), 27 ans à cette date du 12 août 1852, le cousin germain de l’épouse : la mère du témoin Jacques Goyenague étant, en effet, la Marie Delouart n°3 (1786 – 1872) ; et le père de la mariée Sabine Delouart étant Jean Delouart (1788 – 1872), eux-mêmes la sœur et le frère de celle que je me suis permis de nommer Marie Delouart n°1 (1782 – 1855) : la grand-mère de Marie Delouart (1840 – 1917) et arrière-grand-mère de Maurice Ravel (1875 – 1937)…
    …
    …
    Le cibourien Bernard Cerciat (1824 – 1868), lui, est le fils de l’urrugnar Jean Sersiat (Urrugne, 12 mars 1802 – Ciboure, 27 juin 1849) et son épouse – à Ciboure le 31 décembre 1823 – la cibourienne Sabine Etcheverry (Ciboure, 2 octobre 1801 – ?, ?).
    …
    L’urrugnar Jean Sersiat (1802 – 1849) étant lui-même fils des urrugnars Bernard Sersiat et Marie Daguerre.
    …
    …
    Or, les liens familiaux de cette famille Cerciat (ou originairement Sersiat) de Bernard Cerciat (1824 – 1868) ne semble pas avoir de liens de parenté suffisamment clairs jusqu’ici pour nous – il va donc nous falloir creuser ! – avec le mieux connu préposé des douanes Bernard Cerciat (?, 1788 ou bien 1794 – Ciboure, 18 septembre 1855, décédé en son domicile, au quartier de Bordagain, maison Briquetbaita n° 57),
    époux, à Ciboure le 23 août 1815, de Margerite Camino (?, 1807 – Ciboure, 18 décembre 1868, quartier du Socoa),
    qui lui-même était le fils de Joachim Cerciat et son épouse Jeanne Darrigade, ou Darrigol.
    …
    …
    C’est bien pourquoi la communauté avérée de résidence en cette même maison Briquetbaita, au quartier de Bordagain, à Ciboure, d’une part de Bernard Cerciat (1824 – 1868), l’époux de Sabine Delouart, au moment de son mariage avec Sabine Delouart, le 12 août 1852, et d’autre part, du préposé des douanes Bernard Cerciat (1788 ou 1794 – Ciboure, 18 septembre 1855), nous oblige à devoir rechercher plus avant l’éventualité assez probable de liens familiaux entre ces deux Bernard Cerciat ;
    …
    d’autant que je viens de découvrir aussi qu’a eu lieu à Ciboure, le 28 mai 1845, le mariage de Jean Cerciat, marin, 25 ans, né à Ciboure le 26 mars 1821, domicilié au quartier de Bordagain maison Briquetbaita n° 57, et fils de ce Bernard Cerciat, 51 ans en 1845, préposé des douanes, et son épouse – à Ciboure le 23 août 1815 – Marguerite Camino, 48 ans, avec Marguerite Etcheverry, 21 ans, couturière, née à Ciboure le 8 octobre 1823 – quartier de Bordagain Maison n° 39 Otorbaita –, domiciliée au quartier de Bordagain maison Naguilen borda, fille de Jean Etcheverry, 49 ans, laboureur, et son épouse Marie Dupérou, décédée à Ciboure le 16 févier 1838 ;
    avec leurs liens à deux membres de la famille Etcheverry : d’une part Sabine Etcheverry (née à Ciboure le 2 octobre 1801, pour la mère du Bernard Cerciat mari, époux de Sabine Delouart…), et d’autre part Marguerite – ou Marie – Etcheverry (née à Ciboure le 8 octobre 1823, pour l’épouse de Jean Cerciat et bru du Bernard Cerciat préposé des douanes)…
    …
    …
    La question se pose ainsi de préciser l’identité de ces divers Cerciat dont se trouvent les tombes que nous avons identifiées au cimetière du Belvédère à Ciboure
    …
    lesquels d’entre ces Cerciat-là sont apparentés aux Delouart, Goyenague, Etchepare; qui font partie des cousins cibouriens de Marie Delouart et Maurice Ravel ?..
    …
    …
    Voilà pour les questions que je me pose, cher Guy, ce vendredi 21 mars 2025…
    …
    …
    Ce vendredi 21 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa