Étiquette : Henri Duparc

  • Très convaincante maestria d’Emmanuel Despax en son puissant CD Signum « Après un rêve – Belle Époque : Nights at the piano »…

    C’est la très convaincante et très poétique maestria d’Emmanuel Despax qui emporte brillamment notre adhésion enthousiaste à son puissant CD Signum SIGCD 747  « Après un rêve – Belle Époque : Nights at the piano«  – enregistré sur un beau piano Fazioli au Menuhim Hall (Surrey), du 7 au 9 octobre 2022 – , parvenu avant-hier chez notre disquaire préféré…

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    Le CD d’Emmanuel Despax – en tout spécial hommage, singulièrement émouvant, à son grand-père maternel le poète Jacques Charpentreau – comporte un brillant pot-pourri d’œuvres de Gabriel Fauré, Francis Poulenc ( »Les Soirées de Nazelle« ), Claude Debussy, Camille Saint-Saëns, Cécile Chaminade, Maurice Ravel (« Gaspard de la nuit« ) et Henri Duparc…

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    Ce samedi 27 septembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ammiel Bushakevitz : un merveilleux (et modeste de sa personne) pianiste schubertien ; ou la joie lumineuse de partager si simplement à la perfection la musique…

    Dans la suite-continuation et complément – instructif – à mon article enchanté « Délectation en boucle du miraculeux CD « Franz Schubert – Fantasie » sous les doigts du merveilleux et incomparable Ammiel Bushakevitz ; pour un Schubert parfait en son idéale confondante douceur essentielle… » de vendredi 18 avril dernier,

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    voici de quoi écouter – et apprécier grandement – le podcast (d’une durée de 30′) d’un intéressant entretien d’Ammiel Bushakevitz avec Frédéric Hutman, pour la radio RCJ, enregistré le 11 juin 2024 – un podcast que m’a fait découvrir une amie à laquelle j’avais adressé les articles enthousiastes de mon blog concernant Ammiel Bushakevitz… –

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    un entretien dans lequel ce très remarquable merveilleux pianiste qu’est Ammiel Bushakevitz (né à Jérusalem le 9 avril 1986 – et qui réside moitié à Berlin et moitié à Paris – ) nous révèle aussi un peu de son parcours – international – de magnifique musicien,

    parfaitement humble et modeste de sa personne, et extrêmement sympathique, qui plus est,

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    davantage connu jusqu’ici pour ses enchanteurs accompagnements de chanteurs – tel le superbe baryton Samuel Hasselhorn, mais aussi pas mal d’autres : Benjamin Krimmel, etc… – de Lieder – mais aussi, et c’est à relever, de mélodies françaises, telles celle de Henri Duparc ou de Reynaldo Hahn et bien d’autres encore,… –

    que pour ses pourtant transcendants lumineux récitals de piano solo,

    tel son absolument parfait CD Hänssler classic HC 24025 « Franz Schubert – Fantasies« , que je ne me lasse pas de me repasser en boucle… 

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    Et en forme de cerise sur le gâteau, 

    voici aussi, et cette fois avec son épouse la soprano Laetitia Grimaldi Spitzer, une vidéo (de 3′ 16) du si beau « A Chloris » de Reynaldo Hahn, que j’aime tant ;

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    et cette fois encore, c’est la perfection même de son si délicat et justissime piano, qui me stupéfie, et me comble :

    quel musicien de joie est Ammiel Bushakevitz !..

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    Tout son jeu respire « la joie de partager la musique« ,

    ce qui est bien là l’essentiel de ce à quoi voue sa vie un interprète-musicien !

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    Et nous le suivons d’évidence là il nous mène, de son jeu lumineux…

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    Un chaleureux merci, Ammiel !!!

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    Ce mardi 22 avril 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le paradoxe du CD « Reflet » (Berlioz – Duparc – Koechlin – Debussy – Ravel – Britten) de Sandrine Piau : l’envoûtement d’un irrésistible art du chant, et non sans défaut, quasi à la lisière de l’abstrait…

    Oui,

    c’est bien un très étonnant paradoxe que cet étrange hiatus, sur lequel nous passons, entre une prononciation du texte  parfois encore déficiente _ cf cet hélas bien significatif article « À La-Chaux-de-Fonds, le lutrin de Sandrine Piau et le brio de Jean-François Verdier«  de Jacques Schmitt en date du 27 novembre 2022 sur le site de ResMusica, rendant compte d’un concert à La-Chaux-de-Fonds ; ou encore mon article « «  en date du 31 juillet 2019, à propos du CD Alpha 445 « Si j’ai aimé« , enregistré en mars 2018 à Metz… _ de la part de la chanteuse _ des consonnes trop souvent savonnées, ainsi que quelques aigus à la limite du supportable… _,  et la pénétrante séduction, absolument envoûtante, voilà !, de cette entente parfaite entre ce timbre d’or, somptueux, de la voix de miel de Sandrine Piau, et un orchestre Victor Hugo _ du nom du poète né à Besançon, « ce siècle avait deux ans »… _, lui aussi d’une soie somptueuse infiniment délicate sous la baguette idéalement idoine de son chef, le parfait Jean-François Verdier _ à un degré tout simplement prodigieux !.. _, qui marque le passionnant nouveau CD « Reflet » Alpha 1019, d’une sidérante Sandrine Piau et d’un admirable Orchestre Victor Hugo sous la baguette de son excellent chef Jean François Verdier,

    soit le CD Alpha 1019

    _ dont voici, en forme de brève mise en bouche, une vidéo (de 3′ 08) du « Clair de lune«  de Claude Debussy…

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    Et cela,

    tout spécialement dans les mélodies trop mal connues encore de Charles Koechlin, « Pleine eau« , « Aux temps des Fées » _ écoutez comme c’est beau (3′ 03)… _ et « Épiphanie« , et les mélodies françaises, méconnues elles aussi, d’un Benjamin Britten de tout juste 14 ans : « Nuits de juin« , « Sagesse » _ découvrez ! (3′ 07)… _, « L’Enfance » et « Chanson d’automne » _ et aussi ceci (1′ 54)… _,

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    comme, et surtout, dans ces irrésistibles et inégalables sommets, voilà !,  que sont les « 3 poèmes de Stéphane Mallarmé » du décidément génialissime Maurice Ravel,

    à se pamer de bonheur ici :

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    « Soupir » (4′ 02), « Placet futile » (4′ 16) et « Surgi de la croupe et du bond » (3′ 03)…

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    Comme si Sandrine Piau pouvait se permettre l’enchantement de seulement fredonner, jusqu’à la douce ivresse, les paroles…

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    Quel art _ quasi à la lisière de l’abstrait, dirais-je... _ du timbre et de la voix !!!

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    Ce jeudi 8 février 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter les fantasques « Nuits magiques » de Bohuslav Martinu…

    Admirateur de l’œuvre du grand compositeur tchèque Bohuslav Martinu

    (Polička, 8 décembre 1890 – Liestal, 28 août 1959),

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    c’est avec beaucoup de plaisir que je lis, ce jour, l’article intitulé « Orients » de Jean-Charles Hoffelé sur son excellent site Discophilia,

    qui met tout spécialement en exergue,

    au sein d’un excellent récital merveilleusement composé de la soprano tchèque Katěrina Kněžiková intitulé _ d’après la justement célèbre mélodie de Henri Duparc _ « Phidylé« , en un CD Supraphon SU 4296-2,

    ce chef d’œuvre trop méconnu pour soprano et orchestre qu’est « Nuits magiques » (H. 119), de Bohuslav Martinu _ une œuvre composée en 1918.

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    ORIENTS

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    Cherchant d’autres œuvres à assembler avec Nuits magiques, le triptyque impressionniste écrit pour soprano et orchestre par Bohuslav Martinů à la fin de la Grande Guerre _ en 1918 _ sur des poèmes tirés du recueil sinisant d’Hans Bethge où Mahler avait herborisé pour son Chant de la terre, Katěrina Kněžiková a choisi de nous embarquer dans un voyage d’Orient, belle idée logique _ en effet…

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    Pour Nuits magiques, si rarement enregistré _ hélas ! _ alors que c’est l’un des chefs-d’œuvre _ oui ! _ de Martinů, son long soprano est une pure merveille, aigus ambrés, voix souple, sourires et mystères dans un timbre de miel où Robert Jindra fait miroiter les couleurs subtiles de son magnifique orchestre. Pour l’univers plus sombre de la Penthesilea (1908) de Szymanowski _ 1882 – 1937 : un autre compositeur merveilleux ! _, même réussite incontestable.

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    Et les Français ? L’oreille nous tire parfois pour quelques idiosyncrasies de prononciation, peu importe, le sens des mots, et quasi toujours les mots eux-mêmes, sont justes, Shéhérazade (1903) _ de Maurice Ravel (1875 – 1937) _ de bout en bout un émerveillement sensuel et fantasque _ voilà _ avec là encore l’apport majeur d’un orchestre et d’un chef capables de paysages.

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    Les _ ravéliennes, encore _ Mélodies populaires grecques (1907) manquent un peu de piquant, mais chez Duparc (1848 – 1933),la ligne est souveraine pour les poudroiements dorés de L’invitation au voyage, pour la sensualité opiacée de La vie antérieure.

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    Très beau disque, de toute façon absolument essentiel _ voilà ! _ pour le Martinů.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Phidylé

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    Bohuslav Martinů
    (1890-1959)
    Nuits magiques, H. 119

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    Henri Duparc (1848-1933)
    L’invitation au voyage
    La vie antérieure
    Phidylé
    Chanson triste

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    Maurice Ravel (1875-1937)
    Cinq mélodies populaires grecques, M.A 9, 10, 4, 5, 11
    Shéhérazade

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    Karol Szymanowski (1882-1937)
    Penthesilea, Op. 18

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    Katěrina Kněžiková, soprano
    Janáček Philharmonic Orchestra
    Robert Jindra, direction

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    Un album du label Supraphon SU4296-2
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    Photo à la une : la soprano Katěrina Kněžiková – Photo : © DR

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    Un CD vivement conseillé…

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    Ce samedi 25 septembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa