Étiquette : Henry Purcell

  • Un enthousiasmant CD « Historiæ sacræ » sublime, au programme (Purcell – Ferrandini – Charpentier) aussi admirablement composé, qu’à la réalisation étonnamment magistrale, par l’ensemble Il Caravaggio, sous la direction splendide de Camille Delaforge : la première sublime pépite de cette rentrée musicale discographique, qui fait événement…

    Un enthousiasmant sublime CD Alpha 1264 « Historiæ sacræ«  – enregistré à Paris au mois de juin 2025 – , au programme (Purcell – Ferrandini – Charpentier) aussi admirablement composé – tout s’y tient, sans la moindre sensible coupure, en une incroyable idéale unité d’inspiration !!.. – , qu’à la réalisation étonnamment magistrale, par l’ensemble Il Caravaggio – et les parfaits chanteurs que sont Floriane Hasler, Apolline Raï-Westphal, Laura Jarrell, Mathias Vidal, Bastien Rimondi, Jordan Mouaissia et Guilhem Worms – , sous la direction splendide de Camille Delaforge – qui est aussi au clavecin et à l’orgue – ,

    telle est la première fabuleuse pépite de cette rentrée musicale discographique, qui fait évènement…

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    Historiæ sacræ

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    La composition du programme de ce CD est une première très grande réussite de cet impressionnant CD,

    dont la trame, magnifique, est constituée, aux plages 1,2, puis 12, 13, 14, 15, et enfin 29, par des œuvres enchanteresses – les instrumentales « Pavane » en sol mineur Z. 752 et « Chaconne » en sol mineur Z. 730 (de 1680), qui ouvrent le bal ; puis le superbe « Saul and the with of Endor (In guilty night) » Z. 134 (de 1693) ; et enfin, au final, l’Aria « When Orpheus sang, all nature did rejoice« , extrait de la « Celestial Music did the Gods inspire » Z. 322 (de 1689)  – de ce génie jubilatoire sans défaut qu’est Henry Purcell, qui soulèvent notre enthousiasme… 

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    Les trois « Historiæ Sacræ » qui – à la suite des œuvres romaines pionnières de Giacomo Carissimi (Marino, 18 avril 1805 – Rome, 12 janvier 1674) : « Historia di Jephte« , « Historia di  Jonas« , « Historia di  Abraham et Isaac« , « Historia di  Baltazar«  et « Historia di divitis« … – donnent son titre à ce CD, sont successivement – aux plages s’enchaînant comme le plus naturellement du monde, 3 à 11, 12 à 15 et 16 à 28 – , « Il Pianto di Maria, Cantata sacra da cantarsi dinanti al Santo Sepolcro » (vers 1735), « Saul and the Witch of Endor (In Guilty Night) » (de 1693) et « Le Reniement de Saint-Pierre » H. 424 (entre 1680 et 1700), œuvres des compositeurs Giovanni Battista Ferrandini (Venise, 12 octobre 1709 – Munich, 25 septembre 1791), Henry Purcell (Londres, 10 septembre 1659 – Londres, 21 novembre 1695) et Marc-Antoine Charpentier (Île-de-France, 1643 – Paris, 24 février 1704) :

    trois purs et absolus chefs d’œuvre bouleversants, formant ici en leur enchaînement, et chacun en sa superbe singularité (et langue chantée – l’italien, l’anglais et le latin – ), une extraordinaire continuité et formidable unité de musique pour cet admirable CD,

    que présentent magnifiquement, aux pages 8et 9, puis 10 et 11, du livret du CD, les passionnants textes « Le Théâtre de l’abandon » de Camille Delaforge et « Solitudes de la piété » de Vincent Borel, élargissant très justement le regard à d’autres œuvres parentes du Baroque musical : le « Dido and Æneas » de Purcell (de 1689), le « Stabat Mater » (de 1670) de Giovanni Felice Sances (Rome, ca. 1600 – Vienne, 24 novembre 1679), la « Lucrezia » de Haendel, bien sûr les « Historiæ Sacræ » de Giacomo Carissimi, ou les extraordinaires polyphonies dissonantes de Carlo Gesualdo (Venosa, 8 mars 1566 – Gesualdo, 8 septembre 1613)… 

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    Il faut aussi s’attarder un peu sur cette œuvre jusqu’ici inédite au disque qu’est l’extraordinaire cantate « Il Pianto di Maria » (de 1739) de Giovanni Battista Ferrandini, servie idéalement ici par la très prenante et irradiante voix de mezzo-soprano de Floriane Hasler, que l’on n’oubliera pas de sitôt.. 

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    De cet admirable CD, tout simplement magistral !,

    voici cette trop brève vidéo (de 1′ 16) d’une des plages de ce magnifique programme, prise en concert à Pontoise en 2023, qui peut en donner une première idée…

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    Ce samedi 12 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Les beaux Dowland et Purcell de Thomas Dunford et Léa Désandré, avec l’Ensemble Jupiter, dans le double album « Songs of passion »…

    Ce sont de beaux Dowland et de beaux Purcell que Thomas Dunford et Léa Désandré, avec l’Ensemble Jupiter, viennent maintenant nous donner à partager dans un double album Erato 5021732828453 « Songs of passion«  – enregistré à Rouen du 23 au 29 septembre 2024 – ,

    qui, selon les mots mêmes de Jonathan Dunford et Sylvia Abramowicz – les parents de Thomas – à la page 15 du livret, « n’est ni une rétrospective, ni une vitrine d’exposition« , mais « un mode de vie reflété par une musique qui est toujours demeurée en toile de fond : une musique faite pour être jouée, partagée et transmise« …

    Voilà qui est bel et bien fait ici.

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    Sur cet album bi-frons à intense dominante mélancolique, on peut lire l’article bienvenu « Janus » de Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia…

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    Je note aussi la brève participation, pour « If Love’s a sweet passion » de Purcell – à la plage 1 du CD Purcell – , du remarquable baryton qu’est Huw Montague Rendall, qui m’a vivement impressionné naguère : cf mon article « La merveille How Montague Rendall, baryton d’exception, en un phénoménal CD carte-de-visite « Contemplation »… » en date du 26 octobre 2024…

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    Ce samedi 20 décembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour qui aime le hautbois baroque : le solaire CD « Concertos, Overture and Sonatas for Oboe Band – No Strings Attached » de l’Ensemble La Petite Ecurie,…

    Aimant beaucoup, passionnément, le hautbois baroque, le CD Arcana A 570 « Concertos, Overture and Sonatas for Oboe Band » de l’Ensemble No Strings Attached – constitué des 3 hauboïstes Miriam Jordi Hompanera, Valéris Colen et Marc Bonastre Riu ; du bassonniste Giovanni Battista Graziadio ; et du percussionniste baroque Philipp Lamprecht – , enregistré à Padoue du 18 au 22 mai 2023, vient combler mon plaisir,

    avec des oeuvres de Henry Purcell, Joseph Bodin de Boismortier, George-Frideric Handel, Louis-Antoine Dornel, Johann-Christian Schieferdecker, Antonio Vivaldi et Reinhard Keiser…

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    C’est la seconde moitié de l’article de Christophe Steyne « Hautbois baroque, deux récentes parutions » consacré à ce CD, un article paru sur le site de ResMusica le 26 avril dernier, qui m’a fait découvrir l’existence de ce nouveau CD : 

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    Hautbois baroque, deux récentes parutions

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    Le 26 avril 2025 par Christophe Steyne

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    « No strings attached » : une expression anglaise d’origine mercantile aux origines ambiguës, peut-être celles d’une corde accrochée à certains tissus pour signaler un défaut de confection. De nos jours elle désigne une affaire sentimentale sans lendemain, une relation libre – sans corde au cou, sans attaches -, telle qu’on retrouve ce sens dans le titre original de la comédie américaine Sex Friends (2011), et plus généralement un acte sans contrepartie ni obligation. Appliquée au présent disque, cette expression désigne un florilège d’œuvres dénuées d’accompagnement à cordes – voilà ! Puisque nous en sommes aux tournures idiomatiques, ouvrons une parenthèse linguistique. Écrire « les instrumentistes à cordes sont comme des cochons enfermés dans un sac » (page 12) que mentionnent les mémoires fictifs rédigés par Eva Ximena Traa relève peut-être d’une maladresse de traduction de l’anglais (« pig in a poke ») vers le français. Du moins perd-on le sens de l’expression « acheter un chat en poche » (utilisée en français, allemand, néerlandais), où le félin emballé dans un sac était fallacieusement substitué par le vendeur à la place d’un animal plus onéreux (tel un cochon de lait) que l’on menait au marché. Acheter sans vérifier le contenu, et nous voici gros-Jean comme devant. Sauf que les grognements des pourceaux ne sauraient ressembler aux miaulements que l’auteure du livret assimile aux bruits disgracieux des archets : dans cette opaque traduction, le lecteur risque de ne pas saisir la railleuse allusion.

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    Le recueil des Musicalische Concerte de Johann Christian Schieferdecker, prônant un quatuor d’anches en l’absence d’autres musiciens, a été pour La Petite Écurie l’étincelle de cette anthologie émancipée. Les arrangements émanent parfois de l’époque même, ainsi ceux consignés dans la Sonsfeldsche Musikalien Sammlung de la bibliothèque Fürstenbergiana d’Herdringen (Wetsphalie), et notamment les recueils qui appartinrent au général prussien Georg von Lilien (1652-1726), incluant le concerto grosso en fa majeur HWV 315 de G.F. Haendel, ici retenu. Précisons que les bandes de hautboisten, outre leur instrument de prédilection, étaient capables d’en jouer d’autres, ce qui relativise tout de même l’exclusivité de ce répertoire et sa pratique.

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    On aurait en tout cas aimé que la notice s’attardât sur les sources et leur perception. On est convié à un tour de l’Europe baroque. L’Angleterre s’invite dès l’introduction avec le Curtain Tune on a Ground du Timon of Athens de Purcell. Le royaume de Louis XIV est représenté par la Sonate en quatuor du Livre de simphonies de Dornel, dont Hugo Reyne et ses comparses (flûte, hautbois, violon) enregistrèrent – oui ! – une lecture plus brillante et aux timbres plus variés (Tempéraments, octobre 1997). Le siècle de Louis XV prête une sonate de Boismortier. L’Italie apparaît par une transcription du concerto « Per archi e cembalo » RV 153 du Prete Rosso. L’Allemagne se distingue par deux compositeurs septentrionaux, actifs ou publiés à Hambourg : un concerto de Schieferdecker, et une Ouverture en ré majeur de Keiser qui emprunte à son opéra Pomona, et qui se trouve ici enregistrée en première mondiale, dans cette parure pour anches dont le manuscrit est conservé à la bibliothèque universitaire de Lund. Cette rareté est judicieusement rythmée par la percussion de Philipp Lamprecht, dont les timbales et tambours historiques concourent à d’autres pages du programme. Outre contraste et impact jamais forcés (on souhaiterait même parfois plus d’élan, de netteté de projection, de panache), l’équipe fondée en 2018 n’oublie pas de soigner l’intonation et nuancer son phrasé. Autant d’arguments pour se laisser tenter par cet album – voilà qui est dit !

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    Christophe Steyne

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    Arcana = Son : 9 – Livret : 8 – Répertoire & Interprétation : 8,5

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    Un récital solaire, irradiant de toutes sortes de joies…

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    Ce mercredi 30 avril 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • Un petit détour lumineux par trois « Royal Odes » de Henry Purcell par le Banquet céleste de Damien Guillon : un charme délicieux tout simplement ravissant…

    Un vif désir de lumineuse élégance _ très simple et sans tapage : écoutez et regardez ceci… _ m’a conduit au CD « Purcell Royal Odes » du Banquet Céleste de Damien Guillon, le CD Alpha 780, paru le 4 mars 2022, et que j’avais jusqu’ici sottement négligé

    _ et cela alors que souvent je me plains du bien faible niveau de la plupart des interprétations purcelliennes depuis au moins vingt ans…

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    À l’appui,

    cet article-ci, en date du 28 juin 2022, de Christophe Steyne sur l’excellent site Crescendo :

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    Panel d’odes royales de Purcell, par un angélique Banquet céleste

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    LE 28 JUIN 2022 par Christophe Steyne

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    Royal Odes. Henry Purcell (1659-1695) : From those serene and rapturous joys, Z. 326. Fly, bold rebellion, Z. 324. Why are all theses muses mute, Z. 343. Céline Scheen, Suzanne Jerosme, soprano. Damien Guillon, Paul-Antoine Bénos-Djian, contre-ténor. Nicholas Scott, Zachary Wilder, ténor. Benoît Arnould, Nicolas Brooymans, basse. Le Banquet céleste. Marie Rouquié, Paul Monteiro, violon. Deirdre Dowling, alto. Julien Barre, violoncelle. Thomas de Pierrefeu, contrebasse. André Heinrich, luth. Kevin Manent-Navratil, orgue. Brice Sailly, clavecin. Février 2021. Livret en français, anglais, allemand ; paroles en anglais traduit en français. TT 63’02. Alpha 780

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    Ces trois odes datent de 1683-1685, alors que Purcell venait d’être nommé organiste à la Chapelle royale, et avant qu’il ne brille dans le genre opératique. Les « chants de bienvenue » honoraient le retour de la famille régnante _ Stuart _ dans le Palais de Whitehall, après leur séjour estival à la campagne. From those serene and rapturous joys est une de ces welcome odes ; dans la symphonia introductive, l’abrupte transition de ré mineur à majeur évoque-t-elle le rétablissement de la monarchie après le Commonwealth ? Fly, bold rebellion Illustre un complot déjoué contre Charles II. D’un langage tout aussi ingénieux, Why are all theses muses mute fait aussi allusion à cette tentative de régicide, et s’inscrit dans le contexte de la disparition de Charles II, déploré par un arioso empreint d’affliction.

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    L’équipe du Banquet céleste, dont voici le premier album consacré à l’Orpheus Britannicus _ Henry Purcell (1659 – 1695) _, tourne actuellement en concert (Poitiers, Rennes…) avec ces royal odes. Il y a une trentaine d’années, Robert King et son consort avaient gravé les vingt-quatre dans une série sous étiquette Hyperion qui fit date en tant qu’intégrale, mais était minée par un dramatisme déficient et une rigueur routinière. Le retour du musicien anglais pour le label Vivat à l’automne 2020 manifeste peu de changement esthétique, et ces bijoux du jeune Henry restent _ désespérément… _ à l’affût d’interprètes capables d’en restituer l’éloquence et le génie formel. La principale vertu de l’ensemble rennais _ Le Banquet céleste, de Damien Guillon _ réside dans le raffinement _ oui _ vocal comme instrumental, fidèle à la vocation chambriste de ces pages qui, pour être dédiées au souverain, s’enchâssent néanmoins dans une expression intime _ tout à fait.

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    Des voix fraîches et finement dosées cisèlent _ sans nulle affectation _ toute l’émotion du texte, à l’instar de Paul-Antoine Bénos-Djian dans le Rivers from their channel turned. Les figuralismes ne sont pas trahis, ni par le style ni par la technique (Nicolas Brooymans dans la redoutable tessiture d’abysse du Acursed Rebellion). Quelle magnifique conclusion offerte au Z. 326 : un With trumpets and shouts, introduit par un exultant Nicholas Scott (les crescendos après 0’32 !) et rejoint par un chœur resplendissant. Certes l’accompagnement instrumental semble parfois lisse et timide, quelques numéros restent sur une gracile réserve. Mais un délicat esprit _ voilà : sans se pousser du col… _ règne sur l’ensemble de cette réalisation, au point que Purcell s’entend rarement servi avec pareille subtilité _ oui. Quelle souplesse dans le Come then, change your notes d’une exquise cambrure rythmique ! Quel tact dans le For majesty moves et But heaven has now dispelled those fears ! Quel frémissement dans Welcome to all those wishes fulfilled ! Tissée par un Banquet rien moins que céleste, effectivement, cette musique paraît moins commandée par l’apparat de cour qu’elle n’est dictée par la lyre des anges. Au sein de la discographie : un témoignage infiniment précieux, qui va droit à l’âme et aiguise notre appétence pour une suite _ oui, oui, oui.

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    Son : 8,5 – Livret : 9 – Répertoire : 10 – Interprétation : 9,5

    Christophe Steyne

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    Quel charme délicieux et ravissant !!!

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    Ce mardi 24 octobre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa