Étiquette : grâce

  • La très douce acuité du regard de Claudio Magris, en ses délicieux « Instantanés » : au plus profond et vrai de l’humanité !

    Le résumé d’Instantanés, de Claudio Magris,

    que propose sur son site la librairie Mollat

    présente l’essentiel :

    …

    …

    « Un recueil de courts récits,

    mêlant légèreté et gravité _ oui ! _,

    sérieux du propos et traits d’humour _ en permanence _,

    inspirés de faits d’actualité, d’événements du quotidien ou de choses vues _ tous saisis sur le vif : d’où le titre choisi _

    qui, pour la plupart, se déroulent dans la ville italienne de Trieste

    et ses environs _ cf le merveilleux Microcosmes : un chef d’œuvre…

    …

    Chaque scène

    est l’occasion de transmettre une réflexion éthique ou philosophique

    _ profondément humaniste _,

    ou une leçon de vie sans prétention ni pédanterie _ le moins du monde…« 

    …

    …

    Très admirateur de Magris

    depuis le magnifique Danube,

    et l’ayant rencontré, à Bordeaux, il y a quelques années,

    …

    je dois dire que l’année dernière, j’avais trouvé un peu lourd

    son gros opus parfois un peu répétitif : Classé sans suite…

    …

    Au point de m’en faire, au passage, discrètement l’écho

    dans ma recension de l’enchanteur, lui, Enfance, dernier chapitre, de René de Ceccatty ;

    …

    cf mon article du 12 décembre 2017 :

    …

    …

    …

    Instantanés est absolument merveilleux !!!

    …

    …

    C’est la grâce même de l’intelligence bienveillante de l’esprit

    dans son acuité lumineuse amusée

    et légère.

    …

    …

    Ce mardi 13 novembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour écouter au mieux « les pianos de Lenny » Bernstein, un très sagace article de l’attentif intensif Jean-Charles Hoffelé

    Face à un très copieux coffret de CDs 

    _ tel ici le magnifique coffret de 11 CDs Leonard Bernstein, the pianiste, le coffret Sony Classical 88985483792 _,

    …

    un article d’un critique sagace

    _ bien érudit et surtout le plus juste possible en ses précises appréciations ! _

    est plus que bienvenu et utile :

    quasi nécessaire,

    …

    même s’il ne s’agit, bien sûr, jamais de le suivre aveuglément

    _ ou plutôt ici sourdement ! _,

    mais de toujours faire preuve, sans jamais les abdiquer,

    de son propre goût

    et discernement !

    …

    …

    C’est ici

    qu’un excellent attentif intensif

    tel que peut l’être à son ordinaire un Jean-Charles Hoffelé

    …

    est d’un apport magnifique

    pour l’acuité

    de notre propre oreille !

    …

    Quitte à ne pas partager à l’occasion son appréciation…

    …

    …

    Bien sûr,

    en cette année 2018

    du 100 ème anniversaire de la naissance

    _ le 25 août 1918, à Lawrence (Massachusetts) _,

    de Lenny,

    …

     l’aficionado de Bernstein que je suis

    n’ai pas manqué de me précipiter

    chaque fois

    sur les divers coffrets de ré-éditions des enregistrements discographiques

    du merveilleux Lenny.

    …
    …

    Dont ce coffret-ci de 11 CDs

    Leonard Bernstein the pianist !

    …

    …

    Eh bien,

    voici ce très sagace article

    Les Pianos de Lenny 

    …

    tel que Jean-Charles Hoffelé nous l’offre ce dimanche du 11 novembre

    sur son excellent site

    Discophilia. Les chroniques de Jean-Charles Hoffelé :

    …

    …

    LES PIANOS DE LENNY

    Comme Herbert von Karajan, Leonard Bernstein fut d’abord pianiste, mais le demeura au long de sa carrière, mettant son clavier au secours des chanteurs, se produisant en musique de chambre ou en soliste, mais aussi expliquant aux gamins, devant la caméra comment l’objet musical fonctionne _ tout cela !

    …

    Ce piano laboratoire _ exploratoire _ était souvent peu soucieux du texte, Bernstein jouait à vue, même pour ses chanteurs qu’il n’hésitait pas à malmener d’enthousiasme – la section passionnée de La Vie antérieure le voit presser sans vergogne le débit vieilli de sa chère Jennie Tourel, l’album Brahms avec Christa Ludwig, superbe d’élan, mais tout de même bucheronné du clavier _ tiens, tiens…

    …

    En musique de chambre et au studio, il savait être à la fois inspiré et exact comme l’illustre un immortel Quintette de Schumann avec les Juilliard, mais plus extraordinaire encore, c’est tout l’orchestre de Mahler qu’il fait entrer dans son piano pour l’un des plus inspirés disques de Dietrich Fischer-Dieskau, y ajoutant un théâtre insensé lors d’un Knaben Wunderhorn capté en public à Vienne où Walter Berry et Christa Ludwig se déboutonnent, fabuleux moment _ car c’est de toujours de moments uniques qu’il s’agit bien : et parfois, instants de grâce magiques, les dieux sont présents et nous assistent !

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    Le pianiste et compositeur Leonard Bernstein à la MacDowell Colony – Photo : © DR

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Et le concertiste ? Un transcendant 17e Concerto de Mozart, libre comme l’air, en dit assez long sur son cantabile qui n’oubliait jamais le rythme _ en effet ! sa pulsation est bien fondamentale ! _, son Concerto en sol de Ravel – deux versions ici, la première avec le Philharmonia est à peu près une horreur, la seconde avec le Columbia Symphony une étude de jazz – est passé à la postérité, mais le live à Paris _ in le superbe et indispensable, lui aussi, coffret Leonard Bernstein An American in Paris, le coffret Warner Classics de 7 CDs Warner 0190295689544 _ les éclipse tous deux _ mais oui !

    …

    Quelques merveilles absolues et oubliées : I Hate Music! avec Blanche Thebom en 1949, les Chants et Danses de la mort et la Shéhérazade avec Tourel. Hélas, il est trop tard pour elle lors du récital à Carnegie Hall le 2 mars 1969, ce qui n’empêche pas de pouvoir y prendre bien du plaisir – les Satie ! Mais le plus étonnant reste pour moi le Quatuor en sol mineur de Mozart avec les Juilliard. Ecoutez seulement !

    …

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Leonard Bernstein
    The Pianist

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    Ludwig van Beethoven(1770-1827)
    Concerto pour piano et orchestre No. 1 en ut majeur, Op. 15
    Leonard Bernstein
    (1918-1990)
    Seven Anniversaries
    Afterthought – Study for the Ballet “Facsimile”
    I Hate Music (2 versions)
    La Bonne cuisine
    Marc Blitzstein (1905-1964)
    Dusty Sun
    Johannes Brahms (1833-1897)
    Zigeunerlieder, Op. 103
    Liebestreu, Op. 3 No. 1
    Ruhe, Süssliebchen, im Schatten, Op. 33 No. 9
    Von ewiger Liebe, Op. 43 No. 1
    Die Mainacht, Op. 43 No. 2
    eldeinsamkeit, Op. 86 No. 2
    Sapphische Ode, Op. 94 No. 4
    Der Tod, das ist die kühle Nacht, Op. 96 No. 1
    Immer leiser wird mein Schlummer, Op. 105 No. 2
    Ständchen, Op. 106 No. 1
    Mädchenlied, Op. 107 No. 5

    Dimitri Chostakovitch (1906-1975)
    Concerto pour piano et orchestre No. 2 en fa majeur, Op. 102
    Aaron Copland (1990-1990)
    Sonate pour piano
    Claude Debussy (1862-1918)
    Fêtes galantes, Livre I, L. 80
    Henri Duparc (1848-1933)
    La Vie antérieure
    George Gershwin (1898-1937)
    Rhapsody in Blue
    Franz Liszt (1811-1886)
    Oh! Quand je dors, S. 282
    Gustav Mahler (1860-1911)
    Des Knaben Wunderhorn
    Rückert-Lieder
    Lieder und Gesänge aus der Jugendzeit
    Phantasie aus Don Juan
    Erinnerung
    Ich ging mit Lust durch einen grünen Wald
    Frühlingsmorgen
    Lieder eines fahrenden Gesellen
    Modeste Mussorgski (1839-1881)
    Chansons et danses de la mort
    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Concerto pour piano No. 15 en si bémol majeur, K. 450
    Concerto pour piano No. 17 en sol majeur, K. 453
    Concerto pour piano No. 25 en ut majeur, K. 503
    Concerto pour trois pianos et orchestre en fa majeur, K. 242
    Quatuor pour piano, violon, alto et violoncelle en sol mineur, K. 478
    Jacques Offenbach (1819-1880)
    O mon cher amant (extrait de « La Périchole »)
    Ah! Quel dîner (extrait de « La Périchole »)
    Francis Poulenc (1899-1963)
    Air vif, FP 46/4
    Banalités, FP 107 (2 extraits : No. 2, Hôtel ; No. 4, Voyage à Paris)
    Ce (No. 1, extrait des “Deux poèmes de Louis Aragon, FP 122 »)
    Sergei Rachmaninov (1873-1943)
    Oh, cease thy singing (No. 4, extrait des “6 Romances, Op. 4”)
    Maurice Ravel (1875-1937)
    Concerto pour piano et orchestre en sol majeur (2 versions)
    Shéhérazade
    Erik Satie (1866-1925)
    La statue de bronze
    Daphénéo
    Le Chapelier
    Robert Schumann (1810-1856)
    Quintette pour piano et cordes en mi bémol majeur, Op. 44
    Liederkreis, Op. 39
    Richard Strauss (1864-1949)
    Allerseelen, Op. 10 No. 8
    Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893)
    Die Nacht (No. 9, extrait des “12 Romances, Op. 60”)
    Romances, Op. 16 Nos. 1 & 2
    Jours sombres (No. 5, extrait des “6 Romances, Op. 73”)
    Zabyt tak skoro, TH 94

    …

    …

    Leonard Bernstein, piano, direction
    Jennie Tourel, mezzo-soprano
    Dietrich Fischer-Dieskau, baryton
    Christa Ludwig, mezzo-soprano
    Walter Berry, baryton-basse
    Blanche Thebom, mezzo-soprano
    Arthur Gold, piano
    Robert Fizdale, piano
    Juilliard String Quartet
    Columbia Symphony Orchestra
    New York Philharmonic
    Israel Philharmonic Orchestra
    Philharmonia Orchestra

    …

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    Un coffret de 11 CD du label Sony Classical 88985483792
    …

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    Photo à la une : © DR

     

    …

    …

    Ce dimanche 11 novembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et à nouveau Dvorak via Suk, son gendre : le nouveau brillant et profond CD Spannungen (sessions de juin 2017)

    Et à nouveau Dvorak via Suk, son gendre :

    …

    le nouveau CD Spannungen

    (pris lors des sessions de juin 2017 de ce merveilleux Festival annuel,

    situé en une usine hydro-électrique, au sud-ouest de Cologne :

    …

    cf mon article du 14 novembre 2010 : … _)

    …

    _ soit aujourd’hui, pour ce concert Dvorak-Suk, le CD Avi-Music 8553404 _

    …

    frappe une nouvelle fois

    magnifiquement juste et très fort musicalement :

     

    …

    brillamment, avec un formidable éclat de vie

    et quelle profondeur !

    …
    …

    Les œuvres données ici prises sur le vif du concert

    sont

    …

    le Trio pour piano, violon et violoncelle opus 26 d’Antonin Dvorak (1841 – 1904),

    interprété par Kiveli Dörken, Maximilian Hornung et Christian Tetzlaff ;

    …

    et le Quatuor pour piano, violon, alto et violoncelle opus 1 de Josef Suk (1874 – 1935)

    _ une œuvre véritablement essentielle : je ne m’en lasse pas ! _,

    interprété par Martin Helmchen, Antje Weithaas, Vicki Powell et Maximilian Hornung :

    …

    la flamme de leurs doigts court et illumine tout !

    …

    …

    Une très belle chose de musique !

    Une grâce rayonnante…

    …

    …

    Ce vendredi 2 novembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un somptueux Quatuor à cordes opus 12 de Felix Mendelssohn par le Minguet Quartett

    Passionné que je suis

    par la musique de chambre _ tout particulièrement _ de Felix Mendelssohn (1809 – 1847),

    …

    me voici _ tout spécialement _ transporté par l’interprétation

    que donne présentement le Minguet Quartett,

    …

    en son splendide CD String Quartets vol. 2 de Felix Mendelssohn,

    le CD CPO 777 931-2,

    …

    du merveilleux Quatuor à cordes opus 12 du compositeur,

    composé en Angleterre et en Écosse en 1829

    _ un Mendelssohn, en la fleur de la jeunesse de ses fougueux et élégants 20 ans.

    …

    …

    C’est en effet le descendant et héritier de l’esprit Sturm und Drang de ses maîtres

    _ Carl Friedrich Zelter (1758 – 1832),

    élève de Carl Friedrich Christian Fasch (1736 – 1800),

    qui avait succédé, au poste de deuxième claveciniste, à CPE Bach, en 1755, à la cour de Frédéric le Grand à Potsdam… _,

    …

    à partir de l’immense Carl Philipp Emanuel Bach (1714 – 1788),

    …

    que j’apprécie tant !

    …

    …

    Une interprétation du Minguet Quartett

    qui sait allier

    _ ô combien merveilleusement _

    la fougue et le feu

    de ce Sturm und Drang

    …

    à la grâce et l’élégance

    héritées, elles, de Mozart…

    …

    …

    Soit une réalisation discographique mendelssohnienne parfaite !!!

    …

    …

    Ce dimanche 21 octobre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa