Étiquette : Grand-Théâtre de Bordeaux

  • Me souvenir des prestations solaires du ténor argentin Raul Giménez au Grand-Théâtre de Bordeaux en 1986 et 1987 dans des représentations jouissivement lumineuses de « La Pietra del Paragone » (dans la mise en scène élégante de Jean-Louis Thamin) et 1996 de « L’Inganno felice », sous la direction musicale endiablée de Marc Minkovski…

    La parution hier 20 août sur le site de Crescendo Magazine du bel article de Serge Martin – présent aux représentations  de cet été du Festival Rossini de Pesaro – « « Farsa » ou « Burletta », la tonicité des œuvres comiques en un acte de Rossini est irrésistible » me fait me ressouvenir, avec très grande joie, tout particulièrement des prestations solaires du ténor argentin Raul Giménez – né le 14 septembre 1950 à Carlos Pellegrini en Argentine – au Grand-Théâtre de Bordeaux dans des représentations jouissivement débridées, comme il se doit, de « La Pietra del Paragone » (dans une lumineuse mise en scène de Jean-Louis Thamin) en 1986 et 1987, et 1996 de « L’Inganno felice » de Giacomo Rossini, sous la direction musicale endiablée de Marc Minkovski…

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    Et pour se rendre mieux présent l’art du chant rossinien de Raul Giménez, le voici en cette vidéo (de 6’03) d’un extrait de « Cenerentola » à Houston en 1996…

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    J’aime beaucoup la joie contagieuse de Gioachino Rossini (Pesaro, 29 février 1792 – Passy, Paris, 13 novembre 1868) – cf par exemple mon article « Musiques de joie : la merveilleuse pétulance, déjà, d’un Rossini de 12 ans, en 1804, dans ses 6 Sonate a quattro » en date du 4 avril 2020, et comportant un certain récapitulatif : il va à l’essentiel de la magique pétulance rossinienne ! – ,

    dont voici, au passage, une très utile liste des œuvres…

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    « Farsa » ou « Burletta », la tonicité des œuvres comiques en un acte de Rossini est irrésistible

    par Serge Martin
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    A côté d’une  reconstitution musicalement exemplaire du « Siège de Corinthe », le Rossini Opera Festival avait visé un survol de l’univers de la « farsa » en un acte, véritable laboratoire – brillantissime – des effets possibles de Rossini, réunis dans des partitions souvent conçues en un temps record – dénuées de la moindre graisse et pesanteur : tout fuse… Rossini en écrira cinq pour le San Moise de Venise – « La Cambiale di matrimonio« , « L’Inganno felice », « La Scala di seta« , « Il Signor Bruschino » et « L’Occasione fa il ladro« … Son impresario Antonio Cera commande dès 1810 (Rossini a 18 ans) « La cambale di matrimonio ». Fort d’un succès réel mais éphémère, il crée en janvier 1812 « L’inganno felice » qui connaît un vrai triomphe. Cera lui commande alors trois « farse » pour l’année en cours. En fait de janvier 1812 à février 1813, c’est tout bonnement six opéras que doit écrire le jeune maestro : les trois « farse » – « La Scala di seta« , « Il Signor Bruschino » et « L’Occasione fa il ladro« … – , « Ciro in Babilonia » pour Ferrare en mars, « La pietra del paragone » – une merveille ! – pour la Scala de Milan le 26.9 et « Tancrède » le 6 février 1813 pour la Fenice de Venise.

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    C’est dire que la composition des « farse » fut parfois bousculée – sans temps morts – : il a eu moins de deux mois pour peaufiner sa « Scala di seta » mais suite au retards pris à Milan devra boucler « L’occasione fa il ladro » en 11 jours – wow !!! Il n’en parvient pas moins à jeter les bases du genre avec une délicieuse ingéniosité – absolument ! – : une introduction en forme de mise en condition pose l’action, au milieu, un ensemble central porte le conflit à son point d’incandescence et un finale enlevé sert d’heureuse conclusion. Entretemps, les partenaires pourront accumuler jeux et conflits dans des climats très variés souvent symbolisés dans les grands airs confiés à chaque protagoniste selon son rang dans la distribution.

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    « La scala di seta » : un enchevêtrement de situations dignes de Feydeau – Paris 9e, 8 décembre 1862 – Rueil-Malmaison, 5 juin 1921.

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    Chaque soir à minuit, Giulia lance une échelle de soie de son balcon pour permettre à son mari Dorvil de la rejoindre (mariage autorisé par sa tante à l’insu de son oncle tuteur). Mais voilà que ce dernier attend l’arrivée de Blansac à qui il compte marier sa nièce. Celle-ci manigance de l’unir à sa cousine un peu revêche Lucilla. Les entrelacs des personnages se déroulent ensuite dans un tempo enlevé et débouchent sur une de ces scènes de folie dont Rossini sera friand pour décrire le désarroi de situations inextricables. Le serviteur Germano met alors au courant Lucilla et Blansac du stratagème. Celle-ci tout comme Germano se cachent dans la chambre pour épier les événements. Tour à tour, Dorvil et Blansac montent l’échelle mais doivent rapidement se cacher suite aux arrivées successives car c’est bien un troisième larron qui apparait en haut de l’échelle : l’oncle Dormont qui a saisi le procédé. Il découvre alors un à un tout ce petit monde et, forcé de reconnaître l’accord de sa sœur, consent au mariage de sa nièce et, dans la foulée, donne Lucilla Blansac qui n’attendait que cela. Et tout ce petit monde se retrouve devant le chef pour un pétaradant finale de la réconciliation.

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    « L’occasione fa il ladrone » : un jeu de dupes inspiré du « Jeu de l’amour et du hasard » – de Marivaux (Paris, 4 février 1688 – Paris, 12 février 1763)

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    Le comte Alberto et Don Parmenione se croisent dans une auberge en plein orage. En partant, le serviteur d’Alberto emporte par erreur la valise de Parmenione. Avec l’aide de son serviteur Martino, ce dernier force la valise abandonnée et découvre qu’Alberto est route pour épouser une riche héritière qu’il ne connait pas. Qu’importe Parmenione se substituera à lui : « L’occasione fa il ladrone ». De son côté, celle-ci, Berenice veut expérimenter son intérêt pour l’homme qu’on lui promet et demande à sa suivante, Ernestina d’échanger leur rôle et leurs vêtements. L’arrivée des deux prétendants et leurs échanges faussés par les changements de personnes provoque un incroyable imbroglio qui explose dans un pétillant quintette. Coincé, Parmenione déclare sa véritable identité et sa mission de retrouver la sœur perdue d’un ami qui n’est autre qu’ … Ernestina ! Réconciliation générale et finale enlevé.

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    Une concentration musicale du traitement de l’action

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    L’accumulation des péripéties en un bref cours de temps exige une grande variété de styles – pour ne surtout jamais lasser et toujours surprendre… – de la part du compositeur. Dans la « Scala di seta », Rossini joue à fond la carte de la bouffonnerie et le rythme est échevelé. Dans « l’occasione fa il ladro », le périple sentimental est beaucoup plus raffiné et le compositeur s’adapte aux affects de chacun avec une rare distinction – voilà – qui nous vaut des moments d’une belle tendresse – voilà. Certes chaque personnage a son grand air, parfois à paillettes, mais ceux-ci sont conçus comme l’expression pertinente de leur sensibilité. Avec pour effet que cette « vis comica » s’exprime avec une réelle humanité – oui : il ne s’agit pas ici seulement de marionnettes…

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    Des mises en scène où le décor joue un rôle clé

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    Pas facile de raconter en restant crédible de pareils élucubrations. Les deux metteurs en scène ont joué avec une extrême habilité de leur décor. Dans l’« Occasione », Jean-Pierre Ponnelle, qui est son propre (et génial) décorateur transforme l’action en un conte dont Martino, le serviteur de Parmenione, est le deus ex machina : ce dernier transporte donc dès le début de l’ouverture au milieu de la scène une grosse valise qu’il ouvre pour en faire sortir l’un après l’autre tous les personnages de la pièce, suivis de tous les éléments des décors (toiles peintes et  charpentes) construits  en direct sur scène. Le spectateur se retrouve donc face à un théâtre dans le théâtre, où les protagonistes vont pouvoir donner libre cours à l’expression de leurs sentiments les plus variés. Et cela fonctionne avec un bel à-propos qui permet à chacun de révéler sa réelle personnalité. Dans l’alignement final, les chanteurs sont réunis autour de Martino qui s’est assis dans la valise du début ouverte à nouveau au milieu de la scène. Le rêve peut s’estomper, la réalité est revenue.

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    Dans « La scala di seta », la verticalité de l’échelle de soie et l’horizontalité de l’appartement de Giulia posent un problème visuel. Le décorateur Paolo Fantin le résoud en recouvrant le sol de l’appartement de Giulia d’un plan détaillé qui se reflète dans un grand miroir qui nous nous décrit l’action vue d’en haut . Le dispositif révèle alors une double dimension dont le metteur en scène Damiano Michieletto use avec habilité pour nous donner une lecture à plusieurs dimensions de l’action qui se prolonge par un effet d’optique dans l’échelle réellement pendue au balcon. Les machinistes profitent de l’ouverture pour mettre en place tous les éléments du décor. L’action peut alors débuter et elle ne déparera pas de son rythme effréné – voilà, voilà – , diaboliquement soutenu par la direction du jeune Ivan Lopez-Reynoso.

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    Des distributions engagées

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    Une fois de plus, plutôt que d’attirer des vedettes sans surprise, le festival a choisi de puiser dans ses propres ressources. Les deux chefs ont en effet un lien historique avec Pesaro : Lopez-Reynoso est un ancien élève des master classes de Zedda – (Milan, 2 janvier 1928 – Pesaro, 6 mars 2017) : j ‘avais échangé quelques mots avec lui lors d’un de ses passages à Bordeaux… – et Alessandro Bonato a été très présent à Pesaro de 2019 à 2021. Au niveau vocal, l’Accademia demeure un vivier essentiel : les six protagonistes de « L’occasione » en sortent et quatre sur six dans « La scala di seta .Maria Gaudenza est une toute jeune soprano originaire de la ville voisine de Cattolica : elle signe pour ses débuts une incarnation très contrastée de Lucilla, une nièce faussement prude qui révélera un sacré tempérament. Vocalement, comme dans « Le siège de Corinthe », les dames dominent la distribution : dans un mélange de tendresse, de maturité et de roublardise pour la Berenice de Damiana Mizzi, avec un abattement plus résolu pour la Giulia d’Hasmik Torosyan. Chez les hommes, on salue dans « L‘Occasione » la fière allure du Comte d’Alberto de Manuel Amati confronté à l’exubérance envahissante du Parmenione de Matteo Mancini. Même contraste dans « La Scala » entre la détermination rusée du Dorvil d’Alasdair Kent, parfois moins à l’aise dans certains aigus et la faconde survoltée du Blansac qui en fait des tonnes de Iuril Samoilov. Le Germano de Paolo Bordogna est un cas à part : acteur comique aux multiples facettes, il éblouit à chacune de ses apparitions, faisant facilement oublier un timbre assez ingrat et souvent forcé. Mais le personnage, lui, est parfaitement crédible.

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    Telle est donc la saison 2026 de Pesaro : une volonté de saisir deux moments de la création rossinienne : la faconde ses « farse » de jeunesse – ici « La Scala di seta » et « L’Occasione fa il ladro« … – et sa création du grand opéra historique à la française – ici « Le Siège de Corinthe« … Musicalement, la démonstration est péremptoire d’autant plus que, dans le genre comique, la programmation nous a permis de revoir deux production phare dans un genre léger pris au sérieux : le chef d’œuvre historique de Jean-Pierre Ponnelle qui a près de 40 ans, et la production ébouriffante de Michieletto de 2011, que l’on a pu voir à l’Opéra de Liège en mars 2016. Rossini n’a décidément pas fini de nous étonner – voilà !!!

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    Pesaro, Rossini Opera Festival

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    Crédits photographiques : Rossini Opera Festival

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    Nous adorons Rossini !

    Et la verve dégraissée de ses modestes farces joyeuses en un acte de ses débuts, entre 1810 et 1813, fait déjà un immense bien….

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    Ce vendredi 21 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Splendide et passionnante conférence hier jeudi 11 décembre, à l’Académie de Bordeaux, d’Emmanuel Hondré, directeur général de l’Opéra national de Bordeaux, sur le sujet de « La redécouverte de deux albums d’inventaire des décors de l’Opéra de Bordeaux (1877-1886) » : un merveilleux très fin doigté de gestion culturelle cruciale…

    Hier après-midi 11 décembre à l’Académie de Bordeaux,

    splendide et passionnante conférence d’Emmanuel Hondré, directeur général de l’Opéra national de Bordeaux, sur le sujet de « La redécouverte de deux albums d’inventaire des décors de l’Opéra de Bordeaux (1877-1886)«  – notre cher « Grand-Théâtre » : l’abandon (administratif !) de ce beau nom me dérange toujours… – ,

    qui a permis à ce très brillant, très compétent, très dynamique – et élégant, et très sympathique aussi – conférencier d’éclairer excellemment l’assistance sur les conditions d’entretien et tout simplement de vie, à tous égards – artistique autant qu’économique, humain, etc., etc. – , d’une entreprise aussi importante qu’une maison d’opéra – la deuxième de France, avec Lyon, après Paris…

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    Et cela par la précision de ses réponses détaillées et très circonstanciées aux très pertinentes questions qui lui ont été posées, ensuite, par les membres de l’Académie – notamment Hélène de Bellaigue, qui l’a reçu et excellemment présenté,  Joël Dehais, le président de cette année 2025, Jacques Battin, Michel Pétuaud-Létang, Philippe Loupès… 

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    Ce fut absolument passionnant, et très éclairant, sur les conditions de vie-survie-développement-rayonnement, d’une institution culturelle majeure et essentielle, et tout particulièrement ici et maintenant, à un moment délicat à gérer, avec un nécessaire ultra-fin et très intelligent doigté, de restrictions budgétaires tous azimuts…

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    Merci infiniment, Monsieur Hondré !

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    Ce vendredi 11 décembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour un parcours rétrospectif sur le legs musical de Serge Prokofiev, le coffret « Serge Prokofiev – The Collector’s Edition » de Warner Classics en mars 2023…

    Afin de se remettre un peu dans l’oreille le bien intéressant legs musical de Serge Prokofiev (Sontsovka, 23 avril 1891 – Moscou, 5 mars 1953),

    le coffret « Serge Prokofiev – The Collector’s Edition » de Warner Classics paru en mars 2023, en 36 CDs (Warner 0190296262715), vient nous offrir une assez commode proposition discographique…

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    Je me permets donc de renvoyer ici à deux intéressants aperçus, en date respectivement du 15 mars et du 17 mars 2023, de deux lucides discophiles, Pierre-Jean-Tribot sur le site du magazine belge Crescendo « Prokofiev en boîte » _ en un panorama un peu survolé _, et Jean-Pierre Rousseau sur son blog personnel « Prokofiev en boîte« , lui aussi _ plus détaillé en son avisé commentaire.

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    Les passionnantes répétitions de « Pierre et le loup » au Théâtre de la nature du Vallon de Salut de Bagnères-de-Bigorre, où enfant j’ai passé plusieurs étés des vacances, ont constitué ma première expérience de découverte de la musique :

    une merveilleuse _ idéale !!! _ initiation, que je n’ai certes pas oubliée…

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    Assister (ou participer à) des répétitions de concerts est même plus enrichissant pour la formation de l’oreille musicale qu’assister au concert public lui-même…

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    De même qu’adolescent j’ai été abonné aux Concerts de musique de chambre au Grand Théâtre de Bordeaux :

    je me souviens tout spécialement du Quatuor Parennin, ainsi que d’un récital de mélodies de Gérard Souzay, qui m’avaient fortement impressionné…

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    Récemment,

    c’est mon intérêt pour l’extraordinaire _ et bien trop méconnu encore des mélomanes en France _ Quatuor Pavel Haas, qui m’ a fait commander et recevoir et apprécier le CD des « Quatuors à cordes n°1 et n°2 » de Prokofiev par le Pavel Haas Quartet, le CD Supraphon SU 3957-2,

    un Quatuor dont j’ignorais jusqu’à l’existence à la parution de ce CD en 2009…

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    J’avais aussi beaucoup apprécié le double CD Melodya MEL CD 10 01944 « The Love for three Oranges » enregistré à Moscou en 1961 sous la  direction de Dzhemal Dalgat…

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    Prokofiev, oui.

    Un compositeur passionnant.

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    Ce jeudi 18 avril 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et un petit crochet mémoriel, avec le souvenir intensément ravivé de la retransmission télévisée du concert-événement de Maria Callas au Palais Garnier, le 19 décembre 1958, avec l’extraordinaire acte II de Tosca…

    Les toutes récentes soldes

    m’ont permis de mettre la main sur un très précieux DVD _ Warner 7243 4 92503 9 0 _, intitulé « la callas… toujours Paris 1958« ,

    comportant sa fameuse géniale  Tosca, dans l’acte II de l’opéra de Puccini, sur la scène du Palais Garnier le 19 décembre 1958…

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    Je venais tout juste d’avoir 11 ans,

    mais je me souviens parfaitement des très vives émotions éprouvées à la retransmission de ce gala à la Télévision française, chez moi, auprès de mes parents…

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    Si bien que je « revois » littéralement, avec la plus grande netteté, le drame si intense de toute cette scène avec Scarpia _ interprété par le grand Tito Gobbi _ que je regarde sur l’écran de mon ordinateur maintenant comme si c’était il y a  63 ans, l’année de mes onze ans…

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    Et je n’assisterai à un opéra, sur la scène du Grand Théâtre de Bordeaux, qu’en 1964…

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    Mais mon oncle Paul aimait beaucoup chanter _ en français _ les grands airs de « Tosca« , « La Bohème« , ou « Madame Butterfly » :

    cela aussi évidemment m’a marqué…

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    Et les programmes _ excellents ! _ de la télévision avaient alors, en 1958, un important rôle d’initiation culturelle populaire de la plus haute qualité _ loin des lobbies commerciaux.

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    Ce mardi 26 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa