Étiquette : Georg Muffat

  • La paradoxale très grande réussite du CD « 48° North – Caldara, from Venice to Vienna » de The BanXies sur un programme dans lequel la musique d’Antonio Caldara (Venise, 1670 – Vienne, 1736), compositeur surtout de très nombreux opéras, occupe seulement 9 plages sur les 25 du CD, et avec des pièces seulement de son Op. 1 de Sonates en trio, publié à Venise en 1693, les 14 autres étant dévolues à des pièces de compositeurs qui ont marqué Caldara, d’une façon ou d’une autre, sa vie durant : Legrenzi, Bach, Ferdinand de Médicis, Porpora, Vivaldi, Marini, Froberger, Biber, Muffat et Fux… Un magistral défi magistralement accompli par The Banxhies…

    C’est une paradoxale très grande réussite qu’accomplit le CD Alpha 1260 « 48°North – Caldara, from Venice to Vienna » – enregistré à Paris aux mois de septembre et octobre 2025 – de The BanXies, sur un programme dans lequel d’Antonio Caldara (Venise, 1670 – Vienne, 28 décembre 1736), compositeur surtout de très nombreux opéras, 9 plages seulement sur les 25 du CD, sont consacrées à Caldara lui-même, et, de plus à son opus précoce, son Op. 1 de Sonates en trio, publié à Venise en 1693 – il avait 23 ans… – , chez l’éditeur Giuseppe Sala,

    les 14 autres de ce programme, portant, elles, sur des pièces d’autres  compositeurs, qui ont marqué, d’une façon ou d’une autre, Caldara, ou qu’il a rencontrés, ici ou là, sa vie durant : Legrenzi, J-S Bach, Ferdinand de Médicis, Porpora, Vivaldi, Marini, Froberger, Biber, Muffat et Fux, et qui sont ici magistralement interprétées par The Banxhies, soient Roxana Rastegar et Yaoré Talibart, violons, Suzanne Wolff, violoncelle et Louise Acabo, clavecin et orgue, rejointes, pour 4 pièces de ce programme, par l’organiste Emmanuel Arakélian…

    Un magistral défi magnifiquement accompli…

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    Si seulement deux œuvres, sur les 15 que comporte le programme de ce CD, sont ici données en leur intégralité – la Sonate en trio 0p 1 n°5 en mi mineur d’Antonio Caldara, aux plages 1 à 4 du CD ; et la Sonate en trio en sol mineur K. 320 de Johann-Joseph Fux, aux plages 22 à 25 – , les autres n’étant données qu’en extraits,

    il faut aussi saluer bien bas les interprétations données ici par les Banxhies et Emmanuel Arakélian d’extraits de quelques formidables chefs d’œuvre splendidissimes de la musique – tels la magistrale Toccata II, FVWV 102 de Johann-Jakob Froberger à la plage 16 (4′ 18), ou le Praeludium de la Sonate du Rosaire n°1 « Annunciatio » de Heinrich-Ignaz-Franz Biber, trois extraits du Concerto grosso en sol mineur, de l’« Armonico Tributo«  de Georg Muffat, ainsi que l’Adagio  de la Sonate pour violon en ré majeur de celui-ci, entre autres merveilles, pour n’en citer ici que quelques uns… – dont les réalisations en ce CD rivalisent – rien moins ! – avec les meilleures données au disque jusqu’ici !

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    Et il faut aussi saluer la précision du texte de présentation du CD justifant le parcours de vie, de Venise à Vienne, d’Antonio Caldara, et les diverses rencontres, de personnes ainsi que d’œuvres, ayant marqué celui-ci et son évolution : c’est en 1715 que Caldara est appelé à Vienne comme vice-maître de chapelle de la cour de l’empereur Charles VI, sous l’autorité de Fux, et qu’il s’y installe avec sa famille. « Compositeur favori de Charles VI, il connaît alors sa période la plus féconde. Sa production est immense et son style évolue, conjuguant la virtuosité italienne à la tradition contrapuntique germanique, institutionnalisée par Fux dans son traité Gradus ad Parnassum (1725). Ce style particulier lui vaut une admiration considérable. (…) Malgré une hiérarchie officielle qui place Fux au-dessus de lui, mais un salaire plus élevé pour Caldara (!!!), aucune rivalité ne semble troubler leur collaboration. Fux lui témoigne même son admiration en lui confiant la direction de son monumental opéra Costanza e fortezza à Prague en 1723 – lors d’un de mes voyages à Prague, au cours de la décennies des années 90, et alors que j’étais conseiller artistique de la Simphonie du Marais, j’avais acheté à Prague, et à destination de Hugo Reyne, une édition de la partition de ce monumental et très marquant « Costanza e fortezza«  de Fux… Caldara se retrouve alors à la tête d’un orchestre monumental de deux cents musiciens, réunissant parmi les plus grands virtuoses de l’époque, tels que Johann Joachim Quantz et Giuseppe Tartini, ainsi qu’un chœur de cent chanteurs. (…) Caldara meurt en 1736 à l’âge de 66 ans, après avoir passé les 20 dernières années de sa vie à Vienne. Il est inhumé dans la crypte de la cathédrale, au son des cloches réservées aux princes. Il laisse derrière lui une œuvre immense, et son influence se prolonge bien au-delà de sa génération : si Johann Sebastian Bach et Georg Philipp Telemann  l’admirent de son vivant, les maîtres de la seconde école de Vienne étudieront et copieront plus tard sa musique pour s’en imprégner. Avec la disparition de Caldara, c’est tout un pan de l’histoire viennoises qui s’achève : Charles VI meurt 4 ans plus tard, puis Fux à son tour – en 1741 – ; l’esthétique évolue, et le monde baroque s’efface progressivement au profit d’un nouvel idéal sonore« .   

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    À mon goût personnel, la seconde et dernière Sonate en trio donnée en son intégralité de ce CD, aux plages 22 à 25, la Sonate en trio en sol mineur K. 320 de Johann Joseph Fux, est assez peu intéressante – et plus généralement je ne cache pas que je n’ai jamais vraiment apprécié Fux en CD ; cf par exemple les remarques de mon article « L’étrange cas Johann-Joseph Fux (1660 – 1741) et les très inégales surprises du CD « If Music… » (Purcell – Handel- Fux – Bach) du contre-ténor Jakub Jozef Orlinski, avec le piano très inattendu ici de Michal Biel…«  en date du 8 avril 2026…

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    Et pour Antonio Caldara,

    j’avais beaucoup apprécié le CD Glossa 922514 « Antonio Caldara – Trio Sonatas » d’extraits de ses Sonates en trio Op 1 et Op. 2, d’Amandine Beyer et Leila Schayegh – enregistré du 5 au 7 mai 2014 – ,

    ainsi que le CD Alpha 426 « Maddalena ai piedi di Cristo« , de Damien Guillon et son Banquet céleste – enregistré les 2 et 3 octobre 2017…

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    Il n’empêche que, à la différence du CD « Le Violon de Rameau » qui ma profondément déçu, et même irrité (!) – cf mon article « Quand une jolie idée de projet donne un bien décevant résultat musical dans sa réalisation discographique : le très médiocre CD « Le Violon de Rameau » de Théotime Langlois de Swarte et William Christie… » en date du 29 août dernier… – , ce CD-ci « 48°North – Caldara, from Venice to Vienna » des BanXies suscite mon enthousiasme et emporte ma conviction en dépit de son d’abord très paradoxal hommage ici – surtout à travers diverses marquantes rencontres de son parcours musical de Venise à Vienne… –  à Antonio Caldara, compositeur encore assez mal connu, peut-être du fait qu’il est surtout un compositeur très prolixe d’opéras, difficiles – et très couteux ! – à produire en disques…

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    Et en tout cas, les Banxhies, soient Roxana Rastegar et Yaoré Talibart, violons, Suzanne Wolff, violoncelle et Louise Acabo, clavecin et orgue, sont assurément un ensemble à suivre de très près…

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    Admirez-les ici en cette trop brève vidéo (de 2′ 21) du Grave de la Sonate Op. 1 n°5 d’Antonio Caldara,

    filmée à la Schola Cantorum Basiliensis, par Sergio Flores…

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    Ce mardi 1er septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’intéressant CD « Sonates oubliées » d’un compositeur lui-même bien oublié : Charles-François Grégoire de La Ferté (1666 – 1746) par le tout nouvel Ensemble La Ferté…

    C’est un tout à fait intéressant CD Paraty 2025010 « Sonates oubliées » – enregistré à Mons du 19 au 25 février 2024 – d’un compositeur lui-même bien oublié : Charles-François Grégoire de La Ferté (1666 – 1746), par le tout nouvel Ensemble La Ferté, que nous a conseillé hier 2 février, et à notre satisfaction !, notre disquaire préféré, que j’ai la surprise de découvrir ce matin 3 février chroniqué, sous le titre de « Passionnant premier album de l’ensemble La Ferté, entre audace et maturité« , sur le site de ResMusica par Charlotte Saulneron…

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    Passionnant premier album de l’ensemble La Ferté, entre audace et maturité

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    Le premier album du jeune propose d’écouter les « Sonates oubliées » du compositeur baroque . Un projet discographique entre richesse musicologique,  démarche créative et prises de risque audacieuses mais toujours argumentées.

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    La Vertuosa Compagnia de Musici di Roma, avec à sa tête le violoniste Valerio Losito, s’était lancée dans la redécouverte de ce Premier Livre de Sonates pour violon et basse composé par le musicien (1666-1746) avec les six premières sonates enregistrées dans un disque paru en 2021 (Da Vinci Classics). Aujourd’hui l’ propose l’écoute complète des douze sonates du corpus organisées en deux parties distinctes et équilibrées, selon trois piliers harmoniques (ré majeur, sol majeur et ré mineur), que les trois musiciens respectent tout en faisant le choix d’un ordre d’exécution de ces pièces plus personnel – voilà – , justifié par leur variété de formes et leur caractère.

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    Daté de 1707, ce recueil de Sonates, seule œuvre connue à ce jour – dont acte ! – de ce compositeur français baroque de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe siècles, témoigne des qualités musicales superlatives – certainement –  de ce musicien oublié de l’histoire de la musique – voilà, voilà. Les Sonates de Charles de La Ferté ne sont pas de simples compositions musicales, elles illustrent le – très notable – changement important des styles musicaux de leur époque – on le nommera « Les Goûts réunis »… – et l’évolution du rôle – tout nouveau alors – du violon – importé d’Italie – dans la tradition musicale française. En effet, avec le violon et la basse, La Ferté s’éloigne des instruments solistes dominants de la Chambre du Roy comme la viole et le clavecin, enrichissant ainsi le répertoire de la musique baroque – c’est un contemporain de Sébastien de Brossard (1655 – 1730), chantre des Goûts réunisLes Goûts réunis, …

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    Enracinées dans les traditions françaises, les Sonates de La Ferté témoignent aussi des influences italiennes de leur temps (la Sonate n°2 est d’un seul tenant comme le modèle de la sonate italienne de la fin du XVIIe siècle), en particulier du style de Corelli (Sonates n°6 et n°11), tout en maintenant les caractéristiques propres à la musique française par l’héritage de Lully et celui de la suite de danse (Sonates n°7, n°9 et n°10).

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    C’est ainsi un travail de réhabilitation qu’entreprend l’, mais aussi de reconstruction de l’interprétation du style français propre à cette musique composée dans une période charnière – celle de François Couperin (1668 – 1733) et Sébastien de Brossard. Ce travail musicologique entrepris durant trois années certainement intenses au regard de la rigueur historique de cette démarche, est détaillé  dans un livret de présentation idéal pour en comprendre toute la teneur.

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    Danse, virtuosité et richesse contrapuntique sont défendues d’abord par le violon en position basse de , à l’instar des musiciens de l’époque, privilégiant ainsi rondeur et résonance. Cette position est complétée par la tenue d’archet « à la française », un choix qui favorise l’articulation du discours musical et des attaques incisives. La basse continue du clavecin de Nicolas Machowiak est inspirée et pleine de vie, ne se limitant pas à une simple exécution harmonique, et soutenant solidement la souplesse de phrasé séduisante menée par les deux instruments à cordes frottées. Assuré par le claveciniste, l’usage historiquement informé de l’orgue positif offre quant à lui ponctuellement un timbre noble et généreux à la réhabilitation de ces pages.

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    Une réflexion approfondie sur l’ornementation a été également menée, basée sur les traités de l’époque de Muffat (1653 – 1704), Montéclair (1667 – 1737) et Saint-Arroman, chacun devenant ainsi un élément de langage à part entière. Les contreparties de viole de gambe menées par sont caractéristiques du style naissant – voilà… – de la sonate française, l’instrument chantant parfois avec autant d’éloquence que le violon (Récit de basse, Sonate n°12), l’ensemble La Ferté s’autorisant même à composer une contrepartie pour la viole dans l’Allemande de la Sonate n°7.

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    Le lien entre la musique et la « belle danse » complète cette réflexion déjà riche, avec la collaboration de la danseuse et chercheuse (et une formation de danse baroque suivie par chacun des interprètes !), éclairant ainsi – fort judicieusement – les tempi et les phrasés des trois musiciens. Une approche transversale où la musicologie se nourrit de la poésie du geste.

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    Entre la révélation d’un jeune ensemble baroque, la réhabilitation d’un compositeur oublié et la démarche musicologique qui l’accompagne, que de belles découvertes pour ce premier disque éminemment abouti !

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    Sonates oubliées. Charles-François Grégoire de La Ferté (1666-1746) : Premier livre de sonates pour le violon et la basse.Ensemble La Ferté : Paulo Castrillo, violon baroque ; Manon Chapelle, viole de gambe ; Nicolas Mackowiak, clavecin et orgue.

    1 CD Paraty.

    Enregistré du 19 au 25 février 2024 à la Chapelle du couvent des Sœurs noires de Mons en Belgique.

    Notice de présentation en français et en anglais.

    Durée : 74:57

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    Un CD tout à fait intéressant, donc…

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    Ce mardi 3 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Johann-Caspar-Ferdinand Fischer (1656 – 1746), un des premiers diffuseurs du style lullyste en Europe : un compositeur baroque qui suscite depuis longtemps ma curiosité…

    C’est la récente parution – le 17 juillet 2025 – du CD cpo 555-689-2 « Johann-Caspar-Ferdinand Fischer – Hymns and Psalms »  l’Ensemble Gloriosus dirigé par Patrick Debrabandere – enregistré à Wippelgem (Belgique) du 19 au 22 février 2024  regardez cette très brève vidéo… – , qui vient relancer ces jours-ci d’octobre 2025 ma vive curiosité à propos de ce marquant compositeur baroque qu’est Johann-Caspar-Ferdinand Fischer (Schönfeld, 5 septembre 1656 – Rastatt, 27 août 1746),

    « un des compositeurs allemands de son temps les plus au fait de la tradition musicale française » et qui a peut-être fait, jeune, « un séjour en France auprès de Lully«  – il a au moins rencontré à Dresde, où il a étudié auprès de Christoph Bernhard (Kolberg, 1er janvier 1628 – Dresde, 14 novembre 1692), Georg Muffat (Megève,1er juin 1653 – Passau, 23 février 1704), qui a étudié à Paris auprès de Lully entre 1663 et 1669, et autre très important diffuseur du style lullyste en Europe ; et j’apprécie au plus haut degré la musique de Georg Muffat… – , faisant de lui, Fischer – via Georg Muffat, ou directement auprès de Lully lui-même – , un des premiers et principaux diffuseurs du style lullyste en Europe…

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    Je collectionne donc, et depuis la décennie 90 du siècle dernier, les CDs comportant de la belle musique de Johann-Caspar-Ferdinand Fischer…

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    Or, ce n’est pas cette fois-ci le style lullyste- français de Johann-Caspar-Ferdinand Fischer que ce CD vient servir, mais un autre versant de l’œuvre de ce très grand compositeur – pas assez servi au disque à mon goût – : le versant italien, dans le sillage ultra-brillant du grand Claudio Monteverdi (Crémone, 1567 – Venise, 1643)…

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    Ici, les pièces composant ce beau programme de musique religieuse baroque d’inspiration italienne de Fischer sont issues des Op. 3 – un recueil de 16 Psaumes et 2 Magnificat, publié à Augsbourg… –  et Op. 5 – comportant 2 Litanies de Lorette et 3 Hymnes à la Vierge Marie... – de Johann-Caspar-Ferdinand Fischer, publiés respectivement en 1701 et 1711…

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    Ce mercredi 22 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La splendide et délicate tendresse Muffat par Bernard Foccroulle sur les Grandes Orgues 1710 de la Chapelle Royale de Versailles…

    Georg Muffat (Megève, 1er juin 1653 – Passau, 24 février 1704) est un compositeur délicieux, à la jointure magnifique des goûts français – Lully, rencontré à Paris… – , italiens – Frescobaldi, Pasquini, Corelli : les deux derniers rencontrés  Rome… – et allemands…

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    Et voici que Bernard Foccroulle vient de nous proposer un choix assez copieux de 8 des 12 Toccate de l’ »Apparatus Musico- Organisticus » que le compositeur megevan a publiées en ce recueil, en 1690

    – ma discothèque personnelle bénéficie déjà de l’intégrale de ces 12 « Partite » en un superbe double CD Ars Musici AM 1108-2 « Georg Muffat – Apparatus Musico-Organisticus 1690″, par le merveilleux Michael Radulescu, sur l’Orgue Sieber de la Michaelkirche de Vienne, enregistré su 25 au 28 mai 1997…  – ,

    en y joignant la « Sonata a violino solo » publiée à Prague en 1677, et conservée en un trés précieux exemplaire en la bibliothèque du palais épiscopal de Kromeriz, interprétée ici par le concours du splendide violon de Marie Rouquié,

    en un très beau CD Château de Versailles CVS 131 – enregistré aux Grandes Orgues 1719 de la Chapelle Royale de Versailles du 22 au 24 octobre 2023…

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    Toute la tendresse de l’art délicat, subtil et solaire – et si français ! – de Georg Muffat – un compositeur merveilleux que j’adore ! – nous y est magnifiquement donnée…

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    Ce lundi 7 avril 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa