Étiquette : George Gershwin

  • Very charming et delightful, mais profond aussi (!), CD « Tales of the Jazz Age » du toujours très réjouissant Florian Noack…

    Very charming et delightful, mais profond aussi (!), CD la dolce volta LDV 137 « Tales of the Jazz Age » – enregistré à Cologne du 7 au 10 décembre 2023 –

    du toujours excellent – j’ai grand plaisir à suivre sa discographie, remarquable ! – Florian Noack (Auderghem, 15 janvier 1990)…

    …

    …

    Cette fois-ci, pour un répertoire à couleur jazzy ;

    et j’énumère ici les compositeurs interprétés en ce very delightful CD :

    …

    James Price Johnson (New-Brunswick -New Jersey, 1er février 1894 – New-York, 17 novembre 1955) – regarder ici cette vidéo de l’emblématique « Charleston » (2′ 22) qui ouvre le CD… – ,

    Harry Akst (New-York, 15 août 1894 – Hollywood, 31 mars 1963) / Fats Waller (New-York, 21 mai 1904 – Kansas City, 15 décembre 1943),

    Fats Waller (New-York, 21 mai 1904 – Kansas City, 15 décembre 1943),

    Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) / Gil-Marchex (Saint-Georges d’Espéranche, 16 décembre 1892 – Boulogne-Billancourt, 22 novembre 1970) – écouter donc çà (6′ 02) –,

    Francis Poulenc (Paris, 7 janvier 1899 – Paris, 30 janvier 1963),

    Clément Doucet (Bruxelles, 9 avril 1895 – Bruxelles, 15 octobre 1950),

    George Gershwin (New-York, 26 septembre 1898 – Los Angeles, 11 juillet 1937),

    Mischa Spoliansky (Bialystock, 28 décembre 1895 – Londres, 28 juin 1985) – écouter ici « Morphium«  (2′ 39) – , 

    Kurt Weill (Dessau, 2 mars 1900 – New-York, 3 avril 1950),

    Erwin Schulhoff (Prague, 8 juin 1894 – Wülzburg, 18 août 1942) – admirer ici sa « Suite dansante en jazz » (19′ 13)… – ,

    Leo Ornstein (Krementchouk, 2 décembre 1893 – Green Bay, 24 février 2002) – « Suicide in an Airplane«  est le morceau (de 3′ 48) qui clôt le CD…

    …

    …

    Florian Noack est plein d’idées exploratrices formidables et jouissives…

    …

    Very charming and delightful indeed,

    mais pas que :

    un jazz qui va loin et profond, l’air de rien…

    …

    …

    Ce  lundi 12 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Dès la seconde écoute, le ravissement éprouvé du CD Deutsche Grammophon « Seong-Jin Cho – Ravel – the Piano Concertos », merveilleusement adéquat à la personnalité contenue mais formidablement expressive de Maurice Ravel…

    Après la surprise forcément dérangeante, à contrepied de nos expériences passées des diverses interprétations des deux Concertos pour piano de Ravel,

    dès la seconde écoute,

    c’est bien un ravissement, et même éperdu, que nous éprouvons maintenant à cette écoute plus fine, et moins déstabilisée quà la première écoute-découverte, du CD Deutsche Grammophon 486 6820 « Seong-Jin Cho – Ravel – the Piano Concertos« ,

    merveilleusement adéquat, en fait, à la personnalité contenue mais formidablement expressive de Maurice Ravel, à à ses deux sublimes Concertos pour piano :

    …

    avec un dialogue intelligentissime entre le pianiste si délicat et discret, de tempérament retenu, qu’est le jeune Seong-Jin Cho, et l’orchestre d’une incroyable finesse mais aussi éclat _ américain _ du Boston Symphony Orchestra, et ses solistes parfaits, sous la direction pointue et justissime d’Andris Nelsons _ admirez ici cette vidéo du Concerto en sol (d’une durée de 23′ 57), au Symphony Hall de Boston, le 8 janvier 2024…

    …

    …

    Et cette fois encore, je ne suis pas loin de partager presque toutes les affirmations du commentaire qu’en a donné avant-hier 25 février Jean-Charles Hoffelé en son bel article de son site Dicophilia intitulé « Les deux côtés du miroir » :

     

    …

    …

    LES DEUX CÔTÉS DU MIROIR

    …

    …

    Tellement jazzy _ oui, magifiquement ! _ les Bostoniens, bois et cuivres façon Gershwin _ absolument !!! _, pourtant sans exotisme _ c’est juste : comme si cela correspondait idéalement au génie le plus idiosyncrasique (basque ?) de Maurice Ravel. Dans la capitale du Massachusetts _ Boston, donc _, on jouait français _ à la Monteux, et à la Koussevitsky ; sans compter de nombreux solistes de l’orchestre… _depuis quelques lustres, cela s’entend encore ; pour Seong-Jin Cho, que je sais réservé _ oui ; cf mon article en date du 5 février dernier « Du pays du matin calme aux rives de la Seine (ainsi qu’à Berlin), l’apollinien piano seul de Ravel, presque placide, de Seong-Jin Cho : une grâce musicale et artistique à partager, pour mieux vivre…« … _, c’est une licence supplémentaire à se déboutonner : cet arc-en-ciel si voluptueusement déployé _ absolument ! et avec quelle prise de son ici ! _ par Andris Nelsons, que j’avais tort de craindre peu accordé à l’univers Ravel _ en effet : leur rencontre est prodigieuse ! Quel somptueux éclat ! _, lui inspire une liberté volubile _ et découvreuse d’apects jusque là peu révélés par la plupart des interprètes précédents… _ et des attaques de fauve _ oui, mais en une fulgurance dépourvue du moindre bruit parasite : c’est magnifique… Son piano déborde d’irisations _ oui _, le rêve central de l’Allegramente en est saturé, merveille qui rappelle Martha Argerich dont les abandons millimétrés vont certainement plus loin, mais enfin…

    …

    …

    Adagio assai très singulier _ oui ! _, parlé _ oui… _, on aimera ou pas _ personnellement j’adore ! _, puis un Presto où sur le piano qui file les souffleurs de Boston persifflent comme les chats du jardin de L’Enfant et les sortilèges, c’est assez irrésistible _ mais oui !, l’effarement déconcerté de la première découverte, une fois dépassé… _, et sauve des lectures « en casquette » : ce moto perpetuo devient vertigineux _ oui, oui _, fausse toccata, fausse course à l’abîme qui semble en un éclair donner la main à son frère sombre, écrit en regard, on l’oublie trop.

    …

    …

    Dans le songe amer des Bostoniens (ce contre-basson !) _ oui, oui ! _, Seong-Jin Cho sera passé de l’autre côté du miroir, Concerto pour la main gauche tragique _ d’après la guerre ; cf mon article du 4 juillet 2008 à propos du saisissant admirable CD Alpha 125  des trois Quatuors de Lucien Durosoir par le Quatuor Diotima : « Musique d’après la guerre« … _ : il en assemble les épisodes épars dans une grande ligne si noire dont même les cadences, admirablement composées, n’auront pas une étoile.

    …

    …

    L’éclatant divertissement central où se télescopent des marches d’apocalypse et des souvenirs de l’univers d’avant (Laideronnette et Boléro y compris), gagnés par une suractivité inquiète, retrouveront quelques accents de jazz, seul rappel du solaire Concerto en sol majeur, ailleurs régnera la nuit méphitique où Scarbo rode encore. Prise de son superlative _ oui : et c’est un facteur très important aussi, ici.

    …

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …

    …

    Maurice Ravel
    (1875-1937)

    …
    Concerto pour piano et orchestre
    en sol majeur,
    M. 83

    Concerto pour piano main gauche et orchestre en
    ré majeur, M. 82

    …

    Seong-Jin Cho, piano
    Boston Symphony Orchestra
    Andris Nelsons, direction

    …

    Un album du label Deutsche Grammophon 4866820
    …

    ..

    Photo à la une : le pianiste Seong-Jin Cho –
    Photo : © Christoph Köstlin/Deutsche Grammophon

    …

    …

    Décidément, un très grand pianiste et musicien, Seong-Jin Cho, est là, et bien là, présent, en ce nouveau magnifique CD Ravel sien, avec sa personnalité bien affirmée, et surtout idéalement idoine au génie idiosyncrasique de compositeur ainsi que de l’homme, en sa vie : Maurice Ravel…

    …

    …

    Un très grand disque pour ces deux immenses et singuliers chefs d’œuvre de Maurice Ravel…

    …

    …

    Ce jeudi 27 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa