Étiquette : Gilles Deleuze

  • Un commode petit récapitulatif de mes essais bien poussifs de présentation de moi même, Francis Lippa et Titus Curiosus, pour un difficile essai de rédaction d’un improbable CV, de la part d’un hétéro-centré, tourné vers le dehors, et que hérisse, dans les œuvres d’art qui le passionnent, le moindre narcissisme auto-complaisant…

    Voici un commode, et sans prétention aucune, petit récapitulatif de mes essais plutôt poussifs de présentation de moi-même, Francis Lippa et Titus Curiosus, pour un difficile à accoucher essai de rédaction de CV d’un hétérocentré, tourné vers le dehors, et que hérisse, dans les œuvres d’art qui le passionnent, le moindre narcissisme auto-centré et auto-complaisant – en musique comme ailleurs…

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    Soient les 7 articles suivants de mon blog « En cherchant bien« , rédigés entre le 20 janvier et le 24 février derniers.

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    Pour commencer, voici les trois premières approches – je déteste me mettre en avant : je crains bien trop la méchanceté et les coups ! – de CV suivantes :

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    _ 20 janvier 2025 : « Pour une esquisse de sorte de CV de mon parcours de chercheur-déchiffreur-défricheur-découvreur passionné d’approches et apports divers, variés et multiples de la culture et des arts, et du philosopher vraiment…« 

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    _ 26 janvier 2025 : « Pour compléter, au chapitre crucial de l’Histoire, ma première esquisse de CV…« 

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    _ 27 janvier 2025 : « Nouveaux compléments à la rédaction de mon CV de philosophe rechercheur en divers azimuts : histoire de la musique et histoire de la photographie, aussi : un troisième volet…« 

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    Ensuite,

    cet article-ci – qui est le plus important, détaillé et précis, ici – qui offre un catalogue presque exhaustif de mes diverses très variées, diversifiées – « Diversité est ma devise« , s’enchantait le bon La Fontaine, en son conte « Pasté d’anguilles« … ; sur mon amour pour La Fontaine, cf mon article en date du 3 juillet 2020 : « De Philis à Psyché, ou la découverte, 24 ans plus tard, d’une licence poétique dans le CD (de 1996) « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine », dans l’Air de cour « Tout l’univers obéit à l’amour » de Michel Lambert et Jean de La Fontaine, de 1659« … ; mais j’apprécie aussi beaucoup la « variété » chère au cher, lui aussi, Paul Valéry ; cf mon article en date du 26 août 2010 : « Vie de Paul Valéry : Idéal d’Art et économie du quotidien _ un exemple« … – productions et performances de chercheur-découvreur, et accoucheur passionné de quelques sentiers de création, en la collection – elle m’est très précieuse ! J’y tiens beaucoup ! – enregistrée par podcasts et vidéos de mes entretiens – sur le vif ! – avec de merveilleux auteurs dont je cherche à explorer – socratiquement, en quelque sorte : Socrate est un autre de mes modèles proprement philosophiques, avec mon cher Montaigne… – les démarches souterraines créatives d’imageance… :

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    _ 29 janvier 2025 : « Ce qu’offre la caverne d’Ali-Baba de Francis Lippa, dont le « Sésame, ouvre-toi ! » est un simple clic à l’endroit idoine, sur son Blog « En cherchant bien », ou ses Entretiens disponibles sur le site de la librairie Mollat, à Bordeaux…« 

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    Puis, ces 3 articles-ci, en forme d’appendices à ces efforts miens de CV :

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    _ 8 février 2025 : « Pour un presque panorama autobiographique (bien sûr provisoire !) d’un discret et modeste, en même temps qu’exigeant en ses goûts très ouverts, à presque mi-parcours de vie, à 77 ans, du gourmand curieux (Titus Curiosus) optimiste de la vie que je suis…« 

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    _ 22 février 2025 : « A propos de la capacité du blog « En cherchant bien » d’aider si peu que ce soit – et à quelles conditions – à un certain accès aux mondes singuliers et porteurs de formidable joie des œuvres d’art les plus authentiques : un échange de courriels avec Eric Rouyer, le maître du magnifique label discographique Le Palais des Dégustateurs…« 

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    _ 24 février 2025 : « A propos des conditions assez exigeantes de lecture de ce blog-ci « En cherchant bien » : un petit appendice d’un jeu quasi vital…« 

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    Voilà :

    c’est la passion désintéressée de la recherche de ce qui vaut vraiment en matière d’œuvres, qui m’anime, depuis quasiment toujours :

    depuis mes conversations (de géographie et d’histoire) de petit garçon (je suis né à Libourne le 12 décembre 1947) avec mon cher grand-père Paul Bioy (Oloron – Sainte-Marie, 25 avril 1878 – Bordeaux, 6 décembre 1954), la personne absolument généreuse et serviable que j’ai tout de suite adorée, qui m’a appris à lire et compter, et avec qui je me promenais, jusquà mes 7 ans, à Bordeaux ou à Castillon-la-Bataille, et que je vénère : il m’est, pour la vie, mon modèle d’humanité accomplie…

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    Une dernière remarque – qui est aussi un magnifique compliment, totalement inattendu de ma part, forcément ! – à propos de mon style d’écriture  en un courriel de l’ami Yves Michaud, en date du 11 novembre 2011, et en réponse à mon affirmation : « Je pense être un deleuzien… » :

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    « Vous êtes ramifié et rhizomatique, comme lui – Gilles Deleuze – , mais il avait un défaut que vous n’avez pas – wow ! Yves Michaud estime donc que je pense juste !.. – : il pensait faux, radicalement faux, toujours à côté de la réalité – re-wow !!! Méritè-je vraiment un tel superbe compliment (de justesse réaliste de mes appréciations) ?

    En plus, il faisait de toute philosophie un système – ce que sont que les philosophies ratées. Un penseur pense dans l’actuel – oui, oui ! et l’actuel peut aussi parfois s’avérer être un peu singulier… – , et donc il ne peut jamais être systématique. Au mieux, il est cohérent « …

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    Et en effet ce sont des réalités éminemment singulières – mais pas toutes celles-ci, bien sûr ! et même très loin de là… – qui suscitent d’abord ma curiosité, et ensuite, à l’expérience un peu poussée, mon admiration, du moins quand il s’avère que – et c’est là une condition sine qua non et absolument rédhibitoire pour mon goût – cette singularité particulière-là s’accomplit dans l’éclat pur de la justesse et de la beauté – les deux étroitement liées nécessairement pour mon approche poiétique et poétique, décidée, élue (et je suis assez exigeant en mes goûts et passions !), du réel – ; je n’aime pas, et encore moins cultive, la rareté pour la rareté – bien trop comparatives et calculées dans de tels cas pour moi ; je n’ai pas de temps à perdre à ces comparaisons sociologiques et quantitatives-là : le temps de la vie n’est pas extensible à l’infini, et le présent, donc, constamment urge pour moi en ma vie, et comme en toute vie, par essence mortelle !.. Ce présent qui passe, et qu’il faut tâcher de ralentir en notre prise, comme l’enseigne si magnifiquement Montaigne en son ultime sublime essai, « De l’expérience«  (Livre III, chapitre 13) : « J’ai un dictionnaire tout à part moi : je passe le temps, quand il est mauvais et incommode ; quand il est bon, je ne le veux pas passer, je le retâte, je m’y tiens. Il faut courir le mauvais et se rasseoir au bon. Cette phrase ordinaire de passe-temps et de passer le temps représente l’usage de ces prudentes gens, qui ne pensent point avoir meilleur compte de leur vie – voilà ! – que de la couler et échapper, de la passer, gauchir, et, autant qu’il est en eux, ignorer et fuir, comme chose de qualité ennuyeuse et dédaignable. Mais je la connais autre, et la trouve, et prisable, et commode, voire en son dernier decours, où je la tiens ; et nous l’a nature mise en mains, garnie de telles circonstances, et si favorables, que nous n’avons à nous plaindre qu’à nous si elle nous presse et si elle nous échappe inutilement » : c’est donc à nous-même que revient la tâche d’apprendre à faire de notre vie, et de son présent, le meilleur usage possible !.. Et je suis en effet aussi un homme pressé et désireux d’alentir son présent d’expérience, pour en effet mieux le savourer, du moins quand il est bon ; et donc ma ténacité peut s’avérer, à l’occasion, éminemment patiente et sage, tout en demeurant et vaillante et obstinée… ; et  j’ai fait aussi ma devise de ce constat de départ à prendre instamment en compte des deux merveilleux vers d’Andrew Marvell en son sublime « To his coy mistress » :

    « But at my back I always hear
    Time’s wingèd chariot hurrying near« … – ;

    c’est donc un tout simple fait – « a matter of fact« , dirait le très lucide David Hume – qu’il se trouve que par simple contingence statistique, la justesse et la beauté des jugements et des réalisations et œuvres, se rencontrent beaucoup moins hélas, en nos vies dans le monde tel qu’il est et devient, que leurs contraires : la fausseté et la laideur, qui encombrent – de plus en plus, bien triste et vénéneux appât du gain et du pouvoir aidant, telles des métastases proliférant, sans contrepoison ni vaccin suffisant pour les contrer-contrarier : « Ô saisons, ô châteaux ! Quelle âme est sans défaut ?« … – le monde…

    D’où cette consécutive moindre advenance, forcément, de l’admiration justifiée de mes enthousiasmes personnels, que j’aime, enflammé de feu que je suis alors – et incurable optimiste ! – , en plus de les cultiver, essayer, aussi, dans la foulée, même si c’est peut-être maladroitement, de donner à partager en ma parole et en mon écriture vives – j’ai aussi enseigné à philosopher, 42 années durant, à mes élèves, au lycée : passionnément ! – ,

    puisque tel est là mon tout petit et très humble pouvoir, et ma passion désintéressée, d’actif, tant que j’aurais du souffle de vie pour les porter, toujours un petit pas plus loin – still one step further…

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    Ce mercredi 26 février 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un commode récapitulatif provisoire des 7 articles de ma première lecture du délicieux « Et la mère pond vite un dernier oeuf »…

    Voici, rassemblés ici pour commodité, les liens à la série de mes 7 articles de ma toute ma première lecture du saisissant et délicieux « Et la mère pond vite un dernier oeuf » d’Hélène Cixous,

    d’entre le dimanche 10 novembre et le mardi 19 novembre derniers  :

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    Bonne lecture !
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    Ce jeudi 21 novembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • A propos du « nominalisme radical » de Michel Deguy et de la « confiscation » du mot « radical » selon Marie-José Mondzain

    À propos du « nominalisme radical » de Michel Deguy _ selon son merveilleux La Vie subite _ poèmes, biographèmes, théorèmes (aux Éditions Galilée) _

    et de la « confiscation » du mot « radical » selon Marie-José Mondzain _ en son passionnant Confiscation des mots, des images, du temps (aux Éditions Les Liens qui libèrent) _,

    voici le texte du courriel que je viens d’adresser à Michel Deguy et Marie-José Mondzain,

    suite à un échange de courriels avec mon ami et collègue Mathias Arnault, présent à la Station Ausone lors du magnifique entretien avec Michel Deguy à propos de La Vie subite _ poèmes, biographèmes, théorèmes :

     

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    Chers amis,

    en sa lettre hebdomadaire, intitulée, hier, « Mille façons de raconter »,
    la librairie Mollat cite, à propos de son « podcast de la semaine » (!),
    l’entretien que j’ai eu _ mais cette lettre ne va toutefois pas jusqu’à citer mon nom, cependant… _ avec Michel Deguy,
    en utilisant l’expression forte _ merci !! _ de « Retrouvez aussi en podcast la belle et profonde rencontre avec Michel Deguy », accessible à l’écoute (en 75′) par ce lien même…

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    L’expression « belle et profonde rencontre » me touche, forcément,

    en tant que source de proposition de cette rencontre,

    et plus encore acteur _ sur le vif de nos échanges : on peut y percevoir le rythme très parlant, lui aussi, des respirations et des silences, en même temps que la vivacité ou la sérénité des prises de parole, et aussi le merveilleux humour… _  sur le plateau de la Station Ausone…

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    J’ajoute qu’ à ce jour j’ignore si la vidéo qui a été réalisée de cet entretien sera prochainement accessible et diffusée, ou pas _ ce sera le podcast…

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    Voici donc ce que je viens de répondre à l’instant à l’ami Mathias Arnault, qui a assisté avec le plus vif intérêt, à l’entretien du jeudi 9 mars dernier,
    et qui me donne quelques réflexions _ stimulantes _ de sa part,

    notamment sur les rapports entre poésie et philosophie selon Michel Deguy :

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    Ecouter parler-penser Deguy, et, mieux encore, s’entretenir-dialoguer avec lui, est en effet très enrichissant.

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    Il faut revenir regarder de plus près ce que Michel Deguy nomme son « nominalisme radical » :
    expression cruciale

    à relier à la magnifique méditation de Marie José Mondzain sur la confiscation du mot « radicalisation »
    en son très important (et urgent) Confiscation des mots, des images et du temps qui vient de paraître aux Éditions des Liens qui libèrent,
    qu’elle m’a adressé,
    et pour laquelle je suis, et en train d’écrire un article sur mon blog En cherchant bien, et de proposer à la librairie Mollat d’inviter son auteur, Marie-José Mondzain, à venir en parler in vivo en un entretien à la Station Ausone _ ce sera au Théâtre du Port-de-la-Lune, le 7 novembre 2017 ; et en voici la vidéo (de 65′)…

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    Ainsi qu’il faut revenir-regarder-étudier de plus près la poétique du « comme si comme ça » de Michel Deguy ;
    ainsi que sa pratique (poétique) _ active et créatrice _ de la « semblance » _ à oser penser, avec audace autant que justesse des rapprochements vraiment pertinents entre choses _ envers une « identité éclatée, multipliée », ouverte, tant des concepts que des choses ainsi rapproché(e)s.
    Car c’est via nos usages des concepts et via nos usages des mots (de la langue) que les choses, en leur étrangèreté de départ, nous sont (ou deviennent) humainement accessibles et (un peu) plus aisément formulables, y compris et surtout en leur fondamentale complexité et singularité : sans amalgame grossier qui les trahirait…

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    Tout cela mérite explicitation, bien sûr.

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    À ré-écouter _ grâce au podcast _ parler-penser in vivo _ rien ne remplace cela ! _ Michel Deguy,

    nous constatons que son humour très fin et magnifiquement subtil, nous éclate (de rire) à la figure ;
    et l’on comprend sa position-thèse de penser, de penser vraiment, en poète et poèmes, et pas seulement par concepts philosophiques : à la Deleuze, pour le dire un peu vite, selon sa caractérisation-formule fameuse du philosopher.

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    Cf ainsi de Michel Deguy la thèse de l’identité profonde, radicale 
    _ ou plutôt que d’identité, il vaut mieux parler de « semblance » ; celle-ci étant, à chaque fois, sur le champ, à établir ! à tenter, s’y risquer, au coup par coup… ; soit une fondamentale et radicale métaphoricité ! commune à tous les signes vraiment humains, y compris les authentiques œuvres d’art _
    entre mots ;
    ou plutôt entre phrases, comme je l’ai un peu repris là-dessus, en m’appuyant, en pensée du moins, sur la générativité de la parole _ toujours nécessairement articulées en phrases à créer _ selon Chomsky.

    Soit  la thèse de la fondamentale et radicale semblance entre mots, concepts, et choses : à faire conjointer !
    Sans non plus les séparer artificiellement _ par l’analyse, par exemple linguistique, à la Saussure _, puisque mots, concepts et choses se renvoient dynamiquement les uns aux autres.

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    Sur cet accès aux choses mêmes (et à ce que Michel Deguy nomme plus largement « le terrestre« ), ré-écouter déjà ce qu’en dit dans l’entretien, Michel Deguy.

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    Et il faudrait, en effet, appliquer cette correction-ci appliquée aux mots,
    à la fois aux concepts et aux choses : tous (générativement) ouverts, dans les usages et/ou approches qu’en permanence nous, humains _ pas encore trop inhumains _, en faisons, tentons _ hors des clichés, lieux-communs éculés et slogans…

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    Et il me semble qu’il y a de cela quand Michel Deguy se réfère, comme modèle de méthode de son penser, aux « mythèmes » de Lévi-Strauss,
    à propos à la fois de ses « biographèmes », « théorèmes », mais aussi, et d’abord, « poèmes »,

    selon le sous-titre même de son La Vie subite…

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    Prendre le temps de ré-écouter le podcast, est, déjà, plus que jubilatoire !

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    La lettre de Mollat, intitulée « Mille façons de raconter », quant à elle, dit simplement, mais c’est beaucoup ! :
    « Retrouvez aussi en podcast la belle et profonde rencontre avec Michel Deguy » : rencontre, voilà : entre nous deux, interlocuteurs improvisant sur le vif nos phrases sur le plateau éclairé _ et même éblouissant pour l’occasion : par l’intensité des projecteurs (destinés à la prise vidéo) _ de la Station Ausone…

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    A suivre,

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    Francis

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    Fin de ma citation de moi-même.

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    Titus Curiosus, ce samedi 18 mars 2017

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    P. s. : la veille, le mercredi 8 mars,

    j’avais eu le grand plaisir de m’entretenir, à la Station Ausone également, avec l’excellent (et très brillant, à l’oral comme à l’écrit) Olivier Wieviorka, à propos de son superbe Une Histoire de la Résistance en Europe occidentale 1940-1945 (aux Éditions Perrin), qui fait suite à sa brillante synthèse, en 2011, et toujours aux Éditions Perrin : Histoire de la Résistance 1940-1945.

    Ce nouvel opus portant sa focale sur la conduite mouvementée et complexe des Résistances intérieures européennes par les Anglo-Américains, depuis Londres (et aussi Washington) ; alors que le précédent opus portait sur les Résistances intérieures de la France seulement.

    Voici un lien vers ce podcast (de 54′) de mon entretien avec Olivier Wieviorka

  • Explorateur du bifide des comportements, le carottage anthropologique deleuzien du splendidement sagace « Le Plan Cul _ Ethnologie d’une pratique sexuelle » de Jean-François Bayart

    C’est le passionnant entretien _  Le sexe : valeur-refuge des Français ? _ aux Matins de France-Culture du vendredi 25 avril dernier, de Jean-François Bayart _ cf aussi son interview hier samedi 17 mai par Cécile Daumas dans Libération, pages 30 et 31 : Le Plan-Cul montre comment on s’arrange avec la légalité, la norme ; il est aussi présenté page 29 du journal sous le titre Le Sexe tient, en France, la place qu’occupe la sorcellerie au sud du Sahara ; et le chapeau précédant l’entretien indique « A partir des pratiques en ligne de deux jeunes hommes, le chercheur au CNRS Jean-François Bayart explique que la vie sexuelle est aussi une forme de « dissidence » sociale et politique » ; ainsi que cette citation mise en valeur au sein même de l’interview, page 30 : « Le faux-semblant et la dissimulation plus ou moins « honnête » sont ainsi des piliers de l’ordre social, autant que de sa subversion ou de sa relativisation« … _,

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    c’est le passionnant entretien aux Matins de France-Culture du vendredi 25 avril dernier, de Jean-François Bayart avec Marc Voinchet et son équipe

    à propos de la sortie prochaine en librairie _ le 7 mai ; je l’ai alors immédiatement commandé, puis acheté le 7 mai et sur-le-champ lu _ de son très incisif Le Plan Cul _ Ethnologie d’une pratique sexuelle, aux Éditions Fayard,

    qui m’a mis sur la voie de la lecture _ richissime ! _ de cette passionnante exploration _ l’auteur emploie la métaphore du carottage. : « les entretiens _ que Jean-François Bayart, chercheur en anthropologie, a eus avec deux jeunes gens, Grégoire, bordelais, en 2006-2007 ; Hector, stéphanois, en 2013 _ ont opéré comme une « carotte », pour reprendre un terme de géologie, de nature à nous donner une « version » de la société française« , page 152 _ anthropologique _ que je qualifierai de « deleuzienne » ! _ de comportements _ sexuels, en l’occurrence, parce que Jean-François Bayart, avait décidé de commencer son entretien avec Grégoire par là, pour affronter pleinement aussitôt ce qui aurait pu gêner, dans un pesant non-dit, sinon, son interlocuteur, ami d’un ami, Baptiste, de son neveu… _ complexes et ambivalents, tout à la fois cachés et affichés, se développant ces temps-ci dans notre société _ tels que les-dits « plans-cul«  des nouvelles générations, plus particulièrement, semble-t-il _, qu’est cet incisif et très alerte travail d’anthropologie _ l’auteur, lui, use de l’expression « ethnologie d’une pratique sexuelle« … _, par Jean-François Bayard :

    j’aurais personnellement apprécié que le livre _ de 200 pages alertes et rapides : sans la moindre graisse !_ comporte au moins le double de pages !

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    Si je puis comprendre le remerciement, en quelque sorte « éditorial » _ afin de viser à s’assurer possiblement un un peu plus large lectorat… _, que Jean-François Bayart ne manque pas d’adresser, page 165, à Fabrice d’Almeida pour avoir « su le convaincre d’épurer le style universitaire de son enquête et de mieux l’articuler aux grands débats qui traversent la société française« ,

    j’ose aussi espérer ici que l’ »Annexe méthodologique : Pour des biographies sans sujet«  (déroulée aux pages 141 à 163 : et c’est tout simplement passionnant !), ainsi que les remarques incisives et ouvertes qui ne manquent pas d’agrémenter pas mal des 177 notes (repoussées, elles aussi, en fin de volume, aux pages 167 à 197), recevront ailleurs et bientôt l’ample développement _ épistémologique _ qu’assurément les unes _ l’annexe méthodologique _ comme les autres _ ces riches notes _ méritent !..

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    Personnellement plongé, depuis un an,  dans une recherche (patiente et à rebondissements quasi incessants) de micro-histoire à propos du parcours (vigoureusement tu, pour l’essentiel, de son vivant : il avait fait le choix _ impérieux ! _ du silence !..) de mon père (11-3-1914 – 11-1-2006) en 1942-43-44 _ parti de Bordeaux (en zone dite « occupée« ) et ayant clandestinement franchi la ligne de démarcation à Hagetmau (en direction d’Oloron, en zone dite « non-occupée«  ou « libre« …), le 5 juin 1942, mon père est revenu à Bordeaux (enfin libéré fin août 1944) le 1er octobre 1944 _, en zone dite d’abord « non-occupée« , puis, à partir du 11 novembre 1942, « zone sud« ,

    je me trouve en effet particulièrement sensibilisé aux questions épistémologiques de cette micro-histoire :

    cf mon article du 31 août 2013 Le diable se cache dans les détails : la fécondité des travaux de recherche de « micro-histoire »… ; ainsi que mes interventions sur cette question (d’épistémologie de la recherche en histoire) au passionnant séminaire « Vivre au sortir du camp de Gurs : Hannah Arendt« , les 28 et 29 avril derniers, au château d’Orion, à côté de Salies-de-Béarn : c’est sur l’importance et la très riche complexité des méthodes de recherche que je désirais insister auprès des jeunes présents à ce séminaire ! ;

    cf aussi le très riche numéro Hors série 2013 L’Estrangement _ retour sur un thème de Carlo Ginzburg, de la revue Essais _ revue interdisciplinaire d’Humanités, sous la direction de Sandro Landi, directeur de l’École Doctorale Montaigne-Humanités de l’Université Michel de Montaigne Bordeaux 3…

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    L’Introduction (pages 9 à 22) amène excellemment les raisons de départ de l’enquête de Jean-François Bayart :

    « L’une des propriétés que le sexe partage avec la politique tient à son ambivalence » _ et voici le mot-clé : car c’est un éclairage de ce qu’est (et comment fonctionne) dans les faits cette « ambivalence«  cruciale que vise l’enquête de fond de ce livre !

    Car il se trouve que, dans les faits, « le sexe peut, dans certaines circonstances, absorber le politique, en fournir une « traduction abrégée » par un « effet de condensation » (page 13).

    Ainsi Jean-François Bayart d’en donner pour exemples (d’actualité)  « la question du voile« , « l’homosexualité« , « la circoncision« , ou encore « l’ampleur de la Manif pour tous, la radicalité de l’opposition à la procréation médicalement assistée, les polémiques autour du voile ou l’exégèse de ce qui relève du public et du privé en France » (pages 13-14). Et d’en déduire : « J’y ai vu une confirmation de cette osmose _ voilà ! _ entre l’imaginaire sexuel et l’imaginaire politique à laquelle m’ont habitué mon observation de l’État en Afrique, en Turquie, en Iran, au Maghreb, et ma réflexion politique comparée.

    Un tel constat incite à mieux comprendre ce rapport intime _ fondamental, et ici s’annonce la pensée de Deleuze… _ entre les registres du désir et du pouvoir« .

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    Pour aboutir à la question :

    « Dans son hétérogénéité, la vie sexuelle des Français est maintenant bien connue grâce aux enquêtes quantitatives et qualitatives des sociologues. Mais que nous disent leurs pratiques en la matière au sujet de la domination politique et sociale concrète dans notre pays ? » (pages 14-15).

    Et « au lieu d’affronter cette question dans sa généralité, je l’ai saisie « par le bas » : « le cul et ses « plans » » (page15).

    Et c’est ainsi que « pour mener son travail« , Jean-François Bayart s’est « mis _ en 2006-2007, puis 2013 _ à l’écoute de deux jeunes hommes, Grégoire et Hector » (page 16). Avec ce résultat, in fine, que « le dire de mes interlocuteurs dévoile une face du pays et de l’époque dans lesquels nous évoluons, sinon cachée, du moins tue » (page 16).

    « Cette leçon de choses n’est pas sans enseignements utiles _ alors à dégager _ sur la pratique du sexe et de la politique, sur leurs enjeux respectifs, sur les façons _ aussi ! et c’est peut-être même cela qui m’a personnellement le plus intéressé ! _ dont nous pouvons écrire les sciences sociales, voire nos propres vies, par le biais de témoignages, de biographies ou d’autobiographies _ cf ici Le Pari biographique _ Ecrire une vie, le passionnant travail de l’excellent François Dosse auquel se réfère Jean-François Bayart.

    Du sexe, il sera bien question _ en effet _ dans les pages qui suivent, et parfois de manière très crue, mais pour parler de rapports politiques ou sociaux autant que sexuels » (pages 16-17).

    …

    Car « Le sexe démontre au quotidien que nos sociétés sont multidimensionnelles _ un autre terme très important : à rebours du souci hystérisé de l’identité, que Jean-François Bayart a jadis analysé dans son L’Illusion identitaire, en 1996. Cf aussi, ici, le livre d’Herbert Marcuse L’Homme unidimensionnel…

    Elles se composent de divers espaces-temps _ distincts et séparés, sinon absolument étanches… _ auxquels nous participons _ comment, voilà ce qui doit être minutieusement détaillé _ sans que ceux-ci coïncident ou soient cohérents _ qu’en est-il donc existentiellement de l’application du principe (logique ? métaphysique ?) d’identité ? _ les uns par rapport aux autres.

    Le cyberespace n’est pas le moindre d’entre eux, et il convoie des rencontres ou des pratiques sexuelles déconnectées des autres échanges sociaux, tout en créant à son tour du lien social » (pages 20-21).

    …

    « Nous nous dissimulons _ idéologiquement _ cette complexité en recourant à de grands mots pompeux, tels que la nation, l’identité, la culture, la famille, l’école, la morale, ou… le sexe _ les substantifs mentent bien davantage que les infinitifs ! Nous nous consolons en rêvant de l’unité de notre cité, alors que celle-ci est bifide _ terme à nouveau crucial ! _, fendue en deux, et se dissocie entre les mondes du jour et de la nuit, entre le visible et l’invisible, entre des rapports sociaux supposés asexués et des relations sexualisées » (page 21).

    …

    « La principale leçon que nous enseigne l’analyse du plan cul _ anticipe alors l’auteur _ a ainsi trait à l’inachèvement consubstantiel de notre société, qui n’en trahit pas la faiblesse, mais bien au contraire la condition d’existence » (page 21).

    « Autrement dit, le cul nous retiendra moins que le plan.

    Car, s’il en est de cul, il en est aussi de bien d’autres, dans tous les domaines de la vie, « bons », selon la formule habituelle, ou « mauvais »« … (page 21).

    …

    Et Jean-François Bayart d’achever cette présentation de son travail, par ce mode d’emploi de son livre :

    « Il est deux manières de lire les pages qui suivent.

    L’une informative, en s’en tenant au corps du texte, qui fait l’ethnologie d’une pratique sexuelle en vogue dans la société française : celle du « plan cul ».

    L’autre scientifique, en se reportant aux notes en fin d’ouvrage et à l’annexe méthodologique, qui espèrent ouvrir de nouvelles perspectives _ que je qualifierai, pour ma part, de « deleuziennes« …  _ aux sciences sociales du politique et à l’écriture biographique » (pages 21-22).

    …

    …

    Titus Curiosus, ce 18 mai 2014