Étiquette : goût français

  • Musiques de joie : l’incroyable tendresse, de goût français, de l’Introït du Requiem de Campra…

    La tendresse est décidément un trait marquant

    et enchanteur,

    de la musique française.

    …

    …

    Pour aujourd’hui,

    j’ai choisi l’incroyablement envoûtante Berceuse

    de l’Introït du Requiem de Campra

    (Aix-en-Provence, décembre 1660 – Versailles, 29 juin 1744)

    …

    en un CD des Arts Flo

    consacré à quelques uns des Grands Motets d’André Campra ;

    …

    le CD Virgin Veritas 7243 5 45555 2 7,

    paru en 2003. 

    …

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    Une merveilleuse bienfaisante douceur de paix.

    …

    …

    A défaut du style merveilleusement idoine des Arts Flo,

    en voici un podcast

    dans l’interprétation pas assez versaillaise, du moins à mes oreilles,

    de John Eliot Gardiner.

    …

    Il y faut bien davantage de douceur, tendresse,

    et naturel…

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    Ce vendredi 12 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musique de joie : Michele Mascitti (1664 – 1760), ou la gaîté heureuse d’un angélique violoniste napolitain installé à Paris en 1704, et protégé par le duc d’Orléans…

    C’est en 1997 que j’ai rencontré

    _ par hasard, sinon le fait de l’ouverture extra-large de ma curiosité _

    le charme de la gaîté communicative

    de la musique de Michele Mascitti (Villa Santa Maria (Chieti), 1664 – Paris, 24 avril 1760)

    …

    un musicien napolitain installé à Paris à partir de 1704

    _ protégé tout d’abord par le duc d’Orléans (et Régent en 1715), homme de très grand goût (1674 – 1723) ;

    puis, plus tard, par le richissime banquier Antoine Crozat (1655 – 1738) _

    …

    via un merveilleusement séduisant CD

    _ espagnol, Cantus _,

    le CD Cantus C 9610 de 6 Sonate da camera, op. II

    …

    par Fabrizio Cipriani, violon et Antonio Fantinuoli, violoncelle.

    …

    …

    Je n’ai jamais oublié le nom de Michele Mascitti,

    en dépit du silence de la plupart des médias

    non plus que du manque d’empressement et de l’inertie _ incompréhensible au mélomane passionné que je suis _ des éditeurs de CDs

    _ mais ce n’est pas cela qui m’arrête : je suis fidèle à ce que j’aime !

    …

    …

    Aussi n’ai-je certes pas manqué, à leur parution en 2008, onze ans plus tard,

    les 2 CDS

    édités en Pologne (par l’éditeur Acte Préalable)

    _ les CDS Acte Préalable APO 156 et 157 _

    comportant les 6 Sonate a violino solo col violone o cimbalo et les 6 Sonate a due violini, violoncello e basso continuo de l’Opera Prima

    de Michele Mascitti,

    …

    interprétées par l’Ensemble _ polonais _ Baroques-Graffiti

    …

    constitué des violons de Jaroslaw Adamus et Sharman Plesner,

    violoncelle de Frédéric Audibert,

    viole de gambe d’Agustina Meroño,

    violone de Jean-Christophe Deleforge

    et clavecin de Jean-Paul Serra.

    …

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    Cette fois, à nouveau, une musique merveilleuse

    de délicatesse, élégance …et simple et évidente joie !!!

    …

    une musique alliant merveilleusement les délicatesses du grand goût romain d’Arcangelo Corelli

    et les délicatesses subtilissimes du goût français…

    _ soit ce que François Couperin baptise alors « les goûts réunis« …

    …

    D’où un durable très grand succès avéré de la musique de Mascitti en France,

    sous les règnes de Louis XIV, du Régent et de Louis XV…

    …

    …

    On comprend d’autant mal, j’y insiste, le peu d’empressement des éditeurs de CDs

    à donner à partager au grand public des mélomanes

    une aussi séduisante et heureuse musique !

    …

    …

    En 2018, Arcana nous a gratifié d’un magnifique, à nouveau, CD Mascitti

    _ le CD Arcana A  111 _

    comportant 6 des 12 Sonate a violino solo e basso de l’Opera Ottava de Michele Mascitti,

    publiées à Paris en 1734,

    …

    par le Quartetto Vanvitelli,

    constitué du violon de Gian Andrea Guerra,

    du violoncelle de Nicola Brovelli,

    du violone de Matteo Cicchitti

    et du clavecin de Luigi Accardo.

    …

    …

    Et voici que vient de paraître ce mois d’avril 2020 (de confinement !)

    un nouveau CD _ Arcana A 473 _ de la musique de Michele Mascitti,

    à nouveau par le Quartetto Vanvitelli,

    et à nouveau chez Arcana :

    …

    l’Opera Nona, publié à Paris en 1738 :

    …

    VIDÉO

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    Ce que je découvre ce matin même en rédigeant cet article…

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    Une musique de profonde gaîté !

    à partager _ au moins grâce à mes liens ci-dessus aux podcasts et vidéos de youtube…

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    Ce dimanche 19 avril 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : les Sonate et Concerti d’Evaristo Felice Dall’Abaco (Vérone, 1675 – Munich, 1742)

    J’ai découvert la musique très marquante d’Evaristo Felice Dall’Abaco (Vérone, 12 juillet 1675 – Munich, 12 juillet 1742)

    le samedi 25 avril 1992 à Barbaste,

    lors d’un merveilleux concert de fin de stage _ de musique baroque _ du passionnant atelier (annuel) de Philippe Humeau, en la petite église du hameau de Lausseignan

    _ y participaient les flûtistes à bec Claire Michon et Jean-Marc Andrieu, Philippe Allain-Dupré à la flûte traversière, Alfredo Bernardini au hautbois, Odile Edouard et Enrico Gatti aux violons, Nicolas Pouyanne au basson, Hendrike Ter Brugge au violoncelle et Elisabeth Joyé et Pierre Hantaï aux clavecins : excusez du peu ! _,

    …

    ainsi que l’indique mon post-scriptum, en date du 27 décembre 2008, à mon article de la veille, le 26 décembre, , à propos d’un très beau CD Dall’Abaco qui était paru en 2007 : le double CD Stradivarius 33746 des Concerti à píù Istrumenti _Opera Sesta d’Evaristo Felíce Dall’Abaco, par Il Tempio Armonico, Orchestra Barocca di Verona, dirigé par Alberto Rasi (et avec Davide Monti comme premier violon).

    …

    …

    Désirant en connaître davantage sur ce compositeur

    qui décidément me charmait et m’intriguait aussi _ je le découvrais _,

    je me reportais alors à une très précise _ et donc très intéressante (!) _ notice,

    rédigée par un musicologue italien, Salvatore Carchiolo, dans le livret d’un autre CD Stradivarius : le CD Stradivarius 33740 des Sonate op. I et op. III d’Evaristo Felice Dall’Abaco, par l’Insieme Strumentale di Roma, sous la direction de Giorgio Sasso, enregistré en avril 2005.

    …

    …

    J’en apprenais ici davantage sur l’histoire du goût français d’Evaristo Felice Dall’Abaco,

    d’abord lors de ses années d’apprentissage à la cour de Modène, auprès d’un violoniste et compositeur français, Jean-Baptiste d’Ambreville _ dont sont plus connues les deux filles cantatrices Rosa, soprano, épouse du célèbre ténor Francesco Borosini, et Anna, contralto, épouse du violoniste et compositeur Giovanni Perroni : je remarque que Rosa et Anna d’Ambreville ont toutes deux participé aux représentations du fastueux Constanza e Fortezza de Fux, à Prague, en 1723… _ ;

    puis, et surtout, lors de ses séjours prolongés en France dès 1709 et jusqu’en 1714, au service de l’Electeur de Bavière Maximilien-Emmanuel (Munich, 11 juillet 1762 – Munich, 26 février 1726), que le compositeur a suivi dans les péripéties de son exil, à la suite de la défaite des franco-bavarois à la seconde bataille d’Höchstädt, le 13 août 1704 : dans les Pays-Bas espagnols, à Bruxelles, Namur, Mons ; puis en France, à Rambouillet, Paris, Versailles, Meudon, Saint-Cloud, Suresnes, Compiègne ; avant de retourner à Bruxelles et Namur. Et c’est en 1714, après les traités d’Utrecht et de Rastatt, que Maximilien-Emmanuel retrouve ses États et son titre de prince-électeur de Bavière, et regagne Munich.

    Evaristo Felice Dall’Abaco devient à ce moment Konzertmeister à la cour de Munich…

    …

    …

    Et je l’ai rappelé encore très récemment en deux de mes articles de ce mois de mars 2020,

    le 7 et le 8 mars :

    …

    ,

    à l’occasion de la parution d’un beau CD _ le CD Passacaille 1069, d’Elinor Frey, Mauro Valli, Federica Bianchi et Giangiacomo Pinardi _ consacré à de très belles Sonates pour violoncelle de Giuseppe Clemente Dall’Abaco (Bruxelles, 27 mars 1710 – Vérone, 31 août 1805),

    le fils, né à Bruxelles, d’Evaristo  Felice Dall’Abaco ;

    …

    et ,

    à l’occasion du décès de l’épouse de Christophe Coin ;

    lequel avait lui aussi interprété et dirigé une œuvre de ce même Evaristo Felice Dall’Abaco; à l’église de Saint-André de Cubzac, toujours au mois d’avril 1992.

    …

    Je n’étais pas près d’oublier ce compositeur véronais…

    …

    De même que je me souviens fort bien de l’interprétation à la flûte traversière, à Barbaste, de Philippe Allain-Dupré…

    …

    …

    Pour goûter l’idiosyncrasie du génie musical d’Evaristo Felice Dall’Abaco _ et tout particulièrement la place singulière, en sa musique, du goût français _,

    je retiens les très bons CDs suivants :

    …

    l’excellent CD , de Concerto Köln, en 1998, le CD Teldec 3984-221166-2 ;

    les Sonate op. I e op. III, de l’Insieme Strumentale di Roma, direction Giorgio Sassa, en 2006, le CD Stradivarius 33740 ;

    les Concerti à piu istrumenti Opera Quinta, de Il Tempio Armonico, direction Alberto Rasi, en 2007, le CD Stradivarius 33746 ;

    et les magnifiques brillants Concerti à piu istrumenti Opera Sesta, de Il Tempio Armonico, direction Alberto Rasi, en 2008, le double CD Stradivarius 33791.

    …

    Et aussi le beau Padre e Figlio, du violoncelliste Bruno Cocset et ses Basses réunies, en 2013, le CD Agogique AGO 011.

    …

    En désirant de nouveaux enregistrements plus copieux,

    tout particulièrement des Sonates op. 1 et op. 3,

    de ce compositeur admiré du musicologue allemand Hugo Riemann (1849 – 1919)…

    …
    …
    Ce lundi 6 avril 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une rafale de jouissances musicales : en commençant par quelques classiques du répertoire…

    On connaît le mot percutant de Nietzsche :

    « sans la musique, la vie serait une erreur« …

    …

    Ne quittent pas ma platine cette belle fin d’été une rafale d’admirables musiques

    offertes par le CD ;

    …

    avant de présenter des CDs d’interprétations électrisantes (et pionnières !) d’œuvres sortant de sentiers un peu plus battus,

    …

    voici d’abord quelques CDs d’interprétations au plus haut degré de perfection d’œuvres presque classiques _ elles devraient du moins l’être ! _ du répertoire, et pour des périodes et styles divers, comme on va en juger :

    …

    _ les Sonatas for violin and piano on piano Erard de Robert Schumann (un CD Harmonia Mundi : CD HMC 902048) qu’interprètent, au summum de leur verve ici, les excellents Daniel Sepec et Andreas Steier (les Sonates opus 105, en la mineur, et 121, en ré mineur), avec, en prime, et peut-être avant tout, une sublime version de ce chef d’œuvre absolu que sont les Gesänge der Fruhe (pour piano), l’opus 133 de Robert Schumann (« à la mi-octobre 1853 » : cette « dernière composition pour piano que Schumann ait destiné à la publication » constituant le chant du cygne du compositeur…) ; + une version schumannienne  de la Ciaconna pour violon et piano de Jean-Sébastien Bach, en ouverture de cet excellent programme : le rendu de l’interprétation _ sur un violon Laurentius Storioni, à Crémone, en 1780, pour l’excellent Daniel Sepec ; et un piano Érard, à Paris, en 1837, pour le tout aussi excellent Andreas Staier _ est un absolu de poésie…

    Bouleversant en la perfection-justesse de sa simplicité a-rhétorique…

    …
    _ un florilège intitulé Le Concert Spirituel au temps de Louis XV (un CD Aliavox : CD AVSA 9877) que nous offre l’incomparable magicien qu’est Jordi Savall _ merveilleux, comme bien peu, dans le rendu du goût français ! _, dirigeant magnifiquement de sa viole de gambe son toujours parfait Concert des Nations : autour de trois œuvres délicieusement jubilatoires de Georg-Philipp Telemann, l’Ouverture avec la Suite en ré majeur pour Viola da Gamba et cordes TWV 55:D6, le Concerto in la minore per Flauto Dolce, Viola di Gamba, Corde e Fondamento TWV 52:a1 et l’Ouverture avec la Suite en mi mineur, Tafelmusik, à deux flûtes et cordes (première production) TWV 55:e1, le concert de ce CD parfaitement délicieux (!!!) s’ouvre par le Concerto Grosso en ré majeur Op. 6, n°4, d’Arcangelo Corelli _ probablement le pionnier du classicisme baroque… _, et se conclut par des Suites des Airs à Jouer (Symphonies) des Indes Galantes, de Jean-Philippe Rameau _ le sommet de la jubilation (dansante) française…

    De la pure délectation dans le jouir de la perfection de ces Goûts réunis (à la française !) à Paris sous Louis XV…

    …

    _ un programme Karol Szymanowski, Song of the night, admirablement constitué (et donné ! ici…) par Pierre Boulez, dirigeant le Wiener Philharmoniker, avec le violoniste Christian Tetzlaff _ toujours parfait ! _ pour le Concerto pour violon et orchestre n°1, opus 35 (de 1916), et avec le ténor Steve Davislim et le chœur de la Singverein der Gesellschaft der Musikfreunde de Vienne (dirigé par Johannes Prinz) pour la Symphonie n°3 opus 27 (Le Chant de la nuit, Piesn o nocy) : une musique profonde, d’une renversante sensualité !..

    Un must de la culture européenne la plus ouverte qui soit aux sensualités envoûtantes de la Méditerranée et de l’Orient, depuis les succulentes vertes plaines de Galicie, sur le versant est des Carpates…

    …

    A découvrir si vous ignorez encore ces classiques merveilleux du grand répertoire européen !

    …
    Titus Curiosus, ce 18 septembre 2010