Étiquette : incarnation

  • Lambert Colson et InAlto à la Chiesa Nuova à Rome : un chef et un ensemble passionnants ! pour incarner le sublime de ce répertoire d’élévation

    Un premier CD

    du cornettiste Lambert Colson

    et son ensemble InAlto

    m’avait énormément plu :

    …

    le CD Passacaille 1033

    intitulé Un Cornetto a Roma 1500 – 1700

    _ The Cornetto and its music in Rome 1500 – 1700

    … 

    comportant des œuvres _ superbes ! _ de

    Costanzo Festa, Francesco Soriano, Girolamo Frescobaldi, Francesco Magini, Ercole Pasquini, Nicolo Borboni, Josquin des Prez et Giovanni Pierluigi da Palestrina/Francesco Rognoni…

    …

    Eh bien ! le chef et cornettiste Lambert Colson et son ensemble InAlto

    récidivent

    en une pareille très haute réussite

    _ qui atteint ici aussi au sublime ! _ 

    avec le CD Ricercar RIC 399

    intitulé Teatro Spirituale (Rome, c. 1610)

    _ Penitential Music in the Chiesa Nuova in Rome (c. 1610).

    …
    Avec cette fois des œuvres de

    Emilio de’ Cavalieri, Paolo Quagliati, Giovanni Francesco Anerio, Francisco Sono de Langua, Givanni de Marque, Antonio Cifra, Luca Marenzio, Paolo Animuccia, Girolamo Frescobaldi, ainsi que _ et ce n’est pas là le moins beau _ des œuvres, aussi, demeurées anonymes _ Reinould Van Mechelen y atteint le ciel !..

    …

    Des œuvres, pour l’essentiel, au tournant de la Renaissance

    et du début du Baroque…

    …

    …

    L’intensité dramatique du recueillement

    et de l’élévation spirituelle _ et charnelle _

    atteint là son acmé.

    …

    Et dans les salles si merveilleuses des Oratoriens de la Chiesa Nuova,

    vous voici immergé pleinement !!!

    Et en lévitation…

    …

    …

    Un apport majeur à l’incarnation charnelle

    de ce sublime répertoire…

    …

    Et le livret est à la hauteur de la musique…

    …

    …

    Ce mardi 26 mars 1019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Les deux concertos pour violon et orchestre de Bohuslav Martinu (suite)

    En prolongement de ma lecture, avant-hier

    _  _,

    de l’article de Jean-Charles Hoffelé Le Jardin secret de Christopher ,

    …

    je me suis procuré

    le CD des deux Concertos pour violon et orchestre

    de Bohuslav Martinu (1890 – 1959)

    _ le premier, de 1931; et le second, de 1943 _

    …

    par le violoniste Thomas Albertus Irnberger,

    et la Janacek Philharmonie d’Ostrava dirigée par Heiko Mathias Förster

    _ le CD Gramola 99178 _ :

    …

    c’est un pur enchantement !

    …

    Quel chef d’œuvre enthousiasmant, surtout,

    que le premier _ radieux en ses audaces jubilatoires ! _ de ces deux concertos,

    dans la parfaite incarnation, ici, du soliste, Thomas Albertus Irnberger,

    …

    merveilleusement soutenu par les diaprures épanouies et véloces

    de la Janacek Philharmonie d’Ostrava

    sous la conduite de son chef Heiko Mathias Förster…

    …

    …

    Martinu :

    un des compositeurs majeurs du XXéme siècle !!!

    …

    Quel rayonnement ! Quelle force !

    Quelle joie puissante au milieu des difficultés…

    …
    …
    Ce samedi 23 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Stephane Degout, plus que jamais au sommet : le CD « Enfers _ Famous Opera Scenes by Jean-Philippe Rameau »

    Un nouvel article, Inferno,

    de Jean-Charles Hoffelé sur son blog Discophilia, du site Artamag,

    …

    m’a conduit

    à mieux écouter

    le CD Enfers _ Famous Opera Scenes by Jean-Philippe Rameau  

    de Stéphane Degout

    avec l’Ensemble Pygmalion que dirige Raphaël Pichon :

    …

    Soit le CD Harmonia Mundi HMM 902288.

    …
    …

    J’avais été déçu par un récital Bach

    de Pygmalion et Raphaël Pichon

    à l’Auditorium de Bordeaux, le 5 février 2018 :

    …

    pas assez soigné

     et avec trop de coupures dans les cantates données.

    …

    …

    Le CD Enfers avait donc fait les frais

    du souvenir tenace de cette mauvaise humeur mienne à l’égard de Pichon. 

    …

    Et alors même que sur un programme _ en partie ramélien _ assez proche,

    j’avais filmé au caméscope,

    du haut de la chaire _ baroquissime _ de Sainte-Walburge, à Bruges,

    La Simphonie du Marais, de Hugo Reyne,

    avec le baryton Thierry Félix ;

    …

    c’était le 7 août 1993 _ le soir même des obsèques, à Bruxelles, du roi Baudouin.

    Bruges peu à peu allait sortir du deuil qui l’anesthésiait jusque là.

    …

    Lors du Festival des Flandres de 1993 _ il y a déjà 26 ans.

    …
    …

    J’ai sous les yeux le programme de ce concert de 1993

    que Hugo Reyne avait intitulé

    _ par un parfait hasard eu égard à la spécificité (tellement singulière !) de telles circonstances de deuil profond ! _

    « Des Ténèbres aux Lumières » !

    …

    Je mets ici en gras ce qui est commun

    entre le récital de Thierry Félix et La Symphonie du Marais

    et le CD de Stéphane Degout et Pygmalion :

    …

    _ Jean-Fery Rebel : le chaos (extrait des Éléments)

    _ Jean-Philippe Rameau : « Profonds abîmes du Ténare » (extrait du Temple de la Gloire)

    _ Ouverture de Zaïs

    _ « Monstre affreux, monstre redoutable » (extrait de Dardanus)

    _  Ouverture de Hippolyte et Aricie

    _ « Puisque Pluton est inflexible » (extrait de Hippolyte et Aricie)

    _ Ouverture de Zoroastre

    _ « Éveillez-vous ! » (extrait de Zaïs)

    _ Ouverture du Temple de la Gloire

    _ La Fête du Soleil (extraite des « Indes Galantes« ) :

    … « Soleil, on a détruit tes superbes asiles »

    … Adoration du Soleil : « Brillant Soleil ! »

    … Dévotion au Soleil : « Clair flambeau du Monde »

    Georg Frideric Händel : Ouverture des Royal Fireworks.

    …

    …

    Eh bien !

    à la ré-écoute de ce CD Degout,

    …

    je réévalue complètement mon appréciation,

    au moins des interprétations de ce génial baryton qu’est Stéphane Dégout :

    …

    quelle superbe intelligence des textes,

    quel art de la diction la plus juste qui soit !

    quel timbre !

    _ mais oui ! et cest bien sûr fondamental !!! _

    et quel merveilleux art du chant !

    …

    …

    Tout tremble ici !!!

    en ces Enfers…

    …

    …

    Voici, maintenant, l’article Inferno de Jean-Charles Hoffelé :

    …

    …

    INFERNO

    …

    …

    Sujet, le Ténare, objet la métaphore de la tragédie lyrique entre Rameau et Gluck, ses gains et surtout ses pertes. On ne voit guère ces dernières tant le baryton noir _ voilà _, l’ardeur vocale _ oui _, l’intensité lyrique et dramatique _ oui _, la splendeur des mots _ tout cela est parfaitement cerné ici ! _ qu’y déploie Stéphane Degout dessine des personnages qui semblent _ voilà : quelle extraordinaire puissance de présence ! _ émaner du disque comme jaillis _ oui _ de la scène _ même _ : cet Anténor plein de douleurs et de craintes dans l’attente du monstre, cet Oreste parricide qui hurle sa conscience, se voient _ et s’imposent à nous _ autant qu’il s’entendent.

    …

    Ce disque quasi parfait _ mais oui _ en six stations, entre théâtre – beaucoup – et église (un peu, et moins convaincant à vrai dire _ et c’est tout à fait juste ! _), célèbre Stéphane Degout dans son répertoire de cœur _ voilà ! quel royal interprète ! _, et cet opulent drame imaginé avec Pygmalion et Raphaël Pichon, réserve quelques moments d’anthologie, comme le _ redoutablissime _ “Trio des Parques” d’Hippolyte et Aricie _ les musiciens de l’Académie royale avaient carrément refusé de le jouer lors de la première ! _ ou l’Hostias et preces tibi rebrossé _ dans la Messe de Requiem… _ de Castor et Pollux selon Reinould van Mechelen _ magnifique chanteur, lui aussi : ténor.

    …

    Lorsque résonne « Quelle plainte en ces lieux m’appelle », c’est Rita Gorr ! Non, Sylvie Brunet, Phèdre impérieuse, qui remet Rameau dans le ton de la Grande Tragédie, instant saisissant où Stéphane Degout, avec admiration, se sera laissé voler la vedette.

    …

    Album splendide _ oui _ à l’édition particulièrement soignée.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Enfers
    Scènes extraits d’opéras de :

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    Jean-Philippe Rameau(1683-1764)
    Zoroastre, RCT 62 (4 extraits)
    Dardanus, RCT 35 (1 extrait)
    Messe de Requiem sur des thèmes de “Castor et Pollux”
    (4 extraits : Requiem aeternam, Kyrie eleison, Domine Jesu Christe, Hostias et preces tibi)

    Hippolyte et Aricie, RCT 43 (5 extraits)
    Les Surprises de l’amour, RCT 58 (1 extrait : Loure)
    Les Boréades, RCT 31 (extrait : Entrée de Polymnie)

    …

    …
    Jean-Féry Rebel (1666-1747)
    Les Elémens (extrait : Le Chaos)

    …

    …
    Christoph Willibald von Gluck (1714-1787)
    Iphigénie en Tauride, Wq. 46 (1 extrait)
    Armide, Wq. 45 (1 extrait)
    Orphée et Eurydice, Wq. 30 (3 extraits : Sinfonie infernale, Danse des furies, Ballet des ombres heureuses)

    …
    …

    Stéphane Degout, baryton
    Avec aussi :
    Emmanuelle de Negri, soprano
    Sylvie Brunet-Grupposo, mezzo-soprano
    Stanislas de Barbeyrac, tenor
    Reinould van Mechelen, ténor
    Mathias Vidal, ténor
    Thomas Dolié, baryton
    Nicolas Courjal, basse

    …

    Pygmalion
    Raphaël Pichon, direction

    …

    Un livre-CD du label harmonia mundi HMM902288
    ….

    Photo à la une : le baryton Stéphane Degout – Photo : © Julien Benhamou

     

    …

    …

    Ce samedi 9 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La reconnaissance du triomphe du génie de Stéphane Degout dans « Les Nuits d’Eté » d’Hector Berlioz et Théophile Gautier : quand l’incarnation et l’imageance d’une interprétation atteignent, elles aussi, au sublime de l’oeuvre portée, soient, et la mélodie et le poème…

    Les lauriers s’abattent

    ces jours derniers

    sur le merveilleux baryton Stéphane Degout !

    …

    Cf mon article enchanté du 19 janvier dernier : …

    …

    …

    Ce jour,

    le miracle de sa performance dans les si merveilleuses Nuits d’été de Berlioz

    se voit célébré _ comme il convient _ par l’excellent Jean-Charles Hoffelé,

    en sa chronique Discophilia

    sur le site Artamag,

    par un article justement intitulé Nuits obscures :

    …
    …

    NUITS OBSCURES

    …

    …

    Ce n’est pas faire injure à François-Xavier Roth et à ses Siècles, moins encore à Tabea Zimmermann, que d’avouer que j’ai sauté à pieds joints _ mais moi aussi ! _ par-dessus leur Harold en Italie aussi surprenant que déconcertant : cet orchestre éruptif _ oui _, cet alto magique, vrai personnage _ sans doute _, ont leurs atouts, vous y viendrez ou pas, mais je crois bien que comme moi vous fondrez _ absolument ! _ dans la mélancolie _ somptueusement jouissive, mais sans pathos du tout ! du fait de son parfait naturel… _ de ces Nuits d’été inattendues où Stéphane Degout vole tranquillement la vedette _ parfaitement ! mais oui !!! _ à deux siècles de mezzo-sopranos _ et pas des moindres : Régine Crespin, Janet Baker, pour commencer ; somptueusement géniales déjà, elles aussi…

    …

    Affaire de timbre _ mais oui ! _ – ce creusement, ce sfumato du medium _ voilà ! _ qui – paradoxe ! – précise pourtant _ sans rien gâcher, mais dans la plénitude, au contraire, de l’élan porteur de chaque phrase, qui nous transporte et emporte sereinement par son art du naturel jusqu’au sublime !!! _ les mots, ce legato où les syllabes viennent vous étreindre _ oui _ comme un chant de violoncelle _ mais oui ! _, ah, Gautier n’aurait pas osé les imaginer, mais Berlioz en serait lui aussi _ peut-être _ surpris _ et là se situe bien le génie de l’interprétation (et d’un interprète), un jour de grâce (divinement béni) de la plus parfaite invention et justesse d’inspiration. L’imageance de l’interprète est elle aussi sublime, en sa plus que parfaite incarnation de ces poèmes !

    …

    C’est l’art qui cache l’art _ parfaitement, encore : pas un seul grain de voix qui soit là forcé _, cet enveloppement visionnaire _ oui, oui ! _ qui transporte _ parfaitement ! _ vers un horizon chimérique _ nimbé _, cette voix où le poème s’incarne _ oui _ dans une telle noblesse _ oui _ et avec tant d’émotion _ nous en tremblons de jubilation et reconnaissance. Qui chantait la mélodie ainsi ? Plus personne en tous cas depuis Charles Panzéra dont Stéphane Degout ressuscite ici les mânes. Venez vous y étourdir _ oui _, et rêver dans cette nuit sans lune _ absolument fidèle à l’univers du poème de Théophile Gautier, compris et donné, ici, comme probablement jamais auparavant ! _, infini sépulcre _ oui _, venez danser avec le fantôme _ de la rose disparue.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Hector Berlioz (1803-1869)

    …
    Les Nuits d’été, H. 81B
    Harold en Italie, H. 68

    …

    Stéphane Degout, piano
    Tabea Zimmermann, alto
    Les Siècles
    François-Xavier Roth, direction

    …

    …

    Un album du label harmonia mundi HMM 02634
    …
    …

    Photo à la une : le baryton français Stéphane Degout – Photo : © Julien Benhamou

    …

    …

    L’intelligence du critique (Jean-Charles Hoffelé)

    sait donc ici rejoindre

    celle

    _ exceptionnelle, à un tel degré d’intuition et d’imageance, il faut aussi le souligner :

    disons véritablement géniale ! _

    de l’interprète (Stéphane Dégout),

    …

    qui sait _ si merveilleusement : chapeau bien bas l’artiste ! _

    se mettre à la parfaite _ sublime ! _hauteur

    …

    et du poème (de Théophile Gautier) 

    et de la mélodie (d’Hector Berlioz) :

    sublimes

    _ déjà….

    …

    …

    Jamais nous n’avons si bien perçus et compris

    et la mélodie (de Berlioz)

    et le poème même (de Gautier) ! Aussi !

    Quel art sublime de la diction…

    …

    C’est dire le génie tout à fait exceptionnel de Stéphane Degout,

    et de l’apport très fructueux à sa réalisation musicale

    de François-Xavier Roth

    et des Siècles.

    …

    …

    Ce vendredi 22 février 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa