Étiquette : intelligence des oeuvres

  • La passionnante aventure discographique « Schubert + » de Can Çakmur pour le label Bis : une intelligence lumineuse, ramifiée et rhizomatique, des œuvres…

    Le pianiste turc Can Çakmur – né à Ankara en 1997 – poursuit une passionnante aventure discographique pour le label Bis, intitulée « Schubert +« ,

    au cours de laquelle il se propose d’enregistrer et nous donner à partager à l’écoute les principales œuvres pour piano (hors fragments) de Schubert, auxquelles s’ajouteront, chaque fois, en chacun de ces CDs, des compositions d’autres auteurs – antérieurs, contemporains ou postérieurs – dont la musique présente une parenté, directe ou indirecte – voilà ! selon ce mode actif si fécond d’imageance inventive, ramifiée et rhizomatique, que j’aime tant ! – , avec les œuvres de celui-ci.

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    Et à ce jour, 5 CDs sont d’ores et déjà parus  :

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    _ le CD Bis 2650 « Schubert + Schoenberg » – je ne le possède pas ; et n’en connais que ce qu’en déclare l’article « Can Çakmur éblouissant dans Schoenberg et inégal dans Schubert » de Patrice Lieberman, paru dans le magazine Crescendo du 5 septembre 2023 ; et c’est peut-être cette expression d « inégal dans Schubert«  qui m’avait alors dissuadé, en 2023, de faire l’achat de ce CD… – ;

    _ le CD Bis 2680 « Schubert+ Brahms » – avec de Brahms, les 4 Klavierstücke Op. 119 : ce chef d’œuvre majeur de tout le répertoire pianistique ! – ;

    _ le CD Bis 2690 « Schubert + Krenek » – avec de Krenek, la Sonate pour piano n°2 Op. 59 – ;

    _ le CD Bis 2710 « Schubert + Voříšek + Chopin + Scriabin » – avec de Voříšek, les « Impromptus n° 4 et n°6 » de l’Op. 7 ; de Chopin, les « Impromptus n°1″ Op. 29, « n°2 » 0p. 36 et « n°3 » Op. 59, et la « Fantaisie-Impromptu » Op. posthume 66/ WN 46 ; et de Scriabine, les « Impromptus n° 1 er 2 » de l’Op. 12 – : à propos de ce tout nouveau genre alors, et qui me plaît tant, qu’est l’ »Impromptu » (cf mes précédents articles « Découvrir le courageux talent de Can Çakmur dans les « Impromptus » D. 899 et D. 935 de Franz Schubert dans ses passionnants (et audacieux) CDs Bis 2680 et 2710 – SACD « Schubert + … » : un interprète désormais à suivre… » ainsi que « Ecouter le précédent CD « Franz Schubert – Impromptus – Klavierstücke », enregistré à Lisbonne en 2015, de l’extraordinaire pianiste Ammiel Bushakevitz : le charme fou des « Grätzer Walser » D. 924…« , articles en date du 5 mars 2025 et du 16 mai 2025) ; et ce magnifique CD « Schubert + Voříšek + Chopin + Scriabin » de Can Çakmur s’est ainsi révélé incontourable, et j’y reviendrai, forcément… ;

    _ et le CD Bis 2750 « Schubert + Beethoven« , que je viens juste de me procurer – avec de Beethoven, les « 32 Variations sur un thème original« , Wo080, composées, elles, en 1806… – .

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    L’entreprise de mettre chaque fois en relation ces diverses œuvres est absolument passionnante !

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    De même que ce qu’en indiquent, chaque fois, en chaque CD, les intelligents et lumineux livrets de la plume de Can Çakmur lui-même…

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    Et c’est cette autonomie à l’égard du modèle écrasant qu’était jusque là pour Schubert l’écriture beethovienne de la sonate pour piano, que le jeune Franz Schubert – il est né le 31 janvier 1797  – conquiert, en 1819 – il a tout juste 21 ans – , avec l’écriture tout à fait originale de cette sonate pionnière – à partir de lieder… – qu’est sa Sonate D. 664, que vient lumineusement éclairer pour nous le livret de Can Çakmur ;

    je lis :

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    à partir de cette Sonate en la majeur D. 664, Franz Schubert, « dont le domaine est le lied« , a enfin « trouvé une manière d’aborder cette forme – qu’est la Sonate pour piano – qui lui était propre : parmi les 32 sonates de Beethoven, il n’y en a pas une seule qui commence par la formule « mélodie + accompagnement ». Et aucune sonate de Schubert antérieure à la D. 664 ne le fait non plus. C’st ici que l’extraordinaire talent de compositeur de lieder de Schubert a trouvé le moyen de transformer la nature oppositionnelle de la – traditionnelle – forme sonate en un récit – original, schubertien… – tissé de mélodies – voilà ! – dans lequel les paysages semblent changer progressivement, comme s’ils étaient vus du point de vue d’un voyageur – le wanderer schubertien, qui marche et qui avance… – , sans qu’il soit nécessaire de juxtaposer des éléments – allegro – adagio... – contrastés« …

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    CQFD.

    L’intelligence de lecture des œuvres qu’opère Can Çakmur est vraiment lumineuse…

    Bravo maestro !

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    Ce samedi 13 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Les oxymores de la virtuosité justissime de Béatrice Rana dans les « Miroirs » de Ravel…

    L’enregistrement des Miroirs de Maurice Ravel

    (Noctuelles, Oiseaux tristes, Une barque sur l’océan, Alborada del gracioso et La vallée des cloches),

    par Béatrice Rana

    dans le CD Warner Classics 0190295411091,

    est étourdissant de virtuosité juste

    de la part de cette extraordinaire interprète.

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    Et l’association

    à ces Miroirs de Ravel

    de transcriptions pour piano seul 

    de Danse infernale, Berceuse et Finale, trois extraits de L’Oiseau de feu d’Igor Stravinsky _ par Guido Agosti _

    puis de Danse russe, Chez Pétrouchka et La semaine grasse, trois extraits de Pétrouchka d’Igor Stravinsky encore _ cette fois par Stravinsky lui-même _

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    constituent un détonnant programme,

    que vient conclure la transcription pour piano seul _ par Ravel lui-même _ de son époustouflante _ tragique _ La Valse…

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    Un fastueux programme

    interprété magistralement,

    avec une prodigieuse justesse d’intelligence de ces œuvres,

    par une artiste d’exception.

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    Voici ce qu’en disait le 22 novembre dernier

    Stéphane Friédérich en un très juste article du site Res Musica

    intitulé Le piano orchestral et flamboyant de Béatrice Rana.

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    Le piano orchestral et flamboyant de Beatrice Rana

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    Les Clefs du mois

     

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    Béatrice Rana : une interprète à retenir prioritairement.

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    Ce dimanche 22 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa