Étiquette : Gioacchino Rossini

  • Encore et toujours : l’inépuisable bienfaisante joie Vivaldi…

    Antonio Vivaldi (1678 – 1741) fait partie de ces compositeurs _ italiens pour la plupart… _ dont le souffle vital suscite une vivante _ et vitale _ joie formidablement communicative _ avec Domenico Scarlatti (1685 – 1757) et Gioacchino Rossini (1792 – 1868), par exemple : un natif de Venise, un natif de Naples, et un natif de Pesaro… _,

    même si, forcément, l’allegro n’est pas permanent, en leurs œuvres

    _ de natures, par ailleurs, bien diverses…

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    Inépuisable Vivaldi,

    à l’inspiration porteuse toujours incroyablement renouvelée ;

    et infiniment propice à une très intense allégresse d’interprétation

    _ y compris en ses si sublimes adagios…

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    Ce jour,

    la chronique de Jean-Charles Hoffelé _ très justement intitulée « Flamboyance« … _ sur son site Discophilia,

    est consacrée à un nouveau numéro _ le numéro 67 de l’Édition Vivaldi ! _ de la gigantesque _ et indispensable ! _ publication de l’œuvre entier du prêtre roux :

    le CD Naïve OP 7258,

    par le violoniste Boris Begelman et l’ensemble Concerto Italiano, dirigé par Rinaldo Alessandrini.

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    Voici donc cet article :

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    FLAMBOYANCE

    Le violon du Prêtre Roux se serait-il trouvé un nouveau héros ? Boris Begelman emporte dans une virtuosité insensée _ vivaldienne ? _ les pyrotechnies d’archet dont ces six grands concertos d’apparat sont littéralement cousus.

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    Les danses ivres, les ariosos d’opéra, les rêveries suspendues à un fil au-dessus des paysages lagunaires, l’incroyable palette de couleurs de son Minozzi d’après Giuseppe Guarneri, del Gesù, le pur plaisir athlétique des longues phrases débordées d’ornements, de trilles, de spiccatos, où l’archet semble voler et distribuer des soufflets au passage, voilà bien la grammaire si novatrice de Vivaldi transfigurée par un virtuose qui n’oublie jamais le théâtre lyrique _ voilà ! _ auquel se nourrissait ces concertos éblouissants qu’on pourrait croire pensés pour des castrats.

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    Magnifique disque _ voilà ! _, où, si l’on se régale du violon, on s’enivre aussi _ oui _ des gestes chorégraphiques irrésistibles du Concerto Italiano mené avec ivresse par un Rinaldo Alessandrini audiblement conquis par l’art flamboyant _ voilà ! _ de Boris Begelman.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Antonio Vivaldi (1678-1741)
    Concerti per violino IX, « Le nuove vie »

    Concerto en fa majeur, RV 283
    Concerto en si bémol majeur, RV 365
    Concerto en ut majeur,
    RV 194

    Concerto en ré majeur, RV 211
    Concerto en la majeur, RV 346
    Concerto en mi mineur, RV 281

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    Boris Begelman, violon
    Concerto Italiano
    Rinaldo Alessandrini, direction

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    Un album du label naïve classique OP7258 (Vivaldi Edition, Vol. 67 )

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    Photo à la une : le violoniste Boris Begelman – Photo : © DR

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    On ne se lasse certes pas de Vivaldi interprété ainsi, comme il se doit…

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    Ce jeudi 16 septembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : la merveilleuse pétulance, déjà, d’un Rossini de 12 ans, en 1804, dans ses 6 Sonate a quattro

    Gioacchino Rossini

    (Pesaro 29 février 1792 – Paris, 13 novembre 1868)

    représente _ et formidablement ! _ la quintessence de la folle gaîté en musique.

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    Pour en donner un petit échantillon,

    j’ai choisi les 6 Sonate a quattro _ pour deux violons, un violoncelle et une contrebasse _

    qu’à l’âge d’à peine 12 ans, le jeune garçon qu’il était encore

    composa, à Ravenne, l’été 1804.

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    Des œuvres d’une singulière vitalité communicative ! Déjà !

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    Et « le style bel canto que Rossini allait développer et faire progresser _ en ses merveilleux opéras, bien sûr ! _ bien au-delà de son formalisme initial,

    est déjà apparent dans ces sonates« , a fort justement noté le musicologue Howard Smith en 1992.

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    J’ai opté ici pour l’interprétation d’une parfaite vitalité et pétulance,

    associée à une délicieuse élégance,

    de Neville Marriner et son Academy of Saint-Martin in the Fields

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    en des enregistrements de juin 1966 et janvier 1968,

    republiés en 2018,

    à l’occasion des célébrations du 150e anniveraire de la disparition de Rossini,

    par Praga Digitals,

    en un superbement rossinien CD PRD 250 385.

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    Rossini est un magnifiquement généreux pourvoyeur de joie !!!

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    Et c’est avec ravissement que je me souviens aussi de ces nombreux opéras de jeunesse de Rossini (pour Venise _ le Teatro San Moise _ ou pour Milan _ la Scala _, lors de ses très fructueuses années 1810, 1812, 1813)

    que le Grand Théâtre de Bordeaux nous a offerts,

    pour notre immense plaisir renouvelé très régulièrement,

    à l’époque des années 80 – 90 :

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    à commencer par cette première merveille que fut La Pietra del paragone

    _ créée à Milan, à la Scala, 26 septembre 1812 _,

    lors du mai musical de 1986, dans une mise en scène de Jean-Louis Thamin, et avec le superbe ténor argentin _ né à Carlos Pellegrini, le 14 septembre 1950 _ Raul Giménez

    _ que l’on peut écouter dans L’Inganno Felice, avec Marc Minkowski, un CD Erato 0630-17579-2, paru en 1997 ; ainsi que dans un très beau récital titré Operatic Arias, dirigé par Michelangelo Veltri (avec des airs extraits de Tancredi, La Pietra del Paragone, Otello, Il Barbiere di Seviglia, Il Signor Bruschino, L’Occasione fa il ladro, L’Italiana in Algeri et La Cenerentola), un CD Nimbus NI 5106, paru en 1987 : 2 CDs présents dans ma discothèque… _

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    et avec d’autres opéras ayant très heureusement suivi,

    parmi la brillante série des merveilleux petits opéras _ de format similaire… _ créés à Venise, au Teatro San Moise, entre le 3 novembre 1810 et le 27 janvier 1813 _ quelle époustouflante série ! quelle créativité ! _ :

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    La Cambiale di matrimonio _ créé à Venise, au Teatro San Moise, le 3 novembre 1810 _,

    L’Inganno felice _ créé à Venise, au Teatro San Moise, le 8 janvier 1812 _,

    La Scala di seta _ créé à Venise, au Teatro San Moise, le 9 mai 1812 _,

    L’Occasione fa il ladro _ créé à Venise, au Teatro San Moise, le 24 novembre 1812 _,

    Il signor Bruschino _ créé à Venise, au Teatro San Moise, le 27 janvier 1813… 

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    Rossini est un merveilleux compagnon de joie musicale ;

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    une sorte de survivant miraculeux du Baroque

    à l’orée du Romantisme

    un tantinet pleurnichard…

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    Rossini a su généreusement _ et combien magnifiquement ! _ donner libre cours

    à l’ivresse gourmande du génie de sa pétulance _ italienne _ inventive

    si éperdument allègre…

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    Ce vendredi 24 avril 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le versant méconnu de Rossini : les « Péchés de ma vieillesse » _ ici ceux pour piano seul…

    MDG vient d’avoir l’excellente idée de publier en un coffret de 8 CDs

    l’intégrale des morceaux pour piano seul de ses Péchés de ma vieillesse :

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    le coffret MDG 618 2098-2,

    par l’excellent pianiste Stefan Irmer.

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    Après son Guillaume Tell pour Paris,

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    Rossini ne se sentait plus de continuer à affronter la tâche

    de composer de plus en plus immenses opéras.

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    Eh bien,

    le résultat est tout à fait intéressant,

    surtout pour qui adore l’irrésistible gaieté de Rossini.

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    Ici, à une toute autre échelle,

    et sans des voix.

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    Un seul défaut.

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    Manquent les autres Péchés de ma vieillesse,

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    ceux pour plusieurs instruments

    et voix,

     

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    tel le célèbre Duo des chats.

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    Nous attendons la suite.

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    Ce mercredi 24 octobre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa