Étiquette : Hector Bianciotti

  • La passion-combat vital d’éditer de Colette Lambrichs , en ses Editions du Canoë : un artisanat capital non capitalistique…

    Vendredi 15 mai dernier est paru, dans le Courrier de Gironde, un admirable entretien de l’éditrice des Éditions du Canoë Colette Lambrichs, avec Bernard Cattanéo, que, à l’occasion d’un échange amical de courriels, m’a très opportunément adressé, au passage – immense merci à lui pour ce royal cadeau ! – , l’ami René de Ceccatty, qui, en réponse à ma question concernant ses présentes activités, évoquait le pauvre sort de ses récentes publications, « Les Trois vies d’Hector Bianciotti » aux Éditions Séguier, et « Un Jeune homme étonné : critiques, entretiens et portraits« , un choix réalisé et préfacé par René de Ceccatty, aux Éditions Gallimard,

    un entretien magnifique de pertinence,

    dont je retiens surtout ces lucidissimes mots-ci, dont les enjeux éminemment concrets me paraîssent absolument essentiels pour nos vies mêmes, au quotidien :

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    C’est donc Colette Lambrichs qui parle d’or ici :

    …

    « Plus les années s’accumulent, plus je pense que l’art et la poésie sont ce qui compte vraiment – voilà ! – dans l’existence. Ils occupent donc une place – tout à fait – première dans mes choix – d’éditrice – de publication, mais comment parvenir à les faire exister – concrètement et avec le plus d’efficience possible – dans le monde mercantile – généralisé : voilà ! – où nous vivons ? » – la réponse est : sous forme de livres effectivement publiés pour être vraiment lus par des lecteurs vraiment attentifs, et passionnés à leur tour… Je pense ici au terrible mot de Nietzsche en son formidable chapitre « Lire et écrire«  d’ « Ainsi parlait Zarathoustra«  : « De tout ce qui est écrit, je ne lis que ce quelqu’un écrit avec son sang. Ecris avec ton sang, et tu verras que le sang est esprit. Il n’est guère facile de comprendre le sang d’autrui : je hais les oisifs qui lisent« …

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    « Je cherche à faire percevoir – très effectivement, donc – ce qui me touche et m’intéresse, et à quel moment – le plus opportun possible – publier le livre pour que celui-ci soit lu, entendu » – car c’est bien de la transmission d’une voix (d’un auteur), par l’écrire, le publier (un éditeur), puis le lire (un lecteur), qu’il s’agit en pareille entreprise éditoriale, telle que celle des Éditions du Canoë, sises, depuis le Covid, à Bourg-sur-Gironde…

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    « Le métier d’éditeur ne peut être qu’artisanal – voilà ! éminemment personnel… – et indépendant – des puissances d’argent et de pouvoir – pour être créateur, stimulant, dérangeant – non dérangeant, le livre sera vain… C’est un métier magnifique quand il aide – voilà – à donner une voix – un peu plus largement audible, et à distance géographique – , une visibilité – une lisibilité effective en l’occurrence, par le livre publié, donné ainsi à partager, à écouter un peu finement par l’oreille du lecteur éloigné… – à des talents qui sont ensevelis – noyés, aujourd’hui – sous les feux – aveuglants, éblouissant les yeux – de la propagande et de la publicité idéologique, politique, tendance que consolident tous ceux qui considèrent le livre, à petite ou grande échelle, comme un produit, un objet de consommation éphémère – promis la très grande majorité des temps à obsolescence rapide – qui ne laisse pas de traces dans les consciences » – scandaleusement superficialisées et abêties, totalement décérébrées qu’elles sont, par les rouleaux compresseurs massifs de la crétinisation omniprésente, des divers divertissements..

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    J’y joins ici le bref mot de réception par courriel d’un confrère éditeur compétent, Jean-Paul Michel, en réception de mon envoi de cet entretien si lucide de Colette Lambrichs :

    « Un grand MERCI, Cher Francis, pour m’avoir transmis cet excellent entretien. Comment n’en approuver pas tous les termes ?« …

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    Ainsi que ce mot de réception de Colette Lambrichs elle-même à mon courriel la remerciant de son si beau constat de situation :

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    « Merci, cher Francis, de votre commentaire sur l’entretien donné à « Courrier de Gironde ».

    Merci aussi de le mettre sur votre blog.

    La littérature, la musique, la peinture, n’ont jamais intéressé les foules que longtemps après leur apparition dans le public. De ce point de vue, le monde n’a pas changé…

    comme dit notre ami René, « continuons le combat ».

    Amitiés
    Colette« …

    …

    Oui,

    nous avons plus que jamais aujourd’hui besoin de partager ce que nous livrent encore quelques vraies voix, en un monde qui court, tête baissée, à bride abattue, et panurgiquement – décérébré qu’il est par la très efficace crétinisation galopante des effarants divertissements d’infantilisation en tous genres – , à l’abîme de la catastrophe généralisée de la déshumanisation acculturée…

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    Ce mercredi 20 mai 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un passionnant entretien de René de Ceccatty, avec Jean-Max Méjean, au cinéma Mac-Mahon, sur la place du cinéma, d’abord italien (mais pas que…), dans le très riche et très ouvert parcours artistique de l’ami René de Ceccatty…

    Voici, adressée avant-hier 5 mai, par l’ami René de Ceccatty,

    la vidéo (d’une durée de 59′) d’un tout à fait passionnant entretien que René a eu avec Jean-Max Méjean, au cinéma Mac-Mahon, à propos de la place notable que tient le cinéma, d’abord italien (mais pas que…), ainsi que ses divers protagonistes (réalisateurs-auteurs, acteurs, scénaristes, etc.), dans le très riche et très ouvert parcours artistique de René de Ceccatty : https//www.youtube.com/watch?y=UFcZkK9NUVw ,

    tel un regard rétrospectif en coupe, réalisé un peu au hasard, au fil parfois un peu décousu des questions posées, sur des points plus ou moins marquants des rencontres à relever, par son interlocuteur ou par lui-même, en sa carrière la fois très ouverte et très diverse d’auteur-écrivain amateur aussi de cinéma, et particulièrement de cinéma italien…

    …

    Parmi ces rencontres – certaines effectives et parfois majeures, vraiment amicales, ou par l’intérêt plus circonstanciel qu’il a pu leur porter en écrivant à l’occasion de sa curiosité et son admiration esthétique... – , au fil des circonstances, ainsi que des questions que son interlocuteur, plus ou moins en désordre, lui pose, René de Ceccatty ne manque pas de citer – et mille pardons de cet un peu risible inventaire à la Prévert qui vient tout aplatir, l’important et le circonstanciel anecdotique !.. – les noms suivants, que je relève ici :

    Burt Lancaster, Luchino Visconti, Greta Garbo, Max Ophuls, Dominique Delouche, Marlene Dietrich, Josef von Sternberg, Marilyn Monroe, Isabelle Adjani, Maria Callas, Pier Paolo Pasolini, Joseph Losey, Franco Zeffirelli, John Huston, Carl Dreyer, Ricardo Larrain, Angelina Jolie, Abel Ferrara, Willem Dafoe, Adriana Asti, Yajusiro Ozu, Setsuko Hara, Ludwig Binswanger, Violette Leduc, Martin Provost, Alberto Moravia, Édouard Louis, André Téchiné, Jacques Leibowitch, Anne Fontaine, Ken Loach, Silvia Baron Supervielle, Hector Bianciotti, Alfredo Arias, Facundo Bo, Copi, Vittorio De Sica, Gilles Barbedette, Hervé Guibert, Marguerite Duras, Angelino Morino, Leopoldina Pallotta Della Torre, Fanny Ardant, Laure Duthilleul, Bruno Nuytten, Michel Waldberg, Joaquim Vital, Colette Lambrichs, Patrick Chamoiseau, Federico Fellini, Rita Cirio, Rosita Steenbeek, Nicola Piovani, Claudia Cardinale, Anouk Aimée, Gilles Lelouch, Jeanlouis Trintignant…

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    Voilà qui vient nous parler, à nous aussi, pas mal…

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    Ce jeudi 7 mai 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le vivifiant art de biographe de René de Ceccatty : un jubilatoire entretien avec Caroline Gutmann à propos de son superbe « Les trois vies d’Hector Bianciotti », qui est aussi une ode à l’amitié et à la générosité…

    Le 31 mars dernier, l’ami René de Ceccatty m’a adressé l’entretien que le jour même, sur RCJ, il avait eu avec l’excellente et empathique lectrice qu’est Caroline Gutmann à propos de son si riche et passionnant « Les Trois vies d’Hector Bianciotti« , paru aux Éditions Séguier le 19 février dernier, que René m’avait, au préalable, fait adresser par son éditeur – cf mes deux articles « L’art rare de la biographie de René de Ceccatty (suite) : un tout simplement merveilleux « Les Trois vies d’Hector Bianciotti », ou le portrait riche et subtil, à triple facettes au moins, d’un ami proche et discret, ou du moins sélectif en les trois volets de sa propre autobiographie ; ou l’admirable récit de vérité de vies faites de rencontres étroitement imbriquées, intriquées…«  et « René de Ceccatty : admirable biographe, maintenant d’Hector Bianciotti, mais aussi, en cette occasion-ci, autobiographe aussi, et à nouveau, de lui-même… » en date des 10 février et 5 mars dernier…

    …

    Par retour de courriel un peu tardif, le 7 avril, et après écoute de ce superbe entretien avec Caroline Gutmann,

    je lui avais répondu ceci :

    …

    « Cher René,

    quel magnifique entretien as-tu eu là avec Caroline Gutmann !
    Je viens d’écouter ses 44 ‘, et suis emballé par l’enthousiasme de cet honneur que vous avez rendu là à la sensibilité ô combien rare d’Hector Bianciotti !
    Cela ajoute encore un peu à ta si belle biographie…« .
    …
    Auquel courriel René m’a immédiatement répondu ceci :
    …

    Merci beaucoup de ton message, cher Francis.

    Oui,  nous avons eu une conversation sympathique. Caroline a un tempérament enthousiaste et chaleureux… comme toi !
    Tu vas recevoir ma traduction des haïkus de Sôseki (Être une hirondelle, Rivages).
    Et je viens de corriger les épreuves de la réédition, chez Gremese, d’Un renoncement (Flammarion, 2013), que j’ai refondu et révisé, et dont j’ai changé le titre Greta Garbo, ombre et lumière. Il paraît à l’occasion d’une grande rétrospective Garbo à la Cinémathèque française.
    Avec mon amitié
    René
     …
    À défaut, donc, de pouvoir m’écouter m’entretenir moi-même à Bordeaux avec l’ami René de Ceccatty à propos de son passionnant et si riche Les Trois vies d’Hector Bianciotti, qui est aussi une superbe ode à l’amitié et à la générosité – pas si fréquentes à l’ère de l’impérialisme vénéneux de l’utilitarisme cynique dévergondé et toxique – , 
    écoutez donc ici les 44′ de l’entretien de René avec la magnifique empathique et chaleureuse lectrice qu’est Caroline Gutmann : vous y apprendrez, et dans la joie, beaucoup des qualités vraiment humaines de quelques uns, tel Hector Bianciotti, plusieurs fois et fondamentalement exilé…

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    Ce vendredi 10 avril 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • René de Ceccatty : admirable biographe, maintenant d’Hector Bianciotti, mais aussi, en cette occasion-ci, autobiographe aussi, et à nouveau, de lui-même…

    Ayant achevé – cf mon précédent article, de toute première approche, en date du 10 février dernier : « L’art rare de la biographie de René de Ceccatty (suite) : un tout simplement merveilleux « Les Trois vies d’Hector Bianciotti », ou le portrait riche et subtil, à triple facettes au moins, d’un ami proche et discret, ou du moins sélectif en les trois volets de sa propre autobiographie ; ou l’admirable récit de vérité de vies faites de rencontres étroitement imbriquées, intriquées…« … – mes 2 lectures successives du « Les Trois vies d’Hector Bianciotti« , paru le 19 février dernier aux Editions Séguier,

    je ne peux que réitérer mon immense admiration pour le talent de biographe, et secondairement, à cette occasion aussi, d’autobiographe – mais oui : en complément de ses « Enfance, dernier chapitre » (un chef d’œuvre absolu ! cf mon article « Lire, vraiment lire, ce chef d’oeuvre qu’est « Enfance, dernier chapitre », de René de Ceccatty » en date du 12 décembre 2017, ainsi que le podcast https://soundcloud.com/librairie-mollat/rene-de-ceccatty-divine-comedie-de-dante-ed-points de mon entretien avec René de Ceccatty sur ce livre majeur au Studio Ausone de la librairie Mollat à Bordeaux le 27 octobre 2017) et « Mes Années japonaises« , principalement – de mon ami René de Ceccatty, dont je suis avec la plus grande attention la publication des livres successifs…

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    « Les Trois vies« , soient, en une première partie, pages 13 à 176,  la vie qualifiée par le biographe d’ »objective«  – factuelle, événementielle, si l’on veut… – ;

    puis, pages 177 à 264, la vie qualifiée de « subjective« , appréhendée à travers le prisme des rapports personnels professionnels (journalistiques et éditoriaux) et bientôt amicaux – mais jamais intimes –  entre le biographé et son biographe, à partir de leurs premières lectures réciproques, puis leur première rencontre effective, jusqu’au décès d’Hector Bianciotti ;

    et enfin, pages 265 à 498, la vie qualifiée d’ »intime » d’Hector Bianciotti, s’exprimant cette fois lui-même en première personne en divers entretiens – dont deux avec René de Ceccatty (aux pages 277 à 283 et 296 à 303) – , ou articles, dans lesquels s’entendent la parole et la voix d’Hector Bianciotti sur lui-même, en un livre qui comporte 590 pages…

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    Ce mardi 3 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa