Étiquette : grandeur

  • Musiques de joie : l’incroyable tendresse, de goût français, de l’Introït du Requiem de Campra…

    La tendresse est décidément un trait marquant

    et enchanteur,

    de la musique française.

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    Pour aujourd’hui,

    j’ai choisi l’incroyablement envoûtante Berceuse

    de l’Introït du Requiem de Campra

    (Aix-en-Provence, décembre 1660 – Versailles, 29 juin 1744)

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    en un CD des Arts Flo

    consacré à quelques uns des Grands Motets d’André Campra ;

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    le CD Virgin Veritas 7243 5 45555 2 7,

    paru en 2003. 

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    Une merveilleuse bienfaisante douceur de paix.

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    A défaut du style merveilleusement idoine des Arts Flo,

    en voici un podcast

    dans l’interprétation pas assez versaillaise, du moins à mes oreilles,

    de John Eliot Gardiner.

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    Il y faut bien davantage de douceur, tendresse,

    et naturel…

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    Ce vendredi 12 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Filippo Gorini reconnu « nouveau prophète » de Beethoven _ et c’est si juste !

    En un superbe _ à nouveau _ article de son Discophilia

    intitulé Ultima verba,

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    Jean-Charles Hoffelé baptise, ce jour, Filippo Gorini,

    de l’expression « nouveau prophète » de Beethoven.

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    Cf mon propre article du 30 janvier dernier :

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    Voici ce très juste article _ une nouvelle fois _ de Jean-Charles Hoffelé :

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    ULTIMA VERBA

    Schnabel laissait des notes sous le clavier, mais il osait le « più presto possibile » _ oui, car péremptoire ! _ des premières mesures de la Hammerklavier : il faut se jeter ici _ et le tout premier accord, inaugural, de Filippo Gorini, est tout simplement magistral : quelle grandeur, d’emblée ! _, d’ailleurs plus corps qu’âme (pour l’âme ce sera plus tard, l’Adagio se veut sostenuto) _ oui : Beethoven est, tout particulièrement ici, un géant qui donne sans compter _, dans cet absolu _ oui, oui ! _ où Beethoven défiait _ oui _ même l’instrument _ quelle force ! quelle puissance ! Peu _ d’interprètes _ l’auront _ en effet : c’est magnifiquement juste ! _ osé à ce point depuis Kempff jeune certainement, ayant l’art de faire voler les timbres _ oui _ et créant une illusion _ qui nous emporte infiniment loin et pour longtemps.

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    Filippo Gorini, qui nous avait délivré de si stupéfiantes _ mais oui !!! _ Variations Diabelli _ le CD Alpha 296 _ le fait, les doigts volent, pas une note ne s’échappe de ces fusées qui, malgré le contrôle, sont l’ivresse même _ oui, et c’est un bel oxymore. Et le vertige suit, les divagations des mondes nouveaux qui emportent aussi _ voilà _ ce sostenuto, nocturne étoilé sous les doigts de ce jeune homme ; les espaces sont soudain absolument cosmiques _ parfaitement ! Et c’est là que le génie de Beethoven a quelque chose d’unique ; et bien peu d’interprètes sont en mesure de l’incarner à ce point… _, ouverts sur vingt-et-une minutes durant lesquelles la musique-même entreprend un voyage tout spirituel.

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    L’Opus 111 pourra venir ensuite, coda d’ailleurs presqu’inutile _ en effet, et nous n’en revenons pas… _ malgré la flamboyante proclamation du Maestoso. Mais l’Arietta priée, tenue, montre qu’en cet anniversaire, Beethoven aura reconnu un nouveau prophète _ voilà qui est parfaitement dit.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Ludwig van Beethoven(1770-1827)

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    Sonate pour piano No. 29 en si bémol majeur, Op. 106 « Hammerklavier »
    Sonate pour piano No. 32 en ut mineur, Op. 111

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    Filippo Gorini, piano

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    Un album du label Alpha Classics 591

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    Photo à la une : le pianiste Filippo Gorini – Photo : © Dan Hannen

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    Un CD proprement indispensable, je me permets de le répéter.

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    Ce jeudi 20 février 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ré-écouter au CD la grandissime voix de Dmitri Hvorostosky : une compilation de live avec l’Orchestre de l’Opéra de Vienne

    Dmitri Hvorostovsky,

    baryton magnifique,

    né le 16 octobre 1962 à Krasnoïarsk,

    nous a quittés _ si tôt _ le 22 novembre 2017, à Londres.

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    Or voici qu’Orfeo publie

    une magnifique compilation d’enregistrements live,

    soit le CD Orfeo C 966 181 B,

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    tous avec l’Orchestre de l’Opéra de Vienne,

    saisis entre mai 1994 et novembre 1916,

    avec différents chefs :

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    Placido Domingo, dans Les Puritains, de Bellini ; Simone Young, dans Le Barbier de Séville, de Rossini ; Seiji Ozawa, dans La Dame de Pique, de Tchaikovsky ; Vjekoslav Sutej, dans Don Carlo, de Verdi ; Michael Güttler, dans Rigoletto, de Verdi ; Kirill Petrenko, dans Eugène Onéguine, de Tchaikovsky ; Marco Armiliato, dans Simon Boccanegra, de Verdi ; Speranza Scappuci, dans La Traviata, de Verdi ; et Jesus Lopez Cobos, dans Un Bal Masqué, de Verdi.

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    Soient de purs moments d’éternité.

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    Voici ce que,

    le 27 décembre dernier

    Jean-Charles Hoffelé, en son blog Discophilia,

    en disait,

    en un très bel article d’hommage

    intitulé Baryton absolu :

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    BARYTON ABSOLU

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    Le public de l’Opéra de Vienne l’adulait, faisait un triomphe à son Posa, à son Rigoletto, il y aura chanté plus qu’ailleurs le répertoire italien, baryton Verdi qu’il était de ligne, de timbre, de souffle comme chez nous l’est aujourd’hui Ludovic Tézier. Et évidemment, il fut à Vienne l’Onegin et le Yeletsky absolus.

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    De tout cela, le disque nous aura plus ou moins bien entretenu, mais les captations en scène que dévoile aujourd’hui l’Opéra de Vienne augmentent considérablement des rôles connus que le théâtre vivant _ enregistré live _ transfigure : Dmitri Hvorostovsky était en représentation un athlète de physique, de voix, donnait à ses personnages une incarnation subtile _ voilà _, une présence ensorcelante _ et là est toute la magie du grand art ! _, l’entendre dans l’élan _ oui _ de l’action revient à se souvenir de cette emprise _ oui _ qu’il avait sur vous dès qu’il paraissait et même avant d’avoir proférer le moindre son : cet œil _ de braise _ , ces épaules, ce maintien _ puissants _ reparaissent dans la nature même de sa voix _ voilà le miracle de la présence charnelle de telles (très rares) voix.

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    Tout ici rayonne _ oui _ de cette sombre splendeur _ oui _, mais une incarnation subjugue _ entre toutes _, tardive pourtant : le 4 juin 2016, Dmitri Hvorovstovsky reprenait son Simon Boccanegra étrenné sur la même scène quatre années plus tôt : la grande scène du Conseil à l’Acte I (« Plebe, Patrizi Poppolo ») qui le montre dans un entourage si relevé – l’Amelia de Barbara Frittoli, le Gabriele de Francesco Meli, le Fiesco de Ferruccio Furnaletto, plaide pour qu’Orfeo édite la représentation au complet.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Vincenzo Bellini (1801-1835)
    “Ah! Per sempre io ti perdei” (extrait de “I puritani”)
    Gioacchino Rossini
    (1792-1868)
    “All’idea di quel metallo” (extrait de “Il barbiere di Siviglia”)
    Piotr Ilyitch Tchaikovski(1840-1893)
    “Ya vas lyublyu” (extrait de “La Dame de Pique, Op. 68, TH 10”)
    “Vi mnye pisali … Kogda bi zhizn domashnim krugom”
    (extrait de “Eugène Onéguine, Op. 24, TH 5”)
    Giuseppe Verdi (1813-1901)
    “Alzati … Eri tu che macchiavi” (extrait de “Un Ballo in Maschera”)
    “Pari siamo !” (extrait de “Rigoletto”)
    “Plebe ! Patrizi ! Popolo !” (extrait de “Simon Boccanegra”)
    “Pura siccome un angelo” (extrait de “La Traviata”)
    “Signora ! Per vostra maestà” (extrait de “Don Carlo”)…

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    Dmitri Hvorostovsky, baryton

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    avec :
    Patrizia Ciofi, Barbara Frittoli, Violeta Urmana, Marina Rebeka, Olga Guryakova, sopranos
    Francesco Meli, Michael Schade, Ramón Vargas, ténors
    Ferruccio Furlanetto, basse

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    Orchester und Chor der Wiener Staatsoper
    Marco Armiliato, Plácido Domingo, Jesús López Cobos,
    Seiji Ozawa, Kirill Petrenko, Simone Young, direction

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    Un album du label Orfeo C966181B
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    Photo à la une : le baryton Dmitri Hvorostovsky – Photo : © Pavel Vaan & Leonid Semenyuk

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    Le CD conserve
    et nous transmet pour toujours
    l’éclat de ces transfigurés moments de lumière-là…
    Merci ! 

     

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    Ce mardi 31 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’éblouissement immédiatement irradiant des sublimes Carnets de Goliarda Sapienza

    L’ami René de Ceccatty

    …

    vient de me faire adresser

    par les Éditions du Tripode

    …

    les Carnets

    de Sapienza Goliarda,

    …

    à paraître le mois prochain

    _ le 3  janvier _,

    …

    et qu’a traduits en français l’amie de si longtemps

    _ de leurs années de lycée à Montpellier _ et toujours, de René,

    Eilathan,

    Nathalie Castagné.

    …

    …

    Dès la lecture

    de la présentation liminaire de l’éditeur lui-même,

    Frédéric Martin

    _ cf le podcast de mon entretien avec lui le 25 novembre 2015 pour son édition du sublime Vie ou Théâtre ? de Charlotte Salomon : Frédéric Martin, Vie ? ou Théâtre ? de Charlotte Salomon (61’) le 25-11-2015 ;

    ainsi que mon article du 29 novembre 2015 :   _,

    aux pages 5 à 10 de ces Carnets,

    …

    puis le résumé très éclairant des péripéties complexes, et très souvent tragiques, de la vie (Catane, 19 mai 1924 – Gaeta, 30 août 1996) de Goliarda Sapienza

    _ l’écriture lui sera donc aussi, du moins parfois, secours !

    sinon la publication même,

    et encore moins le baume éventuel de la reconnaissance du succès _,

    aux pages 466 à 475 de ces Carnets, 

    …

    et surtout, forcément,

    les premières pages _ sublimes !!! _ de ces Carnets, 

    à l’écriture stupéfiante et renversante de justesse,

    de force

    et de beauté,

    …

    on reste confondu de bonheur

    de pareille stupéfiante illuminante _ de la vie, de toute vie _ lecture !

    …

    …

    Car Goliarda

    entame en 1976 la rédaction de ces Carnets

    afin d’essayer de survivre à la cessation de l’écriture de son grand œuvre désormais achevé,

    L’Art de la joie…

    …

    …

    On comprend que cette force-là

    de l’écriture

    ait pu faire peur

    aux éventuels éditeurs,

    et en Italie d’abord…

    …

    puisque L’Art de la joie, terminé en 1976, n’aura pas connu la publication

    du vivant de son auteur,

    décédée en 1996…

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    Ce sera en effet l’obstination fidèle d’Angelo Pellegrino,

    le compagnon puis mari très aimant de Goliarda ;

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    puis le succès en France de l’œuvre traduite par Nathalie Castagné,

    et publiée, en 2005, aux Éditions Viviane Hamy,

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    qui fera reconnaître universellement

    la grandeur magnifique de l’écriture

    et de la personne

    de Goliarda Sapienza !

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    Ce samedi 22 décembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa