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  • A propos du CD « Résonance » comportant 3 œuvres de Lucien Durosoir : avancées et résistances de ma recherche concernant l’histoire et la généalogie familiales du pianiste Emmanuel Despax…

    En son remarquable récit « Conversation avec Emmanuel Despax« , Emmanuel Despax a déclaré ceci :

    …

    « Il y a beaucoup de raisons pour commencer la musique. Je n’avais pas l’intention de devenir pianiste professionnel. Je ne comprenais pas ce que ça impliquait, jusqu’au divorce de mes parents. J’avais 12 ans et j’ai vu mon monde s’écrouler. J’ai donc trouvé un refuge dans le piano – cela s’est passé à Aix-en-Provence, où Emmanuel Despax fréquentait depuis une année le conservatoire de musique. La seule chose qui me faisait sentir à l’aise était de jouer du piano, ça a été une vraie thérapie pour moi. J’ai alors compris que la musique ferait partie intégrante de ma vie, je me sentais de nouveau entier quand je jouais.  Un interrupteur s’était actionné dans ma tête et j’ai su que je ne pourrais jamais vivre sans le piano, c’était mon oxygène. Je n’étais plus moi-même quand j’étais loin de mon instrument.

    On commence la musique pour différentes raisons, mais tous les musiciens ont un jour eu ce déclic qui leur a fait réaliser que leur vie serait dédiée à la musique. Ce n’est pas forcément ce qu’ils font, c’est surtout ce qu’ils sont »…

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    J’ai donc désiré en savoir un peu plus sur son histoire et sa généalogie familiales – qui sont ses parents ? qui ont été ses grands-parents ?.. – , comme le signalait un peu déjà mon article ‘‘Lucien Durosoir (1878 – 1955), désormais un classique du XXe siècle : parution du CD « Resonance » du pianiste Emmanuel Despax, comportant 3 œuvres (pour violon et piano et pour violoncelle et piano) de Lucien Durosoir… » en date du 15 août dernier

    – écouter ici l’interprétation de la très belle « Berceuse«  de Lucien Durosoir par Jessie Ann Richardson, violoncelle, et Emmanuel Despax, piano (3′ 40)…

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    Or, si Emmanuel Despax, né à Paris en 1984,  parle très volontiers de son grand-père maternel, le poète et éditeur de poésie Jacques Charpentreau (Les Sables d’Olonne, 23 décembre 1928 – Paris 13e, 8 mars 2016), en revanche il garde le silence et sur son père, et sur son grand-père paternel Despax…

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    J’ignore donc à quelle branche des Despax est lié Emmanuel Despax, cet excellent pianiste que je découvre avec ce CD Signum Résonance – en compagnie  de la violoncelliste Jessie Ann Richardson et du violoniste Michael Trainor, de l’excellent Piatti Quartet : ils sont mari et femme, m’a appris Georgie Durosoir, qui les connaît très bien… – , en sachant que le rameau originaire de cette famille Despax semble issu du Gers, Auch – Jean-Baptiste Despax, né à Auch vers 1797, est décédé à Dax le 5 février 1873 : il est le père de Pierre Gabriel Despax (Auch, 6 octobre 1818 – Dax, 5 janvier 1877, qui épousa à Dax, le 6 octobre 1849, la dacquoise Marguerite Ducluzo), et le grand-père d’Hippolyte Despax (Dax, 20 février 1852 – Saïgon, 15 novembre 1900), qui, lui, est le père des 3 frères Gabriel-Gustave Despax (Dax, 22 novembre 1878 – Pissos, 9 mars 1922), Frédéric Despax (Dax, 27 mai 1880 – Roscoff, 6 février 1935) et Emile Despax (Dax, 14 septembre 1881 – Moussy-Verneuil, 15 janvier 1915 )… – , avec des rameaux secondaires dans les départements voisins des Landes, à Dax, donc, et de Haute-Garonne, à Toulouse ;

    mais aussi à Marseille ; ainsi que dans la Drôme : Annonay, La Voulte ; sans oublier Paris et la région parisienne…

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    Et je passe ici sous silence le destin artistique météorique d’Olivier Despax (Neuilly-sur-Seine, 28 février 1939 – Villejuif, 10 avril 1974)…

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    Et j’ignore si le Jean-Luc Despax – né en mai 1968 – , poète, qui a collaboré avec Jacques Charpentreau est ou pas le père de notre Emmanuel Despax, pianiste ;

    c’est à-dire si c’est bien ce Jean-Luc Despax qui aura épousé Catherine (ou Katherine) Charpentreau-Despax, actuellement psychanalyste à Marseille, une des deux filles de Jacques Charpentreau et son épouse Simonne Metzger-Charpentreau (Thiais, 15 mai 1925 – Paris 6e, 17 mars 2025)…

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    Catherine Charpentreau-Despax – j’ignore ses lieu et date de naissance – , dont la sœur Corinne Charpentreau-Coudret (Paris, 18 octobre 1954 – Betcave-Aguin (Gers), 15 mars 2016), musicienne, est décédée hélas dans des circonstances tragiques…

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    Tout n’est donc pas accessible à quiconque s’essaie à des recherches, même un peu patientes et imaginatives, sur Internet : existent des résistances… 

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    Voilà…

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    Mais pour ce qui concerne le principal, je veux dire, pour moi, la musique et ses interprétations telles qu’elles sont au moins pour un moment accessibles par le disque – car là aussi surviennent hélas des obsolescences plus ou moins sciemment programmées…  – , je viens de commander à mon disquaire préféré le précédent CD Signum SGCD 747 – pour piano seul, cette fois – d’Emmanuel Despax, paru le 7 juillet 2023 et toujours disponible deux ans après, qui est joliment intitulé Après un rêve – Belle Epoque : nights at the piano, comportant, entre autres bijoux, de Francis Poulenc, les bien trop rares Soirées de Nazelles.

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    Et je m’empresse de citer ici, au passage, la présentation qu’en propose le label Signum sur son site :

    « “Après un rêve” is an ode to the French Belle Époque repertoire, depicting the beauty of dreams and the night. The album is an opportunity to hear and perhaps discover rarely played / rarely recorded wonderful works (Chaminade Nocturne, Duparc Aux étoiles, Poulenc Les soirées de Nazelles), alongside central pillars of the repertoire, and includes a world premiere of Despax’s arrangement of Après un rêve. The album is attributed to his grandfather, Jacques Charpentreau – nous y voici ! – , a French poet who adored this repertoire and frequently drew inspiration from the night in his works. Despax has curated some of his poetry, as well as works by other poets he admired to complement this music, taking the listener on an immersive poetic and musical journey through this nocturnal landscape »…

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    Voilà, voilà où peut donc nous conduire, à l’occasion, cette recherche un peu imaginative et curieuse, à force de détours et liaisons – en un style « ramifié et rhizomatique« , m’a dit l’ami Yves Michaud en un courriel du 11 novembre 2011 : une expression que j’ai évidemment retenue, car c’est bien là ma forme d’esprit (et d’imageance productive, là dans le sillage imaginatif fécond de mon amie Marie-José Mondzain), hors des sentiers un peu trop rebattus… – , en cherchant bien… …

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    Ce mardi 19 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Louis Ducos du Hauron : afin de mieux comprendre le contexte des inventions, ma méthode d’enquête (qui ? où ? quand ?)

    Depuis ma découverte factuelle très récente des géniales inventions photographiques de Louis Ducos du Hauron,

    et face à ce « dossier » que je me propose _ me donne, comme en un jeu… _ à un peu mieux pénétrer

    j’applique une nouvelle fois ma méthode personnelle d’enquête, face aux divers faits commencés d’appréhender, les uns après les autres :

    …

    mieux identifier, d’abord, qui, où et quand…

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    Car les données d’abord accessibles sont forcément parcellaires ;

    et il m’est nécessaire de commencer à relier les détails de ces données _ d’abord isolées _ les uns aux autres,

    afin de mieux, et chacun, les cerner, les connaître vraiment,

    et surtout mieux les comprendre en profondeur,

    en les contextualisant le plus précisément possible…

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    Selon de tels objectifs méthodologiques,

    j’ai donc commencé par rechercher les constellations familiales _ qui ? _, en leur temporalité et histoire _ dans la durée des années : à partir du XVIIIéme siècle, et jusqu’à aujourd’hui... _ relativement accessible ;

    et les données reçues comportent déjà bien des trous…

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    Il m’a fallu aussi tenter de connaître le plus précisément possible le parcours géographique _ où ? _, sur la durée des 82 ans de la vie _ et quand ? _, de Louis Ducos du Hauron…

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    C’est ainsi que je me suis assez vite rendu compte de la grande importance, en ce déroulé des découvertes successives de Louis Ducos du Hauron, du contexte familial immédiat pour ce célibataire ne disposant d’aucune ressource financière propre lui assurant ne serait-ce que le simple quotidien des jours…

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    De sa naissance à Langon le 8 décembre 1837 au décès de son père Jérôme Amédée Ducos du Hauron, à Auch le 14 octobre 1863 _ Louis n’a alors pas encore 26 ans, et son père décède à l’âge de 64 ans _, le jeune homme ne se prépare à aucune carrière professionnelle ; et se livre seulement à ses recherches _ assez théoriques pour l’essentiel… ; mais fondamentales pour toutes les applications pratiques qui, peu à peu, en seront faites… _ de physique et chimie, autour du phénomène des couleurs et de leur captation et reproduction matérielles, en bénéficiant de la protection paternelle _ qui a fait toute sa carrière, lui, son père, dans la fonction publique des contributions indirectes.

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    Il semble que sur son lit de mort, à Auch, le père a fait promettre à son fils aîné _ de 7 ans plus âgé que son cadet Louis : Alcide, lui, a 33 ans _, Alcide _ engagé en une carrière dans la magistrature _, de veiller très scrupuleusement à son jeune frère, et de subvenir à tous ses besoins matériels, afin que le très inventif Louis puisse se livrer le plus librement possible à ses recherches _ très intellectuelles pour commencer _ de physique et chimie des couleurs…

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    Promesse qu’Alcide accomplira complètement, de ce 14 octobre 1863 du décès de leur père, à Auch, à son propre décès, à Savigny-sur-Orge, le 13 mai 1909…

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    Mais ce dont ne paraissent pas s’être assez souciés jusqu’ici, du moins à ma connaissance présente, les biographes de Louis Ducos du Hauron, c’est de la plus large constellation familiale _ au-delà de la personne-clé de son frère aîné Alcide _ qui a continuellement assisté de toutes les manières possibles _ d’abord affectivement, mais matériellement aussi _ Louis, en plus du soutien si essentiel et constant de son frère Alcide.

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    Car très rapidement après ce 14 octobre 1863 du décès de leur père à Auch, Alcide, nommé juge suppléant au tribunal d’Agen le 14 mai 1864, s’est marié, au Temple-sur-le Lot, le 11 septembre 1864, à Césarine-Marie de Fourcauld, dont il aura au moins 4 enfants : 2 fils, Amédée _ né le 9 février 1866 et décédé à Alger le 15 juillet 1935 : il fera toute sa carrière dans l’administration de l’Algérie _ et Étienne Gaston, né à Agen le 16 juin 1870, et 2 filles, dont l’une se prénomme Alice : Alice et sa sœur _ dont j’ignore donc pour le moment le prénom _ survivront à leurs 2 frères _ décédés, donc, le cadet, en 1912 (à l’âge de 41 ans) et l’aîné en 1935 (à l’âge de 71 ans) _, ainsi qu’en témoigne une très intéressante lettre conservée d’Alice, en date du 6 juillet 1948, adressée à M. Lacroix, à Villeneuve-sur-Lot : en effet, à l’âge de 41 ans, le cadet, Gaston Ducos du Hauron décèdera précocément à Savigny-sur-Orge le 3 avril 1912 _ Gaston s’était marié, à Saint-Mandé, le 7 janvier 1898, à Edmée de Lamarque (née à Poitiers le 8 janvier 1876, et décédée à Saint-Mandé le 22 février 1902) ; et le couple a eu 2 filles, dont l’aînée est Etiennette Ducos du Hauron, née le 26 décembre 1898 à Saint-Mandé, qui se mariera à Agen le 20 juillet 1920, à Alfred Lamarque (né à Angers le 30 juin 1898, et décédé à Paris le 1er décembre 1976), et qui aura 10 enfants ; Etiennette décèdera à Paris le 20 décembre 1996… Je remarque au passage, et surtout, que ce mariage à Agen le 20 juillet 1920 précède d’un mois et 11 jours le décès, à Agen, de Louis Ducos du Hauron, le 31 août 1920… _ ; et Amédée, l’ainé, fera carrière dans les services administratifs en Algérie, où il décèdera à Alger le 15 juillet 1935 _ Amédée Ducos du Hauron était marié à Marie-Louise Rey, née en 1879, et décédée à Agen, le 20 septembre 1933, à l’âge de 54 ans ; le couple a eu au moins 5 enfants, dont une petite Edmée, née à Lamartine le 8 juillet 1904, et un fils prénommé Gérard Yves Alcide, né à Berrouagha le 30 août 1909, et qui décèdera à Avignon le 27 janvier 2000. À l’occasion d’une belle exposition d’anaglyphes de Louis Ducos du Hauron au Casino d’Alger en 1927, un entrefilet du journal L’Echo d’Alger mentionne la présence d’Amédée Ducos du Hauron (qui fut un collaborateur direct de son oncle, est-il alors rappelé…), désormais retraité, à Rébeval, en Algérie, à la tête d’une famille de 5 enfants… Louis a ainsi communiqué sa passion pour la recherche photographique à trois de ses neveux ; Amédée et Etienne Gaston Ducos du Hauron, les deux fils de son frère Alcide ; et Raymond de Bercegol, le fils de sa sœur Berthe ! Il faut le souligner… Même si ses neveux ne furent guère plus efficaces que leur oncle Louis dans la gestion industrielle de leurs inventions…

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    Césarine-Marie et ses enfants, ainsi que Louis _ retenu dans le Sud-Ouest par d’importants travaux dans une entreprise toulousaine _, ne rejoindront en Algérie Alcide, nommé conseiller à la cour d’appel d’Alger le 25 janvier 1881, qu’en 1883 pour Césarine-Marie et ses enfants, et 1884 pour Louis…

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    Et Césarine-Marie, devenue veuve d’Alcide le 13 mai 1909, demeurera au domicile familial _ depuis 1902 _ de Savigny-sur-Orge en compagnie de son beau-frère Louis, jusqu’au mois d’août 1914 _ au début de la guerre _ ; et je suppose que c’est en ce domicile familial du 14 rue des Rossays, à Savigny-sur-Orge, qu’est décédé le fils cadet d’Alcide et Césarine-Marie, Gaston, le 3 avril 1912.  

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    Mais Louis Ducos du Hauron est demeuré très proche aussi de la famille de sa sœur Berthe _ née à Libourne le 23 janvier 1842 ; j’ignore à ce jour la date et le lieu de son décès: Berthe était présente au second mariage de son fils Raymond, le 4 juin 1907, à Joinville-le Pont, et domiciliée avec son fils au n° 17 de l’avenue Pauline de Joinville-le-Pont… _ et de son époux Fabien Onézime de Bercegol _ leur mariage avait eut lieu à Agen, le 11 février 1866. Un de ses neveux Bercegol _ Raymond ! _ accompagnera diverses entreprises de son oncle Louis, notamment à l’occasion de divers brevets de procédés photographiques, au début du XXème siècle en région parisienne…

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    Louis Ducos du Hauron est certes demeuré célibataire et sans enfants,

    mais c’est en compagnie de sa belle-sœur Cézarine-Marie qu’il quitte Savigny-sur-Orge au mois d’août 1914 pour gagner, plus loin du front, la propriété familiale des de Fourcauld, au Temple-sur-Lot ;

    et c’est toujours avec sa belle sœur qu’il s’installe en 1920 à Agen au 58 de la rue Lamouroux, en ce qui sera son dernier domicile, puisqu’il y décède bientôt le 31 août 1920 ;

    mais non sans avoir été présent _ j’y insiste _ au mariage, à Agen, le 20 juillet 1920, de sa petite-nièce, la fille aînée du regretté Gaston Ducos du Hauron, Etiennette, née à Saint-Mandé le 26 décembre 1898, avec Alfred Lamarque _ né à Angers le 30 juin 1898…

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    Je constate aussi l’importance des tropismes gascons : gersois (Nogaro, Auch, Lectoure) et lot-et-garonnais (Tonneins, Agen, Le Temple-sur-Lot), qui caractérisent, génération après génération, pas mal des membres de la famille Ducos du Hauron, depuis la vie à Nogaro des ancêtres François Ducos et Jean-Marie Ducos du Hauron : ce dernier, en effet, né à Nogaro en 1778, s’est marié à Bordeaux le 10 août 1797 avec Marie de Montalembert, native de Penne d’Agenais en 1780, et est décédé à Tonneins, en Lot-et-Garonne, en 1853…

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    Mes recherches sur la constellation familiale qui a protégé toute sa vie durant Louis Ducos du Hauron ne font ainsi que commencer…

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    Ce dimanche 6 décembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Post-scriptum :

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    Lettre d’Alice Ducos du Hauron

    à Monsieur LACROIX Ancien Chef de laboratoire, 46, rue des Girondins, Villeneuve S/Lot,

    en date du 6 août 1948 :

    …

    Monsieur,

    Je reçois votre lettre qui m’émeut profondément, et j’espère qu’aucun événement pénible ne viendra m’empêcher d’être parmi mes chers compatriotes le 5 septembre.
    Nous restons seules descendantes directes, ma sœur et moi, mes 2 frères étant morts, mais il y a des petits et arrières-petits neveux : 2 _ Gérard et Roger (je l’apprendrai plus tard) _ en Algérie fils de mon frère aîné _ Amédée _, 2 filles de mon frère cadet _ Gaston _, mariées, et l’une _ Étiennette _ mère de 8 enfants, l’autre de 2.

    Ma sœur et moi, non mariées, avons consacré notre jeunesse à l’éducation de deux petites nièces orphelines de père et de mère (filles de mon frère cadet _ Gaston, et de son épouse Edmée _) et toutes 4 vécûmes toujours auprès de notre cher oncle _ voilà ! _ qui ne quitta jamais son frère, mon père. L’aînée _ Étiennette _ eut 8 enfants, la seconde _ Simone (je l’apprendrai plus tard) _ 2, elle est depuis 4 ans paralysée à l’âge de 48 ans, et ma sœur ne la quitte jamais.
    L’aînée sera certainement avec moi, elle est à Luchon en ce moment où je la préviens. C’est un mois après son mariage _ à Agen le 20 juillet 1920, avec Alfred Lamarque _ que nous fermions pour toujours les yeux de notre cher oncle que nous aimions à l’égal de notre père _ et c’est bien sûr à relever !

    Je suis heureuse que cet hommage _ agenais _ lui soit rendu, non pour la gloire, nous savons tous ce qu’elle vaut, mais pour réparer les si nombreuses erreurs et injustices dont il fut victime.
    C’est l’année de la naissance de Louis Lumière que « Ducos du Hauron » prit son premier brevet pour le cinéma, en mars 1864 et sous le n° 61 975 et sous le nom de « chronophotographie », appelée aujourd’hui « cinématographie ». Les brevets étaient tombés depuis longtemps dans le domaine public quand ses inventions furent industrialisées. Comme le disait un journaliste, pour avoir des branches, il faut un tronc solide, mais ce ne sont que des branches qui n’auraient pas existé si le tronc n’avait pas poussé d’abord !

    C’est le 14-7-1862 que D.du H. fit sa première communication à l’Institut sur la « Photographie des Couleurs et c’est en Sbr 1868 qu’il prit son premier brevet sous le n° 83 061 . Le Musée d’Agen et la Société Française de Photographie à Paris possèdent plusieurs exemplaires de ses premiers tirages.
    Pour ne citer que ces deux premières inventions qui furent une source de richesses pour beaucoup mais pas pour lui, il se ruina, nous ruina et n’eut jamais les ressource nécessaires pour mettre sur pieds ce qui devait avoir plus tard un si grand succès ! (ma sœur et moi n’avons même pas une entrée gratuite au cinéma). Et tout en rendant hommage à L. Lumière pour ses intéressants travaux, il n’est pas comme on l’appelle : « le Père du Cinéma ».

    La bourse du savant et celle de son frère était commune et presque toujours vidée par les frais qu’occasionnaient les expériences poursuivies _ voilà. Mon père était Conseiller à la Cour, il commença sa carrière à Agen comme Juge d’Instruction. L’Allemagne avait demandé à mon oncle d’acheter son brevet de la « Photographie des Couleurs », par patriotisme il refusa, et Dieu sait comment il en fut remercié.

    Je m’excuse, Monsieur le Maire de ce si long exposé, mais une mise au point est de temps en temps nécessaire car un trop long silence touche de très prés à l’oubli.
    Comme je suis émue, ma sœur _ Marguerite-Jeanne _ le sera aussi (elle est toujours de moitié dans tous mes sentiments) de cette si délicate pensée de faire restaurer notre cher caveau où toutes nos affections sont ( ) pauvres chers disparus, si unis dans la vie _ voilà _, puissent-ils voir que leurs pensées (nous sont) aussi présentes que le jour de leurs départs. Nos maigres ressources ne nous permettent jamais de faire remettre en état cette dernière demeure _ le caveau de famille d’Agen _, dans laquelle hélas, nous ne pourrons jamais être transportées pour y dormir notre dernier sommeil. C’est un luxe aujourd’hui auquel ma sœur et moi ne pourrons plus jamais songer.

    En attendant le plaisir de vous les exprimer de vive voix, croyez, Monsieur le Maire, à tous nos reconnaissants sentiments.
    A. Ducos du Hauron

    23, rue d’Argenteuil, Paris 1°

    PS : En 39, j’avais déjà été avisée que cette cérémonie devait avoir lieu mais M. (… ministre… ne put venir…), puis ce fut la guerre.