Étiquette : « Historia de los Salazoneros italianos de Cantabria »

  • La merveille des bouteilles lancées à la mer et rencontrant un de leurs destinataires inconnus : à propos d’Edmond Gaudin (1844 – 1920) et une trace de sa présence à Santoña en 1891. Un passionnant et très prometteur échange de courriels avec l’historien Luis Javier Escudero…

    Voici un très intéressant échange de courriels concernant le luzien Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920), qul semble avoir eu des activités industrielles, de salaisons de poissons – des anchois ? – , à Santoña, en 1891, que je viens d’avoir avec l’historien Luis Javier Escudero, auteur notamment de l’ »Historia de los Salazoneros italianos de Cantabria« , parue à l’édition Universidad de Cantabria, le 1er Octobre 2013…

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    Après quelques recherches, j’ai aussi trouvé ceci, extrait du « Los primeros fabricantes de la industrialisas conservera en Santoña« , publié par Luis Javier Escudero en janvier 2004 :

    « L’año 1891, de la localidad gala de San Juan de Luz, aterriza en Santoña el industrial Edmundo Gauden – sic – que decide establecerse en la villa, realizando para ello un contrato de arriendo de un local en la Calle Gonzalez Ahedo esquina Juan José Ruano a la sociedad Amorisa y Compania. En este loval y en otro de la Calle Ortiz Otanez se repartio la vida laboral de este industrial hasta su despedida en 1925 » : voilà, voilà…

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    Mais voici pour commencer le courriel initial, reçu de Luis Javier Escudero, samedi 7 mars, à 18h 13 :

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    Sujet
    EDMOND GAUDIN
    Message
    Bonjour.

    Je m’appelle Javier Escudero. Je suis historien et je me consacre à l’étude de l’industrie de la pêche et de la conserve dans le nord de l’Espagne. Je vous écris car j’ai vu que vous possédez des informations sur M. Edmond Gaudin, probablement né au milieu du XIXe siècle et qui a travaillé dans l’industrie du sel – des conserves de salaisons de poissons – dans plusieurs ports de la côte cantabrique. J’ignore s’il possédait une conserverie de poisson dans sa ville natale. Ici, il dirigeait une importante entreprise italienne (Domenico Pelazza). Je souhaiterais savoir si vous disposez d’informations concernant M. Gaudin.

    Je vous remercie par avance de votre attention.

    Cordialement, Javier Escudero

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    Et voici mon courriel de réponse, envoyé avant-hier samedi à 20h 31:

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    Merci, Monsieur,

    de votre message me demandant des précisions sur le luzien Edmond Gaudin – Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920 – , présent à Santoña depuis 1891, et l’entreprise quittant Santoña en 1925, soit 5 ans après le décès d’Edmond Gaudin), m’apprenez-vous…
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     C’est dans le cadre de mes recherches sur la parenté basque de Maurice Ravel (1875 – 1937), fils de la cibourienne Marie Delouart (1840 – 1917) – cf mon livre avec Guy Lalanne « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel – à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz » publié par Jakintza à Ciboure le 2 novembre 2025 – que je me suis intéressé à la famille Gaudin-Bibal au domicile desquels Maurice Ravel a fréquemment séjourné à Saint-Jean-de-Luz, et cela depuis son enfance et adolescence :  sa grand-tante Gachucha Billac (Ciboure, 2 juin 1819 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902) faisait en effet fonction de gouvernante des 7 enfants Gaudin…
     
    Maurice Ravel était d’ailleurs aussi cousin avec Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 10 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968), l’épouse – à Saint-Jean-de-Luz le 28 septembre 1901 – du fils ainé d’Edmond Gaudin et son épouse Annette Bibal : Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, 13 septembre 1910). 
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    Notre très riche  « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel – à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz » est disponible à l’Association Jakintza, 27 Quai Ravel, 64500 Ciboure : située dans la demeure même où est né le 7 mars 1875 Maurice Ravel ! Guy Lalanne, le co-auteur de ce livre, en est le président.
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    J’ignorais jusqu’ici ce que vous m’apprenez des entreprises de salaisons à Santoña du mariner luzien Edmond Gaudin…
    Et ce que viens de découvrir ensuite dans votre « Los Primeros fabricantes de la industria conservera en Santona » concernant l’installation en 1891 d’une entreprise d’Edmond Gaudin au coin des rues Gonzalez Ahedo et Juan José Ranco… 
     
    Je connaissais seulement l’association entreprenariale de son fils Pascal Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 31 janvier 1883 – Oulches-Hurtebise, 12 novembre 1914) avec Pascal Elissalt (Saint-Jean-de-Luz, 19 juillet 1878 – Ciboure, 14 janvier 1941), dans l’île des Récollets, à Ciboure ; et le Quai s’appelle désormais Quai Pascal Elissalt… ;
    cf sur cela l’article de mon blog encherchantbien.fr en date du 21 avril 2022 :
     
    Article que voici :
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    En poursuivant les recherches sur les Bibal-Gaudin à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz entre 1900 et 1914 : l’association entreprenariale à Ciboure entre Pascal Gaudin et Pascal Elissalt…
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    Suite à ma conversation téléphonique de jeudi 14 avril dernier (cf mon article en suivant du lendemain 15 : « « ),

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    et suite à un premier résultat concernant le lieu et la date du décès du peintre luzien Pascal Bibal, indiqué en mon article du mardi 19 : « « ,

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    voici, et toujours dans l’élan fécond de cette même conversation téléphonique du jeudi 14 avril, voici, donc maintenant, ce jeudi 21 avril, quelques nouveaux résultats de ces mêmes recherches, concernant cette fois les entreprises, sur le territoire de la commune de Ciboure, au début du XXe siècle, de Pascal Gaudin et Pascal Elissalt ;

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    ainsi que quelques précisions concernant la proximité _ et les apparentements, même, ayant existé… _entre Pascal Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 31 mars 1883 – Oulches-Hurtebise, sur le Chemin des Dames, 12 novembre 1914) et Pascal Elissalt (Saint-Jean-de-Luz, 19 juillet 1878 – Ciboure, 14 janvier 1941),

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    tels que transmis à mes correspondants présents de la famille Gaudin-Courteault :

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    Chers amis,

    À la recherche de plus d’informations sur la participation de membres de la famille Bibal (et Gaudin) à diverses entreprises à Ciboure, d’une part, de conservation de poissons, d’autre part de chantiers navals, en association, d’une part, avec un Letamendia (dont j’ignore pour le moment le prénom), et, d’autre part, avec Pascal Elissalt, je me suis plongé dans les 240 pages du remarquable et très détaillé « Ciboure – Ziburu 400 ans d’histoire » de Guy Lalanne, édité par Jakintza en 2016.

    Si je n’y ai hélas rien trouvé sur l’histoire – importante ; et encore aujourd’hui de pleine actualité ! – des divers chantiers navals de Ciboure – ce qui est tout de même assez étonnant ! – , en revanche, s’y trouvent de fort intéressants chapitres, d’une part, sur l’histoire de l’île des Récollets (aux pages 96 à 103), et, d’autre part, sur l’histoire des usines de conservation de poissons de Ciboure (aux pages 188 à 193).
    C’est à la page page 103 que le nom de Pascal Elissalt apparaît dans le chapitre consacré à l’île des Récollets, quand, « le 27 septembre 1907, – les frères – Pascal et Jean-Pierre Elissalt, négociants et armateurs luziens, achetèrent – à un certain Paulin Maya, d’Auch – les immeubles, dont la chapelle – de l’île des Récollets – , à usage d’usine de salaisons. » Les propriétaires privés précédents avaient été les entrepreneurs Noubel et de Laussen ; puis, en 1873, Léopold Dupuy ; en 1881, l’architecte Philippe Seron ; puis, Ernest Castro ; puis, Joseph Miura, d’Ainhoa ; puis, en 1900, Jeanne-Cécile Latge, épouse d’Antonin Peigne, négociant toulousain, « qui transforma les bâtiments en une modeste usine de salaisons. Ce fut la première usine de Ciboure » ; et « en 1905, nouvelle vente à Paulin Maya, d’Auch » ; et enfin les frères – Pascal et Jean-Pierre – Elissalt, le 27 septembre 1907.
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    Le nom d’un Bibal – pas plus que d’un Gaudin – n’est ici mentionné
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    Pas davantage, non plus, dans le chapitre consacré aux « Usines de conserves au quartier Zubiburu », qui  débute ainsi, à la page 188 :
    « A proximité du site des Récollets existaient au tout début du XXe siècle les ateliers de salaisons Dumas, Caloni et Letamendia – pas de mention ici non plus du nom d’un associé Bibal, ni Gaudin… – sur des terrains remblayés gagnés sur les marécages de la Nivelle, au pied du talus de la voie ferrée, mais côté sud. La première usine de conserves à l’huile en boîtes métalliques fut construite à partir de 1913 par les frères Chancerelle, Bretons de Douardenez, sur les terrains Dumas qui accueillirent peu à peu toute l’activité industrielle de Ciboure liée à la pêche. Les usines de conserves de Ciboure (Chancerelle, Elissalt, Consathoma, Soubelet, Laffitau, Pêcheries de Gascogne, Etablissements Maritimes Basques à Socoa) employèrent près de six cent personnes ».
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    Et un peu plus bas :
    « Avant la construction des immeubles de Zubiburu en 2007, le quartier était occupé par plusieurs usines de conserves de poisson. Celles-ci s’étendaient de part et d’autre de l’avenue Bourousse :
    . à gauche et le long du chemin de fer, on pouvait distinguer les établissements Laffitau, Canet, Chancerelle et Consathoma (conserves de sardines, thon, maquereau)
    . à droite de l’avenue Bourousse, l’usine Pascal Elissalt, « Conserverie moderne » ».
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    Voilà pour le moment.
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    Et je poursuis mes recherches ;
    et demeure bien sûr à votre disposition pour toutes nouvelles précisions et questions…
    Bien à vous, chers amis,
    Francis Lippa, à Bordeaux
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    P. s. :
    je viens de découvrir aussi ce jour un lien de parenté entre ceux qui ont été associés, Pascal Elissalt (Saint-Jean-de-Luz, 19 juillet 1878 – Ciboure, 14 janvier 1941) et Pascal Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 31 janvier 1883 – Oulches-Hurtebise, 12 novembre 1914) :
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    côté Elissalt, par la tante Marie Harispe (1838-1916) – Marie Harispe (St-Jean-de-Luz, 15 avril 1838 – St-Jean-de-Luz, 25 décembre 1916) épouse de Jean Elissalt (St-Jean-de-Luz, 21 juillet 1826 – St-Jean-de-Luz, 29 septembre 1900), le frère de son père Pierre Elissalt (Saint-Jean-de-Luz, 14 avril 1837 – 25 décembre 1923) – de Pascal Elissalt (St-Jean-de-Luz, 19 juillet 1878 – Ciboure, 14 janvier 1941) ;
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    côté Gaudin, par la belle-sœur Magdeleine Hiriart (1875-1968) – Magdeleine Hiriart (St-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – St-Jean-de-Luz, 19 juin 1968), l’épouse de son frère Charles Gaudin (St-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, 13 septembre 1910) –  de Pascal Gaudin (St-Jean-de-Luz, 31 mars 1883 – Oulches-Hurtebise, 12 novembre 1914).
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    Je remarque aussi que Pascal Elissalt et Pierre Gaudin (St-Jean-de-Luz, 7 février 1878 – Oulches-Hurtebise, 12 novembre 1914), tous deux nés à Saint-Jean-de-Luz l’année 1878, ont très probablement été condisciples à l’école… 
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    L’arrière-grand-père de Magdeleine Hiriart (St-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – St-Jean-de-Luz, 19 juin 1968) – l’épouse de Charles Gaudin et belle-sœur de Pierre et Pascal Gaudin – ,
    est en effet – via la mère, Marie Dimatz, (St-Jean-de-Luz, 28 octobre 1844 – St-Jean-de-Luz, 9 juillet 1932) et la grand-mère, Magdeleine Harispe (St-Jean-de-Luz, 10 mars 1802 – St-Jean-de-Luz, 1er mars 1883), de cette Magdeleine Hiriart – Pierre Harispe (St-Jean, 17 août 1755 – St-Jean, 11 octobre 1821).
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    Lequel Pierre Harispe (1755-1821) se trouve être aussi l’arrière-grand-oncle de Pascal Elissalt – via sa tante –  l’épouse de son oncle Jean Elissalt (1826-1900) – Marie Harispe (St-Jean-de-Luz, 15 avril 1828 – St-Jean-de-Luz, 25 décembre 1916), et son grand oncle Augier Harispe (St-Jean-de-Luz, 28 août 1787 – St-Jean-de-Luz, 9 février 1870),  qui est lui-même (1787-1870) fils de Pierre Harispe (1755-1821) et frère de Magdeleine Harispe (1802-1883)
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    L’association entreprenariale, à Ciboure, de Pascal Gaudin et Pascal Elissalt repose ainsi sur une proximité certaine – et un apparentement effectif – des familles luziennes Elissalt et Gaudin
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    Et sur ces liens ayant existé entre les Bibal-Gaudin et les Elissalt, je renvoie aussi aux détails de mon article du 18 août 2019 : 

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    Ce jeudi 21 avril 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Fin ici de mon article en date du 21 avril 2022…
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    En conséquence de quoi, cher Monsieur,
    je serai ravi de pouvoir vous rendre le moindre service sur la connaissance des Gaudin de Saint-Jean-de-Luz…
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    C’est grâce à de telles, au départ improbables, connexions de curiosités de chercheurs que parfois – via Internet – la connaissance progresse… 

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    Ce dimanche 8 mars 2026, Titus Curiosus- Francis Lippa