M’étant aperçu, à l’occasion d’une récente recension des CDs de Steven Osborne présents ou pas dans ma discothèque personnelle – c’était en passant en revue mes CDs Schubert des divers « Impromptus » et « Moments musicaux » par divers interprètes, dans le sillage du choc de mon admiration pour le sublime CD « Franz Schubert – Fantasies« d’Ammiel Bushakewitz, le CD Hänssler classic HC 24025 ; une admiration si bouleversante qu’elle m’avait conduit à revenir bien écouter le plus possible de la discographie de ces pièces si merveilleusement libres de Schubert ; et, en effet, j’admirais aussi alors le CD Hyperion CDA 68437 « Schubert – Moments musicaux – Piano Sonate an ut majeur D959« ..de Steven Osborne… – , de l’absence du CD de Steven Osborne comportant, de Beethoven, la « Waldstein » Op. 53, une œuvre qui est possiblement ma favorite des 32 sonates de Beethoven,
j’ai commandé alors à mon disquaire préféré – avec lequel je discute beaucoup – le CD Hyperion CDA 67662 « Beethoven – Piano Sonatas – Moonlight – Pathetique – Waldstein » de l’excellent pianiste écossais – né en 1971 – qu’est Steven Osborne ;
le CD que je viens de recevoir ce samedi 30 août…
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Dans un article en date du 21 janvier 2020, j’avais posé la question « Qui pour interpréter aujourd’hui les Sonates pour piano de Beethoven ? Brautigam, Kovacevich, Pletnev…« , en m’arrêtant au passage sur quelques interprètes de choix de cette « Waldstein » bien aimée – je l’avais aussi entendue en concert au Grand-Théâtre de Bordeaux, et elle m’avait très vivement impressionné !
Et en ce même article du 21 janvier 2021, j’avais placé un lien à un article – du 15 février 2019 – Beethoven’s « Waldstein » Sonata : a guide to the greatest recordings du magazine Gramophone, sous la plume de Patrick Rucker, qui donnait cette interprétation de Steven Osborne pour Hyperion, en 2008, comme son « spiritual choice » :
« Over the course of 27 riveting minutes, Steven Osborne creates a trenchant musical narrative spanning three disparate movements, suggesting a compelling spiritual journey of transformative power« .
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Et celui-ci l’avait analysée ainsi :
« The Waldstein of Steven Osborne is at once original in concept and the attainment of a classical ideal. In an Allegro con brio fairly bursting with energy and rhythmical élan, the overriding impression is one of profound lyricism. Beautifully shaped phrases are set in textures of sumptuous variety. Osborne has an amply equipped arsenal of attack-and-release strategies throughout his range but his infinitely calibrated dynamics are most remarkable at the soft end of the spectrum. The intricate drama of the development unfolds with an urgency that keeps you on the edge of your seat, uncertain of the outcome. Any shift from this heightened level of excitement might seem abrupt but the Adagio immediately establishes the aura of hallowed realms, imbued with oracular mystery. From there, an atmosphere of ethereal calm attends the first glimpse of the Elysian Fields at the beginning of the Allegretto moderato. The remaining peaks and valleys are navigated without misstep and always with an eye towards grandeur »…
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Et à l’écoute ce jour de cette « Waldstein » de Steven Osborne – enregistrée à Londres en septembre 2008, il va y avoir 17 ans… – je découvre que l’élan si enthousiasmant de l’œuvre de Beethoven y est effectivement bien présent, et bien beau – écoutez ici…
L’oubli discographique est donc maintenant réparé, et l’absence comblée.
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Ce samedi 30 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa




