Étiquette : Haendel

  • S’enchanter déjà à la lecture richissime de la « Promenade amoureuse dans les opéras de Haendel », de Luc Hernandez (aux Editions La fosse aux ours) : un guide complet sur les 39 opéras de Haendel ; soit une splendide ouverture vers le bonheur de la jubilatoire et quasi orgasmique musique de Haendel. en ses opéras…

    S’enchanter déjà à la lecture de la « Promenade amoureuse dans les opéras de Haendel« , de Luc Hernandez (paru aux Éditions La fosse aux ours le 7 novembre 2025) : un guide complet sur les 39 opéras de Haendel…

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    C’est l’excellente émission « Sous la couverture » de Philippe Venturini de samedi dernier 28 février sur France-Musique consacrée à cette « Promenade amoureuse dans les opéras de Haendel » de Luc Hernandez, agrémentée d’un épatantissime choix de magnifiques extraits musicaux, qui m’a magiquement replongé dans la jubilatoire – souvent orgasmique même ! – féerie de Haendel, avec la très contagieuse passion de Luc Hernandez dans ses commentaires magnifiques.

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    Et en voici le délicieux podcast (de 30′)…

    Et c’est même trop court…

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    Si on connaît les grand chefs-d’œuvre de Haendel tels que le « Messie« , une part de son œuvre opératique prolifique – en effet Haendel était un généreux… – reste méconnue. Luc Hernandez propose une plongée – extrêmement détaillée pour notre plus grand plaisir de découvrir… – dans ses 39 opéras baroques, démontrant la grande diversité – voilà ! – esthétique, dramatique et l’immense – inépuisable ! – créativité du compositeur.

    Si Haendel est largement reconnu pour ses oratorios comme Le Messie, on oublie trop souvent qu’on lui doit le plus grand répertoire d’opéra baroque de son temps : 39 œuvres – conservées et accessibles, en partitions comme aux disques… – , avec des chefs-d’œuvre comme Jules César, Alcina, Ariodante ou encore Serse et son air le plus célèbre, Ombra mai fu. L’ambition de ce livre est d’être le premier guide complet de référence – voilà ! – sur les opéras de Haendel. Il s’agit donc d’établir la genèse de chaque œuvre et sa postérité, depuis sa réception contemporaine jusqu’à une sélection discographique disponible aujourd’hui, avec une analyse exhaustive. Un livre-somme donc – oui, oui ! un trésor ! – , totalement inédit, y compris en langue étrangère.

    Haendel a passionnément – oui ! – composé des opéras (trois fois plus que d’oratorios). C’est aussi cette obsession – oui ! – que veut raconter ce guide. Celle d’un compositeur allemand immigré, féru depuis son plus jeune âge d’opéra italien – et uniquement italien – au point de l’imposer en Angleterre avec un succès sans égal, avant que les nationalismes ne finissent par y mettre un terme… L’amour de l’opéra chez Haendel est aussi un rêve européen, transformant l’art vocal italien en véritable art dramatique – c’est là un trait important – , fusionnant les styles de son époque en un geste personnel – et génial – , posant les bases du théâtre musical moderne – rien moins que cela…

    C’est en comprenant la poésie particulière de la dramaturgie baroque – un élément fondamental – qu’on peut mesurer le génie propre – très singulier, en effet – à Haendel, et mesurer ainsi son extraordinaire modernité : l’éloge de la nature, l’humour et l’anti-héroïsme, le pré-romantisme et la dévotion aux sentiments, un féminisme résolu qui va de pair avec les débuts de la caractérisation des personnages ou de la psychologie, ou encore la peinture symphonique des décors et des atmosphères – voilà… Un art lyrique personnel et à part entière, harmonieux, inventif et – formidablement ! – joyeux, qui, comme l’écrira André Bazin du cinéma, « substitue à notre regard un monde qui s’accorde à nos désirs » – alors que très pudique et même secret en sa vie personnelle et intime, de Haendel lui-même nous en savons si peu : c’est sa musique essentiellement qui, et à quels degrés !, l’exprime tout entière…

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    Et maintenant,

    je me plonge dans les 736 pages de cette merveilleuse somme réalisée avec une formidable compétence passionnée par Luc Hernandez

    constituant une splendide ouverture vers le bonheur – voilà le mot que prononce Luc Hernandez – , de cette jubilatoire musique de Haendel en ses opéras…

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    Ce mercredi 1er avril 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Bravo, bravissimo ! le jubilatoire CD « Recto/Verso » de l’ensemble Sarbacanes, notamment, mais pas que, dans des arrangements, par le corniste Félix Roth, pour Octuor à vents d’œuvres de Schubert et Mozart, pour l’inventif et original label Oktav Records de Samuel Hengebaert : une superbement jouissive réalisation…

    Je dois d’abord avouer mon extrême dilection depuis toujours pour l’Harmoniemusik, tout spécialement chez Mozart, avant d’exprimer ici ma totale admiration-délectation pour le jubilatoire CD Oktav Records « Recto/Verso – Schubert -Mozart » de l’Ensemble Sarbacanes – enregistré à Jujurieux (Ain) du 14 au 17 octobre 2024  – , composé des 2 hautbois de Gabriel Pidoux et Neven Lesage, 2 bassons d’Alejandro Perez Marin et Florian Gazagne, 2 clarinettes de Roberta Cristini et Arthur Bolorinos, 2 cors de Félix Roth et Alessandro Orlando, avec l’adjonction de la contrebasse de Lilas Réglat,

    dans, pour la plupart des œuvres choisies ici, des transcriptions, la plupart  – Marche militaire Op. 51 D. 733 n°1 en ré majeur, Ouverture de Fierrabras D. 796, Ein klein Trauermusik D. 79 de Schubert, Ave verum K. 618 de Mozart – sont du corniste Félix Roth – sauf pour le Rondo à la turque K. 331 de Mozart, qui est de Carl Andreas Göpfert –, à part, bien entendu, l’Octuor à vent D. 72 de Schubert et la Sérénade en do mineur K.388 de Mozart :

    une pure jouissance sonore – quels instruments ! et quels instrumentistes ! – et bien sûr musicale !!!

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    Je retrouve ici  – cf ici cette brève mais éloquente vidéo de présentation de l’album (d’une durée de 2′ 16) par le corniste Félix Roth et la contrebassiste Lilas Réglat – l’inénarrable plaisir de pure allégresse que me donne par exemple, en ce répertoire de musiques pour vents – et plus précisément ici, avec l’ensemble Sarbacanes en ce CD « Recto/Verso« , pour Octuors à vents très en vogue en la musique de la fin du XVIIIe siècle à Vienne –  la collection des très heureux CDs de l’Ensemble Zefiro du magnifique Alfredo Bernardini...

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    Bravo ! Bravissimo !!!

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    Et un spécial merci, au passage, à Samuel Hengebaert, l’inventif maître d’œuvre de ce décidément passionnant label Oktav Records  ;

    qui a édité en 2024 un précédent CD « Pyrotechnies – Vivaldi – Haendel – Zelenka » de cet excellent Ensemble Sarbacanes ; lequel avait auparavant publié, en 2019, un tout premier CD d’Ouvertures pour vents de Telemann, chez le label Initiale : 2 CDs que je vais donc chercher à me procurer dare-dare, concernant des compositeurs, et un genre de musique, que je porte personnellement au pinacle, et cela depuis très longtemps :

    des musiques de joie ;

    et je renvoie ici à mon précieux et très commode article récapitulatif du 1er août 2021 « Le plaisir de picorer à loisir parmi mon choix de 106 « musiques de joie »…« …

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    Ce « vivant, pétillant et profond » – dixit très justement Lilas Réglat – CD « Recto/verso – Schubert – Mozart » du label Oktav Records est un Diapason d’or du mois de janvier 2026,

    et c’est l’article, fort bienvenu, de ce numéro de janvier 2026 du magazine Diapason, à la page 86, sous la plume de Bertrand Hainaut, qui me l’a fait connaître et désirer écouter,

    pour ma parfaite réjouissance…

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    Ce jeudi 12 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un superbe « Fra l’ombre e gl’orrori » de l’excellente basse Nahuel Di Pierro, l’Ensemble Diderot et Johannes Pramsohler, pour le toujours très inventif label Audax Records, pour un passionnant parcours et merveilleux voyage à travers l’opéra baroque italien, de Monteverdi à Vivaldi et Haendel…

    C’est un superbe CD Audax Records ADX 11210 – enregistré Salle Colonne à Paris du 5 au 9 février 2023 –, « Fra l’ombre e gl’orrori » – avec des airs et des symphonies de Michelangelo Rossi, Claudio Monteverdi, Francesco Cavalli, Antonio Sartorio, Marc’Antonio Ziani, Antonio Giannettini, Giovanni Bononcini, George Frideric Handel, Alessandro Scarlatti et Antonio Vivaldi ;

    et regardez ici la vidéo (de 2′ 30) du trailer de ce CD ;

    ainsi, ici aussi, que la vidéo de l’entretien « In Conversation » (d’une durée de 19′ 00) entre Nahuel Di Pierro & Johannes Pramsohler à propos de ce CD et de son programme, un document très très éclairant sur ce travail discographique et musical magnifique ! –

    que la basse profonde Nahuel Di Pierro (né à Buenos Aires en 1984) et l’Ensemble Diderot que dirige du violon Johannes Pramsohler (né à Sterzing, Sud-Tyrol, le 5 avril 1980), pour l’excellent label Audax Records, viennent, une nouvelle fois, nous donner, en un programme splendide, interprété avec intensité opératique et vibrante musicalité,

    constituant un passionnant panorama du devenir des divers usages de la voix de basse, par une pléiade d’excellents compositeurs, en l’Italie de l’ère baroque – entre 1642 à Venise, avec Monteverdi, et 1733 à Londres, avec Haendel –,

    allant de Monteverdi (« L’Incoronazione di Poppea« , à Venise en 1642/43) à Haendel (« Aci, Galatea e Polifemo« , à Naples en 1708, « Agrippina« , à Venise en 1709 et « Orlando« , à Londres en 1733 – regardez ici la vidéo de l’aria « Sorge infausta una procella » (d’une durée de 4′ 51)…  –, « Rinaldo« , à Londres en 1711) et Vivaldi (« Tito Manlio« , à Mantoue en 1719 et « Orlando« , à Venise en 1727),

    en passant par – et excusez du peu ! – Francesco Cavalli (« Ercole amante« , à Paris en 1662), Antonio Sartorio (« La prosperita di Elio Seiano« , à Venise en 1667), Marc’Antonio Ziani (« Alba soggiogata da’ Romani« , à Mantoue en 1686, « Il duello d’amore e di vendetta« , à Venise en 1700), Antonio Gianettini (« L’ingresso allagiobentu di Claudio Nerone« , à Modène en 1692), Giovanni Bononcini (« Il ritorno di Giulio Cesare« , à Vienne en 1705) et Alessandro Scarlatti (« La caduta de’ decemviri« , à Naples an 1708 et « La gloria di primavera » à Naples en 1716),

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    et qui vient contester, par l’exemple musical, la thèse un peu trop réductrice du français Benigne de Bacilly, en son bien connu « L’art de bien chanter » de 1688 : « Les Basses ne sont quasi propres qu’à exprimer la passion de la Colère« ,

    ainsi que le détaillent les onze pages du judicieux et généreux livret du CD, sous la plume du maître d’œuvre de ce projet et cette réalisation musicale et discographique, le chef de l’Ensemble Diderot, Johannes Pramsohler…

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    Un CD aussi passionnant que magnifique et enthousiasmant,

    pour un tel merveilleux voyage à travers la palette somptueuse des divers emplois de la voix de basse dans l’opéra italien de l’ère baroque, de Monteverdi à Haendel !

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    Lire aussi cet article bien détaillé intitulé « A la découverte de la basse baroque avec Nahuel Di Pierro » par Pierre Degott paru le 2 mars dernier sur le site de ResMusica :

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    À la découverte de la basse baroque avec Nahuel di Pierro

    Dans un récital couvrant plus d’un siècle de musique baroque italienne, et l’ déploient tous leurs sortilèges vocaux et instrumentaux. Un album qui met à l’honneur aussi bien la voix de basse que certains répertoires encore trop peu connus _ voilà.
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    Les récitals de musique baroque pour voix de basse ne sont pas si fréquents, et les rares que l’on trouve sont généralement consacrés à un compositeur unique : nous avons eu dans un passé relativement récent Lorenzo Regazzo pour Vivaldi ; le même Regazzo, Ildebrando d’Arcangelo, Christopher Purves, Bryn Terfel ou David Thomas pour Haendel ; Alexandre Baldo pour Caldara, et bien sûr nombre d’albums pour Bach. La spécificité de celui de l’Argentin est de nous emmener dans un voyage italien de plus d’un siècle, partant de L’Erminia sul Giordano de (1633) _ pour son ouverture instrumentale, inaugurale de son genre… _ pour finir, chronologiquement, avec l’Orlando de Haendel (1733).
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    Si certains opéras figurant au programme sont bien connus, du Couronnement de Poppée de Monteverdi ou Ercole amante de Cavalli aux grands tubes haendéliens (Aci, Galatea e Polifemo, Agrippina, Rinaldo, Orlando) ou vivaldiens (Tito Manlio, Orlando également, dans sa version originale de 1714), l’intérêt de la programmation effectuée ici est justement de proposer de riches extraits de quelques maillons manquants _ voilà ! _ dans le vaste parcours qui sépare les débuts de l’opéra de la première moitié du dix-septième siècle de l’âge d’or des premières décennies du dix-huitième. Le choix des plages de l’album suit d’ailleurs un ordre parfaitement chronologique _ oui _ qui permet d’observer les évolutions et transitions stylistiques ayant conduit peu à peu _ oui _ d’un discours essentiellement déclamé à la suprématie de l’aria ABA typique des ouvrages de Haendel et Vivaldi. La scène de folie de l’Orlando de Vivaldi n’en paraît que plus révolutionnaire _ en effet _ dans son affranchissement par rapport à cette norme. Si les opéras de Monteverdi, Haendel et Vivaldi nous sont désormais bien connus, nous commençons aujourd’hui à devenir un peu plus familiers des ouvrages d’, Giovanni Battista Bononcini ou , ceux de , Marc’Antonio Ziani et restant encore pour la plupart _ oui _ au rayon des curiosités. Que de découvertes à faire, autant pour l’originalité et la richesse des livrets que pour la qualité de la musique. À côté de certains airs bien connus de Haendel et de Monteverdi, le présent album compte ainsi le superbe air « Selve amiche » de La prosperità di Elio Seiano de Sartorio, au cours duquel l’empereur Tibère, las des intrigues de la Cour, envisage le repos que va lui fournir sa retraite à Capri. Autre joyau du CD, l’accompagnement ensorcelant de l’air de Jules César « Occhi belli » du Ritorno di Giulio Cesare de Bononcini, un des rares rôles d’amoureux confiés à la voix de basse. Cette dernière, on le sait, était à l’époque généralement cantonnée dans des rôles d’autorité _ voilà _, ce qui forçait les chanteurs à incarner des personnages de pères, de rois, d’empereurs ou de dieux. Rarement étaient-ils chargés d’interpréter des personnages d’amants, sauf à ce qu’il s’agisse d’amoureux éconduits et rejetés, comme cela est le cas pour l’empereur Claude dans Agrippina, ou Polifemo dans la cantate italienne de Haendel. Certains grands chanteurs du passé comme Antonio Montagnana, Giuseppe Maria Boschi, Antonio Francesco Carli ou encore Antonio Manna, avaient pourtant réussi, par leur talent et par la magnificence de leur voix, à rivaliser _ voilà _ avec les grands castrats prisés du public, à qui étaient la plupart du temps réservés les grands rôles d’amoureux.

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    Cet album a ainsi la chance de bénéficier du concours de la basse , qui sait si bien incarner _ oui, c’est bien le mot juste _ de véritables personnages. Loin d’en faire un barbon pontifiant selon une interprétation qui a eu ses adeptes, il est digne, noble et émouvant en Sénèque, tout comme il sait être autoritaire dans le « All’armi, all’armi » de L’Alba Soggiogata da’ Romani de Ziani. Il est également parfaitement crédible dans les rôles d’amoureux comme Claude ou Jules César, et il est particulièrement convaincant, dans ses excès et sa démesure, dans la scène de folie d’Orlando de Vivaldi. La mort d’Hercule dans l’Ercole amante de Cavalli est un autre grand moment de cet album, et le chanteur sait là aussi utiliser toutes les ressources du semi-parlando pour donner vie et émotion _ voilà ! _ à son personnage. Sur le plan strictement vocal, Nahuel Di Pierro parvient à surmonter les difficultés techniques d’une écriture souvent tendue, à une époque où l’on ne distinguait pas véritablement les voix de basse de celles de baryton. Il ne fait ainsi qu’une bouchée des redoutables intervalles de l’air qui a donné son titre à cet album, le « Fra l’ombre et gl’orrori » de la cantate Aci, Galatea e Polifemo de Haendel. Il est tout aussi étourdissant dans les folles vocalises du « Sibillar gli angui d’Aletto » du Rinaldo de Haendel, réalisées la plus grande précision.

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    L’, dirigé du violon par , est pour beaucoup _ en effet ! _ dans la réussite de cet enregistrement, et l’on se délectera du dialogue des violons dans l’aria du Ritorno di Giulio Cesare de Bononcini, de la flûte d’, ou du clavecin de . On saluera également l’alternance toujours pertinente _ oui _ entre pages chantées et passages instrumentaux, ainsi que la richesse du texte de présentation _ absolument ! _  et la qualité de la présentation de l’album, particulièrement soignées pour un disque récital. Un album qu’on aura envie d’écouter en boucle, ce dont on aurait tort de se priver _ absolument ! Un régal…

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     Michelangelo Rossi (1601/02-1656) : Sinfonia per introdutione del prologo extraite de Erminia sul giordano. Claudio Monteverdi (1567-1643) : « Amici, è giunta l’hora » extrait de L’incoronazione di Poppea. Francesco Cavalli (1602-1676) : « Ma qual pungente arsura » extrait de Ercole amante. Antonio Sartorio (1630-1680) : « Selve amiche » extrait de La Prosperità di Elio Seiano. Marc’Antonio Ziani (1653-1715) : Ritornello con 2 trombe et « La fronte a quei superbi … All’armi, all’armi » extraits de Alba Soggiogata da’ Romani ; sinfonia extraote de Il duello d’amore e di vendetta. Antonio Giannettini (1648-1721) : « Fra l’horror d’ombre terribili » extrait de L’ingresso alla gioventù di Claudio Nerone. Giovanni Battista Bononcini (1670-1747) : ouverture et « Si, torno, o bella … Occhi belli, occhi possenti » extraits de Il ritorno di Giulio Cesare vincitore della Mauritania. Georg Friedrich Haendel (1685-1759) : « Fra l’ombre e gl’orrori » extrait de Aci, Galatea e Polifemo ; « Nella Britannia vinta … Cade il mondo » extrait de Agrippina ; « O voi del mio poter … Sorge infausta una procella » extrait de Orlando ; « Sibillar gli angui d’aletto » extrait de Rinaldo. Alessandro Scarlatti (1660-1725) : sinfonia extraite de La caduta de’ decemviri ; « Trassi dal nulla il tutto … Dell’alba e dell’aurora » extrait de La gloria di primavera. Antonio Vivaldi (1678-1741) : « Se il cor guerriero » extrait de Tito Manlio ; « Ah sleale, ah spergiura » extrait de Orlando. Avec Nahuel Di Pierro, basse. Ensemble Diderot, direction et violon : Johannes Pramsohler. 1 CD Audax Records. Enregistré du 5 au 9 février 2023 à la salle Colonne de Paris. Notice de présentation en anglais, allemand, français et japonais. Durée : 74:02

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    Bravissimo,

    Nahuel Di Pierro et Johannes Pramsohler,

    et la troupe idéale des musiciens du toujours très inventif et passionnant, exemplaire, Ensemble Diderot…

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    Ce dimanche 9 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Enregistrer les opéras de Nicola Antonio Porpora (1686 – 1768) : Carlo il Calvo (Rome, 1738), Polifemo (Londres, 1735), Arianna in Nasso (Londres, 1733) : les réussites discographiques d’Armonia Atenea, George Petrou, et la belle troupe menée par Max Emanuel Cenčić…

    Comme en très riche complément opportunément bienvenu à mon article du 18 décembre dernier « « ,

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    voici que ce vendredi 22 décembre Jean-Charles Hoffelé consacre, sous le titre de « Pyrotechnie« , son article du site Discophilia

    à l’œuvre opératique enregistrée et à enregistrer _ de préférence par Armonia Atenea et George Petrou…  _ de Nicola-Antonio Porpora (Naples, 10 août 1686 – Naples, 3 mars 1768) :

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    PYROTECHNIE

    Fatal !, Max Emanuel Cenčić et son entourage de falsettistes devaient bien faire des ouvrages lyriques de Porpora l’objet central _ voilà !!! _ de leur insatiable appétit de découverte.

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    Porpora est à lui seul un continent lyrique _ rien moins… _ que l’on commence seulement à explorer _ à la scène comme au disque _ : plus de cinquante opéras ! _ voilà ! _, qui tentèrent de disputer vainement _ en effet… _ la primauté du genre à Haendel. Vienne ne goutât guère ses ouvrages, mais il y fut le professeur de Haydn _ tiens, tiens… _ qui dans ses opéras se souviendra du charme mélodique et de l’écriture volatile des œuvres de son professeur. Londres lui fut plus favorable, un cercle de mécènes éclairés fondant pour la création de ses opéras la classieuse société Opera of the Nobility, Las !, Haendel l’éclipsa progressivement _ voilà ! _, le ramenant à cette Italie où du moins Venise, Rome et Naples, sa patrie, restèrent fidèles à son style sur-orné, à sa si séduisante facilité mélodique _ c’est cela.

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    Écrit pour Rome, qui le créa au Teatro delle Dame au printemps de 1738, Carlo il Calvo nous plonge dans les intrigues qui suivirent la mort de Louis le Pieux, prétexte à un livret habilement troussé, plus dramatique que bien des opéras du Napolitain, avec un projet de meurtre sur une mère et son fils, ce dernier nommant l’opéra : Carlo il Calvo, désigné pour succéder à Louis le Pieux, n’a que six ans et pour seul protection sa mère Giuditta. L’intensité de l’ouvrage ne prive pas Porpora de déployer toutes les merveilles de son chant orné, surclassant le Carlo, Re d’Allemagna d’Alessandro Scarlatti (voir l’enregistrement de Fabio Biondi chez Agogique), également pour le sens dramatique qu’arde la direction flamboyante _ voilà ! _ de George Petrou.

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    Rome oblige, ce Charles le Chauve sera créé par une troupe uniquement constituée de castrats. Max Emanuel Cenčić ne va pas jusque-là, il le pourrait ayant dans son cercle assez de falsettistes, mais comment se passer de Julia Lezhneva et de ses pyrotechnies stellaires pour Giuditta ?

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    Le maître d’œuvre _ Max Emanuel Cenčić _ revient au rôle de Lottario dont il avait déjà gravé quelques arias au long de ses récitals, quelle merveille que son grand air de l’Acte II (Quando s’oscura il ciel), Bruno de Sá est idéal pour le rôle en demi-teinte de Berardo, belles surprises l’Eduige de Nian Wang, mezzo ambré, et le parfait Asprando de Petr Nekoranec. La troisième étoile de cette gravure réalisée en studio à Athènes, après que l’œuvre fut montée au Festival de Bayreuth, c’est Adalgisio. Une fois encore, Franco Fagioli délivre de son mezzo somptueux une éblouissante leçon de virtuosité dont le belcanto n’est jamais absent.

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    Du temps de Londres – il fut créé au bord de la Tamise le 1er février 1735 – Polifemo montre des ambitions supplémentaires _ voilà ! _, autant par l’habile livret de Rolli qui rassemble le meurtre d’Aci par Polifemo et l’aveuglement du cyclope par Ulysse, que par l’invention musicale débridée qu’y développe Porpora.

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    Est-ce la nécessité de rivaliser avec Haendel, le sujet pris à l’antique, qui lui inspirent un orchestre autrement inventif _ voilà _ et un chant où l’espressivo l’emporte _ oui _ sur la pure virtuosité de parade, quoi qu’il en soit on tient certainement l’un des chefs-d’œuvre _ voilà _ de Porpora, il suffit d’écouter la prégnante nostalgie de l’air de remerciement à Jupiter d’Aci à l’Acte III après sa métamorphose en source divine pour s’en convaincre.

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    Aci c’est Yuri Mynenko, lignes pures, timbre opulent, voix longue et flexible si sensible aux mots, il est l’autre héros de cette fable mythologique avec l’Ulysse de Max Emanuel Cenčić, héroïque et futé à la fois face à l’incroyable cyclope tonitruant et pourtant touchant incarné par Pavel Kudinov.

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    Magnifique évidemment Julia Lezhneva, tout comme la Calypso envoûtante de Sonja Runje, mais écoutez aussi le mezzo leste de Narea Sun que n’effraye aucune vocalise : « Une belta che sa » au début de l’Acte II vous convaincra qu’elle pourrait être bientôt une rossinienne stylée.

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    Toute l’équipe de chant ressuscite le niveau de celle, si relevée, de la création _ londonienne, le 1er février 1735, au Théâtre de Haymarket. Conscient de la valeur de l’ouvrage, Senesino _ oui _ quitta la troupe de Haendel pour celle de l’Opera of the Nobility, entraîinant avec lui la Cuzzoni, Francesca Bertolli, Antonio Montagnana, Farinelli les rejoignant _ une subite énorme hémorragie... Cet âge d’or du bel canto chez Porpora rayonne enfin _ ici, grâce à George Petrou _ dans toute sa gloire, emporté par la battue spectaculaire de George Petrou.

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    Si, pour le prochain opéra, Max Emanuel Cenčić et sa vaillante troupe, pouvaient révéler Arianna in Nasso qui avait ouvert avec tant de brio la parenthèse londonienne _ au Lincoln’s Inn Fields Theatre, le 29 décembre 1733.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Nicola Antonio Porpora (1686-1768)

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    Carlo il Calvo

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    Franco Fagioli,
    contre-ténor (Adalgiso)
    Max Emanuel Cenčić, contre-ténor (Lottario)
    Julia Lezhneva,
    soprano (Gildippe)
    Suzanne Jerosme,
    soprano (Giuditta)
    Petr Nekoranec, ténor (Asprando)
    Bruno de Sá, sopraniste (Berardo)
    Nian Wang, mezzo-soprano (Eduige)

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    Armonia Atenea
    George Petrou

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    Un livre-disque du label Parnassus Arts Productions PARATS002
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    Nicola Antonio Porpora (1686-1768)

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    Polifemo

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    Yuriy Mynenko,
    contre-ténor (Aci)
    Max Emanuel Cenčić, contre-ténor (Ulisse)
    Pavel Kudinov,
    baryton-basse (Plifemo)
    Julia Lezhneva, soprano
    (Galatea)
    Sonja Runje, contralto (Calipso)
    Narea Son, soprano (Nerea)

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    Armonia Atenea
    George Petrou
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    Un livre-disque du label Parnassus Arts Productions PARATS003
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    Photo à la une : les contre-ténors Max Emanuel Cenčić et Franco Fagioli dans les représentations de Carlo il Calvo de Porpora, à Bayreuth –
    Photo : © Falk von Traubenberg

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    Ce vendredi 22 décembre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa