Étiquette : Georg Philipp Telemann

  • Pour continuer avec un autre délicieux florilège des délicates et heureuses musiques lullistes dans l’Allemagne baroque…

    Après le magnifique récital de la claveciniste autrichienne Anne-Marie Dragovits

    dont témoigne mon article d’hier ,

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    voici ce jour la découverte d’un splendide _ extrêmement vivant !!! _ récital de Suites et Sonates pour orchestre (de Johann-Caspar Fischer, à nouveau, de Georg Muffat et Georg-Philipp Telemann), intitulé « Lully’s followers in Germany« , par l’ensemble El Gran Teatro del Mundo : le CD Ambronay AMY 314.

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    En plus de l’excellent Johann-Caspar Fischer (1656 – 1746),

    Georg Muffat, né à Megève en 1653 et décédé à Passau en 1704, est un des plus merveilleux compositeurs de ce moment magnifique du Baroque européen,

    dont je n’ai cessé de recherché les diverses interprétations de sa musique en CDs, en ne cessant de pester contre l’incuriosité et l’indolence des éditeurs à réaliser une intégrale discographique de sa somptueuse musique !..

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    Quant à Georg-Philipp Telemann (1681 – 1767),

    cet homme d’une infatigable curiosité (et générosité !),

    je le porte lui aussi au pinacle des plus magnifiques compositeurs dispensateurs de joie !

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    Avec cet album _ parfaitement enlevé et jubilatoire ! _,

    les musiciens de l’ensemble El Gran Teatro del Mundo plongent au cœur de ce répertoire baroque allemand profondément influencé par le style français propre au règne de Louis XIV _ voilà.

    L’occasion de découvrir, à travers le prisme de partitions d’orchestre réduites pour ensemble de chambre _ une pratique très répandue à cette époque, et fort bien expliquée dans le livret de ce CD… _, la richesse et la fougue _ voilà, ainsi que la finessse et la subtilité délicieuses… _ de ces Lullistes _ très délicats… _ que furent Muffat, Telemann ou Fischer.

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    Les musiciens de l’ensemble El Gran Teatro del Mundo sont :

    Coline Ormond et Yoko Kawakubo, violons ; Miriam Jorde Hompanera, hautbois ; Michael Form, flûte à bec ; Bruno Hurtado Gosalvez, basse de violon et viole de gambe ; Jonas Nordberg, théorbe ; Claudius Kamp, basson et flûte à bec ; et Julio Caballero Pérez, clavecin et direction.

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    Réjouissons-nous !!!

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    Ce mercredi 13 octobre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A propos de l’anniversaire de la naissance à Bergame de Pietro Antonio Locatelli (3 septembre 1695 – Amsterdam, 30 mars 1764), compositeur violoniste d’exception…

    Ce 3 septembre,

    se fête l’anniversaire de Pietro Antonio Locatelli,

    né à Bergame le 3 septembre 1695 _ et qui décèdera à Amsterdam le 30 mars 1764.

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    En un précédent article de mon blog, en date du 15 avril 2020,

    et d’ailleurs consacré à Jan Dismas Zelenka _  _,

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    je citai volontiers une opinion du violoniste virtuose Reinhardt Goebel, plaçant Pietro Antonio Locatelli parmi les cinq principaux compositeurs du Baroque du XVIIIe siècle,

    avec Johann-Sebastian Bach, Georg-Friedrich Haendel, Jan-Dismas Zelenka et Jean-Marie Leclair _ oubliant alors de citer aussi le cher Georg-Philipp Telemann …

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    Je pourrais aussi ajouter ces lignes de Fulvia Morabito, en 1997 :

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    «Locatelli doit certes recevoir de tous la licence d’être un tremblement de terre … Mais pourtant, Messrs, quels Coups d’archet ! Quel Feu ! Quelle Vitesse !.. Il joue de son violon avec une telle furie, qu’à mon avis il doit en user quelques douzaines par an.»

    Ces quelques mots, empruntés au gentilhomme anglais Thomas Dampier, nous dépeignent le portrait d’un des personnages les plus impétueux, volitif et marquants de la musique instrumentale du dix-huitième siècle : Pietro Antonio Locatelli (Bergamo 1695–Amsterdam 1764).

    Compositeur et virtuose du violon, il entama son activité musicale dans sa ville natale : il la quitta à seize ans pour Rome, en espérant peut-être pouvoir perfectionner sa formation sous la direction prestigieuse de Corelli. Nous ne savons pas si cela a pu réellement avoir lieu car le Maestro, déjà souffrant en 1712, s’éteignit tout au début de l’année suivante. Il est bien plus probable que Locatelli ait suivi des leçons avec Giuseppe Valentini, autre virtuose fort apprécié et de grande renommée. L’activité musicale romaine, frénétique et liée au faste des nombreuses chapelles et académies particulières, servit de tremplin pour le jeune musicien, désormais mûr et prêt à affronter un public plus important. À partir de 1723, Locatelli commença ses «années de pèlerinage», marquées par des séjours auprès des cours et dans les centres musicaux les plus importants d’Europe (Mantoue, Venise, Munich, Dresde, Berlin, etc.), où il sut toujours susciter un vif intérêt. Mais son tempérament farouche et sa nature fière et orgueilleuse l’éloignèrent des milieux de cour serviles et bornés : il s’installa donc à Amsterdam dès 1729, et y demeura jusqu’à sa mort _ le 30 mars 1764. Il était entouré des représentants les plus munificents du riche patriciat de la capitale _ batave _, et il fut alléché non seulement par la vie culturelle débordante, mais encore, et plus spécialement _ et sans doute au premier chef _, par le prestige des maisons d’éditions musicales de la ville _ voilà. C’est pourquoi le musicien se consacra à la composition, mais surtout aussi à la publication et à la révision continuelle de ses œuvres ; cette activité nous pose d’ailleurs des problèmes et rend parfois impossible une reconstruction de l’évolution du style de l’artiste« …

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    C’est en réponse à un courriel d’une amie m’ayant fait parvenir ceci,

    sur le site du Théâtre de La Fenice, à Venise :

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    que j’ai entrepris ce petit article de commémoration d’anniversaire de Pietro Antonio Locatelli…

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    Ce vendredi 3 septembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : D’enthousiasmantes Suites pour orchestre (dites « Ouvertures ») de l’ami Georg Philipp Telemann, par les merveilleux Zefiro et Alfredo Bernardini

    Dans le prolongement de mes 2 articles précédents
    consacrés à la danse,
    avant-hier, mercredi 28 avril, à La Valse de Maurice Ravel (1875-1937),
    et hier, mardi 29 avril, à des Suites pour clavecin de Louis Couperin (ca. 1626 – 1661),
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    j’ai choisi aujourd’hui comme éclatante _ pour ne pas dire éclaboussante ! _ « Musique de joie »
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    quelques merveilleuses Suites pour orchestre, ou « Ouvertures »
    _ en cette graphie à nouveau française, comme celle de « Suites », pour un genre musical éminemment français !.. _
    du superbement généreux ami Georg-Philipp Telemann
    (Magdebourg, 14 mars 1681 – Hambourg, 25 juin 1767),
    qui en a composé plus de 600 ; 
    dont, pour notre plus parfaite réjouissance, 164 nous sont parvenues…
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    Parmi les interprétations disponibles de ces dites Ouvertures
    ou Suites pour orchestre de Telemann,
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    j’ai choisi un merveilleux CD du toujours impeccable Ensemble Zefiro,
    que dirige de son hautbois superlatif le magicien Alfredo Bernardini,
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    enregistré au mois de mai 2010 à Mantoue, au splendide Teatro Scientifico Bibiena, à la merveilleuse acoustique,
    et paru en 2013,
    soit le CD Arcana Telemann Ouvertures a 8 A 371.
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    Alfredo Bernardini est entouré des frères Paolo et Alberto Grazzi,
    d’Emiliano Rodolfi, Nichola Robinson, Ayako Matsunaga, Stefano Marcocchi, Gaetano Nasillo, Paolo Zuccheri, Francesco Corti et Evangenina Mascardi,
    tous excellents.
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    Cet enthousiasmant CD comporte les Ouvertures a 8 pour 3 hautbois, basson, cordes et continuo
    en Ré Majeur TWV 44:D15,
    en ré mineur TWV 55:d3,
    et en Si bémol Majeur TWV 55:B10. 
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    La musique instrumentale de Telemann,
    en sa quasi infinie profusion
    et insatiable variété !,
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    est une sorte de robinet de jubilations à inépuisable jet continu ;
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    pourvu, bien sûr,
    que l’interprétation des instrumentistes-musiciens
    soit à la hauteur du feu jubilatoire de l’œuvre !!!
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    Ce jeudi 30 avril 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Musiques de joie : l’enthousiasme de l’Emfindsamkeit du très grand Carl Philipp Emanuel Bach

    Parmi mes compositeurs préférés,

    Carl Philipp Emanuel Bach

    (Weimar, 8 mars 1714 – Hambourg, 14 décembre 1788)

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    fils de Johann Sebastian (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750),

    et filleul de Georg Philipp Telemann (Magdebourg, 14 mars 1681 – Hambourg, 25 juin 1767)

    _ et à la mort de son parrain, Carl Philipp Emanuel lui succède à ses prestigieux postes de Hambourg : 

    c’est en 1768, un an après la mort de Georg Philipp Telemann, que la candidature de Carl Philipp Emanuel Bach est en effet retenue

    et qu’il est nommé Director Musices de la ville de Hambourg :

    poste qu’il occupera les vingt années suivantes, jusqu’à son décès qui surviendra en 1788.

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    La musique de CPE Bach a certes de qui tenir,

    tant du côté de son père

    que du côté de son parrain, d’abord ;

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    mais avec, aussi, en propre,

    une magnifique et époustouflante expression _ enthousiasmante _ de l’idiosyncrasie de cet immense compositeur.

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    Comme expression de cette joie absolument exaltante de ces diverses musiques,

    j’ai choisi un admirable CD , intitulé Magnificat

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    dans une interprétation du Rias Kammerchor

    et de l’Akademie für Alte Musik Berlin,

    magistralement dirigés par le merveilleux Hans-Christoph Rademan

    _ soit le CD Harmonia Mundi HMC 902167, paru en 2014 _

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    comportant,

    outre le magique et bouleversant Magnificat, Wq 215

    _ en une interprétation d’un dynamisme envoûtant ! Rademan a un talent exceptionnel ! _,

    le Motet « Heilig ist Gott« , Wq 217,

    et la célèbre Sinfonie en Ré Majeur Wq 183/1.

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    Et je complète mon choix discographique par un autre CD paru lui aussi en 2014

    _ c’était l’année-anniversaire du tricentenaire de la naissance du compositeur, à Weimar en 1714

    qu’il fallait honorer à sa juste et très brillante mesure ! _ :

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    le CD CPE Bach Concertos & Symphonies

    _ le CD Deutsche Harmonia Mundi 88843004252 _

    des Berliner Barock Solisten,

    sous la direction de l’excellent chef et violoniste Gottfried von der Golz

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    comportant le Concerto pour flûte, cordes et basse continue en ré mineur Wq 22,

    le Concerto pour Hautbois, cordes et basse continue en Si bémol Majeur Wq 164,

    et les deux Sinfonie pour cordes et basse continue en La Majeur et Si mineur Wq 182/4 et 182/5

    _ ici encore, une interprétation parfaitement exaltante ;

    idéalement idoine au génie singulier et tellement vivant de Carl Philipp Emanuel…

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    Ce jeudi 9 avril 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa