Comme Herbert von Karajan, Leonard Bernstein fut d’abord pianiste, mais le demeura au long de sa carrière, mettant son clavier au secours des chanteurs, se produisant en musique de chambre ou en soliste, mais aussi expliquant aux gamins, devant la caméra comment l’objet musical fonctionne _ tout cela !
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Ce piano laboratoire _ exploratoire _ était souvent peu soucieux du texte, Bernstein jouait à vue, même pour ses chanteurs qu’il n’hésitait pas à malmener d’enthousiasme – la section passionnée de La Vie antérieure le voit presser sans vergogne le débit vieilli de sa chère Jennie Tourel, l’album Brahms avec Christa Ludwig, superbe d’élan, mais tout de même bucheronné du clavier _ tiens, tiens…
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En musique de chambre et au studio, il savait être à la fois inspiré et exact comme l’illustre un immortel Quintette de Schumann avec les Juilliard, mais plus extraordinaire encore, c’est tout l’orchestre de Mahler qu’il fait entrer dans son piano pour l’un des plus inspirés disques de Dietrich Fischer-Dieskau, y ajoutant un théâtre insensé lors d’un Knaben Wunderhorn capté en public à Vienne où Walter Berry et Christa Ludwig se déboutonnent, fabuleux moment _ car c’est de toujours de moments uniques qu’il s’agit bien : et parfois, instants de grâce magiques, les dieux sont présents et nous assistent !
Et le concertiste ? Un transcendant 17e Concerto de Mozart, libre comme l’air, en dit assez long sur son cantabile qui n’oubliait jamais le rythme _ en effet !sa pulsation est bien fondamentale ! _, son Concerto en sol de Ravel – deux versions ici, la première avec le Philharmonia est à peu près une horreur, la seconde avec le Columbia Symphony une étude de jazz – est passé à la postérité, mais le live à Paris _ in le superbe et indispensable, lui aussi, coffretLeonard Bernstein An American in Paris, le coffret Warner Classics de 7 CDs Warner 0190295689544 _ les éclipse tous deux _ mais oui !
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Quelques merveilles absolues et oubliées : I Hate Music! avec Blanche Thebom en 1949, les Chants et Danses de la mort et la Shéhérazade avec Tourel. Hélas, il est trop tard pour elle lors du récital à Carnegie Hall le 2 mars 1969, ce qui n’empêche pas de pouvoir y prendre bien du plaisir – les Satie ! Mais le plus étonnant reste pour moi le Quatuor en sol mineur de Mozart avec les Juilliard. Ecoutez seulement !
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LE DISQUE DU JOUR
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Leonard Bernstein The Pianist
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Ludwig van Beethoven(1770-1827) Concerto pour piano et orchestre No. 1 en ut majeur, Op. 15 Leonard Bernstein (1918-1990) Seven Anniversaries Afterthought – Study for the Ballet “Facsimile” I Hate Music (2 versions) La Bonne cuisine Marc Blitzstein (1905-1964) Dusty Sun Johannes Brahms (1833-1897) Zigeunerlieder, Op. 103
Liebestreu, Op. 3 No. 1
Ruhe, Süssliebchen, im Schatten, Op. 33 No. 9
Von ewiger Liebe, Op. 43 No. 1
Die Mainacht, Op. 43 No. 2
eldeinsamkeit, Op. 86 No. 2
Sapphische Ode, Op. 94 No. 4
Der Tod, das ist die kühle Nacht, Op. 96 No. 1
Immer leiser wird mein Schlummer, Op. 105 No. 2
Ständchen, Op. 106 No. 1
Mädchenlied, Op. 107 No. 5 Dimitri Chostakovitch (1906-1975) Concerto pour piano et orchestre No. 2 en fa majeur, Op. 102 Aaron Copland (1990-1990) Sonate pour piano Claude Debussy (1862-1918) Fêtes galantes, Livre I, L. 80 Henri Duparc (1848-1933) La Vie antérieure George Gershwin (1898-1937) Rhapsody in Blue Franz Liszt (1811-1886) Oh! Quand je dors, S. 282 Gustav Mahler (1860-1911) Des Knaben Wunderhorn Rückert-Lieder Lieder und Gesänge aus der Jugendzeit Phantasie aus Don Juan Erinnerung Ich ging mit Lust durch einen grünen Wald Frühlingsmorgen Lieder eines fahrenden Gesellen Modeste Mussorgski (1839-1881) Chansons et danses de la mort Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) Concerto pour piano No. 15 en si bémol majeur, K. 450 Concerto pour piano No. 17 en sol majeur, K. 453 Concerto pour piano No. 25 en ut majeur, K. 503 Concerto pour trois pianos et orchestre en fa majeur, K. 242 Quatuor pour piano, violon, alto et violoncelle en sol mineur, K. 478 Jacques Offenbach (1819-1880) O mon cher amant (extrait de « La Périchole ») Ah! Quel dîner (extrait de « La Périchole ») Francis Poulenc (1899-1963) Air vif, FP 46/4 Banalités, FP 107 (2 extraits : No. 2, Hôtel ; No. 4, Voyage à Paris) Ce (No. 1, extrait des “Deux poèmes de Louis Aragon, FP 122 ») Sergei Rachmaninov (1873-1943) Oh, cease thy singing (No. 4, extrait des “6 Romances, Op. 4”) Maurice Ravel (1875-1937) Concerto pour piano et orchestre en sol majeur (2 versions) Shéhérazade Erik Satie (1866-1925) La statue de bronze Daphénéo Le Chapelier Robert Schumann (1810-1856) Quintette pour piano et cordes en mi bémol majeur, Op. 44 Liederkreis, Op. 39 Richard Strauss (1864-1949) Allerseelen, Op. 10 No. 8 Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) Die Nacht (No. 9, extrait des “12 Romances, Op. 60”) Romances, Op. 16 Nos. 1 & 2 Jours sombres (No. 5, extrait des “6 Romances, Op. 73”) Zabyt tak skoro, TH 94
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Leonard Bernstein, piano, direction Jennie Tourel, mezzo-soprano Dietrich Fischer-Dieskau, baryton Christa Ludwig, mezzo-soprano Walter Berry, baryton-basse Blanche Thebom, mezzo-soprano Arthur Gold, piano Robert Fizdale, piano Juilliard String Quartet Columbia Symphony Orchestra New York Philharmonic Israel Philharmonic Orchestra Philharmonia Orchestra
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Un coffret de 11 CD du label Sony Classical 88985483792 …