Étiquette : Gestapo

  • Une rapide virée à Navarrenx avant-hier 14 août, afin de rendre hommage à Pierre Cazemajor (1907 – 1944), le commandant (et résistant) de la Brigade de Gendarmerie de Navarrenx pendant la Seconde Guerre Mondiale, sauvagement torturé, assassiné et mutilé par la Gestapo…

    Avant hier 14 août 2024,

    virée rapide à Navarrenx (départ de Bordeaux, 6h 00 – retour à Bordeaux, 16h 30) pour assister _ j’étais invité par Joseph Miqueu, rencontré longuement le 24 avril 2015 à Navarrenx, et avec lequel j’ai eu des échanges suivis, notamment de documents et témoignages glanés lors de mes diverses venues en Béarn… _ à un hommage (10h00 – 14h00) au gendarme et résistant (membre de l’Armée secrète, réseau Base Espagne : alias Caresse, en 1942..) Pierre Cazemajor (1907 – 1944), sauvagement torturé, assassiné et mutilé par les Allemands de la Gestapo il y a 80 ans…

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    Cf parmi une collection généreuses d’images de la cérémonie parues sur le blog « Béarn Pays basque par les gaves » de Jean Sarsiat _ et que m’a très aimablement adressées, suite à un riche échange téléphonique, le navarrais Jean-Louis Anglade, qui réside désormais dans la Loire… _,
    mon choix de celles-ci :

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    Photo 1 : la plaque commémorative inaugurée,
    soit la toute premiére de la série des 72 du photo-reportage de Jean Sarsiat
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    Photo 2 : les 6 officiels face à la montée du drapeau,
    soit la septième de la série des 72 du photo-reportage de Jean Sarsiat
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    Photo 3 : Francis Lippa, entre Jean-Michel Puharré, premier adjoint à Madame la Maire de Navarrenx, et Maïté Capdouze, présidente du C.H.AR,
    soit la cinquantième de la série des 72 du photo-reportage de Jean Sarsiat 
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    Et le C.H.AR, le Cercle Historique de l’Arribère de Navarrenx, en la personne de sa présidente Madame Maïté Capdouze, m’a proposé de venir parler, en 2025 à Navarrenx, de Paul Verdalle (1860 – 1950), maire et conseiller général de Navarrenx, et sa fille Henriette Verdalle (1896 – 1988), très efficace militante des Droits de l’Homme, pour un hommage à rendre à ces personnes étrangement méconnues aujourd’hui à Navarrenx même…
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    C’est à partir des recherches menées sur le parcours de mon père, le Dr Benedykt Lippa (Stanislaus, 11 mars 1914 – Bordeaux, 11 janvier 2006), entre le 6 juin 1942 et le 30 septembre 1944 (dont son séjour au 182e GTE du camp de Gurs de fin juin 1942 à août 1943) que j’ai découvert et appris l’existence et les actes (de portée historique !) de ces personnes, Paul Verdalle et Henriette Verdalle, que mon père n’a, semble-t-il, pas croisées _ seulement mon père a-t-il pu croiser peut-être, voire probablement, Marcel Brenot, commandant de divers GTE des Basses-Pyrénées, le 182e du camp de Gurs d’abord, puis le 526e d’Izeste, transféré ensuite à Oloron, et qui toute sa vie est demeuré un très fidèle ami d’Henriette Verdalle ; cf ici ce qu’en rapporte le superbe témoignage-portrait réalisé sur lui par l’ami Bruno Le Marcis, qui cite au passage et ses liens amicaux décisifs avec Henriette Verdalle, et son action salvatrice envers le Dr Benedykt Lippa, et cela via un « contrat agricole » de pure complaisance de « travailleur étranger, T.E.« , passé le 26 août 1943 au 526e GTE d’Oloron avec Pierre Klingebiel, professeur de Philosophie au collège d’Oloron, Protestant actif et Résistant, avec lequel ledit Marcel Brenot avait déjà précédemment passé plusieurs contrats de travail similaires au profit de divers Républicains espagnols retenus jusqu’alors au camp de Gurs, que ces « contrats de travail » agricoles ou industriels avaient permis d’exfiltrer du camp de Gurs… _, et sur l’histoire de la vie (et l’importance historique) desquels, Paul Verdalle et sa fille Henriette Verdalle, nul jusqu’ici ne s’est un peu précisément penché…
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    Cf les quelques articles préciosissimes de mon blog « En cherchant bien » là-dessus, dont, par exemple, représentatif, celui-ci :
    un article comportant lui-même de précieux liens à de précédents articles détaillés de ce blog, dont ceux du 22 avril 2015 «  » et du 18 avril 2017 « « …)…
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    Ces recherches et découvertes de « micro-histoire » se révèlent, à leur micro-échelle locale, ici Navarrenx, Gurs, Oloron, le Béarn, très précieux, en contribuant, à leur modeste échelle, à un éclairage inédit, notamment sur la zone grise _ celle dite des Vichysto-Résistants : à côté des Collaborateurs et des Résistants clairement engagés ; les Résistants forcément dans la clandestinité… _ de cette période assurément complexe et encore bien dérangeante de l’Occupation de notre pays (1940 – 1944)…
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    À suivre, donc…
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    Ce vendredi 16 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Un admirable monument de micro-histoire de l’Occupation : le « Dictionnaire de la Collaboration _ Collaborations, compromissions, contradictions » de François Broche

    Poursuivant un travail entamé avec L’Armée française sous l’Occupation (2002-2003), Une histoire des anti-gaullismes des origines à nos jours (2007) _ je viens d’en commencer la lecture ; et c’est passionnant et très riche ! _ et le Dictionnaire de la France Libre (2010 _ je viens de le parcourir de la première à la dernière page : c’est aussi une très riche source de micro-informations…),

    François Broche nous livre ce mois-ci, avec son Dictionnaire de la Collaboration _ Collaborations, compromissions, contradictions, qui paraît aux Éditions Belin, un admirable monument (de 928 pages et 848 entrées) de micro-histoire, magnifiquement fouillée, sur le sujet ô combien complexe _ ainsi que délicat, encore, même si des braises s’apaisent… _ des Collaborations, compromissions et contradictions _ pour reprendre les termes excellemment choisis de son sous-titre _ de diverses sortes, et à des degrés très variés, vis-à-vis tant de l’Occupant allemand que de l’État français de Vichy.

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    Le temps est donc venu, comme ont bien commencé de nous l’apprendre les travaux très précis _ et très précieux, ainsi : la précision est en effet indispensable ! _ de Robert Belot (La Résistance sans De Gaulle, L’Affaire suisse, Les Secrets de la Résistance, Aux Frontières de la liberté) et de Bénédicte Vergez-Chaignon (Les Vichysto-Résistants), de dépasser l’ère de la domination des clichés tant résistantialistes que vichystes et néo-vichystes qui encombraient et gênaient une historiographie enfin suffisamment soucieuse des complexités, nuances et évolutions _ sinon contradictions : au gré des circonstances et changements survenant ; à commencer par l’issue des batailles se livrant sur divers fronts (au premier chef desquels ceux de l’Est et ceux d’Afrique), et influençant les attentistes de tous poils… _  dans le temps, des protagonistes des événements survenant en France ainsi qu’en son empire entre 1940 et 1944-45,

    pour cesser de succomber aux manichéismes tant idéologiques que moralisateurs, simplificateurs :

    écueil que sait magnifiquement éviter François Broche…

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    Pour ce qui _ modestement _ me concerne en tant que chercheur de la micro-histoire de mon père, entre le 7 juin 1942 et le 30 septembre 1944 _ dates de son départ de Bordeaux occupé, et de son retour à Bordeaux libéré ; cf mon article Poursuite d’enquête sur les liens de résistance entre Pierre de Bénouville et les Portmann, père et fils _, et en zone non-occupée (principalement Oloron, Gurs, Toulouse, Beaupuy),

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    c’est le fil d’Ariane de l’Armée Secrète qui principalement mobilise l’enquête que je poursuis,

    à travers, d’abord, les personnalités des Résistants qui l’ont aidé (d’abord Jean Bonnemason et Pierre Klingebiel, les deux à Oloron) ;

    mais aussi les commandants des GTE des Basses-Pyrénées (Marcel Brenot, Philippe Grandclément, E. Delluc, se succédant au 526e GTE d’Oloron _ rue Saint-Grat _, puis Jurançon-Pau _ Villa Montréal, avenue Henri IV _, à partir du mois de septembre 1943)

    et de Haute-Garonne (Georges Ledoux, au 561e GTE de Beaupuy _ au Domaine de La Gaillarde _ ; et éventuellement Brouguière, au 562e GTE de Toulouse-rue de Belfort ; ainsi que Lemay, qui dirigeait le Groupement II des GTE de Toulouse, pour être exhaustif _ jusqu’ici j’ignore les prénoms de ces Messieurs Brouguière, Lemay et E. Delluc) ;

    ainsi que le Professeur Georges Portmannn, le maître en ORL de mon père à la Faculté de Médecine de Bordeaux, qui lui a permis de fuir la Gestapo, à Bordeaux, les premiers jours de juin 1942, en l’informant à temps que la Gestapo allait venir l’arrêter _ cf à nouveau mon article précédent : Poursuite d’enquête sur les liens de résistance entre Pierre de Bénouville et les Portmann, père et fils.

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    Si le nom de Georges Portmann apparaît bien à la page 752 du Dictionnaire de la Collaboration de François Broche, à l’entrée « Radio-Vichy« , mais très succinctement _ trop succinctement pour ma curiosité _,

    en revanche Georges Portmann n’y est pas cité comme ayant été Secrétaire général à l’Information au gouvernement de Vichy (du 2 janvier au 16 février 1941), ainsi que directeur de la Radio de Vichy, lors de l’intermède Flandin _ Pierre-Étienne Flandin, dont Georges Portmann était alors le « bras droit« , comme le signale, parmi d’autres, Philippe Burrin, en sa France à l’heure allemande (page 381) ; Olivier Wieviorka, en son Histoire de la Résistance, qualifie Georges Portmann d‘ »un des fidèles de Flandin« … _, entre un premier gouvernement Laval _ avec Jean-Louis Tixier-Vignancourt au Secrétariat à l’Information _ et le gouvernement Darlan _ les tous premiers jours, c’est Henry Moysset qui, seul, remplace Georges Portmann ; puis, à partir du 23 février, Paul Marion est associé à Henry Moysset à cette fonction gouvernementale _  ;

    ni, non plus comme ayant fait partie, et cela dès l’origine, de la Délégation française à la Commission allemande d’armistice de Wiesbaden _ François Broche me précise que ce fut très précisément du 28 juin au 13 septembre 1940.

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    Alors que le nom de Max Brusset _ rencontré, lui, dans les Souvenirs de Georges Portmann (parus en 1982), comme dans Le Sacrifice du matin de Pierre de Bénouville (rédigé et paru dès 1945, aux Éditions La Palatine, à Genève ; le texte sera modifié-enrichi lors de plusieurs rééditions, dès 1946 et jusqu’en 1983, aux Éditions de son ami Robert Laffont) : à propos de l’intervention de la Gestapo chez lui, 28 Boulevard Raspail, le 26 mars 1944, à dix heures du matin, alors que devaient se retrouver dans ce salon et à cette heure plusieurs membres du réseau de Pierre de Bénouville, dont Georges (le père) et René (le fils aîné) Portmann, ainsi que Pierre de Bénouville lui-même : c’est ainsi que furent arrêtés ce 26 mars 1944 Armand Magescas et Alain de Camaret… _ en est absent.

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    Depuis, François Broche m’a appris que Max Brusset a été député gaulliste de Charente-Maritime de 1946 à 1958 _ d’abord ce fut sous l’étiquette du Parti Républicain de la Liberté, de Joseph Laniel, de décembre 1946 à juin 1951 (le RPF n’avait pas encore été créé en décembre 1946) ; puis comme député RPF, de juin 1951 à décembre 1955 ; et enfin sous l’étiquette des Républicains Sociaux (nouveau nom d’un parti rassemblant des gaullistes, avant 1958), de janvier 1956 au 30 novembre 1958) _ cf là-dessus le très utile et très précis Dictionnaire de la France libre, dirigé par François Broche, Joseph Caïtucoli et Jean-François Muracciole.

    Max Brusset a été aussi maire de Royan, de mai 1953 à mars 1959,  démissionnant de ce mandat municipal, après avoir été battu le 30 novembre 1958 aux élections législatives par André Lacaze (candidat Indépendant et Paysan) ; à la mairie de Royan, lui succèdera alors, au mois de mars 1959,  l’amiral Hubert Meyer _ oncle de l’actuel maire de Royan, Didier Quentin.

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    J’ai découvert aussi, depuis, que, à partir de 1937 et pendant la guerre, Max Brusset, journaliste et homme de radio de son métier, a pris des parts, à partir de 1938, à une radio dans le Midi, à Antibes-Juan-les-Pins : Radio Nice-Côte d’Azur, qui était devenue le 20 mars 1937 Radio-Méditerranée. Et que cette radio deviendrait, suite à diverses péripéties durant la période de guerre, et impliquant les Allemands _ dont Otto Abetz _, Radio Monte-Carlo… Voilà donc un point de convergence entre Max Brusset et Georges Portmann, ainsi que Pierre de Bénouville, qui a vécu à Antibes, Biot, etc., sur la Côte d’Azur, sous l’Occupation.

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    Mais c’est au Dictionnaire de la Collaboration _ Collaborations, compromissions, contradictions de François Broche que je veux rendre ici l’hommage que ce travail considérable et magnifique, passionnant, mérite.

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    Les 848 entrées de ce Dictionnaire, magnifiquement précises et détaillées, et même fouillées, nous livrent en effet un portrait somptueusement riche _ et étonnamment vivant ! _, au travers de toutes ses complexités, de cette époque particulièrement riche en nuances _ et évolutions, sinon contradictions _ de toutes sortes ;

    assorties, pour chacune des entrées, d’une bibliographie aussi complète que possible (et par là extrêmement utile), elle aussi.

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    Je tiens à souligner au passage le souci de François Broche de donner le maximum de précision, en matière de lieux _ pour ce qui concerne la domiciliation des diverses institutions abordées : un soin assez rare, il faut le souligner… _, de dates _ c’est aussi très appréciable _, de détails bibliographiques sur les personnes, sans s’en tenir, d’ailleurs, à la seule période (1940-1944) de la Collaboration _ tant ce qui précède (dans la formation et les carrières des individus) que ce qui suit ces moments (dans le devenir de l’après-guerre) est en effet très judicieusement porté à la connaissance du lecteur, et nous apprend beaucoup…

    Max Brusset a lui-même beaucoup appris en travaillant à sa passionnante et très riche, déjà, histoire des anti-gaullismes des origines à nos jours…

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    Et cela _ je reviens au Dictionnaire de la Collaboration _ Collaborations, compromissions, contradictions… _ à partir d’une conception éditoriale elle-même extrêmement bien conçue : chaque titre de notice est accompagné d’un excellent sous-titre, et chaque entrée comporte une ou deux citations représentatives mises en exergue, à côté du corps du texte lui-même.

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    Si bien que ce Dictionnaire de la Collaboration _ Collaborations, compromissions, contradictions constitue désormais un outil de référence indispensable pour les chercheurs comme pour les curieux de cette période plus que jamais fascinante…

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    Au passage, je peux indiquer que deux éléments ont sollicité tout particulièrement ma curiosité, au point d’en désirer découvrir davantage… :

    tout ce qui concerne, d’une part, les très riches interconnexions des milieux d’affaire, autour de ce qui alors fut qualifié par certains de synarchie _ cf ainsi, et entre bien d’autres, l’article que François Broche lui consacre aux pages 829-830 ; et au passage, je remarque l’absence d’une entrée consacrée à Pierre Taittinger (1887-1965)… _ ;

    et d’autre part, ce qui concerne, parmi les divers medias d’information, communication, propagande, la radio _ cf les articles Radio-Paris et Radio-Vichy, aux pages 751-752-753 ; et j’aurai souhaité en apprendre davantage sur les autres radios, en particulier en zone d’abord dite non-occupée ; par exemple à propos de Radio-Méditerranée, à Antibes, et de la naissance de Radio-Monte-Carlo, autour des activités de Max Brusset ; ou encore du développement de Radio-Andorre… _ cf La Résistance à Toulouse et dans la Région 4, de José Cubero.

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    Et il me faut souligner que les articles consacrés aux différents organes de presse (ainsi que d’édition) de cette période de l’Occupation sont tout particulièrement riches, et nous font pénétrer fort judicieusement dans les arcanes de l’information et de la propagande sous l’Occupation ; mais aussi pour toute la période qui suit, où fleuriront de nombreuses publications néo-vichystes : ici, l’apport de François Broche est tout spécialement remarquable, et très précieux pour le lecteur…

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    Bref, cet ouvrage de 928 pages de François Broche est bien davantage qu’un simple dictionnaire :

    c’est un monument passionnant et grouillant de vie de micro-histoire,

    en plus de former un très riche répertoire d’informations, à consulter par entrées, au fur et mesure de ses curiosités, comme pour tout dictionnaire…

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    Titus Curiosus, le 12 novembre 2014