Effectivement, magnifique musique si bien servie par la Kölner Akademie ! Heureux mariage des timbres des hautbois et des trompettes qui ne se manifeste qu’avec les instruments baroques…
Merci de m’avoir révélé ces pièces de Telemann que je ne connaissais pas ; et merci aussi d’avoir signalé le centenaire de György Kurtag, homme d’une sublime modestie que j’admire profondément, que j’ai eu le privilège de soigner ainsi que son épouse Martha il y a une vingtaine d’années quand il résidait à St-André-de-Cubzac et qui a composé trois pièces pour viole de gambe qu’il m’a dédiées pour me remercier…
Merci enfin d’avoir relaté la séance de passation de pouvoir entre les présidents le 15 janvier dernier à l’Académie, page de ton blog que tu ne m’avais pas transmise mais que mon successeur Patrick Maestro a trouvée en navigant sur internet et m’a envoyée !
Amitiés,
Joël
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György et Marta Kurtag ont effet résidé quelques années à Saint-André de Cubzac, en Gironde, auprès de leur fils musicien et compositeur lui aussi György Kurtag Jr, qui réside toujours en région bordelaise…
C’est donc à ce moment – en 2008 probablement, date de la composition de ces « Trois Pièces pour viole de gambe« qui sont dédiées au violiste qu’il est aussi, par la maître György Kurtag, et qui seront créées à Budapest en 2011… – que Joël Dehais, rhumatologue éminent spécialiste des maladies professionnelles des musiciens – et élève du Profsseur Raoul Tubiana ; voir mon article « La merveilleuse vista en ses heureuses rencontres d’un très grand chirurgien de la main en sa traversée du siècle : le « Entre tes mains » de Raoul Tubiana« du 28 décembre 2011 : Joël m’avait demandé de proposer une présentation de ce magnifique « Entre tes mains : un chirurgien traverse le siècle« à la librairie Mollat à Bordeaux ; et c’est ainsi que je suis entré en relation épistolaire avec Claude Delay, l’épouse de Raoul Tubiana, qui est amie avec mon ami René de Ceccatty (dont je suis en train de lire le passionnant et très riche « Les Trois vies d’Hector Bianciotti« )… – a eu l’occasion de soigner et faire la connaissance physique, en chair et en os, de ce génie de la musique, profondément modeste, qu’est l’immense György Kurtag…
Un article rédigé sur mon modeste blog encherchantbien.fr est en effet pour moi une pauvre bouteille avec message à l’intérieur lancée aux aléas des vagues et courants furieux ou puissants, capricieux ou pas, de la mer, avec l’espoir – très improbable statistiquement– de quelque très hasardeuse réception du message de la part d’un destinataire inconnu qui la découvrira, lira le message de la bouteille, et me vaudra, très infime et ridicule probabilité, quelque merveilleuse improbable magique réponse en retour : ici la lecture du message de l’article sur la transmission de présidence à l’Académie de Bordeaux le 15 janvier dernier, par Patrick Maestro, sa transmission à Joël Dehais, et enfin le très amical courriel rétrospectif d’hier soir de Joël, que je découvre ce petit matin à mon réveil – il est maintenant 6h 13 : écrire prend du temps…
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Humilité, « sublime modestie« , oui ! :
de silencieuses vertus que moi aussi – par exemple celles de mon cher Maurice Ravel ! – j’admire profondément…
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Ce mardi 24 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
« La musique de Kurtag rayonne d’intensité », à 100 ans le compositeur hongrois György Kurtag à repris l’écriture de pièces et l’enseignement.
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Le compositeur hongrois György Kurtag, figure aussi majeure que farouchement discrète de la musique contemporaine, fête ses 100 ans ce jeudi et offre, pour l’occasion, un – merveilleux – cadeau aux mélomanes : son deuxième opéra, qui sera créé à la fin du mois à Budapest.
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Kurtag, qui se déplace aujourd’hui en fauteuil roulant, confiait dans une rare interview à un hebdomadaire hongrois en 2017 que le travail de composition pouvait s’avérer « pénible ». Mais il n’a rien perdu de sa vivacité d’esprit ni de sa passion pour la musique, selon son entourage. « Il n’entend plus très bien. Mais en contrepartie, il ressent encore davantage, il perçoit encore plus le monde et la musique », s’émerveille Andras Keller, chef d’orchestre et directeur de Concerto Budapest, lors d’une répétition début février du nouvel opéra en un acte de Kurtag, Die Stechardin. Le livret, inspiré par les écrits et la correspondance du philosophe et physicien allemand Georg Christoph Lichtenberg (1742-1799) – lire ses extraordinaires « Brouillons« , parus en traduction française en avril 2025… – , raconte comment le penseur s’est épris d’une jeune marchande de fleurs de 12 ans, qu’il a d’abord éduquée avant que leur relation ne devienne intime. Maria Dorothea Stechard meurt à 17 ans en 1782, marquant profondément Lichtenberg. Autour de cette histoire véridique Kurtag a composé un opéra-monologue en quatre parties dans lequel l’héroïne retrace son amour, son bonheur et sa fin tragique.
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Après la mort en 2019 de la pianiste Marta Kurtag, son épouse depuis 1947 et interprète-clé de son œuvre, certains proches de Kurtag ont craint pour lui, explique Laszló Göz, tromboniste et directeur du Budapest Music Center, où réside désormais György Kurtag. Mais il s’est remis à composer, « écrivant des pièces de plus en plus vastes et complexes ; il a repris l’enseignement, et aujourd’hui, à 99 ans, il a écrit son deuxième opéra, qui est une sorte de message à Marta » – voilà ! – , ajoute Göz.
Né le 19 février 1926 à Lugoj – aujourd’hui – en Roumanie, Kurtag, magyarophone – voilà – , s’est illustré par ses compositions de forme brève et fragmentée, et son goût pour les mélodies populaires – oui, comme Bartok, Kodaly, et aussi Ligeti… Il a commencé à apprendre le piano enfant, et étudié à Timisoara, avant de rejoindre Budapest après la guerre, où il est admis à l’Académie Franz-Liszt (Zeneakadémia) en 1946. Il y suit des cours de piano, notamment avec Pal Kadosa, de composition avec Sandor Veress et Ferenc Farkas et de musique de chambre avec Leo Weiner.
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Diplômé en piano et musique de chambre en 1951, puis en composition, il reçoit rapidement des distinctions nationales, avant un séjour déterminant à Paris en 1957-1958, où il travaille avec Marianne Stein et fréquente les classes de Darius Milhaud et Olivier Messiaen. De retour en Hongrie, il est répétiteur de la Société philharmonique de Budapest à partir de 1960, puis enseigne à la Zeneakadémia le piano et la musique de chambre. Parmi ses élèves figurent plusieurs interprètes devenus incontournables, dont – les merveilleux pianistes – Andras Schiff et Zoltan Kocsis.
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« La musique de Kurtag rayonne d’intensité, même dans ses moments les plus silencieux et raffinés », explique à l’AFP Gergely Fazeakas, historien de la musique. « György Kurtag est souvent qualifié de maître des formes miniatures. Il est vrai que nombre de ses pièces ne saisissent que quelques minutes, voire moins, d’un fragment d’éternité », dit-il encore lors d’une cérémonie début février à l’Académie Liszt, où Kurtag a reçu un doctorat honorifique avant de diriger une répétition publique de Die Stechardin. Pour rendre hommage au centenaire, qui a un fils également compositeur, György Kurtag Jr. – qui vit, donc, à Bordeaux… – , Budapest accueille une série de célébrations – concerts, projection de documentaires, création audiovisuelle – qui entendent dessiner le portrait d’un artiste dont l’œuvre exigeante a – considérablement – marqué la musique européenne des dernières décennies – absolument !
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Et regardez cette vidéo d’une répétition de ce opéra « Die Stechardin » en date du 7 février dernier, en présence ultra-attentive de György Kurtag…
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Et encore lire le bel hommage que rend ce jour d’anniversaire à Kurtag Dominique Adrian sur le site de ResMusica,
Le monde de la musique célèbre un anniversaire hors du commun, pour un parcours de vie, marqué par la Shoah et la dictature, qui ne l’est pas moins.
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… György Kurtág a cent ans ! Et sa créativité reste intacte, même s’il est désormais privé du soutien précieux de son épouse Márta, décédée en 2019 après presque soixante-dix ans de vie commune. Pendant longtemps, la musique – beaucoup d’intimité – de Kurtág n’était qu’un secret d’initiés ; s’il est devenu aujourd’hui le plus prestigieux des compositeurs, c’est un peu le privilège du grand âge qui en fait le seul survivant de cette génération d’exception qui a bouleversé la vie musicale européenne après 1945 – certes – , mais c’est d’abord parce que sa musique nous parle – oui ! – , ses pièces les plus récentes comme celles qu’il a composées pendant des décennies dans l’anonymat, n’intéressant ni les autorités communistes hongroises, ni l’Europe occidentale qui n’avait guère les moyens de découvrir sa musique, ni beaucoup d’intérêt pour son artisanat modeste et radical – voilà, voilà : tout ce que personnellement j’aime : sans esbroufe d’estrade…
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Kurtág a toujours écrit lentement, dans la douleur. Mais son vaste – oui – catalogue le prouve, il n’a jamais cessé d’écrire, jour après jour – au quotidien des jours, en effet ; et sans rechercher l’approbation des foules… – , loin des modes, loin des ivresses théoriques de l’après-guerre, mais encore plus loin des complaisances éclectiques d’aujourd’hui. Les Játékok (Jeux), courtes pièces pour piano constituant un work in progress depuis des décennies, sont une image de cette écriture au jour le jour – oui ! – , qui prend son sens par la continuité d’un parcours : ce qui affleure dans ces courtes pièces n’est pas étranger à ce que font voir les formes plus grandes, des Kafka-Fragmente (1987) à cet aboutissement de toute une vie qu’est son opéra Fin de Partie (2018).
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On pourra trouver des évolutions, des périodes dans sa production, ne serait-ce que parce que sa célébrité tardive lui ouvre la voie à des moyens, grand orchestre ou opéra, que des décennies de marginalité lui interdisaient. Mais Stele, sa première pièce pour grand orchestre, composée au début des années 1990 avec le luxe que lui offrait le Philharmonique de Berlin, montre bien que l’essence de sa musique ne s’en est pas trouvée changée, toujours tournée vers l’intime – voilà – , vers la réduction à l’essentiel – voilà, voilà – , quand bien même elle prend des dimensions presque cosmiques.
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Solitaire, discret, peu soucieux de placer sa personne au cœur de l’attention médiatique – que de vertus humaines trop rares – , Kurtág n’en est pas moins au carrefour de réseaux d’influences et d’amitiés qui dépassent toutes les frontières. Si sa carrière d’interprète est restée confinée à l’interprétation au piano de ses Játékok et de quelques transcriptions de Bach – aussi, en effet – , son art de l’interprétation a essaimé par son enseignement, de ses élèves de Budapest (András Schiff, Zoltán Kocsis, Miklós Perényi…) aux jeunes musiciens qui continuent à venir travailler avec lui (Benjamin Appl, Anna Prohaska…). Ses amitiés avec les grands compositeurs de son temps, Holliger ou Ligeti, sont une chose, les dizaines d’Hommage à Kurtág que lui ont dédiés des compositeurs de toutes les générations après lui témoignent de la fécondité de son œuvre.
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Commençant son œuvre à un moment où la tentation de la tabula rasa était forte, Kurtág n’a jamais vu sa pratique artistique autrement que dans la continuité de toute la tradition musicale, Webern, Bartók, Bach, mais peut-être plus que tout Beethoven. Lui qui, né en Roumanie dans une famille juive de culture hongroise – comme Bartok ou Ligeti… – , a passé l’essentiel de sa vie en Hongrie – sauf un passage en France, à Bordeaux, auprès de son fils, György Kurtag Junior – , où il est aujourd’hui logé dans les locaux mêmes de l’Académie Liszt, mais en plus du hongrois et du roumain, il a aussi mis en musique des textes en français, allemand, russe, latin et anglais. Sans être pour autant un artiste cosmopolite, il incarne sans doute plus que personne un certain esprit d’Europe centrale – oui – , et même d’Europe tout court – oui, oui – , sans se laisser arrêter par les frontières que notre monde semble si désireux de reconstruire.
C’est en recherchant des CDs Schubert – de ses œuvres pour piano, et tout spécialement par Ronald Brautigam : en l’occurrence le CD Bis 2624 SACD « Franz Schubert –Sonata in A Major D. 959 & B flat Major D. 960« , paru en septembre 2024 ; mais passé complètement inaperçu des disquaires eux-mêmes : je viens donc de le commander ! – en fouillant sur l’étagère qui lui est consacré dans les rayons de mon disquaire préféré,
que je suis tombé sur un exemplaire du CD Pentatone PTC 5187 034 « Schubert – Ländler – Pierre-Laurent Aimard » – enregistré à Dobbiaco – Toblach du 19 au 22 septembre 2022 – , paru en mai 2024, et chroniqué dans le numéro 736 du magazine Diapason du mois de septembre 2024 – décidément : à quoi avais-je donc alors la tête ce mois de septembre 2024 pour passer à côté d’une telle merveille ?!.. – par le critique Erwan Gentric – et doté par le magazine Diapason de 5 étoiles… – , dont je retiens ici cet extrait significatif et très juste :
« Pierre-Laurent Aimard élabore un parcours « somnambulesque », suspendu entre rêve et réalité, qui révèle tout ce que la spontanéité schubertienne – voilà ! – peut avoir de fragile, d’éphémère, mais également d’indélébile. L’interprète (…) cueille la plus petite note comme si tout Schubert – voilà ! – y était contenu en germe. Choyées, ciselées, toutes ces danses n’en conservent pas moins – et surtout ! – une immédiateté saisissante – oui – , une saveur exempte d’artifice – absolument ! – jusque dans leurs aspérités. Contrairement à certains enregistrements cliniques et aseptisés, celui-ci restitue sans fard le rapport charnel qu’entretient le musicien avec l’instrument (un – magnifique– Steinway de 1956 au grain typique), tout comme ses intentions toujours franches (…). Cette plongée dans l’esprit fourmillant – voilà, voilà ! et sans si peu que ce soit s’attarder, ni a fortiori s’apesantir, jamais : tout coule… – de Schubert, dans ses peines et ses joies, dans ses petites choses insignifiantes, séduit (…). Un disque à l’ancienne, au relief et au charme bruts, où tout respire – mais oui ! – la poésie » ;
mais probablement passé – très incompréhensiblement pour moi, qui maintenant ne cesse de l’écouter jubilatoirement en boucle… – inaperçu des sites de discophilie que je consulte quotidiennement ; et donc, par là aussi, de ma propre vigilance musicale et discophilique….
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D’autre part,
il est tout à fait possible aussi – et ici mea culpa ! mea maxima culpa ! – que j’ai alors négligé, ce mois de mai 2024 de la parution de ce CD « Schubert – Ländler » de Pierre-Laurent Aimard, cette information de parution, pour avoir bien trop associé en mon esprit, jusqu’ici – mais je ne me laisserai désormais plus jamais surprendre en pareille négligence ! – , Pierre-Laurent Aimard surtout à des compositeurs plus tardifs – et modernes : tels un György Ligeti ou un György Kurtag ! qu’il sert si admirablement ! – qu’à Schubert…
je me suis donc illico presto procuré ce CD de « Ländler » de Pierre-Laurent : pour un immense formidable bonheur ! Voilà !
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Celui de musiques de joies dans la simplicité la plus naturelle d’une clarté et lisibilité de l’intime – que sert si bien la parfaite rectitude de jeu de Pierre-Laurent Aimard – , qui nous va droit au cœur, et enchante,
et fait très effectivement danser ! :
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Schubert a composé, sa brève vie durant (1797 – 1828), plus de 450 danses de toute nature :
« la plupart sont des haïkus, 16 mesures tout au plus, notées à la vitesse de la pensée saisissant au vol l’esprit et le charme de quelques notes vouées à l’éphémère, bulles de savon qui n’éclatent qu’au bout de la plume du compositeur (…).
Ce sont des conglomérats d’origines et de dates très diverses, assemblés par des éditeurs peu scrupuleux qui les affublent de titres commerciaux pour appâter l’apprentie pianiste (…) Car ce sont les demoiselles de la bourgeoisie et de l’aristocratie viennoise que vise – par exemple– l’éditeur Diabelli, qui veut de l’accessible, sans trop de dièses ni de bémols – péché mignon de Schubert – et aussi peu de modulations que possible – autre plaisir secret et jouissif du compositeur (…).
Comme le feront plus tard dans leur pays Bartok, Dvorak et Janacek, Schubert se livre (mais lui sans le savoir – pour son seul pur plaisir ! – ) à un formidable travail de mémoire des rythmes, motifs, sons et musiques populaires de Vienne et des modestes territoires de ses voyages« ,
avance très justement aux pages 14 à 16 du livret Philippe Cassard, en une judicieuse contribution joliment intitulée « Deux Pas deux mesures« …
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Ce sont donc là en quelque sorte des œuvrettes très brèves et sans grandiloquentes prétentions – rien de beethovenien ici… – qui ne retiennent guère habituellement l’attention – intéressée le plus souvent – de la plupart des organisateurs de concerts – remplir les salles en sachant attirer le plus large public – ou des éditeurs de disques – séduire le chaland pour accroître leurs chiffres de vente – ,
mais où se livre absolument, dans la plus parfaite innocence de joie, le plus intime et profond du formidable génie musical spontané de Schubert…
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Et que Pierre-Laurent Aimard– né à Lyon le 9 septembre 1957 – sait si admirablement – avec finesse et pure joie simple de jouer – nous donner à partager en ce jubilatoire merveilleux récital-CD sobrement intitulé « Ländler » ;
cf cette brève vidéo (de 3′ 13) de présentation par Pierre-Laurent Aimard lui-même ;
j’ai rapidement mentionné la présence aussi en ce superbe programme principalement consacré à György Ligeti (1923 – 2006) la présence de deux pièces de György Kurtag (né en 1926) : « Aus der Ferne III et V« , de 1991 et 1999, composées en hommage à Alfred Schlee (Dresde, 1901 – Vienne, 1999), et recueillies en le « Jaketok » de Kurtag, ici pour quatuor à cordes…
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Or Pierre Laurent Aimard vient de nous donner un superbe et passionnnant double album – de piano seul – Pentatone PTC 5187 030 « Kurtag – Jaketok – Pierre-Laurent Aimard« ,
en un choix de 81 pièces pour piano seul ici,
extraites des Livres I (1979), II (1979), III (1979), V (1997), VI (1997), VII (2003), IX (2017), X (2021) et XI – œuvre in progress, en manuscrit seulement pour le moment… – de « Jaketok – livres I à XI » – enregistré à Budapest du 27 juin au 1rtr juillet 2022 et du 20 au 25 juin 2024…
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Et ma discothèque personnelle comporte aussi le CD ECM New Series 1598 « György Kurtag – Musik für Streichinstrumente – Keller Quartett« , qui s’ouvre précisément sur ce « Aus der Ferne III sûr Streichquartett » de 1991 – Alfred Schlee zum 90 Geburtstag – , interprété, par le Quatuor Keller…
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Et écouter ici, extrait du Jaketok V de 1997, le « Aus der Ferne » composé pour les 80 ans d’Alfred Schlee, interprété à quatre mains par Marta et György Kurtag…
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Tout cela est très émouvant,
des œuvres de la main d’un immense, immense, compositeur vivant approchant de ses 100 ans, et toujours composant…
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Ce jeudi 12 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa