Étiquette : hapax

  • Redécouvrir Mademoiselle Hilaire chanter dans les ballets de cour de Lully pour Louis XIV…

    Redécouvrir Mademoiselle Hilaire (Hilaire Dupuis, 1625 –  1709) chanter dans les ballets de cour de Jean-Baptiste Lully, tel est le plaisir que nous vient nous offrir le très original et même pionnier CD L’Encelade ÉCL 2502 « Mademoiselle Hilaire – Lully – Lambert – Cavalli «  que vient nous proposer Virginie Thomas…

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    Nous donner à entendre des extraits des Ballets de cour pour Louis XIV, est en effet plutôt rare !..

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    La copieuse – pages 7 à 13 – et très détaillée notice du livret de ce CD, intitulée « La sage demoiselle Hilaire« , que signe Lisandro Abadie est aussi très intéressante, et cite par exemple le rôle formateur décisif qu’a exercé auprès de Michel Lambert (1610-1696), de sa belle-sœur Hilaire Dupuis (1625-1709) et de son gendre Jean-Baptiste Lully (1632 – 1687), le chanteur et compositeur Pierre de Nyert (ca. 1597 – 1682), que le roi Louis XIII tenait à avoir en permanence auprès de lui, comme valet de sa chambre, pour lui chanter et lui jouer du luth ;

    mais elle semble ignorer qu’en le livret du CD Virgin Veritas 7243 5 45229 2 5 « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine » de la Simphonie du Marais – enregistré à l’abbaye de Saint-Michel-en-Thiérache au mois d’août 1995 – , j’apportais de notables précisions sur ce natif de Bayonne Pierre de Nyert ;

    en un CD qui – au passage je l’indique – est encore le seul à ma connaissance, en 2025, à faire entendre l’admirable air – hélas encore à ce jour un hapax ! –« Si vous voulez que je cache ma flamme » de Pierre de Nyert, interprété là, en 1995 – il y a 30 ans déjà… – , par Bernard Deletré…

    Et cela à partir de l’ »Épitre à Monsieur de Niert » qu’en 1677 La Fontaine écrivit contre Lully, et dans laquelle La Fontaine exprimait ses fidèles goûts musicaux…

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    Cf là-dessus les précisions données en mon article « Musiques de joie : A deux ou à cinq voix, le jubilatoire Tout l’univers obéit à l’amour de Jean de La Fontaine et Michel Lambert, ou le sublime raffinement des Airs de cour à la française« , en date du 29 mai 2020...

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    Ce vendredi 19 décembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’indispensable monument discographique de ce hapax que sont les 6 Livres de Madrigaux (publiés de 1591 à 1611) de Carlo Gesualdo (1566 – 1613), par La Compagnia del Madrigale (de mars 2000 à octobre 2019) : un chef d’oeuvre sublime !

    Si l’art de Carlo Gesualdo (Venosa, 8 mars 1566 – Gesualdo, 8 septembre 1613)

    est un sublimissime hapax (et sommet !) de la musique européenne _ ses géniaux 6 Libri di Madrigali ont été publiés entre 1691 et 1611 _,

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    l’interprétation que viennent d’en donner, pour le label Glossa, en des enregistrements allant de mars 2000 jusqu’à juillet 2020, et pour des CDs parus de 2001 à 2022, les chanteurs extraordinaires de La Compagnia del Madrigale _ d’une durée totale de 6 h 39′ et 6″ _,

    atteint elle aussi au sublime ;

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    venant en quelque sorte prendre le relais de l’Intégrale magnifique, pour le label Rivoalto, donnée par le Quintetto Vocale Italiano, sous la direction d’Angelo Ephrikian, dans un très longtemps insurpassé enregistrement, à Milan, entre le 10 janvier et le 30 septembre 1965 _ réunis, par exemple, en un coffret de 6 CDs newt on classics 88021 36, paru, lui, en 2012 ; pour une durée totale de 6h et 1′.

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    D’abord membres de l’ensemble La Venexiana,

    fondé en 1995 par Claudio Cavina (Terra del Sole, 14 septembre 1961 – Forli, 30 août 2020 _ Claudio Cavina a été victime d’un AVC le 24 décembre 2016 ; l’écouter ici dans le merveilleux « Zefiro torna«  (de 5′ 12″) du « Libro Nono di Madrigali«  de Claudio Monteverdi, enregistré en juillet 2006 à Modène… _) et Rossana Bertini,

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    Daniele Carnovich (Padoue, 1957 – Fontarabie, 20 septembre 2020), Rossana Bertini et Giuseppe Maletto, ont fondé en 2008 leur merveilleux ensemble La Compagnia del Madrigale,

    dont la discographie est d’une qualité tout à fait exceptionnelle !

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    Écoutez à 8′ 26″ de ce podcast d’hommage de Rossana Bertini à Daniele Carnovich _ en date du 22 septembre 2020 ; cf aussi mon article du 25 septembre 2020 : « « … _,

    leur interprétation du sublime « Moro lasso » du « Sesto Libro di Madrigali » (de 1611) de Carlo Gesualdo _ enregistré en juillet 2012 à Roletto…

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    Un sublime radieux !

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    Ce dimanche 31 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • René Bonopéra et Roger Bonopéra : deux hapax Bonopéra rencontrés sur les chemins variés de ma recherche

    En continuant de rechercher les divers membres de la famille Bonopéra,

    disons des Bonopéra originaires de Miliana,

    qui m’ont jusqu’ici « échappé« ,

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    voilà que je viens de tomber sur deux prénoms _ René et Roger _ d’éventuels membres (masculins) de cette famille ;

    et qui m’intriguent _ ce sont pour moi des hapax… _,  car je ne sais si ces deux personnes font partie, ou pas, de cette famille Bonopéra, passée par Miliana, qui m’intéresse ;

     

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    et si c’est le cas, à quelle branche particulière les affilier…

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    Le nom de « René Bonopéra« ,

    je l’ai trouvé sur la « Liste des Prisonniers de guerre français« , en date du 7 septembre 1940 :

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    « Bonopera (René), 17-7-09, Rablais, brig., 27e T.C.« 

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    J’en déduis qu’il pourrait bien s’agir là d’un membre _ demeuré jusqu’ici inaperçu _ de notre famille Bonopéra, qui serait né à Rabelais , en Algérie, le 17 juillet 1909…

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    Le second, « Roger Bonopéra« ,

    j’ai trouvé mention de son existence en un avis de L’Écho d’Alger du 6 février 1938, en une rubrique consacrée aux « Groupements et Sociétés« ,

    à l’occasion de l’élection pour l’année 1938 des membres du bureau de la section d’Alger de la Fédération Nationale des Mutilés et Invalides du Travail.

    Roger Bonopéra, dont le nom suit immédiatement celui d’Auguste Bonopéra _ son père ? son frère ?_ fait partie des assesseurs de ce bureau de la section d’Alger.

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    Non seulement j’ignorais jusqu’ici l’existence de ce Roger Bonopéra, mais j’ignorais aussi qu’un Auguste Bonopéra _ le père, le cafetier de la rue d’Isly, à Orléansville ? son fils prénommé lui aussi Auguste ? _ était un « mutilé » ou un « invalide » du travail…

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    Et le moindre détail est susceptible de devenir, plus tard, l’indice d’une nouvelle piste de recherche _ selon l’heureux et bien pratique principe de la sérendipité…

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    À suivre…

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    Ce jeudi 18 mars 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Hypothèses sur deux noms de parents cibouriens de Marie Delouart (Sabadin Quinior et Eslonta Maicourné) dans une lettre de Maurice Ravel à Marie Gaudin du 22 juin 1911

    En suivant mon article d’hier ,

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    revient me solliciter, gardée bien au frais en un coin de ma mémoire, l’énigme toujours à vif des noms de « parents cibouriens » (sic) retranscrits phonétiquement par Maurice Ravel des paroles prononcées par sa mère _ qui « a la flemme d’écrire » (sic) ; de fait, celle-ci n’écrivait jamais… _, la cibourienne Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917),

    dans une lettre du compositeur à son amie luzienne Marie Gaudin du 22 juin 1911, quand celui-ci lui faisait part des souhaits assez urgents de sa mère pour « nous trouver un logement à Ciboure (…) à partir du 15 juillet, et resterions 3 mois« …

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    « Il faut 2 chambres, dont l’une puisse contenir 2 lits. Bien entendu, pension comprise : je ne veux pas que maman fasse autre chose que se reposer. Nous préférerions que ce soient chez des parents (sic !). Les repas pris en commun seraient moins embêtants que chez des étrangers. Cherchez donc pour commencer chez Sabadin Quinior, si elle vit encore _ en juin 1911 _ ; chez Eslonta Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?), chez Marie-Dominique Anchochoury ; chez les Goyenague _ qui sont bien des cousins très effectifs !.. A partir du mariage à Ciboure le 28 février 1821 de la Marie Delouart n°3 (Ciboure, 17 août 1786 – Ciboure, 15 décembre 1872) et Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – Ciboure, 20 novembre 1849). Ou bien autre part.« 

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    Soit la lettre 401 de la Correspondance de Maurice Ravel rassemblée par Manuel Cornejo, à la page 266

    de ce magnifique et si précieux recueil.

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    Pour ce qui concerne « Marie-Dominique Anchochoury » et « les Goyenague« , nous sommes moins perdus que pour ces hapax que sont ces noms retranscrits de « Sabadin Quinior » et « Eslonta Maicourné« …

    Quelles parentes de Marie Delouart peuvent-elles donc bien être ?

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    Et ici vient me solliciter l’hypothèse que Sabadin (= Sabine) Quinior et Eslonta (= Etiennette) Maicourné désigneraient peut-être, mais sous leurs noms d’épouses (? si tant est qu’elles se sont mariées…), deux sœurs Delouart, cibouriennes, filles de Jean Delouart (Ciboure, 1833 – Ciboure, 16-11-1888) et Dominique Etchepare (Ciboure, 1831 – Ciboure, 16-4-1897) :

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    de fait, Sabine (= Sabadin) Delouart, née à Ciboure le 5 septembre 1866, est décédée à Ciboure le 25 février 1952 _ mais j’ignore à ce jour si elle s’est mariée ! _ ;

    quant à Etiennette (= Eslonta), ce pourrait être _ mais c’est bien sûr à confirmer ! il ne s’agit ici que d’une hypothèse… _ une sœur Delouart de la précédente, dont, justement, une sœur aînée, mais décédée à l’âge de 4 ans, portait ce prénom d’Etiennette : celle-ci était née à Ciboure le 5 septembre 1866, et décédée à Ciboure le 8 novembre 1870…

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    Je me raccroche à ces deux prénoms basques, Sabadin et Eslonta, données par la bascophone Marie Delouart, la mère de Maurice Ravel…

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    Mais jusqu’ici, ces transcriptions phonétiques, de l’aveu même de Maurice Ravel, des noms de Quinior (?) et Maicourné (?), n’ont pas donné lieu _ confinement post-Covid empéchant… _ à découvertes de ma part à Ciboure :

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    ni dans les pages des archives municipales de Ciboure _ mais il faudrait en entreprendre une lecture exhaustive ! _,

    ni, non plus, dans la lecture de quelques annuaires téléphoniques _ il est vrai bien trop récents : à la recherche d’éventuels descendants de ces familles…

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    À suivre…

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    Ce lundi 5 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa